Fréquenter la nature remet les idées en place, avec les pieds bien sur terre et la tête près du ciel. En ville, nous ne sommes pas la même personne. C’est pourquoi le mélange des genres, les écolos-bobos des villes, sont si facilement moqués. Même si certains ont des attitudes de précieuses ridicules, l’envie de nature est viscérale pour la majorité. La pandémie a une conséquence inattendue : une augmentation des déménagements vers un appartement avec terrasse, une maison, ou plus radicalement vers la campagne.
La grande aventure de l’existence, c’est de trouver là où l’on est bien.
Sylvain Tesson

Même si je ne suis pas bobo puisque vivant à la campagne🙃, je me suis bien moquée du scandale de la cantine du lundi à Lyon.
Petit rappel : en janvier 2019, 500 personnes avaient signé un manifeste demandant de ne plus manger de viande ni de poisson chaque lundi de l’année, « pour faire un geste pour la planète », les individuels comme en restauration collective. Malheureusement, cette proposition fut sabordée par la dénonciation du mode de vie des signataires, habitués à prendre l’avion – donc au bilan carbone élevé – et la bataille de chiffres noya le poisson mangé ou pas.

A la cantine des petits Lyonnais, il est question d’éviter la viande le lundi, avec cependant des œufs, du lait (donc ce n’est pas un menu végétalien), et aussi avec du poisson (donc ce n’est même pas un menu végétarien). La plupart des médecins conseillent d’ailleurs de manger moins souvent de viande, mais de la meilleure. Que n’a-t-on pas entendu !!! De nombreux politiciens ne se sont pas grandis avec leurs réactions faussement affolées sur la santé des enfants.

Sans tambour ni trompette, de nombreuses cantines proposent un repas végétarien par semaine, sans que cela ne fasse de vague.

Nous les Terriens sommes toujours plus nombreux et ce n’est pas demain qu’on va trouver une solution sur Mars ou la Lune. Sur Terre l’agriculture devient plus difficile, avec un climat plus extrême, trop ou pas assez d’eau, des sols appauvris… Certains éleveurs et agriculteurs sont d’accord qu’avec de bonnes décisions, de la concertation, de la bonne volonté, des aides bien ciblées, ils trouveront des pratiques à la fois rentables et plus respectueuses de la nature. Notre société ne doit plus viser le toujours plus des décennies précédentes, mais le toujours mieux, y compris pour la production de la viande. Un vaste programme, nécessairement européen, devra donner aux agriculteurs plus de responsabilité envers la préservation de la nature et le bien-être animal, couplé avec plus de dignité et considération pour eux qui travaillent pour notre alimentation, et ils devront disposer de plus de solutions réellement vertes avec bien sûr une plus juste rémunération. Ce qui est en jeu, c’est à la fois le respect de la nature et la sécurité alimentaire ! Nous avons de si bons produits de terroir, il faut poursuivre leur valorisation avec des accords commerciaux qui les favoriseront.
Et en faisant vraiment la guerre aux gaspillages, nous augmenterions aussi les ressources.
L’homme est un enfant capricieux qui croit que la Terre est sa chambre, les bêtes ses jouets, les arbres ses hochets.
Sylvain Tesson

Nous pouvons avoir une agriculture moderne ET verte. Il est grand temps de limiter l’agriculture industrielle du XXe siècle pour préserver faune et flore naturelles : lisez le blog de la Marmotte Rousse qui se soucie particulièrement du paysage de bocage avec ses haies, réseaux de réserve naturelle (Le Terrier de Marmotte, articles de février 2021).

Ces derniers siècles ont vu la vision du monde changer radicalement. On a célébré la supériorité de l’Homme sur la Nature, le cartésianisme nous a incités à avancer dans la connaissance et les sciences. Mais on a en même temps considéré la nature comme utilitaire, un garde-manger de ressources à disposition. On a perdu la mesure des peuples premiers, certes moins nombreux que notre population mondiale actuelle, qui ne prélevaient que le strict nécessaire : pas de gaspillage, ni d’enlaidissement de la nature. Les Romantiques, les Hippies et tant d’autres contestataires ont alerté sur la perte du respect du vivant et du naturel, maladroitement sans doute. Mais oublier la sagesse de la nature conduit à la surconsommation, au culte de l’accumulation (des objets, des richesses).

Le bien-être matériel est certes très appréciable et améliore la qualité de vie, je ne suis pas prête à endurer la dure vie de nos ancêtres ! Mais on a parfois oublié que la qualité des échanges humains et la relation à la nature nous rendent plus lumineux et heureux ☺ En ce temps particulier de pandémie, on peut redonner la juste valeur aux choses. Nous nous sommes trop éloignés de la nature, source d’enchantement, qui procure un mieux-être simple, rassurant, vivant, harmonieux.
Le tableau le plus cher du monde ne vaudra jamais un coucher de soleil en exposition temporaire, ou même la plus humble pâquerette quand on la regarde de très près.
François Garagnon, Jade et le réenchantement du monde.
Réenchanter le monde, c’est aussi se redonner le droit de s’émerveiller en observant la nature, en oubliant les explications scientifiques du pourquoi et du comment et en sentant battre le pouls de la puissance naturelle.
Au printemps, quelle énergie dans l’éclosion des bourgeons, dans les chants des oiseaux !

En faisant du patchwork, nous aussi nous réenchantons le monde. A partir d’humbles tissus, nous faisons de la magie ! Laissons-nous porter par la simple joie de créer, même si on n’aboutit pas forcément à un chef d’œuvre. C’est le cas avec ce nouveau quilt, où j’ai patiemment additionné mille souvenirs, mille restes d’autres ouvrages. Quand j’ai commencé par le mot NATURE en tissus blanc et orange, je ne savais pas du tout où j’allais ! Ce quilt témoigne des vertus du recyclage et de la liberté de l’improvisation.

Déconnectons-nous un peu du monde moderne pour nous reconnecter à la nature !
Lumineusement, Naturellement,
Katell












































Nous avons une bonne nouvelle qui, espérons-le, ne tombera pas à l’eau… La Ruche des Quilteuses est invitée à exposer en juin prochain à Lacaze dans le Tarn ! Ce sera un week-end très festif où chacun sera heureux de replonger dans une vie faite d’art et d’amitié. Nous ne serons pas seules, à l’appel de Christine Meynier et Cécile Milhau, Les Filles du Rouvray, les quilteuses passionnées qui travaillaient dans le premier magasin de patchwork de France, exposeront une belle sélection de leurs 




































La symbolique de la résilience est dans le titre brodé :












































