Le quilting en spirale

La Cause des Femmes – Merci Barbara était l’occasion de faire en grand ce que j’avais juste expérimenté naguère en essai :
le quilting en spirale !

Lors de la préparation de BeeBook, j’avais longuement parlé de ce quilting avec Chantal qui avait finalisé son quilt de cette manière. Chantal, très perfectionniste, a dessiné sa spirale avec une rigueur toute mathématique, marquant diagonales et médianes pour s’éloigner du centre de 0,5 cm à chaque cran (1/8e de tour). Oh la la, je croyais que c’était simple !

J’aime beaucoup cette photo du quilt de Chantal, l’ombre du quilt fait écho aux ombres des carrés ! Harmonie Ébène-Ivoire est un des modèles expliqués dans mon livre.

A vrai dire, Chantal avait d’abord fait une spirale à 8 cm d’écart d’un rang sur l’autre, puis en a créé une deuxième pour ne plus avoir qu’un écart de 4 cm, pour plus d’harmonie. J’ai bien compris le principe de sa construction, cela m’a bien aidée par la suite, même si j’ai suivi un autre chemin en spirale, expliqué en fin d’article.

Ensuite Nicole, qui a tant travaillé pour BeeBook, m’avait préparé plusieurs formes de spirales en prévision d’une fiche technique dans BeeBook… en cas de place.
Laquelle veux-tu, la spirale de Galilée, de Fermat, la logarithmique, celle d’Archimède ?…

 

EUH…. En abordant la construction de la spirale, j’ai compris la beauté de cette forme, au-delà des apparences. Encore une fois les mathématiques, ça peut être merveilleux ! Que de perspectives, que d’exemples dans la nature… J’ai envisagé un instant de faire le quilting en forme de triskell, mais pour une première fois c’était trop ambitieux !

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La nature montre mille exemples de spirales. N’est-elle pas un mouvement fondamental de la vie, inscrit dans la structure de l’univers, à commencer par notre ADN ? La double hélice  est en effet une double spirale en 3D… Et depuis toujours, les hommes s’en inspirent dans l’art :

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A Newgrange en Irlande, pierre gravée de triskells 3 200 ans avant JC (Wikipedia)
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Crosse d’évêque de Guérin, 12e siècle
Chef d’oeuvre de Van Gogh, La Nuit Étoilée, 1889. Vous pouvez voir ici ma collection personnelle de Van Gogh (!!!) et ma relation avec la couleur jaune…

Le labyrinthe est souvent en forme de spirale, mais on part en général de l’extérieur pour se diriger (se concentrer ?) vers le centre.

Le labyrinthe de la cathédrale de Chartres.

Butinage : Pour Chantal, Nicole et toutes les autres qui s’intéressent aux femmes scientifiques dans l’ombre des hommes, je vais encore signaler une femme, Rosalind Franklin, sans qui James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins n’auraient peut-être pas réussi à découvrir la fameuse structure en double hélice de l’ADN… et n’auraient pas eu le Prix Nobel de 1962. Le travail déterminant de la scientifique a cependant été allègrement escamoté par les hommes… Pour cette histoire, on peut lire la biographie de Brenda Maddox :

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Revenons à la spirale, motif de quilting. C’est bien la spirale d’Archimède qui convient, avec un écart constant. Si on prépare bien son sandwich, ensuite on n’a pas de raison d’avoir de mauvaise surprise. D’abord, il faut choisir le centre de la spirale, son point de départ. Il n’est pas obligatoirement au centre du quilt. Pour moi, il est un peu décalé, j’ai profité du cercle appliqué au centre d’un des blocs.

J’ai choisi le centre de cette étoile comme point de départ de la spirale de quilting.

Je vous conseille de dessiner le tout début de la spirale. D’abord il faut comprendre « comment ça marche », ensuite on y va avec le sourire !

La grande décision est de savoir si vous ferez une spirale très serrée ou plus lâche. Sur plusieurs blogs américains, j’ai lu que celles qui avaient pris un écartement d’1 cm environ (ou largeur d’un grand pied de biche) « ne voyaient pas » le quilting avancer, mais le résultat est superbe.

Le post de Heather de Winding Bobbins m’a bien aidée !
Une spirale rend vraiment bien sur un quilt moderne ! Ici Autumn Wind de Jessica Skultety, sur son blog Quilty Habit.
Sparkle illustre un autre tutoriel, à voir sur ce blog Elm Street Quilts

J’ai décidé de faire plus large, j’ai choisi l’écartement de la valeur d’une bobine de fil Aurifil, c’est ce que j’avais sous la main. Cela donne environ 3,2 cm, bien pour un travail confortable.

Comment faire un quilting en spirale ?

Après une minutieuse mise en sandwich, je prépare ma machine. Je procède d’abord au grand nettoyage intérieur, au changement d’aiguille aussi. Même s’il existe de super-aiguilles, je me contente des sharp 80. Et le truc simple pour garder l’écart souhaité, c’est cette petite tige qu’on peut placer à gauche ou à droite. Ici, c’est à gauche pour la spirale, écart environ 3,2 cm puisque je prépare le début de mon dessin avec ma bobine d’Aurifil 🙂

La Pfaff a un double entraînement intégré (certaines Janome aussi je crois), pour les autres marques il faut adapter un pied.

Ce verre mesure 2 fois le diamètre de la bobine, donc c’est idéal pour commencer à dessiner la spirale qui va naître en bas du rond central du bloc. Ici je vais dessiner le demi-cercle de bas en haut vers la gauche.

Je continue de marquer des repères au feutre effaçable à l’aide de la bobine, pour bien entamer la spirale.

En route pour le premier point en bas du rond ! Pour avoir la plus grande partie du quilt vers la gauche tout au long du quilting, je mets mon centre à gauche de l’aiguille. Je fais sortir manuellement le fil de canette pour qu’il n’y ait pas de bazar dessous, je tiens les 2 fils en arrière et je commence le piquage très lentement, aiguille enfoncée programmée, en corrigeant la trajectoire tous les deux, puis trois, puis quatre points. Plus la spirale s’agrandira, plus ce sera fluide.

Quand j’arrive à la fin du premier tour de spirale, je n’ai plus de marquage, j’abaisse la tige qui se positionne sur la couture précédente. Tournicoti-tournicoton, continuons jusqu’au bout du quilt !

Il est relativement fastidieux de tourner tout le quilt sans arrêt, mais on s’y fait. Je n’ai pas trouvé ce quilting difficile, même si mon sandwich trop peu densément préparé m’a causé quelques plis derrière… mais chut, ne le dites pas !!

Une fois qu’on arrive au bord sur le milieu des côtés, on quilte les quatre angles en courbes, de la même manière, en écho des lignes précédentes.

Et voilà !

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Il n’y a jamais une seule bonne façon de faire, d’autres préféreront quilter une spirale en piqué libre, ou avec d’autres astuces. N’hésitez pas à expérimenter !

Pour plus de précisions sur le quilting machine, consultez les dossiers de Chantal Baquin, spécialiste de ce domaine, dans Les Nouvelles n° 140 & 141. 

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Photo du quilt : The Quilting Company, quilt de Catherine Redford

 

Betty à Naples

Régulièrement, je vous donne des nouvelles de mon amie Betty de Floride, cette historienne et quilteuse érudite qui protège de l’oubli le savoir-faire du Pine-Cone quilt dans le grand Sud-Est des Etats-Unis et en particulier en Floride.

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Le week-end dernier Betty se trouvait à Naples, non pas en Italie mais tout au sud de la Floride, au nord des Everglades (zone humide sub-tropicale du sud de la Floride). Ses pères fondateurs en 1880 trouvaient cet endroit  magnifique « surpassant la beauté de Naples en Italie » mais cet endroit ne commença à être prospère qu’avec l’arrivée -tardive, dans les années 1920- du chemin de fer et de la route est-ouest du sud de la péninsule, le Tamiami Trail (de Tampa jusqu’à Miami, en passant par Naples). Cette route est spectaculaire, on longe une nature encore sauvage, on y voit beaucoup d’animaux… par exemple, des alligators… Naples est aujourd’hui une superbe station balnéaire peuplée de retraités et de touristes. Bien sûr, on chérit l’histoire et, non loin du centre de la ville, le musée en plein air du Comté célébrait le week-end dernier le passé de cette région sous forme d’un grand festival de deux jours.

Cette maison, construite en 1926, était la première maison qu’on voyait quand on entrait dans la ville. Menacée de destruction, elle a été déplacée pour être conservée dans ce musée de plein air. Les murs sont de bois local, une sorte de pin, et les fondations étaient faites de sable de la plage et de coquilles d’huîtres pilées et brûlées. Lors de la reconstruction, cela a été fait un peu plus solidement !


Dans une des maisons historiques datant de 1928, Betty avait toute la place pour accueillir les visiteurs et montrer son savoir-faire :

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Ce nouveau quilt noir et blanc avec des touches de rouge est une idée de son mari. Il est presque fini !

Les nouvelles recherches de Betty sont sur les vêtements portés par les quilteuses dans la période 1890-1930. Vous avez déjà vu les robes incroyables portées par Miss Sue jusqu’au début du XXIe siècle ! Alors Betty va tenter de se faire des tenues aussi proches que possible de ces femmes qui ne jetaient rien, réutilisaient le moindre bout de tissu pour des résultats toujours uniques. Pour ce Festival, elle n’avait pas encore de matériel historique, elle s’est donc confectionné une robe à mi-chemin entre une de Miss Sue et une de Namibie. Sa tenue a été faite de chemises et jupes de l’Armée du Salut. La prochaine fois, elle espère en savoir plus sur les vêtements des femmes africano-américaines de la période 1890 à la veille de la Seconde Guerre Mondiale.

Betty a par ailleurs acheté le livre sur les yukatas car tout ce qui est textile ancien réutilisé la passionne. Et elle va suivre avec attention, m’a-t-elle confié, le résultat des robes de princesse pour Lacaze ! Ce projet lui plaît beaucoup car on va faire du neuf, et même du féerique, avec des bouts de tissus de récupération.

Naples est aussi sur le territoire des indiens Seminole, c’est l’occasion de rappeler leur histoire que j’avais écrite ici.

La vie a repris après le passage des ouragans, et la passion reprend ses droits !

Merci Betty pour ton amitié indéfectible, je t’embrasse,
Katell

 

 

 

Un coussin moderne fait par Karine

Vendredi dernier à Balma on pouvait voir un drôle de quilt moderne fait par Karine. En voici l’histoire !

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Panneau admiré lors de la JA FP31 de Balma vendredi dernier. On ne voyait pas que c’était un coussin !

Depuis quelque temps, j’ai en tête un cadeau que je souhaite réaliser pour une jeune fille qui va fêter ses 18 ans. En quête d’inspiration, je suis sa maman dans sa chambre refaite à neuf et admire le superbe jaune avec lequel les murs ont été peints. J’aime cette couleur puissante : elle dynamise cette chambre aux lignes simples et droites et en réchauffe l’ambiance contemporaine. Deux pans de mur gris clairs et deux pans jaunes : un équilibre parfait.

Sachant que cette jeune fille se prépare au métier d’orthophoniste, je visualise immédiatement un modèle paru dans le livre Zen chic inspired de Brigitte Heitland qui m’avait beaucoup plu. Je viens de trouver exactement ce que je cherchais !

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Enthousiaste, je démarre immédiatement et décide de réaliser un coussin qui devrait trouver naturellement sa place sur le grand lit laqué blanc et donner un peu de peps à la parure de lit blanche et grise. Kristine appelée à la rescousse, comble illico mes manques en tons de jaune et gris et me donne quelques conseils techniques. Je réalise et quilte rapidement à la machine le top qui servira de base. Ce modèle a en effet une particularité : le top doit être terminé et quilté avant qu’on y pratique la partie appliquée.

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Photo_3.jpgJe choisis ensuite une police de caractères, détermine la taille requise pour les lettres et l’imprime sur papier. Sur les conseils de Kristine, je veille à décalquer les lettres à l’envers sur mon papier collant double face afin d’éviter l’effet miroir (je décalque les lettres au verso de la feuille imprimée : les lettres papier sont donc à l’envers au début du processus).

Je les applique sur le tissu gris anthracite et les découpe soigneusement au cutter rotatif et aux ciseaux pour les finitions. L’exercice demande du soin et de la concentration : les lettres sont souvent courbes ou avec des angles rentrants.

Je dispose et applique les lettres sur le top et les fixe alors d’un coup de fer à repasser. J’ai fait quelques essais auparavant et ai choisi pour l’appliqué, un fil anthracite ton sur ton et un point de feston adapté. Je pourrai en faire varier la taille, ce qui devrait me faciliter la tâche dans les coutures courbes.

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Je démarre l’appliqué machine et veille à soigner les angles très nombreux des différentes lettres : pas toujours facile mais j’aime beaucoup le résultat ! Le montage du patch en coussin est ensuite très simple (même pour moi qui suis une piètre couturière). Je le complète d’une courte étiquette brodée et le tour est joué.

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Karine

L’apprentie orthophoniste va être comblée avec ce superbe coussin !
Vous pouvez retrouver des détails sur le livre très riche en modèles originaux par ici.

Un projet de Princesse

Quand on est dans un Château Renaissance, à quoi pensent les filles ? A des Robes de Princesse évidemment !

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Après sa Robe de Mariée, Joëlle Vétillard nous propose dans le même esprit un nouveau challenge pour faire un défilé de robes de princesse !

Lieu et date : le Château de Lacaze (Tarn) le dimanche 24 juin 2018.
Oui, même lieu et même date que l’exposition France Patchwork de Charm Quilts !

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Voici ses consignes :

Il s’agit de faire des ronds, à partir desquels je vais faire des robes, le nombre dépendra du nombre de ronds reçus.
Chaque rond sera bien visible, il doit être à lui seul une petite œuvre originale.

Diamètre mini 8 cm max 22 cm

3 couleurs au choix mais une seule couleur par rond : noir, blanc à blanc cassé, jaune à ocre.

Quelle que soit la couleur choisie, il peut y avoir une touche de doré.
Le top du rond est fait sur une base de textile, avec une technique libre, patchwork traditionnel main ou machine, art textile, broderie main ou machine, appliqué, collage…
Il peut y avoir autre chose que du textile, papier, carton ou tout autre matière, avec ou sans relief. Il faut juste que cela ne soit pas trop fragile.
Le doubler de la même couleur que le dessus, noir pour le noir, idem pour le blanc à blanc cassé et le jaune à ocre, avec un beau tissu uni ou faux-uni, l’envers se verra.
Coudre la doublure à la machine, endroit sur endroit en laissant une ouverture pour le retourner avec une marge de couture de 1.5 cm à l’endroit de l’ouverture.
Le retourner mais ne pas recoudre le trou, c’est moi qui le ferai après.
Attention si vous recousez, brodez ou collez quelque chose après l’avoir retourné, ne pas coudre ou coller la doublure en même temps car je vais glisser quelque chose dedans avant de fermer le rond.
Si besoin 05 53 28 29 84

Mon adresse :
Joëlle Vétillard
Charrière
24220 Castels et Bezenac

Date limite de réception le 15 février 2018

Pour des photos et des renseignements complémentaires (une adresse de dépôt au centre de Toulouse !) rendez-vous sur le blog de Joëlle !

Question subsidiaire : comment dessiner un rond ? Bien sûr avec un compas ou un bol, une assiette… Mais j’ai souvent un problème dès que mon rond dépasse l’écartement de mon compas et je manque parfois de l’assiette « parfaite ». Alors connaissez-vous la règle qui remplace la ficelle et le crayon ?

Au milieu de cette règle, à la marque 9 inch, il y a un petit trou ainsi que tous les demi-inch vers la droite. Grâce à eux on peut dessiner des ronds jusqu’à 43 cm de diamètre !

Je l’ai achetée à Kréatiss à Colomiers (près de Toulouse), on la trouve vraisemblablement dans le réseau Mondial Tissus aussi. Elle mesure 18 inch sur 2 inch, elle est en plastique souple et transparent ; la particularité qui nous intéresse est qu’elle est percée de trous tous les 1/2 inch. Impossible de la retrouver sur internet, désolée, je n’ai aucune référence. Elle ne m’avait pas paru chère mais je ne me souviens pas de son prix, elle est vieille déjà !

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Je vous la montre aussi sur une planche en liège, car pour l’utiliser on peut poser le papier ou tissu à marquer, fixer le centre de cette règle par une punaise et on met une mine de crayon ou de feutre (Frixion de Pilot par exemple) dans le trou qui convient comme rayon du cercle. On tourne autour de l’axe de la punaise : le cercle est propre, parfait, sans aucune difficulté !

Mais ATTENTION, cette règle est trop fine pour être utilisée avec un cutter rotatif, vos doigts seraient en danger !

Vendredi à la Ruche, je ferai des ronds pour Joëlle !

Noir, jaune, blanc : les Abeilles seront dans le thème de la robe de princesse ! Et prochainement vous verrez le dernier ouvrage de Bee Karine qui a utilisé ces mêmes couleurs…

La Tresse

Bonjour ☀ et bienvenue dans la Ruche des Quilteuses 🐝 !

Mon roman de l’été

Pour passer la rentrée en douceur, quoi de mieux qu’une belle histoire ? Si vous n’avez pas lu ce livre cet été, rattrapez-vous !

C’est beau une tresse. Trois brins s’entrelacent pour s’unir et être ainsi plus forts. C’est le titre et le symbole de mon roman de l’été dans lequel trois femmes courageuses changent chacune le cours de leur vie et celle de leurs proches pour un avenir meilleur. Leurs décisions leur tressent une nouvelle vie et les unissent. Trois femmes sur trois continents qui a priori n’ont aucun lien, si ce n’est une tresse…

En lisant ce roman, cette photo hantait mon esprit. Prise en 1972 à Madras (Inde) par Edouard Boubat, un de nos grands photographes du 20e siècle.

Rapide et plaisant à lire, ne manquez pas ces quelques heures d’émotions… si ce n’est déjà fait, car ce roman a le succès qu’il mérite ! Premier livre d’une romancière à suivre…

Laetitia Colombani

Tressage, nattage, tissage…

Entrelacs, arabesques et nœuds sans fin se retrouvent dans maintes civilisations (celtique, chinoise, tibétaine, japonaise, musulmane, etc.). Ces figures m’apportent beaucoup de sérénité et c’est depuis longtemps une infinie inspiration pour les quilteuses ! En voici un aperçu, forcément partiel.

Le nœud sans fin, ou nœud d’éternité, est un des emblèmes du bouddhisme :

Ce nœud sans fin est une des huit figures bénéfiques dans le bouddhisme, symbolisant l’interdépendance de toutes choses, l’union de la sagesse et de la compassion. Ici : Gateway to Mongolia, Maggie Ball.
Le style Art Nouveau, au tournant du XXe Siècle, s’inspirait largement de la Nature dont les volutes, les entrelacs rappellent parfois le style celtique.

Collier fait par Kristine avec un noeud celtique.
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La chaîne irlandaise est une version éloignée des entrelacs celtiques. Ici, les centres sont judicieusement ornés de nœuds celtiques faits au biais thermocollant. Fait par Karen.
Art celtique contemporain de la talentueuse Gyongi Varadi. Quilt intitulé « Jours de semaine chargés » !
Viking longship quilt, Quiltocalypse.
La spirale n’est pas dans le registre des nœuds et tresses, mais il les rejoint par sa forme arrondie. Le bateau d’Oseberg, fait en l’an 817, est magistralement représenté ici par Ruth Mc Dowell. Un de mes quilts préférés ! Ce bateau a, de plus, des ornements très proches des entrelacs celtiques sur une grande partie de sa proue :
Ce bateau Viking -qu’on nomme à tort drakkar, mot fantaisiste français- est sculpté d’entrelacs qui ressemblent furieusement aux décorations celtiques d’Irlande !

Autre technique qui rappelle encore plus directement le tissage, le meshwork.

J’ai fait ce mini-quilt en meshwork, L’étoffe de mes rêves, avec des lisières et des tissus unis.

Un fil dessus, un fil dessous, un fil à gauche un fil à droite, toutes ces combinaisons sont les bases du cordage, du macramé, du vannage, du tissage, gestes multi-millénaires. En patchwork on s’approche de ce visuel dans ces quelques exemples.

Les chevrons imbriqués donnent une impression de tressage :

Top qui, avec la lumière dans le dos, fait un effet de vitrail. Les colonnes sont assemblées en ligne droite.

Autres chevrons plus modernes, avec un espace blanc qui fait respirer le motif :

Plus difficile, plus lent, le motif aux chevrons qui s’imbriquent tous et nécessitent de multiples coutures partielles :

Superbe quilt de Victoria Findlay Wolfe, avec un très beau travail de chevrons imbriqués !

Ce quilt et bien d’autres sont expliqués dans son tout nouveau livre qui sort ce mois-ci, je devrais le recevoir demain (youpi !!) :

Plus facile, la French Braid – la natte française – est très populaire depuis la parution d’un livre (de 2006) qui donne beaucoup d’idées, faisant des chevrons avec un carré central formant une chaîne. C’est facile et permet des effets spectaculaires de dégradés !

Quilt de la couverture du livre French Braid Quilts de Jane Hardy Miller. S’ensuivront d’autres livres sur le même thème.

Tout simple mais si beau, comme le sont les meilleurs quilts modernes, voici un quilt de Pat Bravo :

Il y a aussi les impressions de tissage :

Une jolie technique à trouver ici !

Même idée, avec un résultat très moderne :

Modèle issu de Love Patchwork & Quilting n° 51, août 2017.

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui… Heureuse de vous retrouver ici en ce jour de rentrée, à très bientôt !
Katell

Le Pojagi avec Maryse Allard

Le Pojagi (prononcez-le pojagui), souvent écrit Bojagi en anglais et 보자기 en coréen, est l’art du patchwork en Corée. Notre spécialiste nationale est Maryse Allard. Depuis plus de 10 ans, elle y trouve inspiration et sérénité.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Maryse Allard, entourée de quelques-unes de ses œuvres, le 5 mai dernier à Pibrac.

Nous l’avons sollicitée pour animer une Journée de l’Amitié France Patchwork en Haute-Garonne ; le 5 mai dernier nous avons pu apprendre le contexte historique bien particulier de cet art coréen du quotidien et de l’exception. Il a un riche passé et rejoint le souci du beau, de l’utile, de la protection que je connais un peu dans la société nippone par l’utilisation des Furoshiki ou des Tenugui.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Ce pojagi rappelle le bloc des Marches du Palais. Nous avons pu voir (ou justement ne pas voir !) la finesse des points : ici Maryse a utilisé une autre technique que celle qu’elle enseigne en stage-découverte.

A présent, la renaissance du Pojagi se fait essentiellement dans le domaine de la décoration, faisant de subtils jeux de transparence grâce aux tissus choisis (organdi, ramie, soie etc.) et les techniques de couture employées. Un Pojagi peut se faire de diverses manières, à la main ou à la machine. Celle enseignée par Maryse fait l’unanimité : beauté du résultat, facilité de la technique, que demander de plus ?…

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Voici le travail d’apprentissage pour s’approprier la technique avant de se lancer dans une création.

Si à votre tour vous souhaitez enrer dans le monde du Pojagi, n’hésitez pas à contacter Maryse Allard pour connaître les dates et lieux de ses prochains stages – ou la faire venir pour votre propre groupe. Pour ce faire, allez sur son blog, onglet Contact ou sur Facebook, laissez-lui un message. Sa patience, sa pédagogie vous accompagneront tout au long de votre apprentissage.

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Deux Pojagi particuliers de Maryse Allard avec à gauche l’utilisation de soies et à droite la complexité des lignes courbes, la subtilité des appliqués… Du grand art !

 La Ruche des QuilteusesDepuis plusieurs mois, je collecte des photos de pojagi tous azimuts, vous pouvez les consulter sur ce tableau Pinterest avec des exemples du monde entier. A vos tissus et vos aiguilles pour entrer dans ce monde merveilleux ! Si vous ne pouvez pas prendre de cours avec Maryse, je ne peux que vous conseiller de vous procurer son superbe livre : Le Pojagi, art du patchwork coréen, édition Carpentier, ou aussi Boutis de France, La tradition revisitée, édition LTA, écrit en collaboration avec Hubert Valeri (alliance du boutis et du pojagi, de la transparence et de l’opacité, des traditions française et coréenne… Que d’inspirations !)

Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Cerise sur le gâteau de certains pojagi : ce tout petit noeud fait avec un carré de tissu de 2 cm ! C’est bien sûr très minutieux et les Coréennes se régalent de ce signe porte-bonheur. Bien sûr, Maïté et Kristine, les doigts d’or de la délégation, l’ont appris pour en mettre dans leurs futurs Pojagi !
Maryse Allard La Ruche des Quilteuses
Séance-photos pour les stars du jour, les pojagi de Maryse Allard.

Un grand merci à Suzy pour toutes ces photos !

Dans Les Nouvelles il y a…

… beaucoup de jolies choses !

Bien entendu il s’agit des Nouvelles, Patchwork & Création Textile. Vous ne le trouverez pas en kiosque puisque c’est le magazine des membres de l’association France Patchwork, dont je suis fière de faire partie depuis… des décennies.

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Le nouveau magazine est arrivé en plein black-out de ma Box internet, mais il n’est pas trop tard d’en raconter des bribes d’histoires, car si vous n’êtes pas abonnée vous pourrez l’acheter sur le stand France Patchwork de la plupart des grandes manifestations de patchwork de France (prochainement par exemple à Quilt en Sud et Quilt en Luberon).

Je participe avec joie à la rédaction de ce magazine, écrivant quelques pages sur des aspects méconnus du monde du patchwork. Cette fois-ci j’y ai développé la technique du Pine Cone, la Pomme de Pin. On la connaît un peu pour faire une pomme de pin de Noël en piquant les triangles sur un œuf de polystyrène ou pour faire des maniques épaisses et donc isolantes. C’est en fait un pliage universel, vu à la fois à Madagascar et en Thaïlande, en France et en Grèce, en Afrique et aux Etats-Unis. Dans ce dernier pays, on manque de littérature à ce sujet mais il semble établi que les quilts faits de triangles de tissus de récupération remontent au temps des esclaves.

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Le Pine Burr Quilt de LeeAnn est fait de tissus de récupération, dans la plus pure tradition.

Le temps a passé et cette technique intéressante resurgit parfois sporadiquement. Mais depuis le quilt fait par LeeAnn et grâce à internet, les Pine Cone (ou Pine Burr) quilts regagnent l’attention des quilteuses ! C’est pourquoi vous trouverez l’interview de Betty Smith  et celle de Rachael Daisy, l’une suivant la tradition avec patience et passion, l’autre la renouvelant avec peps et talent. Pour compléter le sujet, vous trouverez les explications de cette technique dans la rubrique des Modèles.

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Voici un nouveau Pine Cone fait par Betty. Elle est devenue la personne incontournable, la référente pour ces quilts de tradition du Vieux Sud.
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Des cours sont donnés de plus en plus souvent pour refaire vivre cette technique. Ici à la Folk School du Musée Maritime de Floride. L’apprentissage se fait comme avant, à la main.

En même temps, de l’autre côté du monde en Australie, Rachael Daisy donne elle aussi des cours de Pine Cone Quilts ! 

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Cours de Rachael Daisy avec les premiers résultats des stagiaires qui apprennent cette technique à la machine.

Autre sujet que j’ai abordé dans ce magazine de mars 2017, le Modern Quilt. C’est le présent et l’avenir de notre activité. Il ne faut pas en avoir peur, ce style se construit avec nous, utilisant des tissus différents, des techniques souvent simples, des maquettes graphiques, des expressions personnelles… On le confond souvent avec les Artextures, cela méritait un éclaircissement !

Luna Love Quilts
Mini quilt de Sophie (Lunalovequilts) qui a récemment participé à un challenge Log Cabin moderne sur internet.

Beaucoup d’autres thèmes, traditionnels ou modernes, sont traités dans chaque numéro. Devenez membre de France Patchwork, abonnez-vous au magazine, participez, donnez votre avis, ce magazine est celui des adhérents !

Marche !

Je marche avec un pied, je dessine avec un autre pied,
Et si je dessine comme un pied c’est la faute de Katell.
Qui suis-je ?

Réponse : sa machine à coudre !

Il s’agit bien sûr du pied de biche qui, aidé d’un double entraînement, s’appelle le walking foot (le pied qui marche) en anglais : pas à pas, les tissus avancent, entraînés à la fois par les grilles du bas et le dispositif du haut. Pour ma part, je suis fidèle à Pfaff pour leur système de double entraînement intégré que je trouve tellement bien ! 

En matière de quilting à la machine, on pense au piqué libre où l’on dessine avec l’aiguille, mais on oublie trop souvent le quilting à double entraînement. Si le sandwich est bien préparé (comme toujours), c’est très facile et agréable, je l’avais expérimenté sur le quilt destiné à ma sœur Isabelle : article ici.

Ruche des Quilteuses
C’est le dos, on y voit mieux le quilting !!

Un livre formidable, uniquement sur ce sujet, vient de sortir :

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Il est intitulé WALK, Marche. C’est bien sûr en anglais, mais il y a à la fois des schémas et des photos qui rendent la lecture presque superflue. Il est écrit, avec beaucoup de pédagogie, par l’une des plus grandes artistes américaines de Modern Quilting, Jacquie Gering. 

Running Man Quilt, Jacquie Gering. L’homme qui court… avec ses deux pieds !

Je reparlerai d’elle un jour ! En attendant, voici son site :
http://www.jacquiegering.com/. Son blog est plein d’inspirations !

 

Une Américaine en Bretagne

Il y en a beaucoup, des Américaines qui aiment comme nous prendre des vacances en Bretagne, notre beau pays complètement à l’Ouest, notre Far-West à nous !

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Pont-L’Abbé, ville idéalement située à l’estuaire de la rivière.

Mais il y en a une qui retiendra particulièrement votre attention en fin d’été : c’est Rayna Gillman. Elle fait partie de ces Américaines attachées à notre pays, aimant notre histoire, nos arts, au point d’avoir fait l’effort d’apprendre notre langue – qu’elle maîtrise parfaitement. Elle a d’ailleurs assuré son premier stage en français l’année dernière en Suisse et mon amie Sophie de Luna Love Quilts y a participé, pour son plus grand bonheur.

Rayna et Sophie se sont retrouvées avec grand plaisir en février dernier à Savannah (Georgie) lors du QuiltCon ’17.

Pour la première fois en France, Rayna propose un stage comme on en rêve toutes : 30 heures de cours répartis sur 5 jours dans un cadre idyllique… Voulez-vous en savoir plus ? Alors allons-y, je vous dis tout !

Tout d’abord, où cela se passera-t-il ?

C’est à Pont-L’Abbé, au cœur de la Cornouaille française, que se situe Le Clos de Lande Vallée, lieu du stage d’été avec Rayna (du 20 au 26 août 2017). Le couple franco-grec qui tient cette grande propriété vous garantit un cocon écologique, confortable, qui vous assurera des repas gourmands aux produits locaux et biologiques. Sur le site, vous trouverez de nombreuses photos des chambres et de la propriété, ainsi que des détails sur les prestations diverses.

L’atelier bénéficie d’un cadre naturel privilégié, et en-dehors des cours, vous pourrez vous promener dans la vieille ville de Pont l’Abbé, la capitale bigoudène (nous en avions parlé ici!), le long du GR34 ou sur les plages (Ile Tudy, Ste Marine, Bénodet, Loctudy, Pointe de la Torche…). C’est un coin cher à mon coeur ! Vous y vivrez une expérience de Quilt Camp à l’américaine, chaleureuse et formatrice.

Qui est Rayna Gillman ?

Rayna Gillman est une artiste d’envergure internationale, connue pour la qualité de ses stages, ses expositions et parutions dans les magazines spécialisés ; ses deux livres sont des succès de librairie :

Que vous proposera Rayna ?

Tout d’abord, de l’amusement ! Dans ses livres comme dans ses stages, elle préconise la coupe à l’œil et à main levée, la composition au fur et à mesure dans le but d’apprendre à vous faire confiance et vous lancer dans la création. Une expérience éminemment formatrice ! Chacune repartira avec de nouvelles idées, des envies de nouvelles expériences. Rayna respectera vos goûts et votre personnalité tout en vous offrant ses trucs, son expérience, son talent… Elle qui aime pour toujours les quilts traditionnels, elle sait le chemin qu’on peut faire vers des créations plus personnelles et enrichissantes.
Le stage sera mené en français, mais aussi en anglais s’il y a des personnes anglophones. Pour préserver la qualité de l’enseignement et tenir compte de la personnalité de chacune, le nombre de stagiaires est limité à 10 personnes.

Coût de l’enseignement : 330 € – Hébergement en pension complète à partir de 420 € (voir tous les détails par ici) chez Anne Bellas et son mari. C’est bien sûr un certain budget, mais vous pouvez souffler cette idée à vos proches si votre anniversaire approche, ou pour la Fête des Mères… Et puis, vous pouvez vous offrir de belles vacances comme celles-ci, parce que vous le valez bien !

EDIT du 30 avril : le stage est complet !

Bulletin d’inscription ici 

Une étiquette pour chaque quilt

Dear Betty,

Grâce à l’article sur La Couleur Pourpre, LeeAnn de Nifty Quilts a eu la merveilleuse intuition de nous mettre en relation, car elle savait que je serais heureuse de connaître un peu plus sur les Pine Cone quilts, ce style de patchwork presque oublié qu’elle avait elle-même remis en lumière avec son Pine Burr quilt – autre appellation de la même technique. 

Depuis septembre 2014, nous avons échangé des milliers de lignes de mails, des centaines de photos, des dizaines de confidences, il en résulte quelques articles qui sont parmi mes favoris de mon blog, mais surtout je retiens notre sincère amitié construite au fil des ans.

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Pour une fois je t’écris en français et je partage ici ma conversation en public, car le sujet intéresse toutes les quilteuses ! Tu m’as demandé un jour: Crois-tu que je doive faire des étiquettes à mes quilts ?

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C’est ton Pine Cone Quilt #2, fait de couleurs pastel pimentées de jaune vif et de marine. Il faut lui mettre une étiquette à son dos !

La réponse, tu le devines est : oui, absolument ! Oui, d’autant plus que tes ouvrages seraient des énigmes pour les historien(ne)s du futur :
* ces quilts sont typiques du début et milieu du XXe siècle… et tes tissus sont du XXIe,
* tu fais des quilts qui se faisaient surtout dans un milieu défavorisé… mais tu utilises de beaux tissus,
* ces quilts se faisaient surtout dans les Etats de Georgie, de Caroline du Nord et du Sud, d’Alabama… et tu es en Floride centrale.
Alors, un peu de pitié pour elles, aide les générations futures avec un beau label !

Je considérais les finitions d’un quilt comme une corvée : la bande de finition, le manchon d’accrochage, l’étiquette. Avec l’âge, j’ai plus de patience pour ça car j’en connais l’utilité et j’aime bien faire ces dernières finitions en pensant au prochain quilt ! La corvée est devenue plaisir…

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Mes étiquettes restent assez rustiques, étant gauchère mon écriture n’est pas belle et on le retrouve dans l’écriture brodée. Je sais, je pourrais faire mieux quand même !!!

Ce sont mes amies qui m’ont entraînée à faire ce que je recommandais aux autres… mais ne faisais pas forcément : broder de belles étiquettes. D’abord, Maïté, puis Kristine… mais nous y sommes toutes mises ! Mes amies Abeilles sont toutes sensibilisées à l’esthétique d’un dos de quilt et elles font des merveilles ! En général, nous écrivons les renseignements habituels, parfois un petit mot pour le destinataire.

Voici quelques étiquettes de l’exposition Fibre Occitane :

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Ce sont tous des ouvrages collectifs de différents clubs de Haute-Garonne où seuls les prénoms sont écrits. Mais la plus belle étiquette que je connaisse est bien celle de Christophe, que j’avais montrée ici ! Comme je ne sais pas gommer les zones de noms de famille, je ne mets pas beaucoup d’exemples. Une autre fois sans doute, avec l’aide informatique de quelqu’un !

En ce qui te concerne Betty, je te suggère de mettre sur chaque label le nom de la technique (Pine Cone Quilt), son ordre dans ta production (#1, #2…), le titre que tu peux trouver pour ce quilt, la date et le lieu de sa création et bien évidemment ton nom. Certaines personnes ajoutent une poche pour y glisser des pages de renseignements, cela pourrait se justifier pour toi, surtout si tu destines tes quilts à des musées ultérieurement.

512wlhsfv7l-_sx434_bo1204203200_Et bien sûr, il faudrait faire de même pour les quilts de Miss Sue qui t’appartiennent. La plupart des quilts utilitaires sont anonymes, quel dommage… Souvent on ne recueille de renseignements que lorsqu’on trouve les quilts dans la famille de celle qui le fit. Le meilleur livre sur ces quilts utilitaires du XXe Siècle que je connais est celui de Roderick Kiracofe. Je n’ai pas ceux qui sont uniquement consacrés aux quilts de Gee’s Bend, ils sont sans doute également instructifs.

Alors Betty, j’espère que tu es convaincue de l’utilité de faire des labels pour tes quilts ! Ils peuvent bien sûr être écrits au feutre permanent. Mais si tu te laisses tenter par la fantaisie et la broderie, tu t’amuseras sans doute bien plus !

XOXO,
Katell