À l’infini ∞

Une joie infinie nous habite dès lors que nous nous retrouvons, nous amies quilteuses. Je ne peux établir aucune hiérarchie entre mes rendez-vous avec vous, ils se sont succédés et partout, les sourires, avec ou sans masque, réchauffaient les cœurs.

J’ai déjà évoqué le week-end enchanteur à Lacaze en juin, la magie de l’exposition des quilts météo au Val d’Argent, tout évoquait un état surnaturel tellement nous avions été privées de rencontres…

J’ai eu la chance ensuite de pouvoir aller à Nantes Pour l’Amour du Fil avec Kristine, où nous avions rendez-vous avec Annie et Cécile :

Nous sommes ici au Coin des Blogueuses. On le voit, le Royaume-Uni était à l’honneur, avec les drapeaux en banderole ! Le blog de Cécile montre toutes les expositions, un enchantement !

Quelques jours après, mon premier stage depuis janvier 2020, dans un endroit idyllique : Arcachon !

Le patchwork créatif et improvisé a enthousiasmé les adhérentes de FP33-47 ! Une belle équipe réunie par Nadine Meyssonnier, l’envie de devenir amie avec chacune d’entre vous, Mesdames… Merci pour ces journées que vous avez ensoleillées tout autant que le cher vieux Soleil !

Il y eut ensuite le Salon des Tendances Créatives de Toulouse, à l’invitation complètement inattendue pour cette année — nous n’avons pris la place de personne, nous avons rempli l’espace ! Pour la première fois, outre un nombre relativement élevé de femmes, plusieurs hommes ont manifesté leur envie de commencer le patchwork… mais de façon créative et indépendante. Attendons quelques années, nous verrons peut-être surgir leurs ouvrages !

Enfin, last but not least (le dernier mais pas le moindre), ces derniers jours ont été intenses avec le Festival de Ménigoute (79), qui réunit chaque année 30 000 passionnés de Nature. Pour la première fois, j’y étais, grâce à un bon concours de circonstances… La bonne étoile des quilteuses ⭐ nous a réunies, c’était le rêve de Marmotte Rousse…

Exposition de Béatrice Bueche, avec Michelle Braun et Marmotte Rousse : quand les Alsaciennes viennent dans le Sud-Ouest, ça fait des couleurs sur les murs et du bruit dans les couloirs !

Tout le monde parlait de cette exposition : mais oui, c’est du tissu !! Nous étions entourées de personnes habituées aux circuits des arts habituels (dits majeurs…) et cet art textile les a enthousiasmées au-delà de ce qu’on peut imaginer. Le stand ne désemplissait pas, beaucoup de personnes venaient et revenaient… surtout des hommes ! Le talent de la solaire Béatrice a touché le cœur du public, rêve réalisé et mission accomplie.

Nous avons eu le temps d’avoir de très belles conversations et de grands éclats de rire toutes quatre. Nous avons aussi parlé de ce qui nous anime, et aucun téléphone ni écran n’aurait pu remplacer ces échanges cœur à cœur et les yeux dans les yeux.

Même si l’éclairage était parfait pour le public, mes photos faites au smartphone ne rendent pas du tout justice à la féerie de chaque tableau de Béatrice Bueche.

Et samedi dernier, c’était notre première JA post-Covid en Charente, à une bonne heure de Ménigoute. Revoir Corine, la déléguée FP16, m’a fait un immense plaisir, nous qui nous croisions depuis des années, juste pour quelques instants ! Enfin, nous avons passé une journée ensemble, même si nous étions chacune bien occupées. Le club de Ligné offre une très belle salle aux murs de pierres claires, une splendide luminosité… et la joie se lisait sur chaque visage. Nous avons tellement vécu dans l’instant présent que nous n’avons même pas songé à faire une photo de nous ensemble…

Samedi dernier, j’ai embarqué les adhérentes FP dans un voyage dans l’espace et le temps, à la rencontre des Amérindiens, les premiers peuples de cet immense continent. J’ai notamment partagé mon admiration pour la peintre canadienne Leah Dorion.

Le symbole de l’infini se trouve souvent sur ses tableaux, tout comme d’autres signes symboliques qui signifient beaucoup pour les Peuples Premiers.

Les liens tissés avec toutes ces personnes rencontrées après les épreuves dues au covid sont l’éclatante preuve que nous sommes des êtres sociaux et que la bienveillance fait un bien fou ! Au contact des autres, nous nous épanouissons de nouveau, telle une plante déshydratée après une pluie salvatrice.

L’infini chez les Métis

La peintre Leah Dorion est Métisse, mais pas exactement dans le sens où vous le comprenez. Les Métis sont un peuple du Canada, ayant une part d’origine autochtone et une autre part française ou écossaise. Oui, des hommes français et écossais, marchands de fourrure, se sont assimilés en se mariant avec des femmes locales dans les années 1700 et leurs descendants forment une culture originale. Ils sont reconnus comme un des 3 peuples autochtones du Canada (les Amérindiens, les Inuits, les Métis).

Le drapeau métis est le plus ancien du Canada. Tantôt sur fond bleu (à l’origine pour les descendants français) tantôt rouge (pour les Ecossais), le signe distinctif est le symbole de l’infini, en blanc. C’est tout d’abord la réunion de deux cultures, européenne et amérindienne, devenues solidaires pour toujours et à jamais, à l’infini. C’est aussi le symbole de l’immortalité de ce peuple et cette culture, qui continue de lutter pour ses droits.

Le drapeau Métis existe depuis 1816, celui du Canada sous cette forme seulement depuis 1965 (oui !!)

A présent, le fond bleu représente officiellement tout le peuple Métis, et le fond rouge la part qui se trouve dans l’Alberta.

Vers l’infini et au-delà

Je viens d’apprendre que cette phrase, To Infinity and beyond, doit sa gloire à Buzz l’Éclair dans Toy Story !

La notion d’infini est à la fois mathématique, métaphysique et poétique. La première fois qu’on y est confronté, c’est quand on apprend à compter : 1, 2, 3… Mais cela ne s’arrête jamais !!

On peut regarder aussi regarder le ciel étoilé pour ressentir une idée de l’infini… ou cet escalier conçu en 1958 par Lionel Penrose (le père de Mr. Penrose de la Passacaglia !) :

On peut monter ou descendre à l’infini, sur un escalier « fini ». Nous sommes trompés par notre perception de la perspective…
Crédit photo Mathieu Nauleau

L’infini, c’est long, surtout vers la fin.

L’actualité nous a appris la semaine dernière que Mark Zuckerberg s’appropriait le symbole mathématique de l’infini comme sigle de son nouveau groupe. C’est signe de l’infinie ambition de ce groupe qui nous prépare un avenir fondé sur les relations virtuelles. J’ai tellement expérimenté la différence avec mes récentes rencontres « en vrai » que cela m’effraie ! Je crains aussi un monde où le wokisme serait roi. Etre woke, c’est être éveillé, en particulier pour le respect des différences, ce que je soutiens évidemment, mais cela devient une propension à régresser intellectuellement et socialement, préférant les segmentations, les divisions systémiques plutôt que l’acceptation de la différence et l’harmonie entre tous… ce qui est ma vision idéale du monde, le hozho des Navajos, ou l’utopie de John Lennon :

Tout le monde connaît cette chanson, vous pouvez lire ici les paroles traduites en français.

La part cachée du Monde

Vers l’infini et au-delà avec Meta, le nouveau nom du groupe Facebook, cela m’inquiète et m’amène à vous conseiller un livre édité dans une petite maison d’édition que j’aime beaucoup : La Mer Salée. Ils sont à Nantes et soutiennent l’idée utopique d’un monde audacieux, humaniste et écologique, en éditant des écrivains qui ne suivent pas les idées majoritaires. J’ai découvert cette maison d’édition avec Siècle Bleu, de Jean-Pierre Goux.

L’utopie est la vérité de demain.
Victor Hugo, Les Misérables (1862)

L’homme est fait pour rêver, c’est-à-dire pour combattre et non subir. Et surtout, l’homme est fait pour la poésie. Or, l’utopie est poétique. Et la poésie aura toujours raison contre le réalisme.
Jean-Christophe Grangé, Miserere (2008)

Soyons les moutons noirs du wokisme !

Quand le réchauffement climatique n’est plus une éventualité mais une réalité, on se demande dans quel monde nous vivrons prochainement. On sait aussi que la diversité de notre monde vivant se réduit de manière alarmante. Je viens de lire plusieurs romans et essais sur le sujet, et celui que je préfère vous présenter est La part cachée du Monde, d’Ève Gabrielle.

Devant mon quilt « Ensemble malgré tout » fait pendant le premier confinement, le livre d’Ève Gabrielle trouve sa place. Tant d’émotions dans ce livre…

Ce livre est partagé en deux, tout comme la France l’est par La Déchirure, une frontière réputée infranchissable, dans cette fiction du futur proche. Nous commençons par vivre avec Sienne et Vincent, sœur et frère, dans le monde du Nord où tout est désespérant. Greenlife – une sorte de Google ou Meta ? – s’est mis à tout diriger, à la suite de l’effondrement du système bancaire et du gouvernement. On étouffe, on gémit dans ce système où on gagne sa vie en ramassant les déchets de plastique de notre époque. Et bien sûr, un bracelet connecté nous surveille… Les habitants subissent la dure loi de la gouvernance numérique. Une vraie dystopie (fiction décrivant un monde utopique sombre).

Mais Sienne et Vincent réussissent à passer La Déchirure, la Frontière, pour aller à la recherche de leur grand-mère qui aurait, dans un livre de botanique en possession de Sienne, caché un moyen de sauver le monde. Ils découvrent en Aveyron un monde résilient, pas parfait, mais qui a surmonté les écueils majeurs du dérèglement climatique grâce au génie humain au service de solutions simples et futées. Ils sont woke, éveillés, mais dans le bon sens !! Un bel espoir dans cette partie utopique optimiste, qui fait la part belle aux relations humaines positives, à la créativité et aux talents de chacun.

La renaissance des arbres offre une pure joie au printemps ! Ils accompagnent ici les miens en textile, offerts à ma sœur Véronique.

A nous de choisir le chemin de notre futur, au Nord ou au Sud de La Déchirure… Là où on plante des arbres génétiquement modifiés, ou bien là où on les soigne et où on communique avec eux…

L’idéogramme chinois signifiant Crise est en deux parties : danger + opportunité

Je ne vous ai pas dévoilé beaucoup plus que ce que nous dit l’éditeur ou la 4e de couverture, tout reste à découvrir au cours de votre lecture. En plein dans la période de la COP26, nous comprenons à quel point des décisions fermes sont à prendre, ce n’est pas une option. Il sera sans doute difficile de renoncer à notre routine confortable, mais l’effort sera moindre si nous réussissons à choisir les meilleures voies de changements et de progrès, axées sur des choix vraiment pertinents, pragmatiques et bien expliqués (le livre Réaliste de Bertrand Piccard, éditions Stock est écrit dans ce but). Pour évoluer dans le bon sens, le monde aura besoin de pédagogie, de réalisme, de progrès maîtrisés, certes. Mais un rapprochement avec les lois simples du vivant, l’utilisation raisonnée des trésors de la nature, sont incontournables. Jamais peut-être l’humanité n’a eu un si grand défi à relever, on peut en ressentir un vertige infini, mais on n’a pas le choix, il faut s’y attaquer avec maîtrise et enthousiasme !

Si nous ne tuons pas la Nature, Elle nous sauvera.

Entre Alerte et Espoir, le livre d’Ève Gabrielle a bien trouvé sa place !

C’est avec ce livre plein d’espoir que je vous quitte momentanément, mais vous ne vous débarrasserez pas de moi, je reviendrai bientôt ! J’ai envie simplement de faire une pause dans l’écriture, pour retrouver la voie de la créativité dans mon atelier.

Avec ma sincère amitié,
Katell 💚💚💚

Qui va gagner le livre d’Alice Kreyder ?

Bonjour !

Comme promis, nous tirons au sort ce matin un commentaire de l’article précédent, pour vous remercier d’avoir suivi le Quiltons Ensemble organisé avec Alexandra Bordallo la styliste et Alice Kreyder, la vraie organisatrice ! Nous recommencerons peut-être l’année prochaine…

Ne laissons pas le suspense insoutenable s’installer plus longtemps… J’utilise https://www.random.org/ :

Et voilà, c’est ce commentaire n° 17 qui a gagné, félicitations !

POIRIER BRIGITTEModifier

Merci pour vos partages toujours instructifs et enthousiastes! J’ai eu la chance de pouvoir admirer les quilts météo à Sainte Marie aux Mines en septembre et de vous apercevoir dans l’église!
Ce quilt, avec ses couleurs chatoyantes, est plein de peps, j’adore!

C’est le livre gagné par Brigitte Poirier

Merci de m’adresser votre adresse postale à quilteuseforever@orange.fr . A noter que je ne l’enverrai que la semaine prochaine.

Car demain matin, je prends la route… Direction les Deux-Sèvres puis la Charente avec l’exposition de Béatrice Bueche, puis la JA à Ligné ! Deux rendez-vous où nous allons célébrer la joie de nous retrouver autour de notre passion…

Bravo encore à Brigitte Poirier ! Avec toute mon amitié,
Katell

Amoureuse de l’art de Leah Dorion, je partage avec vous ce tableau qui célèbre la beauté de la nature et nos liens profonds avec elle…
Avec l’araignée, on pourrait croire que c’est la fête d’Halloween… mais la Femme Araignée est symbole de protection et de sagesse chez les Amérindiens…
Célébrons les Esprits de la Nature avec Leah Dorion ! Il y a un an, je partageais son art avec vous…

Morning Sunrise, le top n’est pas la fin…

Quelle joie de voir des photos de ce modèle sur divers réseaux sociaux ! Merci Agnès Bolzer (le 2e en cours !), @catimini6, @grande_Ourse_quilt… Le modèle d’Alexandra Bordallo vous inspire, et vous êtes nombreuses à avoir commandé des tissus chez Alice !

Les finitions

La semaine dernière, vous étiez conviées à assembler vos pièces de tissus et vos blocs. Si vous l’avez terminé, vous avez le top, prêt à être quilté. Pour cela, l’étape mal-aimée de la plupart des quilteuses, c’est la mise en sandwich. Mal-aimée, car cela ne se fait pas sur le pouce, mais souvent à quatre-pattes, si l’ouvrage est grand… On parle de sandwich parce qu’on va solidariser le top (dessus) au dos, avec le molleton entre les deux. Alice en parle dans son livre page 49, et moi dans mon livre page 140.

Pour apprendre des techniques fiables, rien ne vaut d’avoir quelques Bibles sous la main… En voici deux, pas du tout au hasard, éditées en 2019 🧵🌞 BeeBook est épuisé mais se trouve chez la plupart des quilteuses francophones modernes, et Patchwork Moderne d’Alice Kreyder est toujours en vente.

Faire le sandwich se fait traditionnellement en faufilant à la main (voir les multiples vidéos ou articles sur internet), ou en utilisant de petites épingles à nourrice, ou encore des agrafes (Microstich). A vrai dire, j’alterne…

Vient le moment du quilting, du matelassage. Traditionnellement, il se fait à la main, au fil à quilter en coton (mon favori, marque YLI, lire ici). J’ai pris des cours avec une ambassadrice de la regrettée Esther Miller, Patricia Valentini, qui avait eu la gentillesse d’écrire de nombreux détails de cette précieuse connaissance dans deux articles pour ce blog, ce sont des conseils intemporels. Articles de Patricia Valentini :

https://quilteuseforever.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/ puis https://quilteuseforever.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/ .

Plus tard a été écrit par Florence, après un stage similaire avec Alexia Rosfelder chez David : https://quilteuseforever.com/2016/11/10/un-stage-de-reve/ Bonnes lectures !

On peut vouloir quilter à la main, sans y passer un temps infini. Mon alternative est le quilting au coton perlé (BeeBook page 142), c’est ce que j’ai fait pour le Baby quilt avec les carrés de 15 cm (je n’ai pas encore le prénom à broder, la naissance est pour ces jours-ci et ce quilt partira alors dans le Var). Cela prend quelques heures bien sûr, mais le résultat est visiblement artisanal, coloré, j’aime autant le processus que le résultat. J’invente les motifs au fur et à mesure !

Pour le quilting improvisé, j’utilise bien souvent mon hera marker pour marquer des lignes qui ne suivent pas les coutures. J’ai plusieurs coloris assortis, toujours du coton perlé n°8. Le quilting, sans cadre, me permet de faire de longs points, avec une aiguille Sharp de Bohin.

Pour ce Baby quilt, j’ai quilté au point avant long, au coton perlé, et j’ai ajouté quelques points de nœud pour la texture.

Puis il y a le quilting machine. Honni par bien des quilteuses il y a 20 ans, il a pris une place justifiée dans notre monde du patchwork. Tout d’abord, c’est joli si c’est bien fait, c’est rapide si c’est maîtrisé. Mais que personne ne me dise que c’est un quilting bien plus facile qu’à la main, un sous-quilt où on aurait succombé à la facilité !! Je n’ai jamais raté un matelassage à la main, à la machine, si. C’est bien plus technique, surtout si on le fait sur nos machines domestiques… mais c’est un apprentissage, comme le reste, et c’est très gratifiant de réussir à quilter en quelques heures ce qui nous aurait pris, à la main, des semaines… Rappel : sur votre machine, vous pouvez choisir de quilter avec des droites ou courbes souples en modifiant la pression du fait de l’épaisseur (ajoutez le double entraînement si votre machine le permet), ou bien au piqué libre (BeeBook page 141, Patchwork Moderne d’Alice pages 50-51). Et bien sûr, vous pouvez faire appel à une quilteuse professionnelle. Mieux vaut un quilt terminé qu’un top en déshérence !

Une fois le quilting terminé, on ferme tout avec une bordure. Là encore, plusieurs possibilités… Ici, j’ai fini le mien avec la bordure la plus connue, dont les Américaines nous attribuent l’origine (French fold binding!).

Dans la rougeur automnale des amélanchiers du Canada, Morning Sunrise flamboie…

J’ai donc terminé le baby quilt aux blocs de 15 cm, le grand sera quilté également au coton perlé, prochainement !

Tourisme en Occitanie

Samedi, nous avons fait un tour dans le Lauragais, là où poussait naguère l’Isatis tinctoria, la fameuse plante qui donnait ce si beau bleu européen qui fit la fortune de Toulouse, Albi, Carcassonne. Une halte dans un des beaux villages du coin : Saint-Félix-du-Lauragais (31), m’a permis de faire quelques photos du quilt Morning Sunrise version baby et replonger dans l’histoire de ce pays vallonné où j’ai des attaches familiales.

J’y ai aimé la maison natale de Déodat de Séverac (1872-1921), chantre de la musique régionale, dont le nom est connu de tous les Toulousains, par le lycée Déodat-de-Séverac, ou le boulevard du même nom…

Né à Saint-Félix (31) et mort à Céret (66), photographié ici vers 1910, D. de Séverac a toujours préféré notre région à Paris !

La maison natale de Déodat de Séverac en 2009. Il y vécu une bonne partie de sa vie et ses descendants y vivent toujours. Elle est à présent restaurée et plus belle que jamais, gardant un beau vert émeraude pour les volets.
J’ai trouvé un écrin à Morning Sunrise sur la partie gauche de la maison récemment rénovée !

J’y ai bien moins aimé l’évocation de Guillaume de Nogaret (1260-1313), né bien plus tôt dans ce même village… Juriste et Catholique fanatique, il ne fit que du mal dans sa vie, au nom de son ambition, de la religion et du Roi Philippe le Bel… Comment un petit-fils de Cathares a-t-il pu aussi mal tourner ? Si vous connaissez Les Rois Maudits, vous vous souvenez de cet homme retors qui mit fin aux Templiers, en torturant les malheureux… et ce ne fut pas son seul méfait. Moi qui sors du dernier livre de Bernard Werber, La Prophétie des Abeilles, cela a ravivé mon antipathie envers cet homme maléfique, pourtant né dans un lieu magnifique. Quel bel endroit, quelle vue sur les collines avoisinantes et la chaîne des Pyrénées, si imposante et majestueuse… Mais chuuut, c’est un secret ! Il ne faut pas trop de monde par ici…

De l’autre côté de la grande place (Place Guillaume de Nogaret…), j’ai été attirée par cette maison pleine de fantaisie… Et encore, le petit quilt y a trouvé une place.
Entre ombre & lumière, la maison d’à côté a elle aussi un seuil accueillant !
Saint-Félix, au cœur du Pays de Cocagne, vaut bien un détour… (photo AM Stock Nature)

Voulez-vous gagner un livre d’Alice ?

Pour finir en beauté ces semaines de QAL Morning Sunrise, nous avons décidé de vous offrir un beau cadeau : un exemplaire du livre d’Alice, extrêmement bien fait, qui aidera toutes les quilteuses à s’habituer au patchwork avec machine à coudre et cutter, avec de précieux conseils techniques et d’organisation… Nos livres sont parfaitement complémentaires, nous ne faisons pas du tout double emploi.

Riche sommaire ! Patchwork moderne, initiation et projets, Alice Kreyder chez éditions Eyrolles

Pour gagner le livre 🎁, c’est facile : vous laissez un commentaire à cet article et un numéro, correspondant à l’ordre du commentaire, sera tiré au sort jeudi matin. Vous pouvez donc laisser un commentaire (un seul par personne !) pour participer, jusqu’à mercredi 27 octobre minuit. La gagnante ne le regrettera pas, je vous l’assure 🌞 !

Quand vos ouvrages seront quiltés (début décembre ??), nous pourrons faire ici une galerie de photos de vos ouvrages… En attendant, bonne chance 🍀 et à jeudi pour dévoiler le nom du gagnant !

Katell

Morning Sunrise, détails de couture

Il y a maintes manières de faire du patchwork ! Couture main ou machine, coupe en série ou par gabarit…

Il est évident que Morning Sunrise est facile à faire à la machine, mais que les blocs Diamant peuvent poser quelques problèmes d’exactitude. Et il n’est beau que s’il est bien fait ! Revenons donc sur les possibilités pour le réussir sans crise de nerf !

Bloc diamant, issu du module voilier

Alexandra et Alice préconisent de préparer d’abord des modules « voilier » pour faire le bloc « diamant », puis 2 carrés bicolores, faits précédemment en suivant le déroulé du PDF (en alternative, on peut faire un module « Vol d’oie »). Voici le visuel d’Alice pour expliquer ce processus du bloc voilier, qui contient plus de coutures que ma façon de faire, mais elle est simple (mesures en inch dans le PDF) :

Tissu marine = tissu E, tissu prune = tissu A et tissu blanc = tissu B du modèle Morning Sunrise
Carrés bicolores faits de 2 carrés de tissus A et B coupés à 13,5 cm (voir article précédent, en tissus jaune et blanc), à équerrer précisément à 12,5 cm. Le tissu E est un carré de 12,5 cm. Suivre les instructions visuelles !
Ici, par rapport au modèle d’Alexandra, la couleur gris moyen est en tissu E, le petit triangle blanc en tissu B et le petit triangle foncé en tissu A.

Le diamant sera reconstitué avec la couture suivante (juste au-dessus, c’est la couleur la plus claire). Ce module sera complété par 2 carrés bicolores, comme expliqué sur le PDF, ou bien un vol d’oie de 20 cm de base. Comme il en faut 4 (un pour chaque bloc), on peut utiliser cette méthode « vol d’oie 4 par 4 ». J’avais fait une fiche sur cette technique il y a 17 ans, pour mon club d’alors ! Explications anciennes donc, mais toujours bien pratiques :

Si vous avez déjà coupé mes tissus comme moi, avec moins de petites pièces, il faut ajuster les coupes pour avoir des triangles pas trop grands. J’ai l’habitude de recouper en visuel, avec ma règle, en ménageant exactement 7 mm tout autour. Si vous n’y arrivez pas, rien de vaut de revenir aux fondamentaux et découper vos gabarits, juste pour ce bloc, avec le schéma, sachant que la base du bloc est de 20 cm :

Le schéma est fait à 50%, un carré imprimé figure 1 cm !

Assemblage central

Pour une naissance, je fais le même modèle, mais avec des carrés de 15 cm au lieu de 20 cm. Cela donnera une couverture de 105 cm, ce que je trouve pratique pour un bébé ! Comme je ne connais pas le sexe, ces couleurs vives compensent le manque d’information !

Bébé ne va pas tarder, je dois me hâter de le finir ! Bloc central différent, il aura le prénom du bébé brodé au centre J’étais impatiente de voir ce que cela allait donner….

La logique veut qu’on assemble 4 fois bloc diamant + les deux carrés unis, selon votre charte de couleurs. On assemble d’abord les deux quarts du haut, avec le bloc diamant en haut, puis les deux quarts du bas avec le bloc diamant en bas, et enfin la bande horizontale centrale, avec le bloc du milieu. Mais l’important est d’arriver à faire le top, selon votre logique !

La semaine prochaine, il sera temps de parler des méthodes de sandwich et de quilting. Je ne vous garantis pas les dates, car j’ai du monde à la maison et un beau déplacement prévu… Si je n’y arrive pas, nous prolongerons les explications en novembre.
Et vous aurez AUSSI une belle surprise, en accord avec Alice de Blossom Quilt & Craft !
Katell

Morning Sunrise, cousons ensemble

Pendant ces quatre derniers jours j’ai eu le plaisir, avec mes amies de la Ruche, de présenter trois expositions au Salon des Tendances Créatives. Je reviendrai sur cet événement ! Cette fois-ci, j’ai eu maintes fois à expliquer le vocabulaire de base. Quand on entend parler de patchwork, bien souvent encore on évoque malheureusement un assemblage disparate, hétéroclite, vieillot de tissus… Des jeunes femmes, nouvellement couturières (le Covid a tout de même eu des effets bénéfiques, mais oui !!), des hommes aussi, découvrent qu’on peut aussi faire de belles choses modernes et sont tentés par ce loisir créatif et artistique… BIENVENUE dans notre monde créatif, Mesdames et Messieurs !

Donc, le vocabulaire de base commence par le mot patchwork, qu’on n’a jamais réussi en France à remplacer par un terme satisfaisant. Mosaïque textile aurait pu convenir, mais l’habitude est prise. Patch-work, c’est le travail de pièces, ici l’assemblage de morceaux de tissus qui agrandissent l’ouvrage, au fur et à mesure. Et si on prend un morceau de tissu sur lequel on coud ou colle des morceaux décoratifs, on parle d’appliqué. Quand on a terminé l’assemblage ou l’appliqué, on a le top ou le dessus de l’ouvrage, pas encore terminé. C’est justement la 3e étape de notre aventure Morning Sunrise de ce mois d’octobre avec la styliste Alexandra Bordallo et Alice Kreyder avec sa boutique Blossom Quilt et Craft, coudre le patchwork avec les pièces coupées la semaine dernière. La semaine prochaine, nous verrons l’étape qui transforme le patchwork en… quilt !

Cousons les 8 carrés bicolores

La semaine dernière, nous avons coupé de nombreux carrés à 21,5 cm, mais aussi 8 carrés (4 de 2 couleurs) de 23 cm. Prenons ces carrés, superposons-les deux à deux avec 2 couleurs différentes, endroit contre endroit (précision qui n’a pas lieu d’être si vous avez comme moi des tissus unis).

Avec un crayon fin, ou un feutre frixion, ou encore un hera marker de Clover, tracez une diagonale sur un duo de carrés. Le défi va être de coudre à la machine ces deux carrés superposés de part et d’autre de la diagonale, à 6 mm du trait. Pourquoi 6 mm ? C’est la largeur du pied de biche « spécial quilteur et quilteuse », qui correspond au quart d’inch, et c’est bien suffisant pour une couture en biais (car le tissu coupé en biais ne s’effiloche pas). Je préfère mettre moins de marge de couture dans ces coutures en biais et en avoir plus à l’extérieur pour équerrer ensuite le bloc de manière précise (c’est aussi pourquoi vous avez coupé les carrés à 23 cm au lieu de 22,5 cm, par précaution).

Après ces deux coutures, on coupe au cutter exactement sur le trait de crayon.

Pourquoi ne coupe-t-on pas avant ? Parce qu’ainsi, les pièces restent maintenues et on ne risque pas de déformer ces deux côtés de triangle qui auraient été fragilisés par la coupe en biais, tout simplement.

Il suffit ensuite de les ouvrir, de repasser (ou presser) les carrés en couchant les marges de couture vers le tissu le plus sombre. Ici tout est relatif, le plus sombre est ce jaune canari ! On peut aussi ouvrir les coutures au repassage, c’est parfaitement acceptable. Ensuite seulement, j’utilise ma règle carrée de nouveau, en superposant bien la diagonale de la règle avec ma diagonale, et je coupe à 21,5 cm précisément. Cela correspond à 7 mm de marge de couture tout autour du bloc.

En résumé, pour faire n’importe quels carrés bicolores deux par deux, la formule magique est de couper un carré de chaque couleur à + 2,5 cm (ou + 3 cm !) par rapport au carré cousu voulu (chez nous, le résultat sera 20 cm). Il existe beaucoup de variantes, mais ici c’est la solution qui nous convient le mieux, pour de grands blocs.

Cousons les blocs aux carrés décentrés

Nous allons coudre 4 blocs qui encadrent le carré central, vérifiez quelles pièces sont concernées dans cet article de la semaine dernière. C’est très simple : assemblez deux carrés de couleurs différentes (4 fois) puis, sur le long côté, le rectangle restant. Vous pouvez voir les schémas sur le PDF d’Alexandra en page 7.

Bloc diamant

C’est le bloc qui comporte le plus de pièces et elles sont coupées en biais, alors il faut faire attention de ne pas les déformer. Vous avez eu les consignes de coupe ici la semaine dernière.

On commence par les plus petits triangles qui encadrent le carré de part et d’autre.

On obtient un triangle de la même dimension que les autres. Ainsi, nous pouvons les assembler deux à deux, avant de faire la dernière couture. A faire 4 fois, pour chaque bloc !

L’assemblage par quarts

Au lieu de faire l’assemblage rangée par rangée, ce qui est parfaitement correct (voir le schéma dans le PDF d’Alexandra Bordallo page 8), j’ai préféré préparer les quatre quarts pour terminer ensuite par le + central. Pourquoi ? Parce que je n’étais pas encore sûre de faire le carré central avec la broderie et je n’avais pas encore fermement choisi toutes mes couleurs ! On suit simplement le schéma des couleurs, en incluant nos carrés coupés de 21,5 cm à ces carrés « spéciaux » que nous venons de coudre. Ces 4 quarts sont absolument identiques, on les tourne ensuite pour bien les positionner par rapport au centre.

Les 4 quarts sont assemblés et je teste ici les couleurs du « + » central (bandes centrales horizontale et verticale). L’harmonie me plaît avec la broderie, ya plu ka terminer !

L’assemblage d’un quart d’ouvrage se fait simplement, en surveillant votre schéma de couleurs. On observe une marge de couture de 7 mm, en prenant un bon repère sur la machine (soit en traçant au feutre sur votre machine où doit être le bord de votre tissu, soit en observant un repère sur votre pied de biche, ou encore en jouant avec le positionnement de votre aiguille… chacun trouve sa meilleure solution, moi c’est à présent le pied de biche de 6 mm ou 1/4 inch, et je laisse juste dépasser mes tissus à droite d’1mm).

Le bloc central fait, oui je suis contente du résultat ! Et vous, comment cela se passe-t-il ?

Cela fait déjà beaucoup de travail terminé ! Je reviens très bientôt pour l’assemblage final !

J’espère que cet ouvrage, choisi pour être compatible avec les débutantes, vous apprend en douceur les techniques propres au patchwork.

A bientôt pour la fin de l’assemblage !
Katell

Morning Sunrise, coupons nos tissus/2

Nous avons encore les pièces du blog « diamant » à couper. Voici son schéma, avec les noms des tissus :

La styliste Alexandra Bordallo propose une couture de ce bloc en faisant 1 vol d’oie + un sous-bloc, voir page 6 du PDF. La coupe sera donc différente de celle que je propose.

J’ai pour ma part préféré utiliser ma formule magique : si on veut 4 triangles coupés en forme de sablier, on ajoute 4 cm à la dimension de la pièce voulue cousue. Cette coupe est intéressante quand on veut avoir le droit-fil (qui se déforme moins) à la base du triangle.

Il faut couper de cette manière :

Voici la coupe en sablier. Si, par exemple, on veut un triangle à la base de 20 cm cousus, on ajoute 4 cm, on coupe donc un carré de 24 cm, puis on coupe les deux diagonales. On obtient 4 triangles identiques qui ont des marges de couture de 7 mm tout autour.

Couper :

Tissu A : 2 carrés de 14 cm (coupés sur les 2 diagonales, en croix) et 1 carré de 24 cm (idem)

Tissu E (kits AB, 2, 3, 4) ou tissu F (kit 1) : 2 carrés de 24 cm

Il faudra, de plus, 4 carrés de 8,5 cm (non recoupés !) en tissu B, pour chaque modèle : c’est le diamant !

Tout ceci n’est pas forcément évident à comprendre immédiatement. J’espère que vous vous en sortirez malgré tout ! Veuillez excuser ce post vite fait, mais je suis toute la journée ou presque au :

Un grand plaisir partagé de nous rencontrer !

Mille excuses à Nadine que je n’ai pas attendu aujourd’hui et que je vais recontacter…

A lundi, ou peut-être mardi seulement, pour des conseils de couture des blocs !
J’ai eu des messages que vous aimez vos tissus reçus, j’en suis ravie mais pas étonnée !

Patchamicalement,
Katell

A mon seul désir…

Tapisseries médiévales

La plupart des tapisseries qui réchauffaient les murs de châteaux montraient des scènes de guerre, de chasse, ou des thèmes religieux (un jour peut-être, une érudite me proposera-t-elle un article sur la prodigieuse Tapisserie de l’Apocalypse d’Angers ? Avis aux amatrices !).

S’il est une tapisserie médiévale extraordinairement poétique, c’est bien celle qui, généralement, se trouve au Musée de Cluny à Paris, en six panneaux :

Voici la plus énigmatique des six tapisseries de la série appelée La Dame à la Licorne, A mon seul désir (écrit en haut de la tente bleue). Sur chacune d’elles, une Dame et sa suivante sont entourées d’un bestiaire, d’un herbier, de blasons héraldiques, de scènes détaillés par les spécialistes, pour découvrir le sens profond de chaque tenture…

S’il est à présent convenu, depuis les années 1920, que les cinq sens sont illustrés sur cinq tentures, qu’en est-il de la sixième ? L’intuition, le fameux sixième sens féminin ? D’après l’esprit médiéval, les œuvres poétiques de l’époque et l’écriture sur la tente, A mon seul désir, ce sixième sens serait celui de l’esprit, ou bien du cœur et du désir féminin…. Les troubadours venus d’Occitanie, par leurs chants et poésies, avaient fait connaître l’Amour Chevaleresque et inventé l’Amour Courtois, fait de tendresse et de passion ; grâce à eux les relations entre hommes et femmes se teintaient d’élégance et de sentiments… Au Moyen-Âge, dans ce rang social élevé, on se nourrissait le cœur et l’esprit de musiques, de poésies, et pas seulement de religion ou de récits épiques !

Les Arts aident à mieux vivre…

Deux ménestrels – Codex des Cantiques de Sainte Marie © Getty / Anonyme – vers 1280 _ Heritage Image

La Dame à la Licorne et les Six Sens, cette série de tapisseries flamandes terminées en 1500, fait partie de notre plus beau patrimoine. La finesse des détails, le raffinement des compositions en font une œuvre remarquée au XIXe siècle par George Sand, qui signala un ensemble de huit tapisseries à son éphémère amant Prosper Mérimée. Lui aussi écrit qu’il y en avait d’autres, mais qu’elles furent découpées pour en faire des tapis et des couvertures de charrettes… Dans ce cas, avec 8 tapisseries ou même plus, l’interprétation des 6 sens ne tiendrait plus… Mais sans doute, ils comptèrent d’autres tapisseries qui n’étaient pas de cette série. Toujours est-il que Mérimée fit classer six tapisseries au titre des Monuments Historiques en 1841-42. Ce n’est qu’un épisode de la vie très mouvementée de cet ensemble de tapisseries, bien des livres racontent leur épopée historique. Mais mon livre préféré reste celui de Tracy Chevalier, qui nous plonge dans l’histoire romancée, mais très documentée, de leur création.

Troisième roman de Tracy Chevalier paru en 2005, après La Vierge en Bleu (1997 – 2006 pour la traduction française), qui se passe partiellement à Toulouse, puis la fabuleuse Jeune Fille à la Perle (1999)…

J’ai visité deux fois le Musée de Cluny à Paris (5e), pour m’imprégner de la Dame à la Licorne en six tapisseries, parfaitement restaurées. Je suis aussi allée tout au nord-ouest de Manhattan pour voir leurs cousines, les sept tapisseries de La Chasse à la Licorne. Elles m’inspirent, elles me parlent.

C’est la dernière des sept tapisseries de La Chasse à la Licorne, la plus simple et la plus belle, aux Mille-Fleurs splendides. La reine Anne de Bretagne, reine de France, la commanda, quelques années avant que la Dame à la Licorne ne voie le jour. Si la licorne est ici le thème principal (sa chasse, sa capture), elle ne sera qu’accompagnatrice de La Dame, moins de dix ans plus tard.

Les tapisseries Mille-fleurs étaient à la mode à la fin du Moyen-Âge, avec leurs ornements issus de la nature, le plus souvent des fleurs qui ne sont pas plantées dans le sol de manière réaliste, mais plutôt juxtaposées, souvent avec des animaux, dans un but esthétique. Il n’y en a pas mille, mais leur foisonnement donne cette impression ! Des botanistes ont su faire la liste précise de plusieurs plantes et fleurs représentées sur les tapisseries les plus connues, tellement leurs dessins sont précis (une bonne quarantaine reconnues sur La Dame à la Licorne).

Et pourquoi la licorne ? On en voit partout en ce moment, en plastique et en paillettes… Cet animal mythique est mis à toutes les sauces ! A l’origine, c’était une création païenne, il semble qu’elle symbolisait la captation de l’énergie cosmique (ou est-ce une interprétation new age ?). A ce sujet, ne manquez pas Tout ce qui est sur Terre doit périr, livre de Michel Bussi !

Une histoire mêlant avec bonheur aventures, mystère des origines des mythes et religions…

Au Moyen-Âge, du temps de ces tapisseries, la licorne avait déjà été christianisée pour être acceptée ; quant à la Chasse à la Licorne, elle est bien teintée de conquête de la virginité d’une Belle par un Chevalier !

Mille-Fleurs au MEETT

Comme bien d’autres quilteuses, mes amies et moi avions participé avec enthousiasme à la robe de mariée participative, à l’initiative de Joëlle Vétillard, avec des semis de Mille-Fleurs, ce style artistique tellement en vogue en ces temps médiévaux…

Nous avons été très nombreuses à y participer, quelle fierté ! (photo R. Levaché). Cette extraordinaire robe de mariée a de nouveau été admirée à Lacaze en juin dernier.

Nous avions tant aimé cette expérience que, peu de temps après, nous entreprîmes de faire à notre tour des semis de fleurs, sur fond vert cette fois. La première photo est dans BeeBook, page 147. Puis ça a traîné, tergiversé, jusqu’au jour où Kristine a lu que La Dame à la Licorne allait… nous rendre visite. Oui, à Toulouse !! Le déménagement de cet ensemble de tapisseries est rarissime, mais ce n’est pas la première fois que La Dame vient chez nous : elle y trouva refuge lors de la Première Guerre Mondiale, à l’abri des bombardements, au couvent des Jacobins…

Du 30 octobre 2021 au 16 janvier 2022, au Musée des Abattoirs de Toulouse, nous aurons le grand privilège de pouvoir admirer ces six tapisseries, le temps que le Musée de Cluny se refasse une beauté.

Alors nous nous sommes mobilisées, toutes les dix, pour terminer ces 5 panneaux textiles en Mille-Fleurs cet été, afin de marquer cet événement qui fait honneur à notre ville :

Pure Nature
L’Embellie
L’Or des Prés
Passion Pavot
L’Heure Bleue

Passion Pavot et L’Heure Bleue, détail

Nous avons constaté que changer l’ordre des tapisseries ne donnaient pas du tout le même effet, nous avons donc choisi cette progression du plus clair et doux au plus intense. Qu’avons-nous voulu exprimer ? Nous ne le savons pas nous-mêmes vraiment. Avec certitude, notre amour des fleurs et de la nature, ainsi que notre amitié : ensemble nous sommes plus fortes et créatives ! Mais cette lumière qui vient du ciel, cette évolution à partir des fleurs blanches, symboles de l’innocence, vers les teintes plus denses, rouge profond et bleu-violet, ne sont-elles pas une représentation de la Vie ? Nos deux premiers panneaux terminés étaient les rouge et bleu, la maturité, la sagesse… N’est-ce pas la période que nous vivons toutes dix ?

Cultivez votre amour de la nature,
car c’est la seule façon de mieux comprendre l’art.
Vincent Van Gogh

Merci à Nathalie Marques, co-fondatrice des Salons Tendances créatives, co-gérante avec son amie Isabelle Dnistzenski, d’avoir accepté d’exposer en exclusivité cette tenture en cinq tableaux, bien modeste en regard des tapisseries médiévales mais faite avec le cœur, ce précieux sixième sens, pour célébrer cet événement.

Vous pouvez voir nos Mille-Fleurs 2021 dès aujourd’hui au Salon des Tendances Créatives de Toulouse, c’était l’ouvrage-mystère annoncé qui vous incitera, j’espère, à aller voir le chef-d’œuvre de l’an 1500 au Musée des Abattoirs ! Nous avons mélangé de nombreuses techniques, travaillé main et machine, appliqué, brodé, improvisé, et nous sommes ravies du résultat 😊.

Cinq mètres de fleurs ! La hauteur est de 144 cm. En les voyant accrochés ainsi, nous aurions dû les faire plus longs 🤣

Il y a des fleurs partout
pour qui veut bien les voir.
Henri Matisse

Pure Nature et l’Embellie, détail

J’espère vous rencontrer un de ces quatre jours au Salon, je serai bien sûr accompagnée de mes fidèles amies qui ont autant que moi participé à cette œuvre collective !

Katell et ses amies Abeilles Andrée, Évelyne, Brigitte, Kristine, Maïté, Vive, Danielle, Éliane et Chantal

Ô Toulouse !
Toulouse a donc l’immense privilège d’accueillir les six tapisseries de La Dame à la Licorne du 30 octobre 2021 au 16 janvier 2022 au Musée des Abattoirs. Pour apprécier ces chefs-d’œuvre mille fois mieux qu’en photos, une visite s’impose !

Pure Nature, L’Embellie et L’Or des Prés, détail

Morning Sunrise, coupons nos tissus/1

Avez-vous choisi vos tissus ? Avez-vous téléchargé le PDF ? Alors, allons-y !

Comme le PDF est conçu pour les Anglophones, je vais vous aider à l’utiliser. Vous avez vu qu’il y a de nombreux schémas, c’est très parlant, mais cela ne suffit pas quand on ne comprend pas bien l’anglais et que le système impérial, avec ses inches, sont des mesures mystérieuses, avec de surcroît, les couleurs variant selon les kits ! Nous allons donc avancer pas à pas, et terminerons la coupe des tissus vendredi 15.

Chaque kit a un nom et un diminutif :
Kit d’Alexandra Bordallo : AB
Kit Plage de Cozumel : 1
Kit Plongée sous-marine : 2
Kit Grand-Bassam : 3
Kit Comoé : 4

Voici les correspondances de couleurs (en italiques, le nom officiel de la couleur AGF) :

Tissu A : c’est le tissu des angles extérieurs du quilt, pour vous repérer ! Crystal Pink rose clair (AB), Royal Cobalt bleu intense (1), Cozumel, le bleu-vert (2, 3), Smooth Pebble gris taupe (4)

Tissu B : Warm Wave vert clair (AB), Cozumel bleu-vert (1) , Tile Blue (2, 3), Coffee Bean marron foncé (4)

Tissu C : Raspberry framboise (AB), Coral Reef corail (1), Flamingo flamant rose (2), Sienna Brick rouille (3, 4)

Tissu D : Coral Reef corail (AB), Lemonade citron vert (1), Grapefruit pamplemousse (2), Aurus vieil or (3, 4)

Tissu E : Turmeric curcuma (AB), Canary jaune acide (1, 2), Banana Cream jaune banane (3, 4)

Tissu F, uniquement kit 1 : white linen, blanc naturel

Vous avez le schéma sans couleur en page 11 du PDF, c’est l’endroit où écrire vos couleurs. Pour La Plage de Cozumel, j’ai modifié la répartition des couleurs en ajoutant un tissu, votre guide est la photo ci-dessous… Restez attentives !

C’est ici le kit 1, avec 6 couleurs au lieu de 5. J’ai modifié la répartition des couleurs.

Comment couper les beaux tissus que vous venez de recevoir ?

Je reprends quelques bases pour les débutantes que des animatrices de groupes de patchwork m’ont signalées : bienvenue à ces nouvelles qui découvrent le patchwork avec ce beau projet ! N’hésitez pas à vous manifester en commentaires, à poser des questions aussi !

Tout d’abord, le « problème » des inches et des centimètres. La guerre n’aura pas lieu ! Si vous avez des règles en inch, vous pouvez suivre directement les indications de coupe du PDF en page 3. Pour ma part, je vous indique les coupes en centimètres.

Pour ce modèle fait majoritairement de grands carrés, je coupe ces carrés à 21,5 cm pour un résultat cousu de 20 cm.

Voici comment couper une longue bande de tissus, ici de 21,5 cm pour couper mes carrés, à partir d’un métrage, pour une droitière (inverse pour une gauchère, en miroir). Pardon pour le reflet sur les règles !

Le but : couper une bande de tissu de 21,5 cm de large pour y découper des carrés de 21,5 cm de côté. Le tissu AGF reçu est plié en 2 sur une grande plaque de coupe, je pose la pliure horizontalement en bas (ou en haut), je pose ma règle carrée de 32 cm côté droit, ligne 21,5 cm en vertical (après avoir vérifié que le tissu est bien coupé à droite, sinon on équerre auparavant). Tout contre à sa gauche, j’appose ma grande règle en vérifiant que la pliure est bien parallèle aux lignes, pas de travers. C’est très important pour couper une bande qui ne sera pas en V à la pliure ! Je retire la règle carrée (qui ne servait qu’à bien positionner la grande règle) et je coupe au cutter le long de la grande règle. Ensuite, il sera facile de couper des carrés de 21,5 cm dans cette bande.

Dans un modèle, il faut faire attention aux conventions. Il est devenu clair, dans les modèles à couper à la règle et au cutter, qu’on donne les mesures à couper avec les marges de couture normalisées. Si vous travaillez en centimètres, la marge de couture incluse est de 1,5 cm (7,5 mm de part et d’autre) mais en inches, c’est 1/2 inch (pour 1/4 de part et d’autre), qui ne fait que 1,35 cm. Pour un modèle simple fait de carrés, la conversion est simplissime (on convertit ainsi : 1 inch = 2,5 cm), mais parfois cela devient bien plus complexe, car les valeurs sont inexactes…

Vous avez un excellent convertisseur sur le site France Patchwork, pour des mesures exactes. Ainsi, je sais que le quilt d’Alexandra Bordallo mesurera 56′, soit 1,42 m, si vous le faites en inches, 1,40 m exactement si vous le faites en centimètres !

Coupe en centimètres

Voici le nombre de carrés à couper à 21,5 cm de côté, pour tous les kits sauf le kit 1, dans chacun des tissus :
Tissu A : 13 carrés de 21,5 cm
B : 12
C : 4
D : 4

Kit 1 – A : 12 – B : 12 – C : 4 – D : 1 (le carré central, si vous ne mettez pas comme moi un carré brodé !), E : 4

Nous avons donc, pour chaque modèle, 33 carrés de 21,5 cm.

Nous avons aussi 8 carrés bicolores, coupés-cousus dans la diagonale. Ils sont en tissus D et E, sauf le kit 1 (tissus E et F). Pour ceux-ci, couper dans chaque tissu 4 carrés de 23 cm de côté. Ne les coupez pas encore en triangles, ce sera pour la semaine prochaine et vous comprendrez pourquoi c’est ainsi !

Centre du top du kit 1.
Comme je l’ai déjà indiqué, j’ai aimé ajouté au centre cette broderie afghane, brodé par une femme nommée Fahima.

Blocs aux carrés décentrés : ils sont très beaux, avec un carré en tissu C encadrant le carré central, entouré de tissu A pour tous les kits sauf le kit 1, qui lui utilise le tissu D.

Couper en tissu C 4 carrés de 11,5 cm, en tissu A (ou D, kit 1) : 4 carrés de 11,5 cm et un rectangle de 11,5 x 21,5 cm.

Astuce pour débutantes en coupe au cutter et règle

Il est difficile, au début, de savoir comment positionner son tissu et sa règle pour couper. Conseil général : je préfère couper debout, pour pouvoir peser sur ma main qui tient la règle, et je coupe en bougeant mon buste, le mouvement vient de l’épaule !

Explications pour droitière : chercher le bout de votre tissu et mettez un angle droit en bas à gauche de votre planche : logiquement, la grande partie de votre tissu ira vers le haut et surtout vers la droite. Cherchez ensuite sur votre règle l’angle où commencent les graduations (que j’appelle l’angle 1-1). Positionnez-le en haut à droite également :

Ici je suis prête à couper un rectangle de 10 cm de haut sur 9 cm de large, à droite et en haut. Il me restera à bouger la pièce coupée pour terminer la mise en équerre (je garderai toujours l’angle 1-1 en haut à droite !)

Puis, si vous voulez faire une coupe de 9 cm sur 10 cm par exemple, cherchez ces deux mesures horizontalement et verticalement et laissez-les sur le tissu à couper (ou alignez-le au tissu s’il est déjà parfaitement coupé). Prenez votre cutter dans votre main droite, dégagez la lame, mettez-la contre la règle en bas à droite et l’index sur les rainures. La main gauche est à plat en appui sur la règle, coupez de bas en haut, puis de droite à gauche en haut (sans faire bouger la règle).

Si vous avez une petite planche, faites-lui faire un demi-tour et coupez les deux derniers côtés. Si vous êtes sur une grande planche, faites bouger votre tissu !

Pour les gauchères (nous sommes 15 % !), l’angle droit de la règle où est écrit 1-1 est positionné en haut à gauche bien sûr, nous coupons avec notre main gauche et tout va bien aussi !

Il reste les blocs extérieurs centraux, qu’on nommera ici les blocs diamant.

Bloc diamant, mise en sandwich imminente !

Deux possibilités d’assemblage et donc de coupe, que je vous détaillerai seulement vendredi prochain !

Et cette semaine, programmez aussi d’aller au Salon des Tendances Créatives de Toulouse si ce n’est pas trop loin pour vous, il faut soutenir cette institution, les artistes et les commerçants qui y seront !

Tous les détails par ici et sur leur site.

A bientôt, et reprenons le chemin du patchwork avec enthousiasme !
Katell

Béatrice Bueche au Festival de Ménigoute (79)

Un Festival de films écologiques et ornithologiques est a priori éloigné du monde du patchwork, sauf quand une passionnée des oiseaux est aussi quilteuse (et inversement !).

Du 26 octobre au 1er novembre de 10h à 19h30 (entrée gratuite), dans les Deux-Sèvres, c’est un grand rendez-vous pour les amoureux de la nature qui agissent !

Depuis des années, ce Festival est illustré par des expositions d’arts dits majeurs ou nobles (sculpture, photographie, peinture) mais à force de persuasion, mon amie Pierrette a réussi à convaincre que l’art passe AUSSI par les tissus ! C’était son rêve (I have a dream…) de conjuguer ses deux passions. Cette année, c’est chose faite avec la venue de la merveilleuse Béatrice Bueche !

Attention, l’exposition de Béatrice ne sera ouverte qu’à partir de mercredi 27 à 14 heures !

Je m’arrange pour y aller vendredi 29 après-midi, c’est trop court mais c’est mieux que rien ! Je suis impatiente d’y revoir mes amies, admirer l’expo de Béatrice, et sans doute visionner un film en fin de journée…

L’arbre blanc, le passage des oiseaux migrateurs… Béatrice Bueche

On a peine à croire que ces orchidées sont en tissus… Béatrice Bueche
Sous-bois, Béatrice Bueche, 60 x 50 cm

Sous-bois, détail, Béatrice Bueche

Et le lendemain, ce sera une autre évasion, en Journée de l’Amitié en Charente, où on parlera aussi de nature et d’art textile !

L’art et la nature… Ce sont de belles passions !
Katell

Tout art est une imitation de la nature.
Sénèque


Salon Tendances Créatives à Toulouse

Mais oui, la vie culturelle reprend, quelle joie !

Nous avons adoré reprendre contact avec les quilteuses occitanes à Lacaze dans le Tarn, puis à Lacapelle-Bleys dans l’Aveyron cet été, en septembre nous avons voyagé en Alsace puis à Nantes : partout, le soulagement que les activités reprennent ! Partout, des personnes chaleureuses, avec le paradoxe de moins de contacts physiques (finie, la bise !) mais bien plus de connexions de cœur à cœur.

Partout aussi, on entend que bien des personnes ont perdu le goût du patchwork et le goût de vivre. Ces derniers 18 mois ont été ravageurs pour le moral, quand ce n’est pas pour la santé-même. Il est grand temps de remonter la pente, de revoir celles et ceux qui vous font du bien, de faire d’ailleurs un vrai tri des personnes. C’est votre vie, rendez-la la plus belle possible.

DIY, do-it-yourself, ce n’est pas très français… Alors on assume et on dit à présent Faire Soi-Même ! Peut-être qu’un jour tout le monde comprendra l’acronyme FSM

C’est le moment de remotiver les amies de notre entourage, partout en France les Salons régionaux reprennent ! Aujourd’hui, laissez-moi vous présenter celui de Toulouse, qui renaît littéralement :

Le Parc des Expositions du Ramier à Toulouse n’existe plus. 13 hectares sont libérés de la gangue de béton et de macadam pour en faire notamment un Central Park toulousain. Lors de la dernière édition du Salon des Tendances Créatives, nous y avions un stand pour faire connaître BeeBook, tout beau tout neuf… C’était en 2019, c’était il y a si longtemps…

Pour remplacer ce lieu devenu obsolète, le MEETT, vaste complexe d’expositions, de conventions, de réunions, a été construit au nord-ouest de Toulouse, permettant une circulation fluide par la rocade de la Voie Lactée, celle qui passe par le centre commercial de Blagnac, et un parking très aisé (ah les tours et détours pour trouver une petite place autour du vieux Parc…). Le très vaste parking est au-dessus des salles d’expositions, c’est immense (notez où vous avez laissé votre voiture !), c’est à l’abri, c’est idéal. Les transports en commun sont au cœur du dispositif d’accès : le tramway commence au Palais de Justice au centre ville, puis les Arènes, Purpan, centre de Blagnac, et enfin le MEETT. Vous avez aussi le bus n°30 qui vous mène au pied du bâtiment. Il faut 44 mn de terminus à terminus, 35 mn à partir des Arènes.

Le MEETT se trouve sur la commune d’Aussonne, à 13 km à vol d’oiseau de Toulouse, au nord-ouest. Accès et plan ici.

Pour nous, les Abeilles de la Ruche, c’est idéal, nous habitons du bon côté de Toulouse pour y accéder !

Un vrai coup de jeune souffle sur le Salon, avec de nombreux ateliers pour apprendre de nouvelles techniques (ou des anciennes remises au goût du jour) ; les ateliers sont concentrés jeudi 14 octobre :

Les commerçants nous accueilleront avec leurs meilleures fournitures, leurs nouveautés… Quelle joie de retrouver nos amies toulousaines Martine et Hélène de Quilt & Patch, Émilie et Damien de Neelam, mais je ne peux les citer tous, voyez ici la liste !

Le Salon ne serait pas complet sans des expositions ! France Patchwork exposera les quilts du concours national « Carrément Crazy », dévoilés le mois dernier au Carrefour Européen du Patchwork, avec l’extraordinaire portrait réalisé par un membre allemand de notre association :

Œuvre de Dieter Filler, qui a été choisie comme emblème du Carrefour Européen du Patchwork 2021. Splendide !

Ce Salon fera la part belle aux hommes de l’art. Outre Dieter Filler, ce sera l’occasion de découvrir la virtuosité d’un brodeur, ancien apprenti à Lesage, Nicolas Jover, ainsi que le plumassier Yannick Delplace. Que de découvertes en perspective !

La Ruche des Quilteuses expose au MEETT

La fête sera complète pour nous, pour vous aussi j’espère, car nous avons été invitées à exposer des quilts de La Ruche des Quilteuses, des quilts vus sur notre blog, avec quelques-uns inédits. Vous nous connaissez, nos quilts ne sont pas des prouesses qui visent des concours, ils nous accompagnent dans nos vies, font plaisir à nos proches… Nous aimons nous inspirer de quilts traditionnels, tout comme de l’art moderne. Nous aimons improviser, c’est-à-dire commencer un quilt sans savoir où nous allons aboutir… c’est un voyage plein de sensations, de souvenirs… Et ce que nous aimons par-dessus tout, c’est jouer avec les couleurs, nous faire plaisir avec simplicité ! Nous serons très heureuses de partager notre passion avec vous.

Des Quilts-Météo au MEETT

Ce n’était pas prévu, c’est d’autant plus excitant ! Plusieurs quilts-météo qui furent exposés au Carrefour Européen du Patchwork n’ont pas été encore rendus… Pour vous les Occitanes, nous avons obtenu la possibilité d’exposer une sélection de ces quilts, avant leur expédition. C’est une vraie opportunité d’aborder ce nouveau concept, de préparer en groupe, en club ou en solo votre quilt-météo 2022 ! Nous serons présentes, près des quilts-météo ou dans notre galerie, pour vous expliquer le principe en détails. Je peux d’ores et déjà vous annoncer que Christophe Hénault, bien connu dans la région pour ses quilts comme ses broderies, a accepté que le sien soit exposé, avant de l’offrir à son neveu 😊. Un homme de l’art de plus au Salon !

L’année prochaine, en juin 2022, une autre exposition de quilts-météo aura lieu à Lacaze (Tarn), avec la nouvelle vague de quilts inédits. Encore du plaisir en perspective !

Surprise au MEETT

OH ! Mais que cache cette surprise ?

La vie offre parfois des opportunités à saisir, et nous avons voulu accompagner un événement culturel qui se déroulera prochainement chez nous, avec notre coup de projecteur en fils et en tissus… pour notre plus grand plaisir !

La clé du mystère sera dévoilée au Salon dès jeudi 14 octobre, et ce même jour dans ce blog.

Faites-vous plaisir,
retrouvez le chemin des Tendances Créatives !

Faites du bruit,
parlez-en autour de vous !

La billetterie en ligne est ici. Un pass sanitaire sera demandé à l’entrée. N’ayez crainte, aucun événement récent n’a causé de cluster (foyer épidémique), chacun garde son masque, se lave les mains et tout va bien !

Amis d’Occitanie mais aussi de plus loin, j’espère vous rencontrer en nombre à ce Salon tout beau tout neuf, signe d’une Renaissance !
Katell

A la semaine prochaine !