Alchimie du Bleu/1

Comme vous aimez bien les séries d’articles, voici notre expérience de la teinture à l’indigo en plusieurs chapitres. Nous avions commencé un vendredi bien gris, avec nos tissus blancs issus de linges de maison ou de vêtements, rêvant de bleu ! On peut prendre tous les tissus naturels : coton, laine, soie, chanvre, lin etc. Vive a été notre Maîtresse du Bleu, car elle avait déjà fait une séance avec sa sœur Edith il y a quelques années.

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Un jour, un quilt de Bee Maïté/4

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

Quand nous jouions à la marelle…

J’ai été emballée par le stage proposé par Katell pour piécer des lettres de façon rapide et ludique : coupe au cutter de façon plus ou moins aléatoire, couture, équerrage etc. d’après Tonya Ricucci. Cela avait donné une jolie brochette de quilts bavards faits par les Abeilles, exposés d’abord à Lacaze, puis au Salon des Tendances Créatives de Toulouse l’année dernière.

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Un jour, un quilt de Bee Maïté/3

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

Poussières d’étoiles

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Un jour, un quilt de Bee Maïté/2

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

C’EST NOËL, IL EST GRAND TEMPS DE RALLUMER LES ÉTOILES

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Un jour, un quilt de Bee Maïté/1

Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…

Noces d’Or

Nous vivons une période très troublée depuis 3 ans.
L’épidémie du Covid a donné une impression de suspension du temps. Et pourtant, la roue continue de tourner et les anniversaires de se succéder.
Je vous avais présenté le Kaffe Fassett 100 000 chemises, 50 ans de bonheur réalisé pour les 50 ans de mariage de mon amie Marie-Hélène avec essentiellement les chemises de son mari.

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Pour l’Amour du Fil, Down Under

On reprend les bonnes habitudes,
avec le Salon de Nantes en avril !

Vous le savez, des quilteuses australiennes sont souvent mises en lumière par Quiltmania. Ce sera encore plus le cas cette année avec l’édition Pour l’Amour du Fil 2022 qui leur est consacrée !

Tous les renseignements se trouvent par ici :  https://pourlamourdufil.com/

Il est encore temps de préparer votre séjour à Nantes, profitons de la vie !

Que veut dire Down Under ? J’avais appris cette expression avec Rachael Daisy, quand j’avais préparé une interview d’elle pour Les Nouvelles de France Patchwork (n° 132, juin 2017). Vous connaissez sûrement cette artiste qui, deux ans plus tard, écrivit un superbe livre, Whizz Bang !, éditions Quiltmania, revisitant la technique des pine cones avec sa fantaisie et son talent unique !

C’est simple, quand on regarde un planisphère, la plupart du temps centré sur l’Europe, l’Australie se trouve tout en dessous, en bas à droite sous toutes les autres terres, down under ! Down Under est ainsi devenu le surnom de cette île-continent.

Un planisphère centré sur la Chine, l’Empire du Milieu, donne une position plus centrale à l’Australie et une Europe insignifiante : tout est question de perspective… ou d’intention politique, économique… Les cartes parlent !

J’aurai le grand plaisir de vous accueillir au Salon avec des amies quilteuses-blogueuses le mercredi 20 avril, au Coin des Blogueuses. J’apporterai deux quilts de La Ruche, deux ouvrages faits en commun sur le thème Down Under… mais avec une autre signification, celle des dessous de l’océan !

A présent, vous comprenez mieux l’illustration de l’affiche !!

Ces deux quilts sont encore « en cours » et je souhaite bien sûr en garder la primeur pour les visiteurs du Salon. Ce que je peux vous dire, c’est qu’ils sont tous deux complètement inspirés d’une artiste que j’aime beaucoup, Bernadette Mayr, dont je vous présenterai le nouveau livre très prochainement.

Sous l’Océan…

J’ai deux invitations à vous faire gagner pour entrer au Salon le jour de votre choix, et pour vous départager, j’ai deux questions :

Dans quel film, sorti en V.O. en 1989 et en 1990 en français, entend-on la chanson « Sous l’Océan » ?

Quel chanteur interpréta la première version de cette chanson en français ?

Ne répondez qu’à une seule question !!! Le premier qui aura la réponse de l’une ou l’autre recevra son invitation par mail (invitation électronique). Les gagnants seront proclamés dès cet après-midi !

Bonne chance,
et merci de ne jouer que si vous pouvez aller au Salon !
Katell🐬🐡🐠🐟🦐🐙🦞🦀

Mola de Fumiko Nakayama, le monde sous-marin…

Le monde ne tourne pas rond

Le vendredi, j’ai Ruche.

Un indicible bonheur de retrouver mes amies, de plonger ensemble dans nos projets avec des tissus et des couleurs… Nos Étoiles Uniques, faites grâce à Lindlee de @Plainsandpine quilts, sont toutes au moins sous forme de top, il reste à les quilter… Elles seront exposées à Lacaze les 25-26 juin prochains lors des expositions ARTPELHOT, avec Dimitri Vontzos, Marie-Christine Hourdebaigt, des quilts-météo… La fête au village ! D’autres en-cours faits en commun, que nous vous montrerons terminés fin avril, nous donnent la fièvre du vendredi, sans compter nos divers ouvrages personnels !

Merci Maïté pour ces photos !

🌻

C’est au déjeuner que nous échangeons les nouvelles plus personnelles, que nous parlons de nos lectures… Une de nos conversations a tourné autour de la BD de Christophe Blain (auteur du savoureux Quai d’Orsay) avec Jean-Marc Jancovici, notamment créateur du bilan carbone, un esprit vif s’il en est, un regard espiègle, une parole qui a le sens de la formule, ce qui ne l’empêche pas d’être implacable.

C’est l’état des lieux de notre monde très confortable – même si on n’a pas su éradiquer injustices et pauvretés. Il repose sur l’utilisation des énergies fossiles qui, utilisées de manière immodérée, causent le dérèglement climatique.

Lire une BD se faisait naguère comme on suce un bonbon, on savourait l’histoire, l’inspiration graphique et voilà, c’était une agréable distraction. Le Monde sans Fin, BD de près de 200 pages, est ressentie comme indigeste par certains, tant le foisonnement d’informations est accablant. Même quand on est intéressé, voire obsédé par l’état du Monde comme moi, on apprend beaucoup. La logique de Janco est implacable ; ses connaissances d’ingénieur et scientifique pointu, associées à son génie pédagogique, nous font sursauter. Comment cela, a-t-on vraiment autant de pétrole autour de nous ? Tant d’énergies dépensées ? Et tant de choses fabriquées, et pour quoi faire ?…

Sa logique nous démontre que notre civilisation doit absolument se préparer au monde post-pétrole, -charbon et -gaz, progressivement chaque année, avec détermination. Rien n’est meilleur marché que le pétrole, nous démontre effrontément Janco et dans l’actualité brûlante, notre dépendance au gaz russe est un sujet délicat pour notre équilibre économique. Je n’entrerai pas dans le concert des yaka et fokon, peu de monde sait mesurer toutes les conséquences et moi certainement pas.

Apôtre d’une certaine décroissance, sans toutefois retourner au monde du XVIIIe siècle, Janco est clivant, notamment au sein des écologistes où il ne compte pas que des amis, mais aussi avec un large public qu’il hérisse, avec ses diverses convictions (toutes expliquées avec logique). Quoi, l’avenir est dans le nucléaire ?? Quoi, la voiture à hydrogène ne serait qu’un gadget de riches ??

Et moi, devant mon ordi, j’avais une presque bonne conscience de vie propre. Mais ma pollution, avec mes mails et mon blog, n’est pas négligeable…

Comment les Terriens, avec leur conscience de la vie et de la mort, leur culture, leurs informations, peuvent-ils continuer à aller dans le mur ? Janco mentionne à la fin de cette longue BD deux livres écrits par Sébastien Bohler (spécialiste en neurosciences), que je fais d’ailleurs circuler autour de moi. On apprend dans ces livres pourquoi on n’agit pas de manière logique…

La lecture du Bug humain ne vous donnera pas plus le moral. J’ai eu honte me m’y retrouver parfois, dans ces descriptions… mais je suis humaine, donc terriblement faillible. Sommes-nous indécrottables, nous les Terriens ? L’espoir est tout de même dans le livre bleu…

Vient de sortir, pas encore lu : un plan de 30 ans pour sortir de notre monde carboné, élaboré par de nombreux spécialistes autour de Janco. Après les Trente Glorieuses, puis les Trente Piteuses, les Trente Années Joyeuses et Vertueuses ? Un plan de 30 ans est-il faisable en démocratie ? La France pourrait-elle tenir sa transformation, si les autres pays ne jouent pas aussi le jeu ?… Impatiente de lire les solutions et les manières de les mettre en œuvre !

Pourtant, je crois important de s’informer, afin d’accepter, malgré tout, de devoir fournir de gros efforts dans l’avenir. Avec un but cohérent et vertueux, on pourra même trouver enthousiasmant et non punitif de faire autrement. Si vous êtes invité à un atelier de la Fresque du Climat, n’hésitez pas à participer, son créateur est un proche de Jancovici. Vous n’aurez pas de solution toute faite, mais vous comprendrez mieux comment tourne notre monde. Pas rond.

🌻

Ce vendredi, nous avons aussi parlé de l’Ukraine bien sûr. Si les blocs de tournesols pour soutenir l’Ukraine vous semblent dérisoires, rappelez-vous qu’ils aident aussi à garder le moral. Ce n’est pas négligeable.

Un quilt pour les enfants ukrainiens : cliquez sur ce lien pour découvrir un très beau quilt offert à Claudia Pfeil, pour enrichir sa collection de quilts à offrir aux enfants ukrainiens.

Claudia Pfeil croule, comme prévu, sous les blocs. Plus de 300 arrivés déjà jeudi dernier, et le rythme va s’accélérer. Maria Nelga, la présidente de la guilde de patchwork ukrainienne, a préparé un texte qui sera apposé sous forme d’étiquette sur chaque quilt offert par Claudia à des enfants ukrainiens, en voici une traduction :

Cher enfant, ce n’est pas une couverture ordinaire que tu tiens dans tes mains à présent. C’est un quilt, cousu à partir de pièces de tissus, avec la technique du patchwork. Quand la guerre a éclaté, Claudia a annoncé qu’elle coudrait des quilts pour les enfants ukrainiens, et des enveloppes, pleines de fragments de tissus, de broderies, de jolis détails, lui ont été envoyés du monde entier. Ces couvertures sont pleines de tout l’amour du monde pour chacun d’entre vous. Elles sont remplies de soutien, de soin et d’espoir tout spécialement pour toi et les autres enfants.

Chaque quilt réchauffe ton corps et ton âme pour que tu ressentes le soutien du monde entier contenu dans chaque pièce de ces tissus.

Dans la ville de Claudia en Allemagne, déjà des réfugiés affluent. Les quilts seront peut-être des cadeaux de bienvenue à ces enfants qui ont tant subi. Ils ne seront jamais trop réconfortés.

🌻

Entre ces lectures, l’angoisse de deux ans de pandémie et la guerre en Ukraine, nous sommes nombreux à perdre le moral. Nous sommes peut-être trop ou trop mal informés – oh paradoxe – pour tenir le coup. Je vous en conjure, tenez bon, agissez sur plusieurs fronts si vous pouvez. Le peuple ukrainien nous montre leur bravoure. Restons forts pour nous, pour eux. Rêvons d’un monde enfin harmonieux et fraternel, en boussole interne.

Si je peux me le permettre aussi, discutez avec les jeunes autour de vous, redonnez-leur espoir, participez avec eux à des actions – en agissant, on aide les autres tout autant que nous-mêmes – pour qu’ils ne sombrent pas dans le noir absolu. La pandémie a été d’une violence destructrice sans nom pour les jeunes. Samedi matin, le désespoir absolu a encore frappé autour de moi.

Comment se soucier encore du Monde quand on apprend en quelques semaines le suicide de plusieurs jeunes autour de soi ? Le désespoir absolu de ces enfants nous plonge dans des abîmes de tristesse, d’incompréhension, d’abattement. A l’incommensurable tristesse s’ajoute la culpabilité de ne pas avoir vu venir la menace du geste définitif. Et pourtant la famille, les proches doivent survivre malgré tout. Les parents n’ont même pas un mot dédié, tellement perdre son enfant, quelle qu’en soit la cause, n’est pas dans « l’ordre des choses ». C’est la souffrance ultime.

A mes amies et leurs familles qui vivent cette épreuve inhumaine.

Aquarelle Cécile Milhau

A mon seul désir…

Tapisseries médiévales

La plupart des tapisseries qui réchauffaient les murs de châteaux montraient des scènes de guerre, de chasse, ou des thèmes religieux (un jour peut-être, une érudite me proposera-t-elle un article sur la prodigieuse Tapisserie de l’Apocalypse d’Angers ? Avis aux amatrices !).

S’il est une tapisserie médiévale extraordinairement poétique, c’est bien celle qui, généralement, se trouve au Musée de Cluny à Paris, en six panneaux :

Voici la plus énigmatique des six tapisseries de la série appelée La Dame à la Licorne, A mon seul désir (écrit en haut de la tente bleue). Sur chacune d’elles, une Dame et sa suivante sont entourées d’un bestiaire, d’un herbier, de blasons héraldiques, de scènes détaillés par les spécialistes, pour découvrir le sens profond de chaque tenture…

S’il est à présent convenu, depuis les années 1920, que les cinq sens sont illustrés sur cinq tentures, qu’en est-il de la sixième ? L’intuition, le fameux sixième sens féminin ? D’après l’esprit médiéval, les œuvres poétiques de l’époque et l’écriture sur la tente, A mon seul désir, ce sixième sens serait celui de l’esprit, ou bien du cœur et du désir féminin…. Les troubadours venus d’Occitanie, par leurs chants et poésies, avaient fait connaître l’Amour Chevaleresque et inventé l’Amour Courtois, fait de tendresse et de passion ; grâce à eux les relations entre hommes et femmes se teintaient d’élégance et de sentiments… Au Moyen-Âge, dans ce rang social élevé, on se nourrissait le cœur et l’esprit de musiques, de poésies, et pas seulement de religion ou de récits épiques !

Les Arts aident à mieux vivre…

Deux ménestrels – Codex des Cantiques de Sainte Marie © Getty / Anonyme – vers 1280 _ Heritage Image

La Dame à la Licorne et les Six Sens, cette série de tapisseries flamandes terminées en 1500, fait partie de notre plus beau patrimoine. La finesse des détails, le raffinement des compositions en font une œuvre remarquée au XIXe siècle par George Sand, qui signala un ensemble de huit tapisseries à son éphémère amant Prosper Mérimée. Lui aussi écrit qu’il y en avait d’autres, mais qu’elles furent découpées pour en faire des tapis et des couvertures de charrettes… Dans ce cas, avec 8 tapisseries ou même plus, l’interprétation des 6 sens ne tiendrait plus… Mais sans doute, ils comptèrent d’autres tapisseries qui n’étaient pas de cette série. Toujours est-il que Mérimée fit classer six tapisseries au titre des Monuments Historiques en 1841-42. Ce n’est qu’un épisode de la vie très mouvementée de cet ensemble de tapisseries, bien des livres racontent leur épopée historique. Mais mon livre préféré reste celui de Tracy Chevalier, qui nous plonge dans l’histoire romancée, mais très documentée, de leur création.

Troisième roman de Tracy Chevalier paru en 2005, après La Vierge en Bleu (1997 – 2006 pour la traduction française), qui se passe partiellement à Toulouse, puis la fabuleuse Jeune Fille à la Perle (1999)…

J’ai visité deux fois le Musée de Cluny à Paris (5e), pour m’imprégner de la Dame à la Licorne en six tapisseries, parfaitement restaurées. Je suis aussi allée tout au nord-ouest de Manhattan pour voir leurs cousines, les sept tapisseries de La Chasse à la Licorne. Elles m’inspirent, elles me parlent.

C’est la dernière des sept tapisseries de La Chasse à la Licorne, la plus simple et la plus belle, aux Mille-Fleurs splendides. La reine Anne de Bretagne, reine de France, la commanda, quelques années avant que la Dame à la Licorne ne voie le jour. Si la licorne est ici le thème principal (sa chasse, sa capture), elle ne sera qu’accompagnatrice de La Dame, moins de dix ans plus tard.

Les tapisseries Mille-fleurs étaient à la mode à la fin du Moyen-Âge, avec leurs ornements issus de la nature, le plus souvent des fleurs qui ne sont pas plantées dans le sol de manière réaliste, mais plutôt juxtaposées, souvent avec des animaux, dans un but esthétique. Il n’y en a pas mille, mais leur foisonnement donne cette impression ! Des botanistes ont su faire la liste précise de plusieurs plantes et fleurs représentées sur les tapisseries les plus connues, tellement leurs dessins sont précis (une bonne quarantaine reconnues sur La Dame à la Licorne).

Et pourquoi la licorne ? On en voit partout en ce moment, en plastique et en paillettes… Cet animal mythique est mis à toutes les sauces ! A l’origine, c’était une création païenne, il semble qu’elle symbolisait la captation de l’énergie cosmique (ou est-ce une interprétation new age ?). A ce sujet, ne manquez pas Tout ce qui est sur Terre doit périr, livre de Michel Bussi !

Une histoire mêlant avec bonheur aventures, mystère des origines des mythes et religions…

Au Moyen-Âge, du temps de ces tapisseries, la licorne avait déjà été christianisée pour être acceptée ; quant à la Chasse à la Licorne, elle est bien teintée de conquête de la virginité d’une Belle par un Chevalier !

Mille-Fleurs au MEETT

Comme bien d’autres quilteuses, mes amies et moi avions participé avec enthousiasme à la robe de mariée participative, à l’initiative de Joëlle Vétillard, avec des semis de Mille-Fleurs, ce style artistique tellement en vogue en ces temps médiévaux…

Nous avons été très nombreuses à y participer, quelle fierté ! (photo R. Levaché). Cette extraordinaire robe de mariée a de nouveau été admirée à Lacaze en juin dernier.

Nous avions tant aimé cette expérience que, peu de temps après, nous entreprîmes de faire à notre tour des semis de fleurs, sur fond vert cette fois. La première photo est dans BeeBook, page 147. Puis ça a traîné, tergiversé, jusqu’au jour où Kristine a lu que La Dame à la Licorne allait… nous rendre visite. Oui, à Toulouse !! Le déménagement de cet ensemble de tapisseries est rarissime, mais ce n’est pas la première fois que La Dame vient chez nous : elle y trouva refuge lors de la Première Guerre Mondiale, à l’abri des bombardements, au couvent des Jacobins…

Du 30 octobre 2021 au 16 janvier 2022, au Musée des Abattoirs de Toulouse, nous aurons le grand privilège de pouvoir admirer ces six tapisseries, le temps que le Musée de Cluny se refasse une beauté.

Alors nous nous sommes mobilisées, toutes les dix, pour terminer ces 5 panneaux textiles en Mille-Fleurs cet été, afin de marquer cet événement qui fait honneur à notre ville :

Pure Nature
L’Embellie
L’Or des Prés
Passion Pavot
L’Heure Bleue

Passion Pavot et L’Heure Bleue, détail

Nous avons constaté que changer l’ordre des tapisseries ne donnaient pas du tout le même effet, nous avons donc choisi cette progression du plus clair et doux au plus intense. Qu’avons-nous voulu exprimer ? Nous ne le savons pas nous-mêmes vraiment. Avec certitude, notre amour des fleurs et de la nature, ainsi que notre amitié : ensemble nous sommes plus fortes et créatives ! Mais cette lumière qui vient du ciel, cette évolution à partir des fleurs blanches, symboles de l’innocence, vers les teintes plus denses, rouge profond et bleu-violet, ne sont-elles pas une représentation de la Vie ? Nos deux premiers panneaux terminés étaient les rouge et bleu, la maturité, la sagesse… N’est-ce pas la période que nous vivons toutes dix ?

Cultivez votre amour de la nature,
car c’est la seule façon de mieux comprendre l’art.
Vincent Van Gogh

Merci à Nathalie Marques, co-fondatrice des Salons Tendances créatives, co-gérante avec son amie Isabelle Dnistzenski, d’avoir accepté d’exposer en exclusivité cette tenture en cinq tableaux, bien modeste en regard des tapisseries médiévales mais faite avec le cœur, ce précieux sixième sens, pour célébrer cet événement.

Vous pouvez voir nos Mille-Fleurs 2021 dès aujourd’hui au Salon des Tendances Créatives de Toulouse, c’était l’ouvrage-mystère annoncé qui vous incitera, j’espère, à aller voir le chef-d’œuvre de l’an 1500 au Musée des Abattoirs ! Nous avons mélangé de nombreuses techniques, travaillé main et machine, appliqué, brodé, improvisé, et nous sommes ravies du résultat 😊.

Cinq mètres de fleurs ! La hauteur est de 144 cm. En les voyant accrochés ainsi, nous aurions dû les faire plus longs 🤣

Il y a des fleurs partout
pour qui veut bien les voir.
Henri Matisse

Pure Nature et l’Embellie, détail

J’espère vous rencontrer un de ces quatre jours au Salon, je serai bien sûr accompagnée de mes fidèles amies qui ont autant que moi participé à cette œuvre collective !

Katell et ses amies Abeilles Andrée, Évelyne, Brigitte, Kristine, Maïté, Vive, Danielle, Éliane et Chantal

Ô Toulouse !
Toulouse a donc l’immense privilège d’accueillir les six tapisseries de La Dame à la Licorne du 30 octobre 2021 au 16 janvier 2022 au Musée des Abattoirs. Pour apprécier ces chefs-d’œuvre mille fois mieux qu’en photos, une visite s’impose !

Pure Nature, L’Embellie et L’Or des Prés, détail