Un an après… le blues ?

Ressentez-vous un peu – ou beaucoup – de vague à l’âme ? On parle de fatigue pandémique dans les médias. Même si l’humanité a subi des périodes encore bien plus noires qu’actuellement, la lassitude atteint même les plus solides d’entre nous. Cela fait un an que nous vivons au rythme du Coronavirus. Certaines personnes subissent des situations dramatiques, mais pour la plupart le malaise reste diffus mais pesant. Pour oublier un instant nos problèmes, suivez-moi dans ce pêle-mêle de choses qui font du bien !

J’ai un remède simple, un bain de nature : une bonne marche à pied ! Une promenade à la campagne, la montagne ou au bord de mer redonne le moral, la nature est une source infinie de joies. Quelques citations pour la route :

La marche est le meilleur remède pour l’homme.
Hippocrate

Rien n’asservit l’homme qui marche.
Vincent Vincenot

Quand vous marchez, laissez vos pensées prendre la couleur de ce que vous voyez.
Robert Louis Stevenson

Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore.
Jean Giono

La marche apaise. La marche recèle une énergie bénéfique.
Patrick Süskind

La marche m’a remis d’aplomb, physiquement et mentalement, elle dissipe les nuages noirs.
Quelle que soit la direction prise, marcher conduit à l’essentiel.
Marcher, c’est faire un bout de chemin avec le temps.

Sylvain Tesson 

Le plus court chemin pour aller quelque part n’est pas la ligne droite, mais le rêve… Photo prise quelque part en Occitanie.

La forêt près de chez moi n’a jamais été aussi fréquentée que la dernière quinzaine de février : c’étaient les vacances scolaires ! Je m’en réjouis, ce sont autant d’enfants de Toulouse qui ont joué dans la nature au lieu de rester devant un écran. D’habitude en février, on ne croise que quelques sportifs et des bûcherons. Et des chasseurs.

Le réenchantement du monde que j’appelle de mes vœux n’est pas la priorité de tous ; cet hiver, les bruits des moteurs troublaient chaque jour de la semaine la quiétude de la forêt. Massacre des arbres à la tronçonneuse… Des hectares ont été sauvagement coupés, n’importe comment. Il est loin le temps où couper un arbre était un acte important, réfléchi, où l’homme demandait la permission – ou pardon – à cette vie bientôt interrompue. L’homme moderne trouve ceci absurde, il n’est plus animiste ! Mais l’énergie dans chaque organisme vivant peut nous faire considérer les choses d’une manière de nouveau plus spirituelle. Et si ça ne nous parle pas, considérons-le de manière pragmatique : trouver l’équilibre, la juste mesure entre le renouvellement naturel et le prélèvement humain est un des enjeux urgents. L’intelligence humaine serait bien mieux employée en protégeant la nature qu’en exploitant outrageusement ses ressources à court terme. 

Cela fait quelques semaines que je voulais vous présenter Paradis Perdus d’Éric-Emmanuel Schmitt, le premier volet de son Histoire de l’Humanité en huit volumes.

Cette lecture fut un enchantement.
Je me suis immergée dans la vie de ce village lacustre moderne d’il y a 8 000 ans, comme une re-connaissance. Les gens vivaient alors en pleine harmonie avec la nature, et ils nous sont si proches pourtant ! Je ne vous en dis pas plus, découvrez la vision du monde de nos ancêtres et cette belle histoire teintée de surnaturel.

Voilà un an, je vous montrais un top, et je ne vous ai pas encore montré le quilt terminé ! Il est plein de vitalité, de la taille d’un dessus de lit, largement inspiré du modèle Leaves in the Breeze, de Becky Goldsmith / Piece o’ Cake Designs (présenté dans le livre Appliqué outside the Lines) :

Entièrement quilté au coton perlé de diverses couleurs, la plupart en écho des feuilles et des branches, avec quelques fantaisies.
Début mars, c’est déjà le printemps, avec les jeunes pousses qui jaillissent de terre, les bourgeons qui explosent, les senteurs qui enivrent ! Jeunes Pousses, Katell, 2020, appliqué improvisé main, quilté main.

 

Il ne manque plus que les copines…

Autre lecture récente, un dialogue à cœur ouvert entre Nicolas Hulot et Frédéric Lenoir, l’un écologiste, l’autre philosophe des religions. Même si je n’adhère pas à tout aveuglément, ces deux hommes ont compté dans mon évolution personnelle, l’un depuis Le syndrome du Titanic, qui a rallumé ma flamme écolo, l’autre avec La promesse de l’ange, qui a résonné étrangement en moi. Ces deux livres sont parus tous deux en 2004, une année importante dans ma vie personnelle aussi. Depuis, j’ai lu une grande partie de leurs livres. Ma rencontre avec l’un d’eux reste inoubliable. Ils sont parfaitement imparfaits comme nous tous, ils sont mes frères de génération, mes frères d’idées, mes frères d’humanité. Leur livre en commun a subi pas mal de critiques, mais personnellement, j’y ai trouvé un grand réconfort : comme plusieurs de mes chères lectrices qui ont laissé un commentaire dans l’article précédent, nous ne sommes pas seules à penser pareil !

Depuis le premier confinement, France Patchwork anime avec beaucoup d’énergie son forum sur Facebook ; il est réjouissant de voir l’animation et la bonne humeur des participants ! J’avoue n’avoir suivi que le premier challenge qui commença le 18 mars 2020 ; il fit de chaque mercredi l’événement de la semaine : quelle couleur sera à l’honneur ? Nous avons toutes adoré ce rendez-vous !

La semaine dernière, nous nous sommes promenés en famille dans le Gers : l’occasion de faire de jolies photos ! Ici à Cologne.

Ce quilt est fini depuis belle lurette lui aussi… à part la bordure de finition qui a traîné ! J’avais partagé quelques détails au fur et à mesure sur ce blog. Chaque couleur m’inspira une ambiance, un mot, dans diverses langues. Ainsi, mon séjour récent en Espagne m’avait inspiré les mots Luz (lumière) et Vida (vie). Quelques incongrus avec le mot chinois qui signifie crise, le mot breton Glaz… Beaucoup de spontanéité dans ce quilt de chutes de tissus (je ne sais pas ce qui se passe dans mes tiroirs, ils semblent se reproduire, j’en ai toujours autant !…)

Ensemble malgré tout, le seul excellent souvenir de la première période de confinement, une fantastique idée des Céates FP que je remercie de nouveau ! Patchwork de chutes, pas un seul tissu imprimé répété, ce qui en fait un Charm quilt. Les lettres sont en piécé improvisé, d’après la méthode de Tonya Ricucci. Brodé à la main, quilté à la machine. Katell, 2020.
Voici la mascotte du quilt ! Fait d’après le tuto de Pie Lady Quilts. J’ai eu beaucoup de difficultés pour terminer le quilting de ce quilt, ma machine à coudre préférant coudre plutôt que quilter…

Comme la plupart des quilts récents des Abeilles de la Ruche des Quilteuses, ces quilts seront exposé à Lacaze (Tarn) les 26 et 27 juin prochains. Oui, les organisateurs maintiennent l’événement, youpi !!

De la marche, de la lecture et des quilts, j’ai ces plaisirs simples pour combattre le blues. Il me manque la convivialité des rencontres… Mon agenda se remplit doucement, c’est bon signe, j’y crois !

Avec optimisme,
Katell

Octobre Noir

L’année 2020 est pourrie, on l’a bien compris. Et pourtant, en septembre, qui aurait parié sur un Octobre aussi Noir ?

Je m’excuse auprès de toutes les autres années
que je disais pourries,
je n’avais pas encore vécu 2020.

Le mois noir commença avec la tempête Alex : deux belles vallées des Alpes-Maritimes ravagées, faisant de nombreuses victimes, certaines ont perdu la vie, d’autres ont perdu tout le reste. C’est pour ces personnes en détresse que nous pourrons offrir un quilt. Ce n’est pas essentiel, mais c’est un petit cadeau de solidarité qui réchauffera les cœurs et les corps au moment de la distribution, en 2021 sans doute. Je relaierai l’adresse d’envoi postal dès que je la connaîtrai. 

@solidarite06 est une association caritative sise à Nice, qui travaille avec le Secours Populaire pour faire cheminer les dons pour les sinistrés. C’est peut-être par eux que se fera l’offre des quilts. Attendons cependant les recommandations de France Patchwork pour une action coordonnée.

Solidarité des quilteuses du monde : les incendies gigantesques en Australie qui nous émurent en janvier 2020, ont engendré 15 000 blocs d’arbres, soit 750 quilts à faire. L’Australie ne passe pas à côté du Coronavirus et malgré tout, leurs quilteuses vivent une année unique, entre excitation et lassitude, esprit de solidarité et découragement, tant le travail est immense. Mais elles avancent avec détermination… Voici un tout petit florilège des quilts terminés :

Les actions solidaires des Quilteuses sont autant de sourires, à condition que l’organisation soit solide. Les quilteuses australiennes font face à ce gigantesque travail de choix des blocs à mettre 20 par 20, d’assemblage, mise en sandwich, quilting, bande de finition… Nous savons ce que cela représente… à faire 750 fois !! Alors encore un immense bravo aux Australiennes !

Octobre Noir… Que dire de la décapitation d’un prof ? Pour des dessins ?? Ce vendredi 16 octobre, jour des vacances, aurait dû être un jour joyeux. Un ami de ma fille, prof dans ce collège, avait partagé avec son copain et collègue Samuel son dernier déjeuner, ils avaient fait une partie de ping-pong ensemble avant 14h. Quel traumatisme pour tous les proches, tous les profs, toute la population.

Et comme si cela ne suffisait pas, les contagions du coronavirus se multiplient et nous voici de nouveau confinés ce soir-même. 

On peut se croire en enfer, mais la commune Les Rousses dans le Jura, se demande si on n’est pas déjà au Paradis. Cette photo date de mars 2020 et continue de faire le tour des réseaux sociaux

Ce mois d’octobre déjà bien noir se termine avec le début d’un nouveau confinement. Un choc, une chape de tristesse, même si on nous y préparait depuis 2 jours.

Beaucoup de personnes, pour diverses raisons, éprouvent de grandes difficultés directement à cause de la pandémie – santé défaillante, séparation, manque de revenus, perte d’emploi… De la tristesse, de la révolte qui couve… Quand on voit les tensions dans certains pays récemment reconfinés, on sait que tout peut arriver. Certains se révoltent néanmoins avec humour : un père de famille de Newport (Pays de Galles) s’est présenté en supermarché en caleçon et masque, car lors de ce confinement, les magasins n’ont plus le droit de vendre ce qui est non essentiel, comme les vêtements…

Les vêtements sont devenus non-essentiels, d’après le gouvernement du Pays de Galles. Alors… Photo Wales News Service

Nous allons donc entrer en résistance. Observer le confinement puisque c’est la solution pour contrer le virus galopant, mais nous allons aussi nous distraire et nous motiver mutuellement. Pour ma part, avec la Ruche des Quilteuses, je continuerai de mêler arts textiles et lectures, pour une évasion immobile, avec un ou deux articles par semaine.

Ne broyons pas du noir quand nous avons tant d’autres couleurs !

Ensemble malgré tout, c’était l’élan créatif impulsé par France Patchwork au début du premier confinement. 

Samedi : Halloween, Samain et Pleine Lune

Commençons par une bonne nouvelle : après-demain, samedi, il fera beau temps et, la nuit venue, nous pourrons admirer la Pleine Lune, un spectacle qui me ravit toujours. On a encore le droit de regarder le ciel et rêver.

Samedi, ce sera le dernier jour d’un mois noir et le dernier jour de l’année dans le calendrier celtique. On connaît cette journée sous les couleurs d’Halloween en orange & noir, une formidable inspiration pour les quilteuses :

Halloween miniquilt, Pinkadot Quilts
Squelette en lisières, Riel Nason
Les citrouilles de Bonnie Hunter, modèle dans son livre String Frenzy.
Etoile à 5 branches de Victoria Findlay Wolfe, aux couleurs de Halloween, même si ce n’est pas le sujet du quilt !

Halloween (contraction de mots anglais) est une fête grand public, devenue très commerciale. Nous n’en avons que l’écume, les bonbons et les décorations. Et pourtant, cette célébration vient d’Europe, on la dit millénaire et on l’appelle aussi Samain (mot gaélique/celtique) : elle n’est pas une création américaine, ce sont les Irlandais qui ont émigré avec leurs traditions ancestrales et, dans leur nouveau pays, les croyances et habitudes se sont modifiées. C’est un peu la même histoire que les quilts qui ont traversé l’Océan avec les migrants : la plupart des blocs de patchwork ont été créés dans le Nouveau Monde, mais le patchwork, l’appliqué et le quilting existaient déjà.

Samaïn est une fête de fermeture de l’année écoulée, et d’ouverture de l’année à venir, c’est une charnière en dehors du temps. Comme toutes les sociétés archaïques, la société celtique était une structure très organisée où chacun connaissait sa place. Mais les Celtes savaient que seule une rupture abolissant ordre et structure et permettant au chaos de régner pouvait rendre cet ordre psychologiquement confortable. C’était le rôle de Samaïn. Les trois jours de ce festival échappaient au temps et chacun y faisait ce qui lui plaisait : les hommes s’habillaient en femme et vice versa, les barrières des fermiers étaient démontées et jetées dans les fossés, les chevaux changés de prés, et les enfants visitaient les voisins en exigeant des cadeaux et des gâteries, une tradition qui survit de façon atténuée dans la fête de Halloween (contraction de « All hallows eve » : la veille de la Toussaint, le 31/10).
Les Celtes comptaient le temps en partant de la nuit et en allant vers le jour, exprimant ainsi leur espoir dans l’évolution d’une conscience endormie vers une conscience éveillée. C’est pourquoi l’année celte commence avec une fête au cœur de l’obscurité : c’est la fête de Samaïn, dont le nom signifie littéralement « la chute du soleil ».
Samaïn ouvre donc le premier quartier, avec une fête qui dure trois jours : les 31 octobre, 1er et 2 novembre.
Samaïn est le Nouvel An celte.
Isabelle Padovani – Facebook
Il est bien difficile de rétablir ce qui se passait naguère en pays celtes, par manque d’écrits ou de traces archéologiques évidentes. Qui est sûr de l’interprétation des menhirs de Carnac ou de Stonehenge ? Ce que nous pouvons en lire est fondé sur des suppositions, des déductions, des convictions, plus que sur des certitudes.
 
La Wicca, ou l’éloge du paganisme et des sorcières
Ce qui est évident, c’est que nous avons raboté la plupart des rites anciens et que l’appel pour plus de sens dans nos vies, plus de merveilleux, titille beaucoup d’Occidentaux en quête de racines, d’authenticité… et de rêves.
Ainsi est née la Wicca, une nouvelle croyance occidentale.
Qu’est-ce que la Wicca ? C’est une croyance basée sur des racines païennes, qui tourne autour de la célébration des cycles naturels et des saisons.
Encore peu connue en France sous ce terme, la Wicca (qui vient de Witch Craft, l’Art de la Magie) rassemble à présent plusieurs millions d’adeptes dans le monde. Elle fut créée par un Britannique dans les années 1950. Pour ses détracteurs, la Wicca est un joyeux fatras de fadaises, anciennes superstitions et ramassis de bêtises ésotériques. 
Ce dessin celtique est le symbole de la série télévisée américaine Charmed, dans la droite lignée de la Wicca.
Et pour ses adeptes ?
On appelle aussi la wicca : le néo-paganisme moderne.
C’est la confluence de multiples pratiques pour célébrer la Force de Vie, c’est un chemin vers le savoir, la sagesse, l’acceptation des forces qui ne se voient pas. Les Wiccans – les adeptes de la Wicca – réapprennent les savoirs oubliés des ancêtres et découvrent un art de vivre lié aux énergies de la Terre et du Ciel. A leur guise, les Wiccans utilisent divers rituels et peuvent s’appuyer sur la cartomancie, l’astrologie, les cycles lunaires, les cristaux… pour capter et interpréter les énergies, pour mieux vivre et pourquoi pas, pour guérir. L’apprentissage et la pratique sont « à la carte », en solo ou en groupe.
L’étoile à 5 branches (ou pentacle) est devenu un signe wiccan
Samain et Pleine Lune, 13 Pleines Lunes dans l’année…
 
La nuit du 31/10/2020 sera chargée pour les Wiccans et les Sorcières avec une double actualité : la célébration de Samain tombe cette année à la Pleine Lune, phénomène rare puisque cette correspondance Samain/Pleine Lune n’était pas arrivée depuis 1944.
 
Une année comme 2020 avec 13 Pleines Lunes (ce qui arrive tous les 2 ou 3 ans), c’est un signe d’année troublée selon les anciens. Pour 2020, on peut aisément faire la liste des malheurs du monde et confirmer cette assertion. Les années à 12 pleines Lunes sont-elles pour autant calmes ?… C’est là qu’on se rend compte que les croyances peuvent nous convaincre de tout, notre souvenir peut associer aux années de 13 Pleines Lunes les drames de l’année… mais les autres années n’en sont pas exemptes.
C’est la responsabilité de chacun de vivre sa vie et croire en pleine conscience, avec discernement. 
 
Même en période noire, il y a la lumière quelque part… Orange & noir…
Naguère, les feux de joie ponctuaient toutes les fêtes. Photo Toa Heftiba
Feu de camp, quilt de Bernadette Mayr.

Si vous avez oublié l’actualité pendant 5 minutes, c’est déjà ça 😁
 
A bientôt pour vous montrer encore plein de belles choses et partager de bons moments ensemble,
Katell

Vers un monde différent

Quand nous sortirons du confinement, comment va-t-on se congratuler, se dire bonjour ? Nous devrons sans doute faire une croix sur les accolades à l’américaine, les embrassades et serrages de mains à la française ou les frottements de nez esquimau (on vérifie ainsi que l’autre va bien et n’a pas le nez gelé)… Nous devrons  continuer de garder nos distances, avec ou sans masque !

La question est sérieuse…
Elle va modifier nos habitudes quotidiennes.

On pourra toujours lever la main de loin, disant Ugh! comme les Indiens d’Amérique ! Ils ont une sagesse ancestrale qu’on a perdue.

Nous autres, premiers hommes d’Amérique, vivons dans un monde de symboles et d’images où le spirituel et l’ordinaire des jours ne font qu’un, c’est ce qui nous donne la sagesse et l’équilibre.
Sagesse Sioux

Mais du côté d’autres Indiens 😉 on peut aussi trouver un autre geste, une nouvelle attitude pleine d’allure. 

Se dire bonjour face à face et à distance en joignant les mains et en souriant, c’est un partage différent du toucher des mains ou de la bise, et ce geste remplit de joie. Sans y mettre une quelconque religiosité – nous n’aspirons pas forcément à devenir bouddhistes ! – c’est un bref moment de gratitude sincère envers l’autre. Même si ce geste s’appelle Namasté, il est inutile de le prononcer, un simple bonjour chez nous conviendrait parfaitement.

Quant aux personnes qu’on salue sans vouloir communiquer autant de connivence, une courbette à la japonaise deviendra peut-être la norme ! C’est une forme de respect, mais parfois aussi de soumission… ou d’hypocrisie sociale aussi, elle existera sans doute toujours !

Je divaguais sur le monde d’après quand j’ai préparé mon carré Ensemble malgré tout violet du challenge FP. Même si je ne suis pas très affûtée question chakras, je sais que le violet est le symbole de la lucidité et de l’action réfléchie, elle calme le trop-plein d’émotions en rassurant. Elle symbolise l’esprit plutôt que la matière, l’être plutôt que l’avoir, une couleur qui garde une empreinte mystérieuse. Comment le dire en un mot court ?

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Mystic, en anglais, me convient bien, même si c’est différent. Cela me relie à Betty, qui m’a offert un merveilleux quilt violet et m’en a dédié un autre, toujours violet. Elle m’a expliqué longuement la raison de son choix de couleur… Ma bague préférée est d’ailleurs une améthyste. Et puis, c’est la seconde couleur de ma ville natale, Toulouse la Rose, avec sa fleur la violette (ex-æquo avec le bleu pastel) ! Avec l’âge, mes deux couleurs préférées deviennent le violet et le turquoise, qui sont des bleus mélangés, l’un, avec du rouge, l’autre avec une touche de jaune… 

Il est certain, nous vivons un moment-charnière. Certains chercheront à récupérer la vie d’avant, rassurante, d’autres veulent tout changer pour parvenir à un monde rêvé.

L’avenir n’est pas écrit. Vous savez peut-être que les chinois écrivent le mot CRISE ainsi (idéogramme ci-contre). La première partie de l’idéogramme désigne le temps du danger, la seconde, le temps de l’opportunité. Vivre une crise, c’est voir et évaluer le danger, sans doute accepter le changement qui est dans la nature de la vie, puis saisir l’occasion pour évoluer positivement.

 La folie c’est de croire qu’en faisant toujours la même chose on puisse arriver à un résultat différent.
Albert Einstein

Dans mon charm quilt, je voulais y ajouter cette notion de danger/opportunité, alors qu’à cela ne tienne, j’ai brodé l’idéogramme chinois et l’ai entouré d’imprimés gris très graphiques : de petites étoiles, une grille ouvragée de style baroque, des quadrillés-grillages, un mur, des troncs d’arbre…

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Tout est possible pour notre avenir, faisons en sorte que le meilleur en sortira… Ce sera un chemin rempli de ronces et d’orties, mais ces plantes ne sont-elles pas des trésors en herboristerie ?…

C’est décidé, mon charm quilt fera 16 blocs ! J’attends les deux dernières couleurs avec impatience… Rose et orange, j’aimerais bien…

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Les jours se suivent, très semblables, une monotonie s’installe…
Savoir jouer avec sa créativité est un trésor, utilisons ce don !

Katell

Le Rouge, la première des couleurs

Joyeuses fêtes de Pâques !

Pour la première fois, je n’ai pas fait de décoration de Pâques chez moi, en l’absence des enfants réunis… Celle-ci a quelques années !

ROUGE !

Grâce aux historiens des couleurs et tout particulièrement Michel Pastoureau, on apprend que le rouge était la seule couleur nommée dans les temps anciens, non pas parce que nos ancêtres ne voyaient pas aussi bien que nous, mais parce que n’existe vraiment que ce qui se nomme… En espagnol, on a le mot rojo pour dire rouge, mais aussi colorado, coloré étant synonyme de rouge, comme dans l’ancien temps. Le vocabulaire s’est étendu avec la culture et l’envie de nommer les choses. Avoir le mot juste, c’est parfaire sa communication et je me réjouis de pouvoir parler de dizaines de couleurs et de leurs infinies subtilités…

La symbolique du rouge s’est follement enrichie au fil du temps : d’abord le feu et le sang, puis le pouvoir, l’amour, la gloire et la beauté… puis l’inévitable désamour avec la sobriété protestante, la crainte du diable… et la récupération politique, le symbole du danger ou de l’interdit… Lisez ce livre si vous souhaitez en savoir bien, bien plus !

En patchwork, j’aime le rouge mais je ne l’utilise presque plus. Il fait partie de mon passé, ou par touches, accompagné de rose et d’orange, en symbiose chaleureuse.
Il reviendra peut-être !

La couleur rouge devait arriver, tôt ou tard, dans le challenge #ensemblemalgretout et c’est pour cette semaine ! J’ai voulu marquer l’ambivalence du rouge et donc choisi deux mots vraiment différents :

VIE,

pour toute l’énergie positive et l’amour contenus dans cette couleur. Le mot est brodé en espagnol car j’ai une chanson qui tourne en boucle dans ma tête en ce moment, Gracias a la Vida de la Chilienne Violeta Parra, chantée par Joan Baez (ici aux Vieilles Charrues, comment ai-je pu louper ça ? j’aime tant cette femme). Je la connais par cœur car elle était dans ce 33T écouté mille fois :

Bestofbaez

ALERTE,

car le rouge est aussi le signal du danger, de l’arrêt, de l’interdit… Terriblement d’actualité.

J’ai tout de même trouvé de beaux tissus rouges dans mes tiroirs !!

Continuez de rendre visite au Forum France Patchwork, on y voit des merveilles quotidiennement ! Maïté a aussi terminé son bloc de la semaine, le voici : ravissant n’est-ce pas ?

 

Gardez le moral, même si les fêtes comme Pâques sonnent creux quand la famille est éparpillée… Un peu d’humour cloche de circonstance :

Une mignonne, du père Peschet (Eure, Normandie)
Moins gentille, de Seb

Et pour finir sur une note rouge passion comme le patchwork l’est pour nous, voici quelques blocs rouges destinés à un quilt collectif, une excellente idée du Bureau de notre club de Colomiers :

Chinese Coins, de Maïté… pour rendre la monnaie de leur pièce, aux Chinois 😉
Fleur passion, Kristine
Etoile du Colorado, avec du tissu que j’ai acheté à Silverton, Colorado (voir par ici)

A très vite !
Katell

Au bonheur des couleurs

Un miniquilt haut en couleurs

Un jour ou l’autre, nous devons vider le logement de proches, la plupart du temps des parents. Toute une vie résumée en objets. C’est parfois un choc de voir tous les petits riens accumulés au cours de leurs vies, jalons d’un parcours, témoignages d’émotions qui n’appartenaient qu’à eux. Des trouvailles ouvrent aussi la boîte aux questions, mais d’où vient ceci ? Un souvenir de voyage ?…

Ralli quilt

Je vous avais présenté un grand top sorti de l’oubli, qui s’est avéré venir d’Inde (un Ralli quilt). Caroline, elle, a dans des circonstances similaires, déniché un mini, mini top :

Chaque bloc ne mesure pas plus de 4,5 cm. Cette miniature enchante, avec ces couleurs vives et contrastées. Contrairement à l’apparence, ce n’est pas du patchwork à proprement parler, je veux dire qu’il n’y a pas d’assemblage de petits bouts de tissus au moyen de coutures. Chaque morceau de tissu que l’on voit est un pliage, soit une bande pliée en deux, soit un carré plié deux fois pour en faire un triangle. La technique s’apparente bien plus au Pine cone (pomme de pin) donc ! Depuis que je me suis intéressée à cette technique, grâce à Betty, la Reine du Pine Cone quilt que vous connaissez bien si vous me lisez depuis quelque temps, je suis impressionnée par l’universalité de cette technique. Ce mini quilt est un souvenir de voyage, probablement du nord de la Thaïlande, dans ce vaste territoire où se jouxtent la Chine, le Laos, le Vietnam et la Birmanie. Une pléiade d’ethnies, qu’on connaît vaguement sous les noms de peuple Miao ou les Hmongs, occupent un vaste territoire qui se joue des frontières politiques. On y voit encore des quilts et des vêtements traditionnels extraordinaires, ornés de ce genre de beauté, mais aussi d’appliqués inversés comme les Molas amérindiennes. Cette grande variété d’ouvrages textiles peuvent s’admirer lors d’expositions, dans des musées… ou, si on a beaucoup de chance, au fond d’une armoire de grand-mère !

Chaque pièce est fixée sur l’autre au moyen de petits points avant, au fil de la même couleur que le tissu.

Caroline a su faire plaisir à sa grande amie Kristine en lui offrant cette petite merveille ! Ce qui est amusant aussi, c’est le contraste entre le devant et le dos :

Oh le choc !! Mais on y comprend mieux la technique utilisée. Un « grand » carré noir -tout est relatif, il mesure 4,5 cm- est la base d’un bloc. On n’en voit sur le devant qu’un carré central de 4 mm ! Autre surprise, les blocs sont assemblés au point glissé, comme on le fait pour deux hexagones en patchwork à l’anglaise. Le fil rouge est invisible devant, grâce à l’épaisseur des blocs.

Merci Kristine de partager ton cadeau avec nous !

Les couleurs de nos quilts météo 2020

Après le plaisir des premiers blocs et la découverte de l’attente au jour le jour, vint la frustration des températures trop égales. Quoi !! Trois jours de suite avec les mêmes couleurs !! Vivement qu’il fasse plus chaud ou plus froid pour avoir du changement ! Aujourd’hui sans doute, le froid va en réjouir plus d’une, rien que pour mettre une couleur inédite dans son top en construction !

Voici quelques exemples parmi tant d’autres : les doubles pastilles pour deux années différentes par Monique Chiabergi, à côté l’intrigant labyrinthe de Christophe Hénault, ensuite deux semaines d’Agnès Bolzer, de Nathalie Fourmont et d’Anik Billot.

Vous n’avez ici qu’un petit aperçu de la créativité du groupe !

Nous avons largement dépassé les 520 membres sur Facebook, et des quilteuses font aussi leur quilt météo 2020 sans faire partie du groupe. Cela promet une année très amusante où l’on prête grande attention à la fois au temps qu’il fait, au temps qui passe et aux couleurs du ciel, avec des réflexions plus graves parfois. C’est fou ce que le patchwork apporte à nos vies !

Un Quilt Papillon pour le bonheur des couleurs

C’est un groupe qui vient de se créer à l’initiative de Patricia Gélinet, Normande établie en Belgique qui a un magasin de patchwork à Courcelles et vend sur internet (Patouchwork).

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Frustrée de ne pas avoir le temps de suivre le Quilt Météo 2020, elle a choisi de faire un bloc par mois, guidée non pas par la météo mais par les Couleurs du Mois, choisies pour leur énergie, bien plus que la représentation classique (comme blanc comme la neige pour janvier…). L’indigo Foncé, Le Kaki, l’Or et le Crème sont les couleurs de janvier, un accord réfléchi pour donner à la fois la concentration nécessaire au début d’un projet, l’élan et la nourriture de la créativité. Elle est guidée pour cela par le livre de Philippe Houyet Des Couleurs pour la Vie. Patricia explique les raisons de la création de ce groupe sur son blog et vous convie à vous inscrire au groupe Facebook si l’aventure vous séduit !

Je viens de recevoir ce livre, accompagné de 50 cartes de couleurs, je compte bien me familiariser avec elles et leurs tirages !

Des couleurs pour soigner

Je dédie cet article très coloré, gai et plein d’espoir à ma chère amie Betty de Floride, qui a actuellement des soucis de santé. Hold on my dear Betty, may all our united wishes for you bring you back to good health!

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Betty devant le quilt qu’elle m’a dédié, Purple Katell

L’arc-en-ciel 2020

BeeBook : toujours en vente sur les Salons au stand France Patchwork, au cours des stages et JA où je suis présente et sur le site France Patchwork, par correspondance.

Comme tous les ans, le changement d’année se fait avec les rétrospectives et des actualités globalement moroses. Tout va-t-il si mal ? Vaste question… que nous ne traiterons pas ici. Mais le ressenti désespéré de tant personnes, à travers leurs manifestations bruyantes ou leur burn-out silencieux ou encore l’inquiétante progression des dépressions, est tangible et dévastateur.

De 2019 pourtant, je garderai personnellement un heureux événement, la sortie de mon livre BeeBook (Éditions France Patchwork) qui a séduit des centaines de personnes et m’a rapprochée de vous, lectrices et lecteurs. On me demande parfois d’expliquer le titre, c’est le Livre des Abeilles, mais en français cela ressemblait trop à un traité d’apiculture ! Simplement, en relation directe avec le titre de ce blog qui a bientôt 8 ans, j’ai filé la métaphore avec les quilteuses travailleuses, à la patience qu’on nous attribue avec respect, mais aussi avec la communauté de celles et ceux qui partagent la même passion dans un monde de culture, de technique, de matières nobles et de couleurs.

La couleur est une notion qui ne cesse de me fasciner : indissociable de la lumière, énergie et longueur d’onde, perception du cerveau via l’œil, sensation, matière première des teinturiers et des artistes, symboles liés à nos cultures… Chacun dans son domaine définit cette notion impalpable et pourtant omniprésente.

C’est ainsi que le monde économique s’intéresse à la couleur de l’année choisie par Pantone, cette année le Classic Blue, alors que le monde des arts textiles y ajoute la couleur Kona Cotton (gamme de tissus unis de Robert Kaufmann) qui a élu pour cette année :

Enchanted, un vert que j’appellerais volontiers vert émeraude, une des mille et une nuances de l’Irlande, appelée L’Île Émeraude. C’est d’ailleurs en Irlande que j’ai vu le plus grand nombre d’arc-en-ciels en quelques heures, un festival irréel un jour de balade dans le Ring of Kerry !

© JanStria/Shutterstock

L’arc-en-ciel est le symbole d’une transition optimiste, de la pluie vers le soleil, l’enchantement du ciel sur terre. En Irlande, la légende dit qu’au pied de chaque arc-en-ciel, par définition inatteignable, le Leprechaun -sorte de lutin- y cache son chaudron d’or, symbole de richesse mais aussi de chance et de bonheur. Mais si on réfléchit un peu, le lieu même où l’on se trouve n’est-il pas un jour ou l’autre la base d’un arc-en-ciel vu par d’autres ? A chacun d’y trouver, ici et maintenant, sa richesse…

Et si 2020 pouvait devenir l’arcenciel du 21e siècle,
transition optimiste ?

De manière détournée, c’est ce que vont provoquer dans leur domaine des quilteuses francophones – et un quilteur – avec un mouvement fait de joie et de couleurs ! Avec beaucoup de légèreté et d’inconscience, j’ai lancé le mois dernier un groupe FB pour créer une dynamique française autour du concept américain des Temperature quilts. La vague d’engouement m’a totalement surprise et absolument enthousiasmée ! Ne le dites pas à ma famille, deux cadeaux de Noël sont restés en plan tellement j’ai passé du temps avec mes amis du groupe Quilt Météo 2020… Non, je ne regrette rien, bien au contraire ! L’ambiance du groupe Facebook était survoltée en approchant du 31 décembre, avec une profusion de maquettes, de modèles, de créations griffonnées sur un papier ou élaborées sur ordinateur… A présent, ce sont les petits blocs représentant la journée d’hier, Journée Une, qui fleurissent… Une joie inattendue qu’on accueille les bras ouverts dans nos vies ! Vous pouvez encore rejoindre ce groupe où nous avons des échanges chaleureux, respectueux et souvent très amusants !

Groupe Facebook Quilt météo 2020 ,  Instagram @quiltmeteo2020 et articles Ruche des Quilteuses

Si seulement 2020 pouvait devenir l’arcenciel du 21e siècle,
transition positive !!

Conversation du moment : l’année 2020 est-elle le début de la nouvelle décennie ? Comment l’année zéro peut-elle être la première année de quelque chose ? Si  le 1er janvier, Journée Une, est sans conteste le premier jour de l’année et qu’une ère commence par l’An 1 et non l’An 0, je préfère pourtant dire, comme la majorité, que 2020 est le début d’une nouvelle décennie (et non 2021), tout comme un bébé existe déjà lorsqu’il n’a pas encore un an…

Une décennie qui va bousculer nos habitudes de vie, c’est certain… mais les arts textiles, patchwork, appliqué, broderie, tissage,tricot, crochet (…) nous aideront à réfléchir, méditer, nous exprimer… et nous sentir bien.
C’est tout ce que je vous souhaite !

C’est devenu une tradition, Kristine me prépare chaque année le visuel en utilisant chaque fois une nouvelle technique. 2020 mercis et 20/20 pour ta réussite Kristine !

Le Projet 366 de Laurence

Un projet sur une année qui n’est pas un quilt météo… Laurence Le Houerou, alias Lolo27, nous raconte ici un de ses quilts que j’ai eu la chance de voir chez elle il y a quelques semaines. J’admire sa régularité et sa persévérance dans la couture des blocs ! J’aime surtout le rendu de son quilt, et elle aime surtout tous les souvenirs qui se rattachent à chaque tissu… Une belle histoire !

 

Depuis 2 ou 3 ans, j’avais vu sur des blogs des projets de « RSC » (= Rainbow Scrap Challenge = Défi avec des chutes aux couleurs de l’arc-en-ciel) et cela m’avait donné envie, mais je n’en avais alors pas le temps.

Fin octobre 2015, sur un autre blog, je tombe sur un projet de réalisation sur 1 année avec 1 bloc par jour : appliquer sur 1 carré, 1 rond fait d’1 ou plusieurs morceaux de tissus piochés au hasard dans ses tissus selon l’humeur du jour, à la façon d’un journal intime quotidien. Cette idée d’1 bloc par jour me plait bien, mais le rond sur le carré beaucoup moins ! A titre d’exemple, vous pouvez voir les quatre quilts Quilty 365 de Sophie Zaugg dans les années 2016 et 2017 (Infinity I, II, III et IV) et au passage admirer tous ses quilts.

Du coup, ça cogite dans ma tête et début décembre, j’ai mon idée bien concrète. Je mélange le « quilty 365 » et le « RSC » pour obtenir mon projet 366 (366 car l’année 2016 est bissextile). De plus, je veux un charm quilt (aucun tissu ne se répète).

J’attribue pour chaque jour de la semaine une des 7 couleurs de l’arc-en-ciel. Mais comme pour moi bleu et indigo ça reste du domaine des bleus, je préfère exclure indigo et le remplacer par du noir puisque je choisis blanc comme couleur de fond.

Voici donc la répartition des couleurs : lundi = rouge, mardi = orange, mercredi = jaune, jeudi = vert, vendredi = bleu, samedi = violet et dimanche = noir. Comme il me fallait 52 tissus de chaque coloris, et que je n’avais pas autant de tissus dans mes tiroirs pour certaines couleurs, j’ai utilisé mon « joker amies » ! Et très rapidement, mon stock insuffisant de rouge, orange, jaune et violet est devenu plus que suffisant (merci les copines)!

En ce qui concerne les formes, j’aime bien les courbes, mais plutôt qu’un cercle, j’ai choisi d’appliquer une « pelure d’orange », car quand elles seront regroupées, cela formera des fleurs (voir aussi ici). Comme je ne veux pas d’un ouvrage de 3 m x 4 m, un calcul rapide me fait choisir un carré de 10 cm (auquel je rajouterai les marges de couture). Cela donnera tout de même un ouvrage de 140 cm x 260 cm ! (soit 364 blocs, il restera 2 blocs peut-être pour l’étiquette au dos).

Début décembre, je savais donc le métrage nécessaire pour mon tissu de fond et je l’ai acheté pour pouvoir être prête le 1er janvier !

Et comme 2016 commence un vendredi, le 1er bloc de ce défi personnel que je me suis lancé est bleu !

Et comme au 1er janvier, on prend de bonnes résolutions, la mienne est de mener à bien ce projet !

Et il n’y a eu aucun raté ! Même si cela a été juste pour le 20 mai où je suis rentrée tard d’un dîner au restaurant alors que mon « bloc du jour » n’était pas fait. J’ai tout de même réussi à le finir pour 23h58, sans tricher, donc dans les temps !

Tous mes morceaux colorés ont été découpés sur le début d’année pour gagner un peu de temps par la suite, et j’ai préparé les carrés de fond par série de 30 ou 40. Ainsi je n’ai pas passé plus de 25 minutes par jour pour appliquer mon morceau coloré sur mon carré de fond, et c’est un rythme qui m’allait bien le soir devant la télé après la journée de travail.

Le top a été assemblé au fur et à mesure, car je me voyais mal arriver au 31 décembre avec 366 blocs (au secours !) qu’il fallait encore assembler puis mettre en sandwich et matelasser ! Donc, toutes les 2 semaines, j’avais une nouvelle bande à accrocher à la partie déjà faite !

J’ai expliqué mon défi à mes amies, ainsi que lors de Journées d’Amitié France Patchwork (dans le 27 l’Eure et dans le 78 les Yvelines) et chaque fois, les personnes trouvent l’idée originale, colorée et sympathique ! Tant mieux, car c’est aussi mon avis !

Le top du défi 2016 a été fini… en 2016, mission accomplie ! Voici l’étape de la mise en sandwich.

Si d’autres personnes sont tentées par l’aventure, n’hésitez pas : une petite demi-heure par jour ce n’est pas beaucoup, ça détend et au final, cela fait pourtant un grand top réalisé sans se bloquer plusieurs journées toutes entières de travail intensif !

Le matelassage a été mis de côté jusqu’à avoir trouvé le tissu du dos qui allait bien, un joli multicolore sur fond clair. Au cours de 2018, il a été presque entièrement quilté (entre d’autres choses) jusqu’à ce qu’un petit accident du travail (entorse du pouce) m’oblige à le laisser de côté.

Mr Flanel en son domaine : sur le canapé ET sur le quilt bien sûr !

Je n’ai pas eu le temps de me replonger dessus cette année, mais promis, il sera fini très bientôt car il ne reste quasiment rien à faire, juste la bordure !…

Laurence, une Bretonne dans l’Eure

Tous les styles conviennent aux quilts Rainbow (arc-en-ciel), en voici une sélection :

Tout d’abord, un livre. Je ne l’ai pas acheté, mais il a de très bonnes critiques.

http://motherpatchwork.blogspot.com/2019/05/rainbow-scrap-challenge-star-quilt.html

Paula B Quilts

Modèle en vente ici !

love patch and quilting mag 52
https://www.downgrapevinelane.com/

rainbow-improv-quilt
Cath, Wombat Quilts

Knot and Thread

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Alison Glass

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ModernyMorgan

Le monde du patchwork n’est-il pas merveilleux ?

La couleur de l’année 2020 élue par PANTONE

Chaque année et depuis plus de 20 ans, la société PANTONE élit une couleur, reprise par les influenceurs, les designers, les industriels... Pour 2019, le corail avait donné un coup de chaleur.

Pour 2020 c’est son opposé complet : d’une couleur chaude on passe à une couleur froide, d’une couleur pastellisée on a une couleur intense, c’est, c’est, c’est… :

 

Hier avec l’annonce de la couleur, comme chaque année, la société Pantone a donné les raisons de son choix. Ce sont ses qualités d’élégance et de simplicité qui les ont guidés, une couleur-refuge pour l’esprit, favorisant la concentration et la prise de bonnes décisions. Le classic-blue exprime aussi le désir de bâtir une fondation sûre et stable pour pouvoir regarder de l’avant avec confiance, donner de bonnes bases à la nouvelle société qui se profile.

Les premières réactions des quilteuses américaines qui suivent, année après année, la tendance Pantone, semblent s’en réjouir ! Ce n’est ni un concours, ni une obligation, simplement un défi personnel pour explorer une couleur et un partage, l’essence-même du patchwork. Les quilts seront très différents de ceux de cette année 2019 :

https://thelilaccat.com/2019/06/15/living-coral-pantone-quilt-challenge/

https://www.cottonandjoy.com/quilts/pantone-quilt-2019-cabin-peaks-in-living-coral/

https://www.sarahgoerquilts.com/tag/pantone-quilt-challenge/

http://pieladyquilts.blogspot.com/2019/06/living-coral.html

Il en existe des centaines ! Depuis l’annonce d’hier avec le bleu-classic, les photos déferlent sur Instagram avec toutes sortes de bleus… 

Qui veut faire un quilt météo ?

Le temps qu’il fait – ou qu’il a fait – laisse parfois des traces indélébiles, que ce soient des vacances réussies ou gâchées, ou plus graves, les sécheresses tueuses, les tornades dévastatrices, les inondations semant la désolation…

Le temps qu’il fait est souvent le premier sujet de conversation ! Des quilteuses en ont fait un jeu, un défi aussi : représenter avec un quilt le temps qu’il fait chaque jour… pendant un an ! Autour de moi, certaines sont enthousiastes, d’autres pas du tout. Pour vous qui me lisez, voici les infos qui vous aideront à décider si vous vous lancez dans un quilt météo en 2020 !

🌞⛅🌈❄⚡🌞

Cela commença sans doute dans la tête d’une quilteuse qui fit une charte de températures avec un tissu correspondant à chaque degré (ou tranche de degrés). Avec un carré de couleur par jour montrant la meilleure température du jour, on y voyait une progression graduelle au fil des saisons, quelques carrés extravagants… le temperature quilt était né !
Qui fit ce tout premier quilt ? Aucune idée, mais cette douce folie croît à vitesse de la lumière depuis environ 5 ans.

Quilt de Kathy à Cleveland, Ohio, en 2016. C’est un Temperature Quilt typique, avec 366 carrés montrant la température max de chaque journée selon une grille simple.

Parallèlement, le Tempestry (temperature + tapestry) Project a été lancé à Anacortes, une ville au nord de Seattle, pour les tricoteuses et crocheteuses, afin de témoigner et alerter sur le changement du climat. Cette initiative est partie du doute énoncé à ce sujet par le nouveau Président des Etats-Unis en 2017. Même principe : une rangée de tricot ou crochet par jour, de la couleur de la température maximale dans un lieu donné. Cependant, contrairement à ce qui se fait en patchwork, ce projet est très encadré, des kits de laine sont vendus pour pouvoir bien comparer les températures. En mettant côte à côte des panneaux faits avec les tableaux de températures à plusieurs années d’intervalle (les archives sont disponibles), la hausse des températures est flagrante, n’en déplaise à Mr. Trump.

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Tempestries pour la ville d’Utqiagvik en Alaska, de gauche à droite 1925, 2010 et 2016 puis la Vallée de la Mort, Californie, en 1950 et 2016. Photo Erik Dinnel

On peut choisir la grille de couleurs qu’on veut, rien n’est obligatoire. La plus utilisée reste celle des géographes, du violet pour le plus froid vers le rouge grenat pour la canicule. Voici la carte des températures moyennes sur une année en France, faite par deux organismes qui n’ont pas choisi les mêmes couleurs, même si les couleurs chaudes et froides sont à leurs places respectives :

TMO-dep

temperature_moyenne_annuelle

Sauf en cas de projet organisé comme le Tempestry Project, les couleurs vous appartiennent et le dégradé de chacune mérite quelques réflexions ! 

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Charte du Tempestry Project, en degrés Celsius et Fahrenheit. Ici pas de fantaisie, tout est préparé en kit ! Mais cela peut nous guider pour le choix de nos tissus…

Exemple d’échelle des températures en tissus imprimés chez Coffee Rings Studio en degrés Celcius, pour un projet mélangeant le sampler de Tula Pink et un Temperature quilt, avec des tissus modernes imprimés :

Et ci-dessous une échelle en degrés Fahrenheit venant de ce blog ; sachez que  0° F égale – 18 °C environ et 100°F équivaut à environ + 38°C, veillez donc à établir votre échelle en fonction de votre climat, en l’affinant peut-être.

Les quilteuses n’en finissent pas de s’amuser avec ce concept en le modifiant à volonté ! On peut déjà choisir de faire courir les jours horizontalement ou verticalement, ce qui donne des quilts fort différents. Faisons un petit show & tell ou montre & raconte pour vous donner des idées.

 

Chez Live a Colorful Life

C’est un superbe quilt donnant à la fois la plus haute température du jour et la plus basse. Deux carrés cousus l’un sur l’autre, une bande noire horizontale sépare chaque mois, du tissu gris complète l’espace éventuel en fin de mois (31 cases prévues). A gauche verticalement, vous avez l’échelle des couleurs. Voir le second quilt fait parallèlement, d’une ville moins chaude, sur le même blog.

L’année 2014 à Fresno, Californie : sans surprise, les températures les plus basses n’ont pas été utilisées ! Les petites barres noires montrent quand on a dépassé le record absolu de chaleur.

Heather du Texas

Rien n’oblige de faire des carrés ! Heather a choisi des rectangles mis en bandes, de tailles différentes, pour en faire un scrappy quilt. Le voici « en cours »  en 2017 :

Chez Rachel The life of Riley

Ici les températures extrêmes de chaque jour sont mises en carré duo (bicolore, coupé en diagonale) et le tout est présenté à la manière d’un calendrier à l’ancienne. Très réussi aussi !

Un autre calendrier sur la météo de Portland, Oregon, par @clairealex10 (instagram) : très moderne et décoratif !


The quilted Tulip – Un Temperature quilt du Michigan dont on peut acheter sur Etsy le modèle en PDF :

On voit l’échelle des couleurs faite de batiks. A noter les couleurs claires pour le plus froid, c’est sympa aussi !

Rien ne s’oppose à faire des vols d’oie, des cercles appliqués… ou tout bloc qui vous inspire !

2018 par Mary Dinger, Massachussets

Spectaculaire trio de Chris Simon (@thecolorfulom) en 2018 qui, comme Cadet Rousselle, a trois maisons : au Texas, au Missouri et au Wisconsin.

Blue Pip designs avec de la fantaisie dans les tissus !

Amy Barta

Sur Instagram, il existe un groupe pour les Temperature quilts de 2019. Aucun n’est fini naturellement, mais ils peuvent vous donner une idée de bloc !

OPQuilts – Ici, les vols d’oie avec la pointe vers le haut montrent que le jour est plus chaud que la veille ; si elle va vers le bas, c’est qu’il fait plus froid et si les températures sont égales, on pointe quand même vers le haut !

Sabrina – Juillet et août 2019, les ovales représentent les jours en voyage avec les températures locales :

Blue Dragonfly5 – La température la plus haute et la plus basse de sa ville dans le Tennessee sont représentées ainsi (ici le premier semestre 2019) :

Rebecca Cartwright – Voici son mois d’octobre 2019. Vous commencez à avoir l’habitude du principe, les températures extrêmes de chaque jour sont ici en hexagones :

Capitola Quilter – De janvier à août 19 : les courbes et les imprimés s’invitent dans son Temperature quilt !

Les 41 premières semaines de 2019 par Anina de Twiddle Tails :

 

Des quarts de cercles par Linda @flourishingpalms, en Floride, jusqu’au 30 septembre avec plusieurs codes : les températures basses et hautes de la journée bien sûr, mais aussi s’il fait plus chaud que la veille et si on a dépassé la moyenne historique de cette journée… Le quart de cercle ayant 4 positions possibles, cela donne beaucoup de renseignements au-delà des couleurs !

Il en existe bien d’autres ! Certains deviennent complexes, avec une troisième zone indiquant s’il fait beau ou s’il pleut… Une quilteuse indique même son état d’esprit (bonne journée, journée bof, journée affreuse…) avec un code supplémentaire… Mais souvent la simplicité paie !

Simple et efficace : le top en hexagones jusqu’en novembre 2018 de Elm street quilts.

🌞⛅🌈❄⚡🌞

Questions-réponses : globalement c’est comme en mai, vous faites ce qui vous plaît !

Quand commencer un quilt météo ?  Tout le monde vous dira : le premier janvier bien sûr ! Mais qui vous empêche de commencer le jour de votre anniversaire, ou bien le jour du solstice d’hiver ?… Ou de suivre le calendrier de la Lune, d’une manière à inventer (12 cycles lunaires ?) ? 

Quels tissus choisir ? La plupart des quilteuses américaines choisissent des tissus unis (vous avez une partie des gammes Art Gallery chez Alice Blossom quilt & craft et Kona cotton chez Emma Au fil d’Emma, pour avoir des unis de qualité). Des faux-unis sont parfaits également (batiks, texturés, disponibles chez de nombreux magasins français), mais des imprimés peuvent superbement personnaliser le quilt.

Quelle échelle de couleurs choisir ? Un quilt météo aux couleurs traditionnelles, comme la plupart des quilts ci-dessus, sera immédiatement lisible par tous, c’est un gros avantage. Mais vous pouvez avoir envie de sortir des sentiers battus, libre à vous !

Que faire si je voyage ? Bien sûr la décision vous appartient, écrire la température locale ou celle de chez vous. Un petit point brodé, un petit triangle en coin ou tout autre signe, peut vous rappeler ces journées hors de chez vous.

Avec qui le faire ? C’est une question que je vous pose ! Faire son quilt, semaine après semaine, avec son groupe ou son club est une solution très tentante. On peut mettre l’échelle des températures et les tissus en commun, alors que chacune peut choisir individuellement son bloc et sa maquette. Autre possibilité, qui peut se superposer à la précédente : un groupe de partage sur Facebook et/ou Instagram, avec un duo ou trio de modératrices… Des volontaires pour créer le groupe francophone des quilts météo 2020 ?

Comment ajouter s’il fait beau, s’il fait gris, s’il pleut ? Je ne retrouve pas de photos du quilt vu un jour : sur un vol d’oie, il y a 3 pièces : le 3e triangle n’y était pas la température basse répétée, comme sur les autres, mais la couleur du ciel à midi. Pensez à l’harmonie des couleurs si vous ajoutez une seconde liste de tissus. Une autre possibilité, sophistiquée, est de marquer le temps qu’il fait sur un calendrier et le quilting renseigne sur la couleur du ciel (un rond pour plein soleil, des traits pour la pluie etc.). 

Où trouver les températures ? Non, personne ne reste devant son thermomètre personnel ! Météo France fournit les infos pour chaque localité, chaque jour. Peut-on trouver les températures du mois passé ? Sans doute. Les Américaines utilisent AccuWeather. J’y ai cherché et trouvé ma petite ville, si je fais un quilt météo, ce sera probablement avec ce site qui ajoute une donnée sympathique : la moyenne des températures des années précédentes pour chaque jour.

🌞⛅🌈❄⚡🌞

Célébrer chaque jour de l’Année 2020,
Décider qu’elle sera
Belle,
Épique,
Unique,
Cette aventure du Quilt Météo vous séduit-elle ?

🌞⛅🌈❄⚡🌞

Clin d’œil du jour, joyeusement nostalgique : https://www.youtube.com/watch?v=NdcF2QzKEA … et une seconde version: https://www.youtube.com/watch?v=qQUL-WrHhVE… On ne s’en lasse pas 😎

🌞⛅🌈❄⚡🌞

SMAUGH

Une histoire de dragon au club des Can’canettes
(Castres, Tarn)

Septembre 2018 : les can’canettes commencent la saison, et nous proposons le concours RUBIS de France Patchwork : 3 sont partantes, et au final, ne donneront pas suite, et Aline, outsider, se lance dans le challenge, le 13 novembre 2018 :


Choix des tissus…   


et son idée, reproduire le dragon d’un napperon en dentelle !!


11 décembre, le projet se précise. Un petit bout est posé…..

On ne sait pas encore ce qu’elle mijote !!!!
8 janvier 2019 : Un bout de queue et là surprise !! Elle utilise la technique de Betty pour le Pine cone quilt, mais à l’envers : astucieuse, notre can’canette !!!

Le résultat est bluffant, on jurerait des écailles !!
22 janvier 2019, Aline en plein boulot !!


29 janvier, la queue prend forme.


5 février : Aline cherche déjà le tissu de fond et celui de bordure, bien entendu quelques can’canettes donnent leur avis !


19 mars, quelques détails de plus, pattes, tissu de fond !


Et grande discussion, sur le choix des tissus de bordures. Chacune y va de son petit commentaire…

16 avril : il prend forme, l’échéance approche, le dossier et  les photos doivent être envoyées pour le  25  mai, dernier délai.

Le tissu de la tête est trop proche de la bordure, il faut changer !

Un hic !!! Aline n’est pas adhérente France Patchwork, donc elle doit s’inscrire avant de pouvoir postuler pour le concours, nous la harcelons, lui préparons même le dossier…..mais de graves problèmes de santé pour son conjoint, l’éloignent  du sujet.


14 mai, elle peaufine la tête, la langue, l’œil, les dents…


Les pattes et griffes…


21 mai le quilting ; on sait déjà qu’il ne participera pas au concours RUBIS de France Patchwork et en sommes navrées vu le travail accompli !!

Nous cherchons une solution……. Et demandons conseil à Katell : le délai est dépassé, donc pas question de le proposer au concours, aussi pour que ce dragon vive et soit reconnu, elle nous propose un article en septembre sur son blog de la Ruche des Quilteuses…

Toutes les can’canettes, et Aline, te disent : MERCI !!!


11 juin : terminé, il est flamboyant ! Mais il manque un détail important : comment va-t-elle l’appeler ???

Et là c’est son petit fils qui le baptisera :

SMAUGH 

Smaugh le doré occupe la montagne solitaire dans le célèbre roman de TOLKIEN, Le Hobbit.

Et une certaine ressemblance… Super, le petit-fils !


18 juin 2019 : Fête de la MJC, et exposition de nos œuvres : bien entendu SMAUGH  est présent et admiré comme il se doit.

Bravo à Aline et encore un grand merci à Katell.

Jo Drouet,
animatrice au club des Can’canettes, Les Salvages (Castres, 81)