Nadine Levé m’émerveille

Ce matin je découvre le nouveau quilt de Nadine. Elle invente au fur et à mesure ses quilts avec ce qu’elle sait faire le mieux : de l’appliqué et de la broderie. Cette fois-ci, c’est une ribambelle improvisée de jeunes, qui se tiennent ensemble, solidaires et amis, c’est un quilt optimiste ! En voici un bout, allez le voir aussi sur son blog !

Le Petit Peuple, Nadine Levé, détail 2019

La Fin du Monde

Kristine m’a signalé hier un quilt qui colle à l’actualité – pas la fin du monde, du moins je l’espère, mais la St-Valentin ! Tout le monde le sait, on n’y coupe pas, à moins de vivre en ermite sans aucun média ni réseau social…

La Fin du Monde est le titre de ce beau quilt qui renouvelle les modèles de cœurs :

Que de courbes, me direz-vous ! C’est justement la beauté de ce modèle. Celles qui ont suivi un stage avec moi savent qu’elles peuvent coudre les courbes à la machine sans effort avec 100% de réussite !

Le quilting en spirale à la machine est une épreuve pour les épaules, mais cela vaut l’effort… Je vous donnerai un jour tous les conseils pour vous lancer.

Le patron de ce quilt La Fin du Monde est en vente ici, c’est en PDF donc pas de frais de port, tout arrive instantanément dans votre boîte mail.

Pourquoi s’appelle-t-il la Fin du Monde ? La créatrice canadienne, Libs Elliott, explique que, parfois, on a besoin de se plonger dans un projet réconfortant pour se dire que, non ce n’est pas la fin du monde même si certains jours on en a l’impression…

Que vous fêtiez la St Valentin ou pas, faites du patchwork, vous aurez le moral !!

Libs Elliott, une artiste qui crée des quilts dits modernes en les considérant comme les quilts traditionnels de demain. Bien vu !

A la (re)découverte d’Edith Raymond

Peut-être la connaissez-vous, peut-être pas… Edith Raymond fut parmi les premières artistes quilteuses modernes de France, nous étonnant avec ses fameux labyrinthes et ses masques déjantés vus si souvent dans les magazines des années 1980-90. Je crois que c’est dans celui-ci que j’ai admiré son audace pour la première fois :

Ce magazine est un trésor, datant de 1985, numéro unique polyvalent traçant notamment l’histoire du patchwork et où l’on titre déjà sur le patchwork moderne.
Le Temps et l’Espace Intérieur, 1982. Ce quilt mesure 1.90 m de côté, ses grands points bien visibles, à l’époque où on ne connaissait pas le sashiko en France, me fascinent.

 

Recto aussi beau que le verso, labyrinthe violet et noir profond. Edith a un faible pour le noir en couleur à part entière ou en délimitation de couleurs. Elle dessinera ainsi de très nombreux coloriages et dessins pour enfants pour Bayard et Milan.
J’ai souvent lu à mes enfants des BD dessinées par Edith édités dans les magazines Picoti, Toupie, Toboggan, ils ont longuement feuilleté leurs petits livres…

Edith Raymond a une solide formation artistique mais elle a vite, comme vous le voyez, favorisé la simplicité graphique, l’apparente naïveté, la restriction des couleurs. Rarement a-t-elle usé de tissus imprimés, découpant les formes dans les tissus comme dans du papier, équilibrant les forces du clair et de l’obscur tout en jouant… L’âme d’enfant et l’humour ne sont jamais loin !

Le quilt suivant, Le Petit Poucet dans la forêt vosgienne (1992) est particulièrement beau à mes yeux, le bleu et le noir me fascinent, l’économie de formes constituant cette forêt est superbe… et ce quilt est aussi, on le devine aux inscriptions, l’arbre généalogique d’Edith ! Ne lui trouvez-vous pas un air bien amish ?

Plus récemment, Edith lança des expositions collectives remarquées : Des chiffres et des lettres, Ex-voto, La Vache qui Rit sous toutes ses coutures…

Voilà, il était donc grand temps que je rende hommage à cette artiste qui a d’autres facettes (broderie notamment)… J’espère qu’elle ne m’en voudra pas de partager ici sa carte de vœux qui est tellement Elle :

Que ces trois petites maisons nous apportent joie, lumière et couleurs pour cette année 2019. Edith Raymond, gouache, 2019

Et merci pour tous vos témoignages de sympathie pour ce blog ! 

EDIT à 10 heures : Je viens de recevoir un email d’Edith Raymond me remerciant très chaleureusement pour cet article. Elle aurait aimé répondre à tous vos commentaires, mais son ordi ne semble pas être d’accord, alors je vous transmets collectivement sa gratitude.

Petite précision : le labyrinthe photographié dans ELLE sait faire n’est pas violet et noir mais violet et vert, ce qui n’est pas facile à deviner mais le savoir donne encore une autre vision de cette oeuvre !

 

Velours Rouge

J’ai toujours plusieurs projets en cours, au contraire de plusieurs de mes amies qui détestent savoir qu’elles ont des tops en attente. Pour moi les pauses sont souvent essentielles car l’improvisation va chez moi de pair avec mûrissement, décantation, fermentation des idées, une vraie cuisine mentale qui me réveille parfois la nuit. Mon amie Annie raconte toujours en détails la genèse de chaque quilt sur son blog Des Tulipes et des Cœurs et je retrouve bien dans ses articles les joies et les doutes de la création !

Alors sans entrer dans les détails techniques, voici d’où me vient l’inspiration de mon nouveau quilt, un petit panneau où rien n’est droit.

Je pars presque toujours d’un quilt ou d’une image de la nature qui m’inspire. Cette fois-ci, c’est un quilt de Jill qui m’a donné le point de départ :

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Accentuate, Lady Pie Quilts. Comme j’aime les quilts avec des blocs irréguliers et une cohérence dans les couleurs, je suis toujours fan des quilts de cette artiste (Jill de Lady Pie Quilts) et, dans le même style, d’autres Américaines comme Debbie de Seattle (A Quilter’s Table) et bien sûr LeeAnn de Seattle aussi (Nifty Quilts). Décidément l’air de Seattle sied aux quilteuses !

J’ai donc décidé de faire ces blocs avec un centre rose vif imprimé ou pas, puis le souligner d’une bande unie marine et enfin terminer chaque bloc en log cabin irrégulier avec des tissus bleu-vert-turquoise, clairement inspiré du quilt de Jill. En avant pour l’aventure !

N’ayant pas fait de photos intermédiaires, je vais vous la faire courte : une petite dizaine de blocs faits, non équerrés, en attente pendant 6 mois. Et puis un jour, à vrai dire il y a 3 jours, l’envie de m’y remettre me saisit et en cherchant d’autres tissus roses dans mes boîtes je tombe sur des tissus offerts par LeeAnn, des grands coupons et de tout petits. LeeAnn n’achète presque jamais de tissus de patchwork car ils n’ont pas « vécu », elle se fournit dans les « thrift shops », boutiques de 2e main, vide-greniers et puces des couturières… Alors ses tissus sont étonnants ! J’y ai cherché du rose, j’y ai trouvé un petit rectangle de velours rouge. C’est décidé, ce sera mon focus !

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Le petit rectangle de velours rouge m’inspire un encadrement de bandes, puis les blocs déjà faits prennent leur place tout autour. Au dernier moment, je décide d’ajouter du jaune orangé car l’ensemble se semblait trop froid malgré le vert acide, puis j’ajoute enfin des petits sourires, un tissu offert par une quilteuse de Williams, Arizona, que je présenterai un jour dans la série Western Spirit. En une journée j’ai terminé ce top qui s’agençait tout seul grâce au velours rouge de LeeAnn.

Et voilà, le quiting très simple commence en encadrant le velours rouge et continue en droites -pas toujours très droites !- et le quilt est coupé sans être équerré, pour garder l’esprit organique, vivant du projet.

Bonne journée !

Western Spirit 5 – Durango et Silverton, Colorado

 

La fierté d’être du Colorado (n’est-ce pas Anne-Marie ?) : le panneau proclame Le dernier meilleur endroit, le Colorado ! Deux jours seulement dans cet Etat, mais un vrai coup de cœur
Dans cet Etat naît le célèbre Colorado, un des fleuves les plus artificialisés au monde, rendez-vous dans 15 jours pour en reparler. Durango et Silverton se trouvent au sud-ouest de l’Etat.

Durango

Cette ville ne fut pour nous qu’une halte d’un soir mais on en garde un beau souvenir. C’est une ville universitaire, dynamique avec ses 17 000 habitants, qui a gardé un centre à l’ancienne, montrant une opulence certaine avec ses magasins d’antiquités qui me semblaient très européens et quelques bâtiments anciens soigneusement conservés dans leur jus… et peut-être plus beaux qu’à l’origine. 

Cette boulangerie est très connue, j’ai pu en faire une photo ci-dessous juste avant qu’elle ne ferme ses portes :

Un quilt en devanture d’un magasin d’antiquités.

Superbe librairie aux décors rappelant la vie au grand air avec des objets anciens en bois : un canoë, une luge, des raquettes, des skis, etc.

 

Impensable en France, mais pas du tout rare aux USA : une herboristerie pour se soigner en suivant la médecine chinoise. Ici est écrit : Petite pharmacie – Utile depuis 5 000 ans – Médecine chinoise, ça marche.
J’adore voir l’alignement des bocaux de plantes ! Nous aussi avons une tradition herboriste européenne ancienne et performante, souvent complément idéal de la médecine moderne. Mais beaucoup de ses secrets tombent dans l’oubli en France depuis qu’un certain Maréchal Pétain a interdit le diplôme d’herboriste en 1941. Il ne se passait probablement rien d’autre d’important à cette époque. Les sorciers lui faisaient-ils peur ?

Un établissement est le clou du spectacle à Durango :

Ce saloon-cabaret reste résolument à l’heure de la fin du 19e façon Lucky Luke avec ses serveuses en bas résille, ses velours rouges du style maison close… De la musique entraînante jouée sur le piano centenaire complète l’illusion d’avoir remonté le temps !

(photo Pinterest)

Surprise, une famille de racoons (ratons laveur) a élu domicile dans une bouche d’égout ! Nous étions un petit groupe à nous extasier sur les bébêtes, tout en nous demandant quel degré de nuisance ils pouvaient avoir en plein centre ville…

C’est ma seule photo montrable, les autres sont noires malheureusement. Nous en avons vu 3 !

Renseignements pris, ils sont maintenant fort nombreux en ville, profitant des poubelles. Ils sont intelligents et bien mignons et se laissent facilement apprivoiser, mais est-ce bien nécessaire ?…
Les ratons laveurs font partie des animaux du Nouveau-Monde qu’on fit venir en Europe vers 1930 pour les élever pour leur fourrure. Erreur… ils font maintenant partie des animaux nuisibles dans bien des contrées, se développant ici sans prédateur…

Nous n’avons pas l’impression d’être à près de 2 000 m d’altitude, au pied des Rocheuses ; c’est le lendemain, en allant vers le Nord, que nous verrons un peu plus de ces somptueuses montagnes.

En route pour Silverton !

Durango et Silverton sont deux villes distantes de 70 km, une route superbe en cette mi-septembre. Ces villes sont nées à peu près en même temps, liées par un célébrissime chemin de fer touristique. Naguère ce train servait notamment de transport du minerai extrait des mines de Silverton vers Durango, où il était traité. Hier comme aujourd’hui il faut toujours lutter contre les éléments, ici une photo montrant les dégâts d’une pluie diluvienne en 1911 sur le chemin de fer qui longe la rivière Animas.

Sur le chemin, on passe devant une célèbre station de ski : une des pistes se termine juste au pied de la route ! Son nom n’est pourtant pas engageant : Purgatory ! Histoire de nous rappeler qu’on est en terre américaine, où Dieu est dans la Constitution…

Mais que la route est belle entre Durango et Silverton…

Silverton

Les habitants de Silverton, la Ville de l’Argent (le métal) bénéficient d’un paysage grandiose, ce haut plateau à 2 836 m d’altitude est entouré de majestueuses montagnes. Avaient-ils naguère le loisir d’admirer le paysage, alors que le travail de la mine était harassant et si dangereux ? Le climat est très rude en hiver. Quelle dure vie pour les pionniers, attirés par milliers par la richesse des sous-sols en argent mais aussi or et cuivre, alors que le confort n’existait pas…

Pour nous en septembre 2018, ce fut une ville dorée par le doux soleil presque automnal, une découverte très agréable, une plongée dans la vie rêvée des pionniers sans les dangers… et un charmant accueil dans un joli petit magasin tenu par une quilteuse !

Silverton : quelques rues se croisent à angle droit dans un écrin montagnard splendide.

Cette ville existe car on y trouva de l’or, de l’argent, du cuivre, c’était donc pour les Euro-américains une bonne raison de s’y installer après avoir viré manu militari les Indiens Ute, pourtant si combatifs, qui y vivaient depuis le 13e siècle. La dernière mine ferma en 1991, mais on parle toujours de réouverture un jour…

Au Visitor Center on apprend l’histoire de la ville et quelques pièces de musée nous plongent dans le passé.

Silverton devint une ville typique de l’Ouest, coupée en deux par sa rue principale, Greene Street. D’un côté, la bonne société respectant les codes de la morale avec les maisons d’habitation pour les familles, de l’autre la vie nocturne. Les hommes passaient d’une partie à l’autre, mais pas les femmes…

Les maisons sont presque toutes en bois, avec une grande diversité de taille, de style et de rang social aussi. Une jolie petite ville où l’espace ne manque pas ! 

Les écoles, ainsi que les sept lieux de culte (pour 700 habitants actuellement) sont tous du « bon » côté de la ville… Je reviendrai un jour sur les religions aux Etats-Unis, pour comprendre ce pays on ne peut pas esquiver cette donnée de liberté de culte. Elles sont toutes mignonnes, ces églises ! En voici quelques-unes :

Et voici Greene Street, la ligne de démarcation entre les deux mondes. Derrière cette rue jusqu’à la montagne, c’est le quartier résidentiel que nous venons de visiter et de ce côté, c’est le quartier mal famé, les lumières rouges, le paradis des joueurs bien avant Las Vegas, les bordellos (j’ai appris un nouveau mot d’anglais !!), les saloons et hôtels… Cette partie basse de la ville reste de nos jours encore la plus animée avec tous les magasins typiques et plutôt intéressants, ainsi que le terminus du train touristique Durango-Silverton.

Cette grande bâtisse est le Grand Imperial Hotel, principal établissement historique qui a gardé sa superbe à l’intérieur :

Et on a pris des forces au Brown Bear Cafe, le café de l’ours brun. Ici, ambiance chaleureuse, beaucoup de vieilles photos de Silverton… et une collection d’ours !

Dans plusieurs villes « western » nous avons admiré ces plafonds en étain. Ici on voit aussi une frise de papier peint d’ère victorienne, diverses photos et articles de collection.

Si tu visites Silverton un jour, tu pourras admirer les devantures de magasin à l’ancienne dont l’intérieur ne manque pas d’intérêt. Il y a beaucoup d’artisanat (et pas du made in China à longueur d’étalage comme parfois ailleurs).

Tchou-tchou ! Et voilà qu’arrive l’Express de Durango, tout le monde descend !

Grâce au tourisme, Silverton ne finit pas en ville-fantôme comme bien d’autres bourgs. Le train apporte pendant la belle saison sa cargaison de touristes venant de Durango.

Et puis dans un magasin en angle il y a… du patchwork !

Les ventes principales se concentrent sur des poteries, mais la passion de la charmante gérante remplit un coin ensoleillé de la boutique. Nous avons naturellement discuté fort amicalement et Shirlee m’a avoué que son grand rêve est d’aller en France, terre de ses grands-parents… Alors si elle réussit à vivre son rêve, elle viendra aussi du côté de Toulouse !

Je n’ai pas résisté devant ce tissu inspiré des bandanas.

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Cette fois comme tant d’autres fois, le partage des passions ouvre les portes et les cœurs.

Après cette balade touristique, mardi prochain nous allons courir, crinière au vent…

Until later,
Katell

 

Et quelle que soit l’actualité, les enfants américains se réjouissent de la fête d’Halloween qui aura lieu demain ! Malgré son origine européenne et celtique, elle n’est plus à la mode en France. Rien ne vous empêche cependant de célébrer l’automne avec une petite décoration… Je viens de sortir mes potirons en tissus, un modèle est toujours disponible ici.

LE sprinter

L’homme le plus rapide du monde est Usain Bolt, ce Jamaïcain sympathique qui ne rate jamais une occasion pour faire le pitre et a inventé « sa » signature pour le Monde, « to di (the) World » :

Outre une préparation sans faille (ni dopage), c’est sa foulée extraordinaire qui le fait gagner devant tous les autres :

Juste au moment de sa dernière course en 2017 est apparu dans le monde de l’art un hommage à Usain :

The Sprinter, Birgit Schüller

Il est des quilts qui marquent leur époque. Pour moi Le Sprinter en est un. Il est minimaliste dans le sens où le sujet est sur un « espace négatif » (= fond) large, on a une économie de couleurs, une silhouette stylisée et, détail génial, une ombre grise surlignant la forme… Mais l’extraordinaire se trouve dans la grande surface blanche richement quiltée à la machine, à découvrir !

Je ne suis pas la seule à l’admirer, ce quilt rafle tous les prix ! Le dernier en date est celui du meilleur quilts hors USA du vénérable Quilt Festival du Vermont.

C’est le plus ancien grand festival de quilts (42 ans aujourd’hui), son adorable logo, très vintage, n’empêche pas d’avoir suivi l’évolution du monde des quilts ! Ici l’annonce du Meilleur Quilt innovant hors USA. Sur l’écran, on voit The Sprinter de Birgit Shüller (photo K. Einmo). C’était le 22 juin 2018.

Un immense bravo à Birgit Schüller !

Photo Heidi Merrill au Festival de Vermont.

Son site : https://creativebits.biz/  

Marche !

Je marche avec un pied, je dessine avec un autre pied,
Et si je dessine comme un pied c’est la faute de Katell.
Qui suis-je ?

Réponse : sa machine à coudre !

Il s’agit bien sûr du pied de biche qui, aidé d’un double entraînement, s’appelle le walking foot (le pied qui marche) en anglais : pas à pas, les tissus avancent, entraînés à la fois par les grilles du bas et le dispositif du haut. Pour ma part, je suis fidèle à Pfaff pour leur système de double entraînement intégré que je trouve tellement bien ! 

En matière de quilting à la machine, on pense au piqué libre où l’on dessine avec l’aiguille, mais on oublie trop souvent le quilting à double entraînement. Si le sandwich est bien préparé (comme toujours), c’est très facile et agréable, je l’avais expérimenté sur le quilt destiné à ma sœur Isabelle : article ici.

Ruche des Quilteuses
C’est le dos, on y voit mieux le quilting !!

Un livre formidable, uniquement sur ce sujet, vient de sortir :

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Il est intitulé WALK, Marche. C’est bien sûr en anglais, mais il y a à la fois des schémas et des photos qui rendent la lecture presque superflue. Il est écrit, avec beaucoup de pédagogie, par l’une des plus grandes artistes américaines de Modern Quilting, Jacquie Gering. 

Running Man Quilt, Jacquie Gering. L’homme qui court… avec ses deux pieds !

Je reparlerai d’elle un jour ! En attendant, voici son site :
http://www.jacquiegering.com/. Son blog est plein d’inspirations !

 

Une Américaine en Bretagne

Il y en a beaucoup, des Américaines qui aiment comme nous prendre des vacances en Bretagne, notre beau pays complètement à l’Ouest, notre Far-West à nous !

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Pont-L’Abbé, ville idéalement située à l’estuaire de la rivière.

Mais il y en a une qui retiendra particulièrement votre attention en fin d’été : c’est Rayna Gillman. Elle fait partie de ces Américaines attachées à notre pays, aimant notre histoire, nos arts, au point d’avoir fait l’effort d’apprendre notre langue – qu’elle maîtrise parfaitement. Elle a d’ailleurs assuré son premier stage en français l’année dernière en Suisse et mon amie Sophie de Luna Love Quilts y a participé, pour son plus grand bonheur.

Rayna et Sophie se sont retrouvées avec grand plaisir en février dernier à Savannah (Georgie) lors du QuiltCon ’17.

Pour la première fois en France, Rayna propose un stage comme on en rêve toutes : 30 heures de cours répartis sur 5 jours dans un cadre idyllique… Voulez-vous en savoir plus ? Alors allons-y, je vous dis tout !

Tout d’abord, où cela se passera-t-il ?

C’est à Pont-L’Abbé, au cœur de la Cornouaille française, que se situe Le Clos de Lande Vallée, lieu du stage d’été avec Rayna (du 20 au 26 août 2017). Le couple franco-grec qui tient cette grande propriété vous garantit un cocon écologique, confortable, qui vous assurera des repas gourmands aux produits locaux et biologiques. Sur le site, vous trouverez de nombreuses photos des chambres et de la propriété, ainsi que des détails sur les prestations diverses.

L’atelier bénéficie d’un cadre naturel privilégié, et en-dehors des cours, vous pourrez vous promener dans la vieille ville de Pont l’Abbé, la capitale bigoudène (nous en avions parlé ici!), le long du GR34 ou sur les plages (Ile Tudy, Ste Marine, Bénodet, Loctudy, Pointe de la Torche…). C’est un coin cher à mon coeur ! Vous y vivrez une expérience de Quilt Camp à l’américaine, chaleureuse et formatrice.

Qui est Rayna Gillman ?

Rayna Gillman est une artiste d’envergure internationale, connue pour la qualité de ses stages, ses expositions et parutions dans les magazines spécialisés ; ses deux livres sont des succès de librairie :

Que vous proposera Rayna ?

Tout d’abord, de l’amusement ! Dans ses livres comme dans ses stages, elle préconise la coupe à l’œil et à main levée, la composition au fur et à mesure dans le but d’apprendre à vous faire confiance et vous lancer dans la création. Une expérience éminemment formatrice ! Chacune repartira avec de nouvelles idées, des envies de nouvelles expériences. Rayna respectera vos goûts et votre personnalité tout en vous offrant ses trucs, son expérience, son talent… Elle qui aime pour toujours les quilts traditionnels, elle sait le chemin qu’on peut faire vers des créations plus personnelles et enrichissantes.
Le stage sera mené en français, mais aussi en anglais s’il y a des personnes anglophones. Pour préserver la qualité de l’enseignement et tenir compte de la personnalité de chacune, le nombre de stagiaires est limité à 10 personnes.

Coût de l’enseignement : 330 € – Hébergement en pension complète à partir de 420 € (voir tous les détails par ici) chez Anne Bellas et son mari. C’est bien sûr un certain budget, mais vous pouvez souffler cette idée à vos proches si votre anniversaire approche, ou pour la Fête des Mères… Et puis, vous pouvez vous offrir de belles vacances comme celles-ci, parce que vous le valez bien !

EDIT du 30 avril : le stage est complet !

Bulletin d’inscription ici 

Endlich, Enfin !!

Je le proclame haut et fort, j’adore le livre que je viens tout juste de recevoir ! Et pourtant il a eu du mal à arriver… Pré-commandé à la mi-février pour une livraison prévue au 1er mars, il n’arrivait pourtant pas. J’ai contacté l’auteur qui m’a répondu qu’elle l’attendait elle-même avec grande impatience ! A la mi-mars, enfin les livres sortaient des presses, prêts à être distribués. J’ai ensuite reçu un message d’Amazon stipulant qu’on n’avait pas trouvé ma boite aux lettres… Bref des contrariétés maintenant oubliées avec ceci chez moi :

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Le septième livre de Bernadette Mayr est paru !

Même si vous avez ses livres précédents et connaissez son style, vous ne serez pas déçue. Bien sûr on retrouve ses habituelles coupes à main levée et à l’œil, sans gabarit ni règle. Comme c’est le genre de patchwork qui me fait vibrer, je suis bonne cliente mais aussi prête à être critique si c’est trop du déjà-vu. Heureusement Bernadette Mayr sait encore nous surprendre, nous donner les fourmis dans les doigts, tout en reprenant ses techniques favorites qui collent à son style ou ses tissus chouchous comme les rayures ou les pointes de noir & blanc qui font de chaque quilt une œuvre « signée ».

Dans ce livre comme dans les précédents, c’est la Nature qui l’inspire ; on ne peut lui en vouloir, c’est la meilleure inspiratrice !

Le plus moderne, le plus différent de ses autres quilts est sans doute La Feuille de Ginkgo. En matière de modernité il est talonné par le quilt des Coquillages des Mers du Sud. Le plus facétieux, sans aucun doute Les Robots. Le plus crazy est Blaue Ringe, le poulpe aux anneaux bleus, un des animaux les plus venimeux au monde qui sévit dans les eaux du Pacifique et notamment le long des côtes australes. Je vous rassure, le quilt est aussi beau que l’animal mais bien plus pacifique ! Le plus chaud est sans contexte le magnifique Volcan. Le plus poétique… eh bien j’hésite, il y en a plusieurs ! Que choisir entre les Nuées de Papillons, les mystères de la Forêt Tropicale, les Habitants du Jardin (des escargots), Les Fleurs de Glace ?… Je décerne le prix de la poésie à la Pleine Lune !

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Coquillages des Mers du Sud

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Papillons de Nuit
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Forêt Tropicale

Pas moins de 21 quilts expliqués dans ce livre. Je ne vous en montre pas plus, pour le plaisir de la découverte. Oui, je vous entends d’ici, c’est en allemand… Si vous trouvez un éditeur, je suis prête à le traduire l’année prochaine ! Mais comme dans ses autres livres les nombreux schémas sont très parlants, si vous avez un peu d’expérience dans ce genre de patchwork vous vous en sortirez…

Photos extraites du site de Bernadette Mayr, liste de ses livres ici :
 http://www.bernadette-mayr.de/buecher.htm. Ses plus anciens sont épuisés, mais guettez les Puces des Couturières, les sites de vente sur internet… On ne sait jamais !

Zen & Chic : les secrets de l’équilibre esthétique

Aucune d’entre nous ne crée un quilt dans l’urgence de l’hiver à venir pour que notre famille dorme au chaud. Nous avons la chance de faire du patchwork pour notre plaisir et celui de notre entourage. Finalement, nous n’avons plus qu’à nous soucier de la beauté de notre ouvrage !

brigitte-heitland-150x150La beauté oui, mais aussi son intégration dans l’environnement dans lequel nous le destinons. Brigitte Heitland, quilteuse allemande originaire de la Forêt Noire (non loin de l’Alsace, de l’autre côté du Rhin), s’est spécialisée dans les quilts qui correspondent à la modernité des intérieurs de style contemporain. Il n’y a pas de hasard : dès qu’elle put toucher la pédale de la machine à coudre Pfaff de sa grand-mère, elle apprit à coudre, faire des vêtements… Quelle joie pour elle de porter des vêtements uniques et créatifs ! Au moment de décider de son orientation professionnelle, Brigitte choisit la branche d’architecte-décoration d’intérieur, mais finit dans le textile design, trop attirée par le fil et les aiguilles ! C’est un jour, au hasard des livres lus, qu’elle tombe sur des quilts en patchwork et là, sa vie bascule. Elle est définitivement accro et fait sa voie en associant le design intérieur et la création de quilts modernes. Ainsi est né Zen Chic, avec des modèles, des gammes de tissus et, dès à présent en vente aux USA (en avril chez amazon.fr), son premier livre édité par That Patchwork Place (Martingale). J’ai eu la chance de le recevoir en avant-première, alors allons-y pour savoir ce que vous y trouverez !

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Unique dans ce livre : des conseils pour ne pas être désappointée par vos achats compulsifs de tissus. Ce qui est attractif dans un magasin ne le sera pas forcément chez soi ! Brigitte nous incite à analyser notre intérieur, avec ses couleurs, ses formes, pour déterminer quel style de quilt conviendra. Elle s’appuie sur le nuancier Pantone pour associer les couleurs et ses nombreux exemples donnent des clés pour l’harmonisation de notre intérieur avec nos quilts, quel que soit notre style !

Comme le dit clairement le titre de sa société Zen Chic, le style est ZEN et CHIC, les lignes sont pures, simples et harmonieuses, dans l’esprit minimaliste. Mais ses quilts montrent une inventivité réjouissante et pas du tout ennuyeuse ni froide, vous serez surprise par la diversité des modèles ! En voici un petit aperçu :

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Horizon, avec ses couleurs saturées, me rappelle l’Inde… où ma fille aînée et ma sœur passent de belles vacances en ce moment.
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Rehaussé par un quilting parfaitement adapté, On the Ball est d’une magnifique simplicité esthétique. On pourrait le rendre complètement différent avec deux tissus de fond contrastés… Un modèle, c’est aussi ça, de l’inspiration pour une autre aventure textile !
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News ! La superbe forme aux multiples courbes est faite de tissu imprimé « journal » en noir & blanc. C’est superbe !

Les quilts ci-dessus sont ceux du livre les plus difficiles à faire peut-être, mais les explications vous guideront avec beaucoup de pédagogie !

A savoir : le livre est en anglais, les mesures en inch. Cependant les modèles sont expliqués avec de nombreux schémas faciles à comprendre. Des photos de très près aident à comprendre « comment c’est fait » et admirer le quilting machine, très harmonieux et complémentaire, qui rehausse l’esprit du quilt. La douzaine de modèles aide à entrer dans ce monde des quilts modernes à l’esthétique contemporaine et j’insiste sur l’intérêt du texte comportant les clés du succès de l’harmonie !

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Brigitte Heitland sur son stand à Houston en automne dernier. Regardez sa belle robe faite d’un des tissus de sa gamme True Blue : je l’adore !!
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True Blue, comme bien d’autres gammes de tissus de Brigitte, convient à bien d’autres styles de patchwork que le minimalisme qui ne plaît pas à tout le monde ! Cette gamme sera en vente en avril prochain.

Un dernier mot, Brigitte tient un blog… pas très actif, nous le comprenons étant donné ses multiples activités, mais il montre l’esprit chaleureux de Brigitte, son partage de multiples ambiances qui vous plairont avec certitude ! Il est par ici : Farbstoff Bridge. Bonne découverte!

PS : en attendant la disponibilité de son livre en Europe, allez voir la diversité de ses modèles en PDF sur son site, ses gammes de tissus de patchwork édités chez Moda… Que d’inspirations !