Nous n’avons plus le même rythme de rencontres avec mes amies quilteuses. Il y a un peu plus d’un an, nous passions tous nos vendredis ensemble, toute la journée, en club, avec déjeuner partagé et embrassades ; à présent nous nous réunissons seulement l’après-midi, chez les unes et les autres, une à deux fois par mois, avec le respect des mesures sanitaires.
Les derniers rendez-vous ont été bavards – ah quel plaisir ! – mais aussi très productifs.
Tout commence par la mise en place d’un atelier temporaire, avec 3 machines à coudre, un centre de repassage et un centre de coupe. Tout est calme, quelques minutes avant 13h30.
Peu de temps après, c’est une ruche bourdonnante et travailleuse :
Nous avons improvisé un mur textile :
Un tissu blanc épinglé sur un quilt accroché au mur sert de mur textile temporaire. Sur le canapé, les Oiseaux de Maïté.
Nous finissons toujours par terre :
Vendredi dernier, nous avons terminé le montage des blocs d’oiseaux, avec cette mise en scène volontairement différente de ce que nous avons déjà vu. Les oiseaux sont très colorés, avec un corps en tissu uni et l’aile en wax africain. Le fond est fait de divers tissus écru-beige, avec des bandes d’herbe où les oiseaux peuvent se poser.
Ce quilt fait en commun sera le lot d’une tombola à Lacaze (Tarn) fin juin 2021. Nous vous en reparlerons en temps et en heure !
Et voilà le top bel et bien terminé ! Nous avons essayé de respecter une légère perspective, avec les bandes vertes légèrement plus fines en haut et les plus grands oiseaux en bas. Nous aurions peut-être dû rester plus classiques, mais nous aimons explorer les infinies possibilités du patchwork et le quilting donnera du caractère au top !
Avec la joie emmagasinée vendredi, nous sommes reboostées jusqu’à la prochaine rencontre. C’est la magie de l’amitié qui nous unit. Et demain, nous vous montrerons des étoiles !
Hier lors de notre réunion de vendredi, certaines Abeilles avaient apporté leur tout nouveau magazine des Nouvelles, arrivé le jour-même dans leur boite aux lettres : quel bonheur de le feuilleter ! J’étais bien sûr impatiente d’y voir l’article sur le groupe des quilteuses et quilteur qui m’ont suivie dans l’aventure des quilts météo, un beau défi sur 366 jours hors du commun. Vous en saurez plus en lisant ces trois pages, richement illustrées, qui donneront peut-être envie à de nouvelles quilteuses de s’y mettre ; en effet, le groupe Facebook s’appelle à présent Quilt Météo 20-21, car la nouvelle génération est là ! Nous les avons accueillies avec enthousiasme, et tout juste un brin de taquinerie : trop facile, l’année 2021 ne comporte QUE 365 jours !
Détail du quilt météo 2020 d’une quilteuse hongroise qui fait partie du groupe, Teri Tótné
Dans la même revue, j’ai été très heureuse de voir que mon quilt Castelnau (modèle de BeeBook), que vous pouvez voir ici en illustration, a été très judicieusement interprété par une quilteuse… Bravo à elle !
Il me tarde de recevoir mon exemplaire pour le lire plus amplement ! Aujourd’hui peut-être… ou alors après-demain ! Un immense merci à toute l’équipe des Nouvelles, et en particulier Sylvie Bedu, qui a immédiatement accepté mon article et a montré, avec les photos choisies, toute la créativité des quilt-météo addicts ! La maquettiste, avec qui j’ai travaillé pendant des années pour ce magazine et plus étroitement encore pour mon livre, a toujours de belles idées de mise en page. Avec elle, n’importe quel texte devient un régal pour les yeux ! Et, sans la complicité d’une poignée de quilteuses et de Christophe, je n’aurais pas pu offrir de si belles photos au magazine. C’est une chaîne d’amitiés et de talents comme ici qui rend la vie si belle !
La couverture est une pure splendeur… Les abonnés vont adorer la découvrir, je ne mets donc aucune photo (et je ne l’ai pas encore chez moi). Et plus que jamais, n’oubliez pas de reprendre votre abonnement, votre adhésion à France Patchwork, sinon, quand le monde tournera rond de nouveau, notre monde à nous serait bien moche sans notre Association France Patchwork…
A part lire Les Nouvelles, qu’avons-nous fait hier ? Vous le saurez dans le prochain épisode !
Ressentez-vous un peu – ou beaucoup – de vague à l’âme ? On parle de fatigue pandémique dans les médias. Même si l’humanité a subi des périodes encore bien plus noires qu’actuellement, la lassitude atteint même les plus solides d’entre nous. Cela fait un an que nous vivons au rythme du Coronavirus. Certaines personnes subissent des situations dramatiques, mais pour la plupart le malaise reste diffus mais pesant. Pour oublier un instant nos problèmes, suivez-moi dans ce pêle-mêle de choses qui font du bien !
J’ai un remède simple, un bain de nature : une bonne marche à pied ! Une promenade à la campagne, la montagne ou au bord de mer redonne le moral, la nature est une source infinie de joies. Quelques citations pour la route :
La marche est le meilleur remède pour l’homme. Hippocrate
Rien n’asservit l’homme qui marche. Vincent Vincenot
Quand vous marchez, laissez vos pensées prendre la couleur de ce que vous voyez. Robert Louis Stevenson
Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore. Jean Giono
La marche apaise. La marche recèle une énergie bénéfique. Patrick Süskind
La marche m’a remis d’aplomb, physiquement et mentalement, elle dissipe les nuages noirs. Quelle que soit la direction prise, marcher conduit à l’essentiel. Marcher, c’est faire un bout de chemin avec le temps. Sylvain Tesson
Le plus court chemin pour aller quelque part n’est pas la ligne droite, mais le rêve… Photo prise quelque part en Occitanie.
La forêt près de chez moi n’a jamais été aussi fréquentée que la dernière quinzaine de février : c’étaient les vacances scolaires ! Je m’en réjouis, ce sont autant d’enfants de Toulouse qui ont joué dans la nature au lieu de rester devant un écran. D’habitude en février, on ne croise que quelques sportifs et des bûcherons. Et des chasseurs.
Le réenchantement du monde que j’appelle de mes vœux n’est pas la priorité de tous ; cet hiver, les bruits des moteurs troublaient chaque jour de la semaine la quiétude de la forêt. Massacre des arbres à la tronçonneuse… Des hectares ont été sauvagement coupés, n’importe comment. Il est loin le temps où couper un arbre était un acte important, réfléchi, où l’homme demandait la permission – ou pardon – à cette vie bientôt interrompue. L’homme moderne trouve ceci absurde, il n’est plus animiste ! Mais l’énergie dans chaque organisme vivant peut nous faire considérer les choses d’une manière de nouveau plus spirituelle. Et si ça ne nous parle pas, considérons-le de manière pragmatique : trouver l’équilibre, la juste mesure entre le renouvellement naturel et le prélèvement humain est un des enjeux urgents. L’intelligence humaine serait bien mieux employée en protégeant la nature qu’en exploitant outrageusement ses ressources à court terme.
Cela fait quelques semaines que je voulais vous présenter Paradis Perdus d’Éric-Emmanuel Schmitt, le premier volet de son Histoire de l’Humanité en huit volumes.
Cette lecture fut un enchantement. Je me suis immergée dans la vie de ce village lacustre moderne d’il y a 8 000 ans, comme une re-connaissance. Les gens vivaient alors en pleine harmonie avec la nature, et ils nous sont si proches pourtant ! Je ne vous en dis pas plus, découvrez la vision du monde de nos ancêtres et cette belle histoire teintée de surnaturel.
Voilà un an, je vous montrais un top, et je ne vous ai pas encore montré le quilt terminé ! Il est plein de vitalité, de la taille d’un dessus de lit, largement inspiré du modèleLeaves in the Breeze, de Becky Goldsmith / Piece o’ Cake Designs (présenté dans le livre Appliqué outside the Lines) :
Entièrement quilté au coton perlé de diverses couleurs, la plupart en écho des feuilles et des branches, avec quelques fantaisies.Début mars, c’est déjà le printemps, avec les jeunes pousses qui jaillissent de terre, les bourgeons qui explosent, les senteurs qui enivrent ! Jeunes Pousses, Katell, 2020, appliqué improvisé main, quilté main.
Il ne manque plus que les copines…
Autre lecture récente, un dialogue à cœur ouvert entre Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir, l’un écologiste, l’autre philosophe des religions. Même si je n’adhère pas à tout aveuglément, ces deux hommes ont compté dans mon évolution personnelle, l’un depuis Le syndrome du Titanic, qui a rallumé ma flamme écolo, l’autre avec La promesse de l’ange, qui a résonné étrangement en moi. Ces deux livres sont parus tous deux en 2004, une année importante dans ma vie personnelle aussi. Depuis, j’ai lu une grande partie de leurs livres. Ma rencontre avec l’un d’eux reste inoubliable. Ils sont parfaitement imparfaits comme nous tous, ils sont mes frères de génération, mes frères d’idées, mes frères d’humanité. Leur livre en commun a subi pas mal de critiques, mais personnellement, j’y ai trouvé un grand réconfort : comme plusieurs de mes chères lectrices qui ont laissé un commentaire dans l’article précédent, nous ne sommes pas seules à penser pareil !
Depuis le premier confinement, France Patchwork anime avec beaucoup d’énergie son forum sur Facebook ; il est réjouissant de voir l’animation et la bonne humeur des participants ! J’avoue n’avoir suivi que le premier challenge qui commença le 18 mars 2020 ; il fit de chaque mercredi l’événement de la semaine : quelle couleur sera à l’honneur ? Nous avons toutes adoré ce rendez-vous !
La semaine dernière, nous nous sommes promenés en famille dans le Gers : l’occasion de faire de jolies photos ! Ici à Cologne.
Ce quilt est fini depuis belle lurette lui aussi… à part la bordure de finition qui a traîné ! J’avais partagé quelques détails au fur et à mesure sur ce blog. Chaque couleur m’inspira une ambiance, un mot, dans diverses langues. Ainsi, mon séjour récent en Espagne m’avait inspiré les mots Luz (lumière) et Vida (vie). Quelques incongrus avec le mot chinois qui signifie crise, le mot breton Glaz… Beaucoup de spontanéité dans ce quilt de chutes de tissus (je ne sais pas ce qui se passe dans mes tiroirs, ils semblent se reproduire, j’en ai toujours autant !…)
Ensemble malgré tout, le seul excellent souvenir de la première période de confinement, une fantastique idée des Céates FP que je remercie de nouveau ! Patchwork de chutes, pas un seul tissu imprimé répété, ce qui en fait un Charm quilt. Les lettres sont en piécé improvisé, d’après la méthode de Tonya Ricucci. Brodé à la main, quilté à la machine. Katell, 2020. Voici la mascotte du quilt ! Fait d’après le tuto de Pie Lady Quilts. J’ai eu beaucoup de difficultés pour terminer le quilting de ce quilt, ma machine à coudre préférant coudre plutôt que quilter…
Comme la plupart des quilts récents des Abeilles de la Ruche des Quilteuses, ces quilts seront exposé à Lacaze (Tarn) les 26 et 27 juin prochains. Oui, les organisateurs maintiennent l’événement, youpi !!
De la marche, de la lecture et des quilts, j’ai ces plaisirs simples pour combattre le blues. Il me manque la convivialité des rencontres… Mon agenda se remplit doucement, c’est bon signe, j’y crois !
Fréquenter la nature remet les idées en place, avec les pieds bien sur terre et la tête près du ciel. En ville, nous ne sommes pas la même personne. C’est pourquoi le mélange des genres, les écolos-bobos des villes, sont si facilement moqués. Même si certains ont des attitudes de précieuses ridicules, l’envie de nature est viscérale pour la majorité. La pandémie a une conséquence inattendue : une augmentation des déménagements vers un appartement avec terrasse, une maison, ou plus radicalement vers la campagne.
La grande aventure de l’existence, c’est de trouver là où l’on est bien. Sylvain Tesson
On a perdu en ville la convivialité des villages où tout le monde se connaît, où on se déplace à pied et où la nature est à notre porte. Quilt Castelnau, Katell (explications dans BeeBook, éditions France Patchwork).
Même si je ne suis pas bobo puisque vivant à la campagne🙃, je me suis bien moquée du scandale de la cantine du lundi à Lyon.
Petit rappel : en janvier 2019, 500 personnes avaient signé un manifeste demandant de ne plus manger de viande ni de poisson chaque lundi de l’année, « pour faire un geste pour la planète », les individuels comme en restauration collective. Malheureusement, cette proposition fut sabordée par la dénonciation du mode de vie des signataires, habitués à prendre l’avion – donc au bilan carbone élevé – et la bataille de chiffres noya le poisson mangé ou pas.
Faiblesse assurée contre les coronas à venir ? Vraiment ?… Des agriculteurs manifestent à Lyon (Rhône), lundi 22 février 2021. (NICOLAS LIPONNE / HANS LUCAS / AFP)
A la cantine des petits Lyonnais, il est question d’éviter la viande le lundi, avec cependant des œufs, du lait (donc ce n’est pas un menu végétalien), et aussi avec du poisson (donc ce n’est même pas un menu végétarien). La plupart des médecins conseillent d’ailleurs de manger moins souvent de viande, mais de la meilleure. Que n’a-t-on pas entendu !!! De nombreux politiciens ne se sont pas grandis avec leurs réactions faussement affolées sur la santé des enfants.
On peut bien sûr pourrir la vie des enfants. Un repas végétarien n’est pas un plat où on a simplement enlevé la viande ! Les cuisiniers ont bien plus d’imagination que cela et il n’est pas du tout question de donner une nourriture de moindre qualité nutritionnelle. Les enfants peuvent aussi se régaler avec un plat végétarien !
Sans tambour ni trompette, de nombreuses cantines proposent un repas végétarien par semaine, sans que cela ne fasse de vague.
Nous les Terriens sommes toujours plus nombreux et ce n’est pas demain qu’on va trouver une solution sur Mars ou la Lune. Sur Terre l’agriculture devient plus difficile, avec un climat plus extrême, trop ou pas assez d’eau, des sols appauvris… Certains éleveurs et agriculteurs sont d’accord qu’avec de bonnes décisions, de la concertation, de la bonne volonté, des aides bien ciblées, ils trouveront des pratiques à la fois rentables et plus respectueuses de la nature. Notre société ne doit plus viser le toujours plus des décennies précédentes, mais le toujours mieux, y compris pour la production de la viande. Un vaste programme, nécessairement européen, devra donner aux agriculteurs plus de responsabilité envers la préservation de la nature et le bien-être animal, couplé avec plus de dignité et considération pour eux qui travaillent pour notre alimentation, et ils devront disposer de plus de solutions réellement vertes avec bien sûr une plus juste rémunération. Ce qui est en jeu, c’est à la fois le respect de la nature et la sécurité alimentaire ! Nous avons de si bons produits de terroir, il faut poursuivre leur valorisation avec des accords commerciaux qui les favoriseront.
Et en faisant vraiment la guerre aux gaspillages, nous augmenterions aussi les ressources.
L’homme est un enfant capricieux qui croit que la Terre est sa chambre, les bêtes ses jouets, les arbres ses hochets. Sylvain Tesson
Nous pouvons avoir une agriculture moderne ET verte. Il est grand temps de limiter l’agriculture industrielle du XXe siècle pour préserver faune et flore naturelles : lisez le blog de la Marmotte Rousse qui se soucie particulièrement du paysage de bocage avec ses haies, réseaux de réserve naturelle (Le Terrier de Marmotte, articles de février 2021).
Ces derniers siècles ont vu la vision du monde changer radicalement. On a célébré la supériorité de l’Homme sur la Nature, le cartésianisme nous a incités à avancer dans la connaissance et les sciences. Mais on a en même temps considéré la nature comme utilitaire, un garde-manger de ressources à disposition. On a perdu la mesure des peuples premiers, certes moins nombreux que notre population mondiale actuelle, qui ne prélevaient que le strict nécessaire : pas de gaspillage, ni d’enlaidissement de la nature. Les Romantiques, les Hippies et tant d’autres contestataires ont alerté sur la perte du respect du vivant et du naturel, maladroitement sans doute. Mais oublier la sagesse de la nature conduit à la surconsommation, au culte de l’accumulation (des objets, des richesses).
La Maison des Insectes, chez ma fille et mon gendre, donne un abri pour plusieurs catégories de bestioles utiles.
Le bien-être matériel est certes très appréciable et améliore la qualité de vie, je ne suis pas prête à endurer la dure vie de nos ancêtres ! Mais on a parfois oublié que la qualité des échanges humains et la relation à la nature nous rendent plus lumineux et heureux ☺ En ce temps particulier de pandémie, on peut redonner la juste valeur aux choses. Nous nous sommes trop éloignés de la nature, source d’enchantement, qui procure un mieux-être simple, rassurant, vivant, harmonieux.
Le tableau le plus cher du monde ne vaudra jamais un coucher de soleil en exposition temporaire, ou même la plus humble pâquerette quand on la regarde de très près.
François Garagnon, Jade et le réenchantement du monde.
Réenchanter le monde, c’est aussi se redonner le droit de s’émerveiller en observant la nature, en oubliant les explications scientifiques du pourquoi et du comment et en sentant battre le pouls de la puissance naturelle.
Au printemps, quelle énergie dans l’éclosion des bourgeons, dans les chants des oiseaux !
En faisant du patchwork, nous aussi nous réenchantons le monde. A partir d’humbles tissus, nous faisons de la magie ! Laissons-nous porter par la simple joie de créer, même si on n’aboutit pas forcément à un chef d’œuvre. C’est le cas avec ce nouveau quilt, où j’ai patiemment additionné mille souvenirs, mille restes d’autres ouvrages. Quand j’ai commencé par le mot NATURE en tissus blanc et orange, je ne savais pas du tout où j’allais ! Ce quilt témoigne des vertus du recyclage et de la liberté de l’improvisation.
Réenchanter le monde, 2021, Katell. Réalisé uniquement avec des chutes et un vieux drap au dos. Pour le moment, ce quilt enchante notre terrasse !
Déconnectons-nous un peu du monde moderne pour nous reconnecter à la nature ! Lumineusement, Naturellement, Katell
Information aux quilteuses et au quilteur d’un quilt météo 2020
Imaginez des quilts météo réunis pour la première fois, exposant fièrement la couleur du temps de chaque jour… Nous, les membres du groupe Quilts Météo, avons rêvé d’une exposition commune : elle deviendra réalité en septembre prochain ! Si Mr. Corona se met en sourdine bien sûr…
LeTemps sous toutesses couleurs
Ce sera le titre de l’exposition des quilts météo 2020 au Carrefour Européen du Patchwork au Val d’Argent, en Alsace (oui, à Sainte-Marie-aux-Mines et les villages environnants).
Ce court message est pour toutes les personnes qui ont fait un quilt météo mais ne sont pas dans le groupe Facebook (information donnée hier soir). Si vous souhaitez exposer en Alsace, il faudra avoir fini votre quilt en juin. Mais auparavant, rapidement, j’ai besoin de votre nom, du titre de votre quilt, de ses dimensions (hauteur x largeur) et sa photo, pour établir la liste des quilts à exposer, le tout écrit à la boite aux lettres dédiée : quiltmeteo2020@gmail.com. Je vous enverrai un PDF qui vous donnera plus de détails.
D’autres expositions sont prévues, les dossiers seront établis au fur et à mesure.
Merci d’avoir suivi La Ruche des Quilteuses dans cette aventure, mes chaleureux remerciements vont à toutes celles qui ont diffusé ces informations avec enthousiasme (Merci Au Fil d’Emma !), merci à chacune d’entre vous qui avez fait vivre ce projet… je n’aurais rien fait seule !
Avec un sourire radieux, j’attends vos candidatures ! Katell
Il y a quelques années au Salon des Tendances Créatives de Toulouse, Caroline avait été séduite par un kit de sashiko (broderie japonaise). Dans une petite pochette, le tissu indigo, le fil écru, la longue aiguille et de petits ciseaux l’ont suivie partout en voyage, en famille, chez des amis… Tout le monde a vu Caro tirant l’aiguille ! Parenthèse méditative, point par point, Caro avançait son ouvrage.
Un jour, le sashiko fut fini ! Soulagement bien sûr, mais aussi un petit pincement au coeur… Qu’en faire ?
Caroline voulait le voir au quotidien, et les dimensions l’ont guidée vers la création d’un dessus de table basse. Il fallait une bordure. Impossible de retrouver le même tissu indigo presque noir, alors elle a choisi un tissu fleuri bleu qui va aussi bien avec le sashiko qu’avec son intérieur. Et elle me téléphona. Quel plaisir de se parler et d’apprendre qu’elle avait fini son sashiko !
On a échangé des idées, avec le support des photos qu’elle m’a envoyées. Le projet a mûri de part et d’autre. Finalement, la bonne idée de bordure était dans BeeBook :
Pour encadrer le panneau de sashiko, quoi de mieux qu’une symétrie japonisante, comme dans ce quilt ?Ce montage est expliqué dans « Petits secrets entre amies ».
Ayant (bien sûr !) BeeBook chez elle, Caroline a préparé les bordures, en ajoutant auparavant une petite bande contrastée écrue pour éclairer discrètement l’ensemble, de la couleur du fil de sashiko.
Assemblage d’une bande de 2,5 cm à la bordure fleurieCouture de la bordure sur le tissu indigoBordure à la japonaise terminée !Point de quilting spécial de sa machine à coudre Pfaff.
Nous nous sommes rencontrées pour la bordure de finition. Immense plaisir malgré nos masques !
Le quilting se résume actuellement au cadre, Caroline devra faire quelques lignes de quilting parallèles sur la bordure fleurie avant tout lavage et si cela s’avère nécessaire, faire des points marine invisibles à chaque intersection de sashiko. Finalement, Caroline a vu qu’il fallait laisser seulement 5 cm sur les 9 cm prévus en bordure par rapport à sa table, ce qui nous a permis de profiter du tissu excédent pour faire un simple retour du tissu bleu, au dos. Nous avons préparé tout ceci ensemble avec un faufil à la machine (longueur de point 6), il lui restait à faire l’ourlet au dos, à la main, à la maison, + un surpiquage de quilting.
Il y a juste suffisamment de tissu pour faire un ourlet au dos. Vous voyez une couture de maintien du tissu de dos au point très long (6) qui sera enlevée après la couture à la main.On peut vous le dire, Caroline avait un peu oublié comment on fait un quilt et elle avait quilté sans le tissu de dos (juste le top + le molleton). Après l’ourlet, Caro a ajouté une couture droite sur son point de quilting fantaisie. On apprend de ses erreurs !
La semaine dernière, j’ai reçu des photos de ce projet terminé : bravo Caroline !
Un bel intérieur à la fois chaleureux et zen !
Toutes deux, nous ne nous voyons pas très souvent, mais nous avons quantité de beaux souvenirs ensemble : sa venue dans mes cours de patchwork de débutante pendant sa seconde grossesse, plusieurs rencontres chez moi, par exemple avec Betty de Floride, et aussi dans sa très belle maison, une ferme rénovée à Pibrac devenue lieu de festivités, de séminaires et chambre d’hôtes (La Garoffe), avec un jour, la récupération d’un essaim d’abeilles par nos maris, et, last but not least, une séance de photos pour BeeBook !
Les activités ralenties de cette année lui permettent d’expérimenter de nombreuses activités créatives avec beaucoup de couture, des bijoux, du miel, des objets à base de cire d’abeille… C’est la touche de Caro, toujours active et pleine de bonnes idées !
Avec la cire et le miel de ses abeilles et quelques ingrédients, tous naturels, Caroline se lance notamment dans la fabrication de savons. Elle m’en a offerts, faits dans de très jolis moules, et ils sentent divinement bon !
Et quand nous pourrons de nouveau circuler en toute sécurité, nous organiserons des stages de patchwork chez elle… Des projets, toujours !
Pourquoi le 14 février est-il la fête des amoureux ?
❤️Il y eut Valentin, prêtre dans l’Empire romain, martyrisé et mort le 14 février 269, pour avoir célébré des mariages clandestinement alors que les soldats se devaient de rester célibataires, d’où l’ire des Romains qui manquaient de soldats. Dans un sens, Valentin préfigurait les hippies : faites l’amour, pas la guerre ☮. ❤️Autour du 14 février en ce temps-là, les Romains célébraient les Lupercales, une fête païenne qui faisait partir l’hiver, où l’on célébrait la fertilité de la terre et où les hommes couraient les filles. Comme souvent, les rites chrétiens se superposent sur les païens, Saint-Valentin devint plus tard la Fête des Amoureux instaurée par la papauté. ❤️Aux temps médiévaux, en Europe, au moment des chants assourdissants des oiseaux autour du 14 février, on disait que les oiseaux annonçaient bien le printemps et les amours. Le signe ☮ peace and love n’existait pas encore, j’y vois pourtant la trace d’une patte d’oiseau (même si ça n’a rien à voir). ❤️A la fin du Moyen-Âge, l’amour courtois prit la forme de valentinage dans l’aristocratie anglaise, avec des jeux d’amour et du hasard : le 14 février, on formait un couple pour la journée et ils s’échangeaient des mots galants, de petits cadeaux, et plus si affinités. L’Angleterre encore catholique célébrait la Saint-Valentin avec joie et espièglerie. ❤️Au 19e siècle, les Américains commencent à célébrer autant l’amour que l’amitié le 14 février, et les offres commerciales s’en mêlent avec les premières cartes postales aux cœurs rouges…
Les jeunes Américains célèbrent la Saint-Valentin à l’école, offrant de petits cadeaux faits maison à leurs copains, leur enseignant. Cela donne lieu à de nombreuses festivités sur le thème de l’amour et l’amitié. D’autre part, les parents disent souvent I love you à leurs enfants pour dire bonsoir ou au revoir…
Les oiseaux, par leurs chants, ont contribué à fixer la date de la fête des amoureux ! J’adore cette idée. C’est donc aujourd’hui que je partage avec vous les références pour coudre des oiseaux, because I love you !
La Parade des Oiseaux
Ce couple aux couleurs toniques sera dans le quilt qu’offrira La Ruche des Quilteuses pour une tombola à Lacaze fin juin 2021. En cours de montage !
Depuis quelques années, des oiseaux se promènent sur des quilts américains colorés, pioupious aux formes variées, parfois de guingois, se déplaçant en solo ou en escadrilles. Des groupes d’échanges se sont créés sur Instagram, j’ai vu beaucoup de participantes, mais relativement peu d’ouvrages terminés.
Comme vous m’avez demandé le modèle qui a inspiré Maïté, sur ce blog comme sur Facebook, voici toutes nos inspirations. Ne vous privez pas de faire naître des envolées de zozios qui illumineront vos intérieurs !
D’après mes recherches, c’est Lynne Tyler qui a créé The Bird of Happiness, l’Oiseau de la Joie, l’oiseau créé par improvisation en 2010. Voici son post expliquant son bloc.
Peu à peu les oiseaux se multiplient, faits régulièrement ou avec plus de fantaisie. On se met à appeler affectueusement ces oiseaux improvisés les birdies… Plusieurs quilteuses expliquent à leur tour comment faire ce bloc d’oiseau ; j’aime beaucoup le PDF, très facile à suivre, de Blok Lotto / Jean-Sophie Wood.
@lynnepusscat, 2020Un très beau quilt de Moonlight, 2018 @moonlightsewing
Pour ma part, j’ai découvert ces oiseaux grâce à Jill de Pie Lady Quilts, qui proposa en 2015son propre tuto d’oiseau improvisé sur son blog (avec une jolie petite tête !). Elle a fait deux splendides quilts aux oiseaux :
Voilà, vous avez toutes les références pour faire à votre tour vos oiseaux de paradis, des oiseaux de passage, des oiseaux en liberté, à protéger surtout… Ils égaient nos promenades, tant par leurs chants que leurs couleurs et leurs mouvements. Ils débarrassent les jardins d’insectes nuisibles, disséminent naturellement les graines, pollinisent… Ces symboles de l’équilibre de la nature se raréfient, c’est mauvais signe.
Celui-ci est dans un quilt que je vous montrerai bientôt !
Des cœurs pour la Saint-Valentin tout de même !
J’ai craqué pour le modèle Forever Mine de Bonnie Hunter (Quiltville) et j’ai utilisé au centre une belle broderie afghane de Guldusi (Pascale Goldenberg). Comme Bonnie et les quilteuses d’antan, j’aime utiliser de nombreux tissus coupés en bandes. La photo m’aurait suffi puisque je n’ai pas du tout suivi ses dimensions : je me suis appuyée sur mon carré central, mais j’ai tout de même acheté le PDF par respect envers la créatrice. Ce quilt de 85 cm de côté sera le centre de ma table aujourd’hui.
Derrière la maison, Mon amie la Rose, Katell, 2021Jeudi 11 février, comme un air de printemps dans le Sud, alors que mes sœurs regardent la neige tomber en Bretagne et à Paris…Un vrai scrap-quilt, dans la tradition des string-quilts. Traduction : il est composé de beaucoup de tissus différents, dans la tradition des quilts faits avec des bandes de récupération. Le quilting sur la partie claire dessine des centaines de ❤.Jeux d’ombre et de lumière.
Belle journée avec, j’espère, des chants d’oiseaux pour la Saint-Valentin ! Katell
A la suite de la présentation de ce très beau modèle issu d’un quilt des années 1820-30, je vous ai proposé de m’adresser vos photos. Il est grand temps de vous les présenter ! Jessie Aller, celle qui a décortiqué le quilt d’origine pour nous en faire des explications faciles à suivre, est très heureuse de cette inattendue gloire outre-Atlantique ! Thank you again Jessie!
Alors voici la galerie des fans de Diabolical Jane. Toutes m’ont précisé qu’elles ont pris beaucoup de plaisir à faire cet ouvrage, si flatteur pour les tissus, si amusant à agencer…
Gisèle Durbe a été une des toutes premières à avoir terminé son DJ… Un très grand quilt qui est, de plus, une sorte de réconciliation avec le patchwork. Parfois on en fait depuis longtemps, mais plus aucun modèle ne trouve grâce à nos yeux… Mais hop, le déclic, l’envie de jouer avec les tissus est revenue grâce à Jane la Diabolique ! Il est entièrement fait de tissus de sa réserve, avec un qui a 40 ans !N’est-il pas splendide dans cette chambre couleur framboise ? Gisèle a entamé un second DJ, cette fois-ci dans les bleus… Oh j’ai hâte de le voir !Comme si Gisèle m’avait entendu, je viens tout juste de recevoir son ébauche de Diabolic Blue, tout aussi réussi… Merci Gisèle et bravo !Miline vient tout juste d’assembler le sien, il mesure 111 cm de côté. De belles teintes douces… La coupe du bord lui a fait un peu peur !!
Voici le quilt de Michèle Mollet, plein de jolis imprimés très gais ! Pour ajouter de la lumière, il est quilté au coton perlé jaune dégradé, un très bon choix !Vu de dos, le superbe quilting de Michèle.La touche finale !
Le quilt d’Isabelle Hubsch sera très grand, il était en cours lorsqu’elle m’a adressé ces photos. Les imprimés fleuris très denses donnent une impression de jardin !Grâce à un petit collage photo, Isabelle nous présente ce que donnera ton top quand il sera fini !Le centre sera ainsi. Isabelle Hubsch
La plupart d’entre vous avez choisi de faire le DJ en format réduit. C’est judicieux car on concentre ainsi son effet géométrique. Celui-ci, aux imprimés précieux, est de Maya Clet.
Michèle Rotteleur a aimé faire son DJ en imprimés exotiques, renforcés par un uni noir. C’est un habile mélange de batiks africains et de pantalons de copines ! Il mesure 120 cm de côté.Encore Michèle Rotteleur ! Cette fois-ci, c’est un coussin de 50 cm de côté. Splendide.
Maïté Gautherin a utilisé un jelly roll , impeccable pour ce projet. Voyez-vous les adorables petits oiseaux ? Ils sont même sur les pattes d’accrochage !
Je constate que, malgré les difficultés à nous rencontrer, il y a des émulations de groupe, comme dans l’association de Pattofils dans le Jura, grâce à Marie-Odile Fournier-Mottet :
Marie-Odile a été la première à m’adresser une photo de son DJ sur la nouvelle adresse diabolicaljane@gmail.com ! Des tissus tout en nuances, un bel équilibre…
Et voici son second, une splendeur en tissus africains :
Diaboliques Wax, Marie-Odile Fournier-Mottet, une totale réussite.
Marie-Odile a fait un cours à son groupe Pattofils sur le Diabolical Jane par internet début janvier, 15 d’entre elles ont été intéressées par ce quilt diaboliquement tentant ! Certaines m’ont adressé la photo de leur quilt, avec toujours un très gentil petit mot, merci Mesdames :
Celui-ci a les dimensions d’un grand coussin, un petit frère gentil et pas du tout diabolique, nous confie Françoise Reymondet !Françoise Reymondet a aussi fait cette splendide variante de 230 cm de côté, avec une bordure très originale. Le quilting est en spirale. Quelle créativité, bravo ! (désolée, je ne peux pas agrandir cette photo)Le quilt de Viviane Baux est éclairé par son centre, comme une trouée de lumière dans une forêt dense et sombre… Osé et réussi !
Je vous laisse admirer le quilt de Christine Michalet, avec le choix assumé des pois rouge qui dansent !
Marie-Claude Gresset a fait ce très beau quilt…… mais aussi un coussin quilté en spirale, quelle belle harmonie !
Marmotte Rousse publie ce matin-même l’histoire complète de son DJ, en voici un résumé :
Dès que j’ai vu ce Diabolical Jane sur le blog de La Ruche des Quilteuses, j’ai su que je le réaliserai. J’ai choisi des tissus lumineux qui font entrer le soleil. Une petite fleur ronde désigne le centre. J’avais une contrainte car je tenais à utiliser les tissus de mon stock. J’ai diminué la dimension du carré de base : 6 cm coupé et donc des briques de 6 x 15 cm pour une taille finale de 1,20 m. Grâce à la grille offerte par Jessie, j’ai pu placer mes tissus pour respecter la symétrie. Le montage de cet ouvrage est très simple et conviendrait parfaitement à une débutante. À part le centre, aucune couture ne se croise et on travaille toujours dans le droit fil. La seule difficulté réside dans la pose de la bande de finition qui doit s’adapter au biais des triangles des côtés. J’ai adoré réaliser ce top qu’il me reste à quilter. Marmotte rousse http://leterrierdemarmotte.over-blog.com/
Danielle Birello a fait un top très contrasté, très dynamique, comme tous les quilts qu’elle fait ! J’aime la gaieté qui s’en dégage.Vive a fait un mini, irrésistible.Avec exactement les mêmes tissus, le grand frère (pas encore quilté). Aussi beau petit que grand !Dessine et joue ! dit Chantal.Coucou, de dos je suis pas mal aussi !Il est cousu et quilté machine, avec beauté et précisionVoici donc Dessine et Joue, de Chantal Bommier
J’ai profité du beau temps de dimanche pour faire enfin des photos du mien, offert à ma fille aînée début janvier :
Naya surveille le quilt, c’est à sa maîtresse ! Finalement il ne s’appelle pas Oh! Gwen, mais Oh! 33 ans…Détail de la bordure. On voit la grande variété des tissus et que les tissus Neelam se marient parfaitement bien avec d’autres.
Une sélection de ces DJ de la Ruche des Quilteuses seront exposés à Lacaze fin juin 2021, avec les autres ouvrages de l’année (annonce ici) ! Oui, nous sommes optimistes, l’agenda se remplit de rendez-vous de patchwork, youpi !!
Et pourquoi pas une exposition de nos DJ tous ensemble, un jour ?…
En attendant ces jours heureux, faites du patchwork, et pourquoi pas un Diabolical Jane ! Katell
Il faisait beau hier vendredi du côté de Toulouse, on entendait les oiseaux chanter, on voyait (déjà !) des abeilles butiner… Une journée donnant un avant-goût du printemps.
Quelques Abeilles de la Ruche des Quilteuses ont aussi saisi l’opportunité de se réunir, cette fois-ci chez Vive. De nouveau, nous avons strictement observé les mesures sanitaires, avec nos masques et un écartement de nos fauteuils. Et je crois bien que le bonheur de nous revoir peut stimuler nos défenses immunitaires !
Quilt solidaire
C’était un après-midi de papotage. La situation dans de nombreux départements nous attriste. Comment surmonter le traumatisme d’une maison inondée ? Nous serons bien sûr volontaires si une délégation fait une action pour les nouveaux sinistrés.
Nous avons suivi un modèle de Bonnie Hunter, Many Trips around the World. Il mesurera 120 x 150 cm.
Quelques blocs se retrouvent au dos, cela fera un beau quilt réversible. Voyez-vous le tissu aux roses ? C’est un tissu-bonheur, un tissu offert par mon amie LeeAnn… à qui j’ai souhaité hier justement un bon anniversaire. Une belle journée, vous disais-je !!
Kristine se charge du quilting, ensuite il sera prêt à être expédié. Je ne sais toujours pas s’il y a une adresse spéciale pour les quilts à offrir. Avez-vous des informations ?
Teinture indigo
Vive a ressorti son top aux fenêtres shibori :
Comme il lui reste beaucoup de rectangles teints, nous lui avons chaleureusement recommandé d’agrandir son top !
Nous attendrons les beaux jours pour faire un atelier de teinture indigo (à partir d’un kit d’Au Fil d’Emma). Vive a déjà éprouvé cette technique, avec sa sœur, et nous sommes avides de jouer à notre tour ! Lisez leurs articles qui racontent leur expérience à 4 mains par ici.
Quilts oiseaux
Nous avons un bon petit paquet de blocs d’oiseaux pour faire un quilt destiné à la tombola de Lacaze ! Mais Maïté a fait entrer le printemps en nous montrant ses deux nouveaux ouvrages – quand on n’est pas atteint, le covid a une conséquence bénéfique, on reste beaucoup plus à la maison et les projets de patchwork avancent !! – des nuées d’oiseaux qui semblent se raconter des histoires… un peu comme nous !!
Celui-ci est terminé, les détails sont fort intéressants, un quilt qui fait l’unanimité ! Il manque à Maïté les bonnes nuances de tissu pour faire la bordure de finition : nous essaierons de les lui fournir à la prochaine rencontre.
J’espère que ce petit Montre & Raconte vous a plu ! Mardi, vous retrouverez ici les quilts Diabolical Jane : j’ai reçu beaucoup de belles photos, quel engouement et quelle réussite à chaque fois ! Je suis sûre que vous aimerez cette galerie virtuelle.
J’ai reconnu mon bonheur au bruit qu’il a fait en partant.
Si nous ne sommes pas inondé, si nous avons la santé, guettons le moindre signe du renouveau de la nature : les premières fleurs s’épanouissent, les oiseaux chantent… Prenons le temps d’apprécier la vie dans les plus petites choses.
Betty sait toujours me dénicher des sujets étonnants, alors je me permets de partager cette info insolite que j’ai bien aimée !
Vous savez sans doute que les Américains sont de très gros mangeurs de chips. C’est d’ailleurs un chef cuisinier mi-noir mi-indien qui les inventa dans son restaurant de Saratoga Springs en 1853 : il servit des lamelles de pommes de terre frites et outrageusement salées à un client qui trouvait ses frites classiques trop grosses… La satisfaction inattendue du gourmet exigeant rendit cette garniture célèbre dans la région ! Ce n’est qu’au siècle suivant qu’Herman Lay créa la fabrication industrielle de chips (marque Lay’s), les de-Lay-cious grignotages… Des histoires de réussites à l’américaine.
Chip, cela signifie copeau, fine lamelle. George Crum (1824-1914) fut le premier à en servir en restaurant !
Évidemment, on ne peut croire que personne n’ait fait de fines lamelles de pommes de terre frites et salées auparavant, mais ce sont celles de George Crum qui sont passées à la postérité !
Chez nous, les rayons de chips ont aussi un succès grandissant et ces spécialités s’étalent au fil des ans, promettant du croquant, du croustillant, du salé, du piquant, plaisirs gustatifs hautement addictifs…
On ouvre le paquet, on picore, et hop le paquet vide part à la poubelle (dans le meilleur des cas). Aucun recyclage prévu pour cette matière très légère et imperméable. Les premiers paquets de chips à emporter étaient en papier ciré. A présent, c’est cette matière très fine et légère, brillante et bruyante, bien caractéristique, qui conserve les chips.
Eradajere Oleita (photo Facebook)
Eradajere Oleita, une Nigériane de 25 ans vivant à Detroit – ville dont je vous ai déjà parlé par ici – a fait parler d’elle voilà 3 jours : CNN a fait un reportage sur son utilisation des paquets de chips vides ! Cette matière prête à jeter ressemble à celle des couvertures de survie, ces feuilles fines dorées/argentées inventées par la NASA, puis utilisées couramment pour prévenir l’hypothermie. Elles ne coûtent pas grand chose mais peuvent sauver des vies.
Alors, que fait Erada avec des paquets de chips récupérés ? Elle les ouvre, les assemble par soudage, les double, pour en faire des sacs de couchage pour les SDF de sa ville. Le froid est intense ces jours-ci à Detroit et la matière de l’emballage agit contre la déperdition thermique : elle ne crée pas de chaleur, mais conserve celle du corps et l’isole de l’humidité. C’est sa contribution pour donner un peu de chaleur solidaire.
Il lui faut environ 4 heures et 150 paquets de chips pour faire un sac de couchage. Son but est d’en faire 60 en un mois (soit 9 000 sacs de chips utilisés au lieu d’être jetés) avec l’aide de volontaires. Elle vient de créer un blog à cet effet.
Dans l’interview par CNN, Eradajere Oleita insiste sur la démarche de recyclage tout autant que l’aide aux plus démunis. Cette action, qu’on peut croire dérisoire, met le doigt sur le gaspillage intense des matières premières. Un sac ne coûte sans doute presque rien à produire, ce n’est pas une raison pour le jeter à perte.
Jamais je n’aurais cru vous présenter un jour un patchwork fait en emballages de chips !! En revanche, j’avais aidé une étudiante aux Beaux-Arts à coudre un quilt brillant or et argent en utilisant une couverture de survie… C’était il y a bien longtemps, avant de commencer ce blog, et j’en ai perdu les photos… Dommage !
Je vous souhaite une belle semaine, avec ou sans chips au menu ! Katell