Le dernier week-end de juin est devenu synonyme de festivités à Lacaze (dans le Tarn), je vous ai déjà longuement parlé de cet événement créé par Cécile Milhau par ici. Voici l’agenda pour cette année :
L’exposition des Charm Quilts dans l’ancien Temple est une exposition France Patchwork des départements 31 et 81. Elle a lieu du 23 au 25 juin. Voir l’article de Patch31.
Défilé de Mode
Nombreuses sont les personnes qui m’ont demandé à quelle heure aurait lieu le défilé de mode de Joëlle Vétillard, ce sera à 16 heures dimanche 24 juin. A ce propos, Joëlle recherche d’urgence pour le défilé de mode des personnes pouvant se rendre disponibles. Voici son message :
Essayage le samedi 23 et le dimanche matin au château
mannequins femmes (entre 13 et 75 ans…) taille 34-46, 3 hommes de moins de 25 ans, 2 petites filles
Un agréable moment d’échange multi-générationnel dans une ambiance conviviale mais néanmoins « professionnelle ».
A chaque trimestre c’est une jolie tranche de bonheur qui arrive dans notre boîte aux lettres, un soleilqui se joue de la météo : le magazine des Nouvelles pour les adhérents de France Patchwork !
Il est ce mois-ci aux couleurs d’un quilt de Patricia Belyea, Gilded Garden (Jardin Doré). Vous connaîtrez mieux cette artiste en lisant l’interview qu’elle m’a accordée (pages 54-55). Vous pourrez également vous essayer à une de ses méthodes expliquées dans son livre, car j’ai eu l’aimable autorisation d’une responsable de la maison d’édition (Abrams Books) et le soutien de Monique Lopez-Velasco notre rédactrice en chef pour adapter Good Fortune en français pour vous (pages 88-91).
Thank you so much for your patience Patricia! It has been such a pleasure to prepare these pages with you and Traci!
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Dans notre revue vous trouverez vos rendez-vous habituels avec un focus sur les anneaux de mariage. Il y a tant à dire que Christiane Billard, Cécile Denis et moi-même avons toutes traité ce thème sur la proposition de Monique, chacune à notre manière.
Avec Christiane, je révise sans cesse mes certitudes, son savoir est immense et sa plume sait nous intéresser aux détails les plus pointus de la riche histoire des quilts. Ici, Christiane attire notre attention sur la versatilité du bloc, ses effets multiples et, ce qui nous touche forcément, le soin apporté par des générations de quilteuses pour réussir, même dans l’adversité de la crise économique des années 1930, ces merveilles d’élégance et de précision.
Quilt Erika Ray
Cécile et son savoir-faire nous aident à déjouer les embûches de ce bloc spectaculaire et délicat dans Les Blocs de Garance. Elle connaît très bien le sujet puisqu’elle a fait un quilt d’anneaux de mariage il y a quelques années pour célébrer les 20 ans de son union.
Avant que Cécile n’écriveson propre blog et participe à la rédaction des Nouvelles, elle m’avait confié la photo de son superbe quilt en anneaux de mariage,à retrouver ici.
Pour ma part, je rappelle dans Modern Quilt ce qui n’est plus à démontrer, que les quilteuses contemporaines s’inspirent directement de la tradition. Un merci particulier à Victoria Findlay Wolfe, Keiko Goke, Tara Faughnan et Rachael Daisy pour leurs photos de quilts, leur générosité et leur compréhension quand il me faut les photos « pour hier »…
Clin d’œil surprise page 19 avec le quilt que mes amis adhérents de Haute-Garonne et des départements avoisinants ont fait dans le plus grand secret en automne dernier !
Ce quilt très cher à mon cœur m’a été offert le 17 novembre dernier, lors de la dernière JA que j’organisais avec ma délégation FP31.
De nombreuses autres surprises vous attendent dans la revue ! A chaque fois je dis que c’est la plus belle…
Ce numéro 137 est très spécial, vous le remarquerez, car c’est le dernier de Monique qui a tenu le rôle exigeant de rédactrice en chef pendant 10 ans. Ce n’est que lorsqu’on participe à la rédaction qu’on a une petite idée du travail phénoménal qu’elle a accompli avec son binôme Nicole Dewitz et toutes les autres bénévoles. Le petit rôle que j’y ai tenu m’a comblée : appartenir à ce groupe sous l’égide de Monique ne fut que du plaisir !
Lors de l’AG de l’association qui s’est tenue vendredi dernier à Angers, Monique a reçu un superbe top imprimé de photos emblématiques et les couvertures de tous ses numéros ! Ce très beau cadeau concocté par notre Présidente Catherine Bonte lui rappellera bien des souvenirs… De gauche à droite : Sylvie, Danielle, Catherine, Monique, Dominique et Edith, qui consacrent bénévolement une énergie folle pour France Patchwork !
Une nouvelle équipe nous régalera de ses reportages, modèles et surprises en septembre. C’est Sylvie Bedu, ancienne déléguée départementale et artiste très talentueuse, qui va mener la danse. Sylvie, je te souhaite beaucoup de satisfactions pour la naissance de chaque nouveau bébé, et ce pour notre plus grand plaisir !
Hier j’ai arpenté les rayonnages d’une librairie toulousaine, Ombres Blanches. Quelle ne fut pas ma surprise de voir l’envahissement des livres sur la sylvothérapie ! A-t-on besoin de tant de mots, d’encre et de papier pour savoir que se promener en forêt fait un bien fou ? J’ai la grande chance d’habiter à l’orée d’une forêt et c’est une évidence qu’après une balade, sportive ou contemplative, quelle que soit la saison, je rentre heureuse et en paix avec le monde et moi-même.
J’ai une autre sylvothérapie, c’est passer du temps avec mon amie Sylvie, ma Vive qui me donne toujours le sourire, mais c’est une autre histoire…
Bien sûr je me suis précipitée l’année dernière sur le livre-événement d’un garde-forestier allemand qui a détaillé les connections extraordinaires entre les arbres (La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben). J’ai feuilleté récemment celui d’un Japonais qui, sûrement à juste titre, revendique l’art et la science des bains de forêt dans la tradition japonaise, j’ai jeté hier un œil sur tant de livres qui parlent de l’énergie que nous procurent les arbres… Oui, d’accord, mais cela m’est tellement évident que je n’ai acheté aucun de ces ouvrages.
Mais aujourd’hui, c’est différent…
Je fais pleinement confiance à ce monsieur pour me guider à la découverte d’histoires d’arbres et de forêts extraordinaires. Ses expériences professionnelles multiples lui donnent l’expertise pour associer art, science, culture et environnement. J’espère trouver en lui l’émerveillement de la nature tel que je l’ai découvert avec les livres de Jean-Marie Pelt il y a plus de trente ans.
Son livre est richement illustré par Lucille Clerc :
Alors j’ai commandé ce livre, paru hier en Grande-Bretagne (et aux USA, mais aussi en Allemagne… pas encore en France malheureusement).
Illustration Lucille Clerc
Pourquoi tant de confiance en ce monsieur ? Eh bien, ça fait un peu midinette (beaucoup ? bon d’accord), mais Jonathan Drori est le mari de ma romancière préférée, Tracy Chevalier ! Alors je fonce, pleine de confiance !
La page FB de Jon Drori est pleine de photos fabuleuses et d’extraits du livre qui excitent ma curiosité ! Ici la forêt de Sibérie, qui me rappelle mon livre préféré de Sylvain (prénom prédestiné) Tesson, Dans les forêts de Sibérie.
Je vous en donnerai des nouvelles… En attendant, je vous remontre ces quelques quilts sur ce thème, en gardant la certitude qu’on ne perd jamais son temps en faisant du patchwork ou en se promenant en forêt !
Un jour j’ai écrit sur la broderie doodle et je me suis alors rendu compte de la vigueur des brodeuses connectées dans notre pays :cet articlefait partie des plus populaires de ce blog ! Je crois que le blog demon amie Geney est pour quelque chose… J’ai rendu visite récemmentà leur club de Pexiora, c’était formidable !
A la fin de l’article, je vous promettais une broderie doodle inspirée de Dijanne Cevaal et Els Gauchotte. Ce fut une aventure collective proposée par l’ancienne délégation FP31 (France Patchwork Haute-Garonne) dans le cadre d’une exposition itinérante appelée Fibre Occitane.
Ce quilt en broderie doodle est très cher à mon cœur, presque 100 personnes y ont participé (100 blocs, mais quelques adhérents en firent plusieurs), le thème était simplement l’évocation d’une fleur, même imaginaire :
Le top est fait de blocs en blue jean recyclé, d’un bout de soie blanche (récupération de restes de robes de mariées, tissus offerts par notre amie Annick Subra de Salafa) et d’un assortiment de fils moulinés couleurs brique et pastel (les couleurs de Fibre Occitane). J’ai fait l’assemblage en « doodle patchwork », sans gabarit ni mesure exacte, juste pour voir comment cela rendrait… Personne n’a critiqué le manque de régularité des bandes d’assemblage, du moins ouvertement !
Après la doodle-broderie et le doodle-patchwork, reste à évoquer le doodle-quilting. Comme pour la broderie et le patchwork, on abandonne les modèles, on se donne de la liberté. Il y a environ 12 ans, j’avais fait mon premier matelassage à main levée, c’est-à-dire que j’inventais mon dessin de quilting point après point. Le top était on ne peut plus simple, des carrés de très beaux tissus achetés chez Quilt & Patch (Toulouse) :
C’est une nappe qu’on utilise en pique-nique ! Voici un détail du quilting vu de dos :
De tout petits points en fil de quilting YLI traditionnel avec un dessin inventé au fur et à mesure.
Aujourd’hui, je suis en train de doodle-quilter en écho, à la manière deSherri Lynn Wood, un quilt très luxuriant, chargé d’imprimés et de courbes irrégulières. Si j’étais anglophone, je l’aurais appelé Organic, mot-clé qu’on utilise pour nos notions organique, biologique, écologique… Alors je l’appelle simplement Vivant & Naturel, bizarre pour un quilt, mais j’y revendique dans mes courbes le droit à la différence, le non-calibrage, et dans mes points de quilting la joie de voir grandir le dessin de manière unique, au fil de mon bon-vouloir. Ce quilt ne sera pas du goût de chacun, mais il sera unique pour rappeler l’absolue nécessité de protéger la biodiversité, le vivant et le naturel.
Quelle est la technique du doodle quilting ? Simple, je vous assure !
Comme pour le quilting traditionnel à la main, on peut utiliser un cercle ou bien un poids (comme de nombreuses quilteuses japonaises). En revanche, maintenant j’utilise un fil plus épais et ma préférence va vers le coton perlé n° 8 avec une aiguille à broder pointue n° 7. Le dessin peut suivre librement les coutures ou faire un tout autre motif, c’est votre choix ! Le geste est le même qu’avec de fines aiguilles between, mais les points sont plus longs. Ce quilting est apparenté aux traditions multiples qui utilisent le simple point avant, longuement évoqué ici. J’avoue avoir du mal à garder mes points aussi longs que j’aimerais, comme du sashiko. C’est pourtant plus adapté au style de ce matelassage. C’est peut-être mon 10e quilt quilté au coton perlé mais certainement pas le dernier !
Dos du quilt en cours pour lequel je suis partie d’un petit oiseau imprimé que j’ai entouré d’un cercle, ce qu’on aperçoit sur la photo précédente, puis je continue en écho avec beaucoup de liberté.
Quant au plaisir de quilter à la main, il reste intact mais plus rapide ! Avez-vous envie d’essayer vous aussi le doodle quilting, ou matelassage vivant et naturel ?
Souvent un article suscite des précisions de votre part… Hier,à la suite de celui-ci, Monique Lebrun m’a très gentiment écrit pour m’adresser la photo d’un pine cone quilt miniature exposé au Quilt Festival de Wilwerwiltz (Grand Duché du Luxembourg).
Tous les deux ans au moment du pont de l’Ascension a lieu ce Festival qui mérite le détour ! Cette année, une pléiade d’artistes internationaux, voir la liste ici.
Comme pour quelques autres festivals les expos sont disséminées dans divers lieux, ce qui permet une belle balade. Cette année l’Association des quilteuses russes exposait dans l’église de Pintsch, en voici une vidéo.
Mosaïque de quelques quilts russes exposés la semaine dernière au Luxembourg.
Voyez-vous ces magnifiques quilts ? Certains sont presque traditionnels, d’autres montrent bien l’âme russe, c’est le thème de l’expo. Et le plus petit quilt de l’église n’est pas le moins intéressant, Monique m’a envoyé cette photo :
Époustouflant pine cone quilt, car je ne sais pas comment l’appeler autrement ! J’en avais déjà vu un, aussi de Russie, en 2012 à Ste-Marie-aux-Mines, je ne peux dire si c’est la même artiste ou s’il y a un courant traditionnel ou artistique récent. Ce qui est certain, c’est que ces carrés pliés en triangles qui utilisent ainsi de multiples chutes de tissus est un geste qui s’est fait un peu partout dans le monde… Le patchwork nous unit dans la recherche de la beauté et de l’harmonie. Si vous lisez l’anglais, approchez-vous, agrandissez si nécessaire la photo qui suit, j’aime beaucoup le texte de Rimma Bybina, Présidente de l’association des quilteuses russes :
C’est une autre photo offerte par Monique que je remercie !
C’est ce que vivent Betty et son mari actuellement, préparant leur voyage vers la France prévu dans moins d’un mois. Je suis sûre que leur séjour à Paris leur paraîtra bien trop court, la Ville Lumière offre tant de facettes pour qui aime l’histoire et les arts !
La NASA a pris cette photo de Paris en avril 2016. Ville Lumière assurément ! Le plan de la ville est reconnaissable, la photo est fascinante même si l’écolo vigilante en moi regrette cette débauche d’énergie…
Je connais bien Paris, si j’y allais en juin j’irais voir ces expositions temporaires :
Kupka, au Grand Palais, peintre que je découvris avec passion dans un livre reçu en cadeau de Noël il y a une trentaine d’années
Les Nymphéas de Monet et son influence sur l’abstraction américaine, à l’Orangerie
Mary Cassatt, peintre impressionniste américaine, au Musée Jacquemart-André
et puis Guernica au Musée Picasso, Delacroix au Louvre, Corot à Marmottan…
Mais quand on y vient pour la première fois, on a envie de vivre la rencontre avec les lieux « incontournables » !
Ensuite, Betty et son mari viendront chez moi en Occitanie où nous visiterons Toulouse, mais aussi de nombreux lieux que j’aime tant, en voyageant chaque jour ou presque en étoile autour de la Ville Rose ! Plusieurs rendez-vous sont prévus avec des amies quilteuses de la région, bien sûr…
Photo DIAGRAM Edition
Betty a ouvert un site le mois dernier, ce fut un gros travail que de préparer le fond et la forme de cette belle vitrine ! Elle y présente son parcours personnel et sa nouvelle orientation de vie dédiée au Pine Cone Quilt. Le site est très agréable à visiter !
Je suis très émue de voir le quilt qui s’appelle Katell y être présenté :
Purple Katell Pine Cone Quilt, Betty Ford-Smith, exposé ici au Florida Museum of History
Ce quilt représente un lien indéfectible avec Betty, nous avons échangé tant de lettres sur nos vies et nos passions…
A la suite de l’article précédent, j’ai reçu une photo de quilt qui a retenu toute mon attention :
Tartan, Evelyne Riff, 1997
Il s’agit d’un quilt de 180 x 180 cm. Chaque rectangle mesure 3 x 6 cm. On croirait du meshwork (technique artisanale de tissage de bandes de tissus) mais c’est du patchwork ! Il en a fallu de la patience et du talent pour réussir un tel défi… Les tissus sont des écossais des Toiles de Mayenne.
Evelyne Riff est une très talentueuse quilteuse de Creutzwald, une petite ville de Moselle oùj’ai eu la chance d’animer une JArécemment. Dans le hall d’entrée de la salle étaient exposés de nombreux quilts qui sortaient des sentiers battus, et à chaque fois on me disait : « c’est un quilt d’Evelyne » ou bien « c’est Evelyne qui m’a aidée », ou encore « Evelyne a fait la maquette »… Je voulais absolument rencontrer Evelyne ! Evidemment elle était partout, au four et au moulin, pour que la JA soit belle. J’ai finalement réussi à lui parler, bien trop vite d’ailleurs, mais je lui ai fait promettre d’envoyer une sélection de ses créations aux Nouvelles, pour en faire des modèles dans notre revueFrance Patchwork. Vous entendrez donc encore parler de cette quilteuse bien trop modeste !
Ce quilt Tartan a d’ailleurs gagné le 3e Prix du Carrefour Européen du Patchwork en 1997 à Sainte-Marie-aux-Mines. Bientôt 21 ans et ce quilt reste beau et original !
Evelyne m’a ajouté qu’à Sainte-Marie-aux-Mines, haut lieu de filaturesaprès l’arrêt de l’exploitation minière, on conservait précieusement les modèles de tissus tissés les siècles derniers. Siamoise, ginghan, écossais étaient les spécialités du coin et on filait de la laine, du coton, de la soie, puis exclusivement de la laine quand la région était allemande. On fournissait même l’Ecosse en tissus écossais !!
C’était une vallée aux 150 fabriques qui appartiennent malheureusement au passé.
Que devient le kelsch, ce tissu de grande qualité typique de l’Alsace ?
Photo du Musée Alsacien de Strasbourg
Le kelsch, le plus souvent à carreaux (rouge pour les Catholiques, bleu pour les Protestants) signe une grande page du patrimoine de cette région. En lin, en chanvre, en coton ou en métis, c’est un tissu beau et robuste fait artisanalement, teint en indigo pour le bleu, en garance pour le rouge… Ces dernières années, il se faisait rare, personne ne se faisant connaître pour reprendre les derniers ateliers… Il semble que sa production reprenne d’une manière semi-industrielle en Alsace, tout en préservant les normes qualitatives. Ainsi brodeuses et quilteuses pourront continuer de nous enchanter en utilisant ces tissus qui m’évoquent toujours l’hospitalité alsacienne !
Je ne connais pas ce livre mais il est sans doute très intéressant…Photo Kelsch d’Alsace
Pour finir par une note musicale, petit hommage à Jacques Higelin qui aimait tellement Sainte-Marie-aux-Mines qu’il écrivit une ballade de style western ou road-movie, Bye bye bye à écouter ici. Son père était de Mulhouse et il garda toujours un profond attachement à l’Alsace.
Mary Stuart (1542-1587) par François Clouet, vers 1560.
Une longue amitié lie les Écossais et les Français et nous partageons de nombreuses pages d’histoire comme celle de Mary Stuart. Depuis plus de quatre siècles cette femme inspire les artistes. On la voit incarnée au cinéma dans d’innombrables films et séries (si on voit Elizabeth 1ère, Mary Stuart n’est jamais loin), poètes et musiciens la vénèrent, historiens et écrivains ont écrit de touchantes biographies (comme Stefan Sweig)… Et bien sûr les romanciers font la part belle à la fascinante Mary Stuart au destin tragique, la seule qui fut reine de France et d’Ecosse. Mini-sélection : le court roman de Didier Decoin La Dernière Nuit (1978) et le gros pavé de Ken Follett, Une Colonne de Feu (2017). Si touchante, la petite Mary.
Dans les hautes terres du nord de l’Ecosse, les Highlands, J. K. Rowling y a situé la mythique Ecole de Poudlard (Harry Potter), poursuivant ainsi la tradition de légendes et de magie qui collent à ce pays.
Parmi tant d’autres, Outlander, saga écrite par Diana Gabaldon (aussi en série TV), nous plonge aussi dans un univers fascinant, après le fameux Highlander (film de 1986) avec Christophe Lambert.
Bien sûr les montagnards d’Ecosse, les Highlanders, sont célèbres pour leurs kilts ! Nous parlions vendredi dernier de nos souvenirs d’enfance, quand nos mères aimaient nous vêtir de ces jupes alors à la mode.
Le plus célèbre représentant de la fierté highlander est Sean Connery :
Kilts, quilts, les mots prêtent parfois à confusion en France… Rappelons que les kilts sont des jupes dont le tissage spécifique, aux lignes de couleurs entrecroisées, est appelé tartan en anglais, écossais en français. Chaque clan (famille) possède son propre dessin précis depuis le 19e siècle (seulement, dirais-je !), c’était auparavant plutôt lié à la localité. Les kilts étaient au début un lé de tissu de 5 mètres de long enroulé autour de la taille puis le pan restant était relevé sur l’épaule et épinglé.
En Ecosse, ce sont les hommes qui portent le kilt… et la femme le pantalon ? 😉 Plus sérieusement, des tribunes se posent la question des normes vestimentaires (par exemple iciiciou là). Prendre du recul, voir ce qui se passe ailleurs ou avant, c’est intéressant !
Les tartans ont inspiré une quilteuse qui fait des kilts en quilts (vous me suivez ?) et vient de publier ce livre :
Avec des techniques modernes et de bons petits trucs et astuces, Kathy Allen nous convie à réaliser des tartans de 7 clans mais aussi de s’en inspirer pour créer le sien, si on le souhaite !
Outre une intéressante introduction historique, Kathy Allen réinterprète donc des tartans comme ceux-ci :
Elle joue habilement avec les effets de transparence qui me rappellent certains quilts de Bill Kerr et Weeks Ringle, pionniers des quilts modernes :
En France, Cosabeth Parriaud anime des stages sur les transparences, c’est un thème toujours intéressant car il exerce l’œil à analyser les nuances et jouer avec la lumière.
Des impressions d’écossais, de carreaux, de signes + sont explorées par des artistes contemporaines. Ces techniques sont simples, amusantes, mais longues tout de même ! En quilt moderne, le but est de ne pas copier mais découvrir, à partir d’inspirations, de nouveaux horizons…
Voyons tout d’abord une infime partie des quilts d’Eleanor McCain sur ce thème, elle est parmi les premières à avoir fait une série de quilts avec des grilles qui donnent parfois des idées de tartan :
Eleanor Mc Cain, Variation on a theme, 2010, Private Collection of Bain ConsultingDouble square grid, Eleanor McCain, 2000, collection privéeGray Green Grid Study with Red 2007, 47″ x 47″ Private Collection of Allen and Laura McCain
Autre artiste, Maria Shell, qui fait partie de la nouvelle génération des modern quilters :
To Agnes Martin with color, de Maria Shell.Tribe, toujours de Maria Shell, garde comme thème le simple + qui mène aux impressions de tissage.
Curieuse de quilts modernes ? Procurez-vous son livre :
Après des années de stages, ateliers, animations dans mon département, j’interviens désormais en France à l’invitation de responsables d’association ou délégation pour des journées culturelles et des stages. C’est l’orientation que je me suis choisie, elle me permet de faire ce que j’aime dans le monde du patchwork : rencontrer, partager, enseigner. Pour me contacter, voir la rubrique A propos. Chaque journée est préparée sur mesure avec la responsable.
Autour de moi on connaît déjà mes outils préférés et mon goût pour les méthodes simples et amusantes. Aujourd’hui, après plusieurs questions pour le stage d’Angers organisé par l’Université France Patchwork (complet), je vous détaille mes fournitures fétiches, celles que je préconise de préférence pour les stages que j’anime. Ce sont mes préférences, pas des obligations… mais c’est l’occasion de faire un petit inventaire.
Dans ce livre, vous avez l’inventaire des objets fétiches d’une quilteuse à coudre en couture sur papier. L’édition est épuisée mais il existe maintenant en e-book.
Couper
Cutter en couture sur papier
Le patchwork n’aurait sans doute pas connu cette nouvelle jeunesse en fin du 20e siècle si le cutter rotatif n’avait pas existé. Ce petit objet a révolutionné les arts textiles créatifs. Mon cutter jaune a 28 ans, c’était la première génération et il dure une vie entière de quilteuse. J’ai un second, offert par mes amies : c’est très utile d’en avoir deux, un à lame irréprochable (alternativement l’un ou l’autre), l’autre servant à couper les molletons jusqu’en fin d’émoussage de la lame. Un 3e, turquoise et toujours de la marque OLFA, reste dans une trousse.
Compagnon indispensable du cutter, la planche de coupe. J’en ai de plusieurs tailles, la plus grande ne quitte pas mon atelier. La plus petite, format A4, est parfaite pour assister à une Journée de l’Amitié et pour de multiples coupes d’équerrage : on la tourne facilement et cela prolonge la vie de la plus grande plaque. Pour un stage, je recommande un format intermédiaire de 30 x 45 cm, ou mieux de 45 x 60 cm.
Et si vous voulez vous offrir un gadget, optez pour la planche qui tourne ! Pas franchement nécessaire, mais très agréable pour équerrer dans tous les sens sans se tordre le poignet 😉
Mesurer
Ah qu’il était prospère, dans les années 1990-2000, le marché des règles plexi de toutes sortes ! Nous redevenons plus frugaux avec les bons basiques qui sont pour moi :
1 règle 16 x 60 cm qui reste à la maison, avec la grande plaque de coupe
1 règle carrée de 32 cm (Sew Easy)
1 règle carrée de 20 cm (j’ai depuis presque 30 ans une Bias Square, parfaite pour équerrer les blocs)
quand je travaille en inch, ma règle préférée est de 6 1/2 sur 12 1/2 (Creative Grids Quilt Ruler)
J’en ai plusieurs autres, des triangulaires en particulier, et certaines circulaires sont également très pratiques.
Sur ce blog, quelques photos de bonnes idées pour ranger vos règles.
Marquer
J’essaie en priorité de marquer sur le tissu avec le Hera Marker de Clover. Ce petit outil marque une ligne qui se voit plus ou moins bien selon le tissu. Si ça marque bien –la plupart du temps– je suis heureuse ! Sinon j’ai aussi un crayon (selon la région : crayon de bois, crayon gris, crayon à papier, crayon mine… voir ici), un feutre Frixion de Pilot et un feutre bleu effaçable à l’eau que je n’utilise que parcimonieusement.
Le Hera est formidable aussi pour marquer les lignes de quilting ou préparer le pliage (de pièces à appliquer par exemple). Pour moi ce n’est pas un gadget, c’est un outil indispensable ! Maryse Allard le recommande aussi pour le pojagi.
Repasser… ou presser
On ne devrait pas repasser mais presser pour ne pas déformer les blocs, c’est-à-dire idéalement soulever le fer à repasser pour le déplacer, ou bien le déplacer en veillant à ne pas tirer sur le tissu. J’ai un petit fer à repasser de voyage Rowenta qui me suit facilement, avec une mini-planche à repasser IKEA. Je ne mets jamais d’eau dedans. Mais ici encore le Hera Marker (ou autre spatule de la même catégorie) est utile, il écrase les coutures mieux que l’ongle et remplace souvent l’attente au fer quand nous sommes nombreux en stage…
Il faut un bon fer à vapeur malgré tout pour préparer les tissus après lavage, ou s’ils gardent des plis. Attention, toujours, à ne pas déformer le tissu !
Une bombe ? Oui, c’est bien je crois la seule qui entre à la maison, une bombe d’aide au repassage, style Fabulon. Il en existe deux catégories : à l’amidon et un chimique. L’amidon est plus écolo, mais il faut ensuite impérativement laver le quilt dès qu’il est fini, car les mites en raffolent… C’est pourquoi je préfère le chimique. Je j’utilise quand un tissu manque de tenue mais aussi lorsqu’un bloc n’est pas parfaitement plat… Cela rattrape beaucoup de choses ! A noter que l’amidon fait maison est économique, voir les recettes sur internet.
Coudre
Sauf exception on coud à la machine lors de mes stages et à la main pendant les JA.
Quelques précisions concernant notre plus grand investissement, la machine à coudre. Je comprends l’envie d’avoir la machine la plus performante possible, j’en ai moi-même une dont je n’exploite pas le centième des possibilités, avec de multiples points de broderie, de boutonnières et autres raffinements ! Une machine à coudre électronique a cependant des atouts certains comme la programmation de la position basse de l’aiguille quand j’arrête de coudre : en même temps, le pied de biche se dégage juste suffisamment pour pouvoir ajuster les tissus. Mais basiquement, une machine qui ne coud qu’au point droit pourrait suffire 😉 Peu importe la machine à coudre que vous avez en stage, l’important est qu’elle soit en bon état de marche avec une aiguille neuve et que vous la connaissiez ! Il ne faut pas perdre de temps à chercher le chemin de l’enfilage…
J’aime aussi la genouillère, incluse avec la plupart des machines haut de gamme. Quand je couds sur une machine du club, immanquablement mon genou droit danse dans le vide, par habitude…
J’utilise souvent le coupe-fil intégré à ma machine (une Pfaff Quilt Expression 4.0), mais des petits ciseaux ou un coupe-fil japonais sont utiles, par exemple après une couture à la chaîne.
On ne se trompe pas, on accumule de l’expérience… Tout de même un découseur, souvent oublié des listes, est bien pratique !!
Mes deux cutters rotatifs indispensables, des mini-ciseaux fantaisie pour couper le fil, un coupe-fil japonais que j’aime beaucoup et un petit découseur.
Choisir ses tissus
Je vous aide à choisir les tissus à apporter avec une fiche distribuée avant le stage. Préférez des tissus que vous aimez, tout sera plus beau ! Vous pouvez aussi apporter des tissus-brouillons pour faire des essais de coupe quand cela vous semble difficile… Ces tissus-brouillons sont à préparer de préférence en carrés de 32 cm (coupés avec la règle carrée) mais ce n’est qu’une indication. Ils peuvent provenir de draps usés, de tissus que vous n’aimez pas, de vêtements… Il vous en faudra de 0 à 4 ou 5 selon votre tempérament !
La plupart des tissus, dans vos gammes de couleurs préférées, conviendront. Pensez aux tissus unis, souvent moins chers, qui vont si bien en Modern Quilt !
N’hésitez pas à intervenir en commentaire, vous avez aussi sûrement vos outils-fétiches et vos propres expériences sont précieuses.
De chères amies de la Ruche souhaitaient offrir un cadeau à ma fille pour son mariage ; le choix s’est vite dirigé vers une Mijot’in, une marmite norvégienne créée par Chantal de Couleurs Bobines. Une Mijot’in, c’est une sorte de housse de cocotte, parfaitement isolée grâce à 5 cm de chanvre et un gros socle de liège, qui permet de cuire avec seulement un minimum d’énergie. J’utilise la mienne quotidiennement, trouvant souvent de nouvelles raisons de l’utiliser. Exemple récent : mon cuiseur à riz vient de me lâcher ? Je ne le remplacerai pas, la Mijot’in me cuit un riz parfait sans le cramer au fond ! Pour plus de détails sur ce concept, voir par ici.
Je savais que je ne me tromperais pas en conseillant un tissu de Neelam ! Ce tissu de coton épais est de l’ikat, c’est-à-dire que les fils sont teints à intervalles calculés pour qu’ensuite au tissage, ils forment les dessins souhaités. Ici les teintures artisanales sont indigo et curcuma, couleurs opposées sur la roue des couleurs qui se complètent donc parfaitement. Evidemment, dans leur cocon à la déco naturelle et pleine de souvenirs de voyages, la Mijot’in sera à son aise.
Comme les amies sont généreuses, une cocotte en inox aux dimensions parfaites complète le cadeau :Le jeune couple est absolument ravi de ce cadeau, depuis le temps qu’ils lorgnaient sur ma Mijot’in !
Pour vivre heureux, vivons cachés, les heureux mariés souhaitent garder leurs photos privées, vous ne les verrez donc pas ici. Cependant je vous montrerai en juin un autre cadeau textile utile qui leur a fait tout autant plaisir !