Ma chère amie Sujata Shah vit à présent en Californie, non loin de San Diego, elle a fort heureusement été épargnée par les incendies de l’automne dernier. Elle vient de terminer un quilt que j’adore, inspiré directement d’un ouvrage du XXe siècle venant d’Alabama, du hameau de Gee’s Bend (voir la petite histoire ici). Quand on tombe amoureuse d’un quilt, on a tellement envie de se l’approprier, mais c’est dur de trouver la bonne idée ! Sujata a utilisé une gamme de couleurs différente et a choisi de faire son quilt aux coutures régulières mais cela reste un véritable hommage à la quilteuse Magdalene Wilson, qui vécut 103 ans !
Le nouveau quilt de Sujata ShahLe quilt de Magdalene Wilson qui l’a inspirée.
Sujata préfère l’original, mais le sien a beaucoup de peps également !
Dans cet esprit, si vous êtes intéressée par un Quilt Along très souple, juste motivé par l’envie de suivre un exemple de quilteuses de Gee’s Bend ou des anonymes qui quiltèrent les quilts de la collection de Roderick Kiracofe, cela a commencé hier sur le blog de Sujata par ici ! La couverture du livre montrant la collection de Roderick est ci-contre.
Le Quilt Along s’appelle U and U, Unconventional and Unexpected (non conventionnel et inattendu). En toute confidence, j’en ai commencé un l’année dernière, belle coïncidence, le top est fait et je vous le montrerai bientôt… Ce sera un U and U très typique que je pourrai vous montrer plus tard.
Parfois les liens de l’inspiration sont bien plus mystérieux et improbables. Ainsi deux quilts se répondent au-delà des années et des océans. Voyez plutôt, le thème est le meilleur ami de la femme d’après Marylin Monroe (video ici).
Depuis que j’ai vu le film Blood Diamond j’en suis moins sûre…
Dans ce magazine sorti des oubliettes il y a quelques jours se trouve un diamant…
Voici le Diamant de Nadine Rogeret paru en 1985 :
Et, surprise l’année dernière, quand j’ai vu un des quilts vedettes du QuiltCon 2018, une merveille tout en économie de couleurs et pourtant si lumineux, cousu sur papier :
Bling de Katherine Jones, de Tasmanie (Australie)
Chaque oeuvre a sa propre brillance et le quilt australien est à couper le souffle, mais je dois dire que j’ai un faible pour celui de la Française, avec ses touches de bleu-glacier et de jaune… Son livre, Ma vie en patchwork, édité en 1991, fut un grand succès, puis elle a disparu du devant de la scène. Aux dernières nouvelles, Nadine vit à présent dans le Sud-Est et se consacre au boutis. Mais peut-être en savez-vous un peu plus ?
…et quelques heures après je lisais l’initiative de Cécile, relayant l’appel des Américaines Debbie et Lori : donner aux quilteuses de Paradise, la ville la plus durement touchée par les incendies de novembre dernier en Californie, un petit témoignage de sympathie, susciter l’envie de s’y remettre… Une goutte d’eau sans doute, près de 14 000 habitations sont détruites, 85 morts sont à déplorer… Debbie était la gérante du Quilt shop de la ville, il sera reconstruit et jouera de nouveau son rôle culturel et social, lieu de rendez-vous et de bien-être…
Il est demandé aux quilteuses qui le souhaitent de faire un bloc avec une maison (dimension : un carré de 10 1/2 inch, soit 26,7 cm faites 27 cm !) et un petit mot à l’encre indélébile, tout simplement. Les blocs seront redistribués à Paradise, nous aurons des nouvelles très probablement à la fin de cette opération de solidarité.
J’ai déjà vu que plusieurs de mes amies y participent, en particulier Annie qui a déjà fait ses deux maisons :
Kristine de la Ruche a aussi fait les siennes :
Frédériquefait également écho de cette initiative et montre de nombreuses sources d’inspirations, très utiles… Enfin sur Pinterest le choix est immense, Francine Rog a fait un beau tableau de maisons modernes.
Pour tous les détails lisez l’article de Cécile et laissez un commentaire sur son blog pour obtenir son adresse postale, c’est elle qui centralise les blocs pour la France. On peut faire des maisons très simples ou plus sophistiquées, traditionnelles ou modernes… Participons avec notre cœur !
Ce quilt a été fait par le club de Balma, après un stage de la délégation FP31 sur les maisons à la manière de Bernadette Mayr.
Autre sujet, mais toujours dans le partage, notre lectrice Huguette d’Alsace propose d’envoyer son exemplaire ELLE sait faire(voir article précédent)à la première personne qui en fait la demande en commentaire ci-dessous, juste pour le plaisir (voir son commentaire dans l’article précédent). Ce n’est pas plus juste qu’un tirage au sort, mais il faut bien choisir un mode de sélection…
Avant de rendre visite aux Patriarches au pied du Mont Rainier, je te présente cette montagne qu’on voit de Seattle dès que le temps est clément.
J’opte désormais pour le tutoiement dans la série Western Spirit tous les mardis, car c’est un partage d’idées, d’aventures et d’expériences qu’on partage entre amis !
Skyline (« silhouette urbaine ») de Seattle au coucher du soleil, avec la silhouette du Mont Rainier (photo d’ici)
Des 26 volcans de la chaîne, le Mont Rainier est l’un des plus dangereux. Non loin, l’éruption de Mont St-Helens en 1980 fit de gros dégâts et surtout 57 mortsdans une région peu peuplée. Le Mont Rainier est le plus haut sommet de la chaîne des Cascades qui s’étale du Canada à la Californie, le long du Pacifique. On sait que la faille San Andreas poursuit plus au sud les risques majeurs de séismes. La Terre est toujours en activité, c’est loin d’être un astre mort !En suivant ce lien, tu verras que plusieurs villes dans le monde sont menacées par un volcan actif, comme l’est Seattle.
Le Mont Rainier est néanmoins un but de randonnée privilégié, nous avons assisté avec émotion au dévoilement progressif du mastodonte au fil des heures dans la région du Sunrise en étant déjà à environ 2 000 m d’altitude :
Et les Patriarches ?
Ils se trouvent du côté de l’Ohanapecosh River, au pied sud-est du Mont-Rainier. Nous ne sommes plus qu’à environ 500 m d’altitude. Les Patriarches sont les héros de cette forêt primaire, plusieurs dizaines d’arbres millénaires qu’on peut approcher après avoir traversé un pont suspendu.
Traversée sécurisée de la rivière. On nous conseille de traverser le pont un par un car chaque pas engendre des vibrations. C’est pourtant drôle de s’amuser dessus à plusieurs ! Cela me rappelle des passerelles en lianes en Côte d’Ivoire dans la région de Man quand j’étais toute jeune, bien plus instables :Les racines spectaculaires de cet arbre tombé en 1970 permettent de photographier des enfants dans le centre de l’arbre, c’est ici le cliché habituel. N’ayant pas d’enfant sous la main, le creux reste vide, on ne se sent donc pas bien compte de l’échelle 😉
Les arbres tombés sont laissés car ils deviennent parfois des arbres-pépinière : les troncs morts en cours de décomposition, pleins d’insectes, de mousses et de champignons servent de support et de nourriture à de jeunes plants. La forêt primaire suit son cours complet.
Les arbres locaux sont des Douglas (appelés ainsi d’après David Douglas, un botaniste écossais qui fit 10 000 km en 1825-26, à pied et en canoë, pour découvrir la flore le long du Pacifique), des tsugas (autres conifères), et des cèdres rouges (thuyas géants). Ces derniers étaient de première importance pour les Indiens, procurant la matière première pour faire notamment des paniers ou même des capes imperméables avec l’écorce qu’on peut tisser. Ce bois quasi-imputrescible se travaille et se fend facilement ; on le creusait pour faire des canoës, on le sculptait pour faire des mâts totémiques*, on le coupait pour faire les maisons… De nos jours, il continue d’être exploité pour couvrir les maisons en bois traditionnellement sous forme de shingles (bardeaux), sert à l’industrie des meubles, repousse naturellement les insectes (en particulier les mites textiles)… et, merveille culinaire découverte chez LeeAnn et cuisinée par son mari, ce bois donne au saumon un goût incomparable quand on pose le poisson sur une planche de cèdre rouge et qu’on le cuit au barbecue !! Dans ces cas-là, j’adore la cuisine américaine !
*Les totems sont sur-représentés dans notre imaginaire sur les Indiens d’Amérique (la faute aux westerns !). En Amérique du Nord, les mâts totémiques n’existaient que chez les peuples qui s’étendaient de l’Alaska à l’Etat de Washington (en passant donc par la partie ouest du Canada), on les nomme les Indiens du Nord-Pacifique. Les mâts totémiques correspondaient, non pas à une religion, mais à un emblème clanique, un blason, un hommage à une personne décédée ou une commémoration (la victoire d’une guerre par exemple). Il y a donc confusion de termes avec d’autres civilisations utilisant des mâts vaguement similaires ayant une symbolique religieuse.
De même, jamais aucun Indien, à part devant les caméras, ne fit whoo-whoo-hoo en battant la main devant la bouche pour partir à la guerre… et je reviendrai un jour sur le mythe des cowboys, attention déceptions en vue !
Un cèdre rouge qui connut de plus beaux jours… mais sa décomposition enrichira le sol.
Une longue passerelle en bois est aménagée pour que nos pas ne tassent pas la terre, ne blessent pas les racines.
Nous découvrons ébahis de vénérables arbres de 1 000 ans, toujours vivants, appelés les Patriarches.
On les appelle les jumeaux Douglas, ils ont mille ans, malgré leur allure alerte seule une couronne d’environ 20 à 25 cm est encore vivante. LeeAnn et moi ne sommes pas jumelles mais nous sommes sœurs de cœur !
Quelle émotion de toucher ces arbres… Ils fournissent une force énergétique et je comprends les peuples qui les ont divinisés.
Rappelle-toi Pocahontas, dessin animé de Walt Disney (1995) où l’héroïne demande conseil à sa « grand-mère feuillage » qui est la voix de la sagesse…
Plus généralement, ce film est une ode à la tolérance entre les peuples ainsi que l’encouragement à écouter et protéger la nature. C’est bien ce que nous enseigne l’étude de la vie des Indiens qui vivaient en symbiose avec la nature il y a encore peu de temps. Nous sommes bien moins sages. Sans bouder des aspects formidables du progrès, il y a urgence à revoir notre mode de fonctionnement, nous reconnecter à la nature dont nous faisons partie et mieux la respecter, c’est tout notre intérêt.
Nous n’avons pas visité la péninsule d’Olympia, au sud-ouest de Seattle. C’est encore là un lieu exceptionnellement préservé, une forêt primaire extraordinaire. Je t’invite à rendre visite à ce blog, l’un de ceux qui m’ont aidée à organiser notre voyage. Il est écrit par un professeur de géographie de l’université d’Orléans. On y voit ici de magnifiques photos de la péninsule.
Au fil de notre périple dans l’Ouest américain, nous nous sommes posé une question : pourquoi, dans notre vieille Europe, n’avons-nous que peu de très grands arbres ? Nous avons des Arbres Remarquables dûment répertoriés, certes, mais justement pas de très vieux arbres en abondance. Malgré la violence des incendies, ouragans ou tornades qui balaient ce pays américain, nous avons vu tant de très vieux arbres à la circonférence étonnante, même au centre de San Francisco ! La réponse est dans l’histoire des hommes.
L’Europe est, depuis bien longtemps, bien plus densément peuplée que l’Amérique. Si à l’origine, les forêts recouvraient la plus grande partie des territoires européens, au 11e siècle (à partir de l’An 1000), une conjonction d’événements changea la donne. Le climat connut un épisode très doux, la population s’accrut, une meilleure stabilité politique s’instaurait en même temps induisant la sécurité, le développement de l’agriculture et de l’élevage et donc un besoin de gagner de la terre. Mais un défrichement massif sans discernement fut effectué, les forêts furent souvent brûlées, comme un reset, une mise à zéro, ce qui fait qu’on a peu d’arbres très anciens, les arbres jeunes adultes étant exploités, depuis lors, au fur et à mesure des besoins. A noter qu’après 3 siècles de relative prospérité, le Moyen-Âge se termina avec un fort déclin de la population européenne au 14e siècle avec la Guerre de Cent Ans, la Grande Famine, la Peste noire… La Renaissance ne permit pas aux forêts de se reconstituer : les arbres étaient des produits de consommation de première nécessité, sans parler des constructions navales et autres industries avides d’énergie. On était à la recherche constante de bois de construction ou de chauffage : le petit peuple n’avait le droit que de glaner les branches, les troncs étant réservés aux propriétaires terriens.
Au 20e et 21e siècle, nous n’avons jamais eu autant de forêts en France, du moins depuis le 11e siècle ! En revanche, elle ne sont que rarement naturelles. Même les flancs de montagnes sont reboisés, ce qui est formidable, mais souvent avec une seule essence et cette politique favorise la propagation des maladies et insectes ravageurs. Ainsi, au printemps dernier, nous avons frémi à la vue de la forêt du Causse Noir à l’est de Millau, reboisé de pins noirs d’Autriche : ils furent ravagés en 2017 par les chenilles processionnaires et il n’y reste que des milliers d’arbres morts…
En Amérique, c’est une toute autre histoire, les Indiens étaient numériquement très peu nombreux en regard de l’immensité du territoire. Leur prélèvement de bois sur la nature était insignifiant. Et lorsque vinrent les Européens, quels arbres choisirent-ils pour construire leurs maisons (les log cabins), pour élever leurs clôtures, pour brûler dans la cheminée ? Certainement pas les plus grands et les plus vieux, sans doute pour le respect qu’ils inspiraient, mais encore plus certainement parce que les plus jeunes ont des diamètres bien plus pratiques à couper et à transporter !
Famille dans le Minnesota en 1890 devant leur cabane en rondins. On voit bien que les arbres utilisés ne sont pas très vieux…
C’est donc pour ces raisons qu’on peut voir encore aux USA des régions extraordinairement préservées. Pour retrouver l’ambiance de la découverte des très anciens arbres de l’Ouest américain au 19e siècle, je recommande la lecture du roman de Tracy Chevalier A l’Orée du Verger, maintenant disponible en format de Poche.
Et pour illustrer cet article avec quelques quilts, en voici que j’aime beaucoup avec des forêts qui me rappellent celles de l’Etat de Washington, ainsi que quelques arbres remarquables :
J’aime ce modèle classique des années 1930 je crois !Bear in the Wood par Emma Louise, avec l’ours fait en couture sur papier d’après un modèle de Margaret Rolfe.Uncommon Forestde Debbie de Seattle, probablement inspirée par les belles forêts de son Etat, Washington. Je suis amoureuse de ce quilt aux couleurs différentes de celles d’un Noël traditionnel !On change d’univers artistique avec Redwoods de Merle Axelrad. Tissus collés puis quiltés. Bluffant de réalisme !L’érable de Ruth McDowell, si artistique…La Forêt, oeuvre collective faite dans le Tarn, dirigée par Cécile Milhau, voir l’article de Christophe pour des photos de détails. Cécile Milhau, ancienne déléguée FP du Tarn, est une artiste surprenante, aussi à l’aise dans la broderie, le patchwork que l’art textile mix-media.
Je reviendrai un jour sur des arbres que j’ai découverts en Utah, mais dès mardi prochain nous plongerons ensemble dans une ambiance western !
Lettre d’une amie que vous allez vite reconnaître…
Dear Katell,
Depuis notre voyage en France en juin dernier, Smitty et moi ne cessons de parler de notre merveilleux séjour chez toi. Il ne se passe pas un jour sans que nous n’évoquions un aspect de nos découvertes et des si bons moments passés ensemble.
J’avais commencé, une semaine avant le Florida Folk Festival fin mai, un Pine cone quilt qui n’a connu qu’une seule interruption, les 9 jours de notre voyage en France.
Il est dans les couleurs qui pour moi symbolisent Toulouse, alors lui trouver un nom était évident : Toulouse a été mon compagnon sur mes genoux pendant les mois derniers. Rangée après rangée, je l’ai chargé de mes souvenirs. Ce quilt représente pour moi mon amour de ta région, le sud-ouest de la France, Toulouse, Penne, Bézac, les Abeilles, les Salvage et tout le temps passé avec toi. Je cousais auprès de Smitty et nous nous rappelions les vins, les fromages, la nourriture, les grandes promenades, les jardins, les fermes, les pigeonniers, toutes les histoires de chacun de ces jours et toute l’amitié de ces femmes qui nous ont entourées. J’ai juste à fermer les yeux et je revois les vieilles maisons sur les collines, les rivières, les églises et les cimetières (tu sais que je les affectionne), et puis toutes ces femmes assises autour des tables, penchées sur leur premier Pine cone quilt avec toi et moi. Ah que de beaux souvenirs !
J’ai terminé Toulouse le 1er septembre, juste au moment où tu arrivais aux Etats-Unis, de l’autre côté de notre grand pays. Les derniers jours ont été consacrés à la coupe des carrés qui débordent et à la pose de la bordure de finition.
Il est maintenant dans notre salon avec les poupées que j’affectionne. Il mesure 208 x 213 cm et pèse 12,7 kg. Un beau bébé !
Mes quilts sont à présent souvent demandés pour des expositions, c’est en ce moment le cas à Tallahassee (capitale de la Floride) de fin août à fin octobre. J’y expose le Noir et le Bleu Caraïbes, ils sont bien appréciés. L’exposition s’appelle Out of the Blueet tu peux voirles 86 quilts exposés et expliqués par ici.
Ma prochaine grande exposition aura lieu au National Quilt Museum de Paducah (Corner Gallery) du 1er février au 16 avril 2019 avec six quilts parmi lesquels Toulouse. Je projette d’ailleurs un Toulouse 2, pour utiliser les vraies couleurs de la ville, tous les roses, briques, bruns, saumon, bleus et turquoise… De quoi m’occuper tout en repensant à mon séjour en France !
J’ai été très gâtée par Betty, j’ai même reçu un tee-shirt affichant notre passion commune !
La semaine passa très, très vite avec Betty & Smitty, incroyable ! C’est qu’on était si bien ensemble…
Lundi 18 juin c’était l’appel de Katell 😉 réunion chez moi, les intimes de La Ruche avec Betty & Smitty. La grosse surprise était le nombre de pine cone réunis, un aux couleurs à la fois de la France et des Etats-Unis en tissu vichy (gingham in English), cadeau de Kristine pour Betty, des pine cone quilts de Maïté, Kristine, Madeleine, Vive, Valerie, Andrée, y compris des miniatures made by Vive ! Chantal, conquise, en fit un la nuit suivante…
On avait presque l’impression d’avoir une Passacaglia sur la table !
Pour immortaliser la journée, Vive a fait un panneau à son image : adorable ! Il est désormais dans mon atelier.
Au dos de ce panneau se trouve la fleur que vous voyez plus haut, l’appel de Katell 🙂 Merci Vive !
Photo de famille, les deux absentes sont bien sûr toutes excusées et nous ont manqué :
Les plus belles Abeilles du potager ! Madeleine, Vive, Eliane, Danielle, Andrée, Chantal, Hélène, Kristine, Valerie, Caroline et Maïté, sans oublier bien sûr Betty & Smitty, merci pour cette journée !
Le reste nous appartient : des souvenirs de rires, d’émotions, de bon repas et une amitié indéfectible !
Petite annonce : Caroline vient tout juste d’ouvrir des chambres d’hôtes dans une ferme superbement rénovée, la Garoffe.
Il n’y a pas encore de quilts sur les lits 😉 mais ça viendra peut-être ! Décidément les quilteuses ont aussi l’accueil qui coule dans leurs veines et vous avez désormais deux adresses pour des vacances en Occitanie : chez Christineetchez Caro!
Notre dernière journée se passa dans le Tarn avec quelques arrêts dans des villages que j’adore (Giroussens, Lautrec) pour aller à notre rendez-vous avec un ultime groupe de quilteuses : les Can’canettes à Castres.
Après les présentations nous nous sommes vite mises au travail. Même si la technique est simple, le Pine Cone est différent de tout ce qu’on fait habituellement et il faut un petit apprentissage. Et là encore, Betty a admiré le travail à la française, la rapidité de compréhension et les beaux résultats !
Les explications sont détaillées avant de se lancer.Betty montre comment se commence le centre.Démonstration d’un tour entier : encore une fois je suis la seule gauchère ! La Rose prend forme.
Avant de nous quitter, photo de groupe avec une pépinière de Pine Cone Quilts :
Bravo à chacune pour votre enthousiasme et votre expertise, merci pour votre accueil ! La salle était décorée de quilts exquis : un atelier exemplaire bien éclairé et des stagiaires très sympathiques !
Le stage s’est terminé par un banquet très copieux. Smitty, qui souhaitait tester divers fromages français, était de nouveau aux anges avec les fromages d’Occitanie et Betty, tout comme moi, avons autant apprécié les salades que le jambon ou les rillettes de canard… et tout le reste ! Fraîcheur exemplaire, qualité artisanale de luxe, nous avons vraiment apprécié…
Beautiful Betty…
(photos de Smitty)
Les meilleures choses ont une fin, ainsi les vacances de Betty & Smitty se terminèrent dans l’émotion, forcément. Ils sont bien rentrés dans leur Floride ensoleillée mais leur tête est encore un peu en France ! Nous partageâmes mille et une choses Betty et moi et nos conversations ont déjà repris par internet…
Voici ce que cela donne en français avec Google (et de légères modifs) :
Pour Katell et toutes les quilteuses françaises que nous avons rencontrées dans le beau sud de la France.
Cela fait une semaine que nous sommes rentrés chez nous et nous n’avons pas cessé de penser à vous ou de parler de vous à chaque moment. Mon mari et moi parlons de votre gentillesse, de votre chaleur, de votre générosité, de votre bonne nourriture, de tous les cadeaux et de l’amour inconditionnel qui nous ont été offerts chaque jour dans le sud de la France.
Il est presque impossible de croire que deux femmes qui se sont rencontrées sur Internet à cause du patchwork ont développé une amitié sincère autour d’un Pine Cone Quilt et d’une femme de 92 ans (Miss Sue). La langue n’a jamais été un problème parce qu’à la maison je pouvais toujours appuyer sur le bouton traduire. La langue n’était pas un problème sur place non plus, parce que tout le monde a essayé de parler un peu anglais avec patience ou d’utiliser ses mains et ses yeux pour m’aider à comprendre. Je n’oublierai jamais les visages heureux, les larmes de joie et tous ces baisers et les beaux patchworks qui m’ont été montrés. Je n’arrive toujours pas à croire qu’aujourd’hui, 100 femmes dans le sud de la France connaissent le secret de la courtepointe Pine Cone que Miss Sue a partagé avec moi il y a 14 ans pour la première fois et qu’elles ont trouvé tant de façons inventives de le faire.
Katell je tiens à te remercier, ainsi que tout le monde, pour votre généreuse hospitalité, votre générosité, l’immense gentillesse, la chaleur et la véritable appréciation qui m’ont été témoignées au sujet de mon travail. Les jours bien planifiés avec notre fabuleuse guide, organisatrice et hôtesse étaient incroyables. Chaque minute était planifiée et tous les besoins étaient satisfaits. C’était magnifique de ne pas avoir à cuisiner, laver les plats, planifier des excursions quotidiennes, faire du shopping, conduire ou penser à autre chose qu’au patchwork. Ma tête est toujours dans le ciel parmi les nuages.
Merci à Patrick d’avoir accueilli chez lui des gens qu’il n’avait jamais rencontrés ou vus auparavant. Smitty et moi nous sentions comme à la maison chaque jour. Il nous a beaucoup appris sur le football et j’ai découvert une fleur orange, l’hémérocalle, que j’ai aimé manger dans le jardin. J’ai été tellement captivée par les pigeonniers dans le sud de la France qu’au retour à la maison, j’ai acheté le même livre que Katell en français par Amazon. J’ai aussi acheté une copie du livre Le Rouvray pour me souvenir des quilteuses que Katell nous a fait rencontrer à Penne.
Chaque fois que nous nous asseyions pour manger à la maison, dans un restaurant ou à un rassemblement de patchwork, c’était comme un festin pour un roi et une reine. Les plats fabuleux étaient délicieux et un délice visuel. Nous avons mangé, bu et apprécié tout ce qui était devant nous. Manger trois repas par jour et la grande variété de fromages à chaque repas est un plaisir dont mon mari parle encore et n’oubliera jamais. Nous avons également aimé toutes les différentes façons d’avoir du canard et d’autres viandes que nous avons essayés pour la première fois.
Merci n’est pas un mot suffisant pour exprimer le grand moment inoubliable que nous avons eu avec vous tous. Nous ne cesserons de parler de votre amour et votre hospitalité pour toujours.
Que de passionnantes conversations avec Betty pendant une semaine !
Beautiful Betty à Montricoux (82)
Un jour nous avons parlé de la formation de Betty qui, après le bac, a été tournée vers des études majoritairement artistiques. Elle fut une des très rares jeunes filles de couleur à avoir été formées au Bennett College de Millbrook qui dispensait un enseignement pour les « jeunes filles de bonne famille » autour de la littérature, les sports, les langues étrangères et tout un éventail de disciplines artistiques : danse, dessin, stylisme, musique, etc. Environ 200 jeunes personnes vivaient ensemble dans ce grand établissement, ainsi que le personnel enseignant. Pour info, cela faisait juste 2 ans que les jeunes filles noires pouvaient s’y inscrire et elles étaient 3 en 1969.
Publicité pour cette école privée très chic !
Elle y entra en 1969 et passa deux années très intéressantes. Le stylisme de mode était sa matière favorite. Hélas, en sortant de ces études, Betty se rendit compte qu’en 1971, il n’y avait pas de place pour une styliste noire à New-York City. Elle fit alors d’autres études qui la menèrent finalement à un Master d’éducation pour enfants handicapés, des années d’enseignement puis un poste de Proviseur. Et c’est quelques années avant la retraite qu’elle apprit l’art du pine cone quilt, revenant à son amour des couleurs et des formes !
Bennett Junior College à Millbrook, installé depuis 1907 dans cette demeure bâtie en 1890.Grande bâtisse faite de moellons et de shingle en cèdre dans le style Queen Anne, Halcyon Hall, ancien hôtel de luxe avec ses 200 pièces, est imposant. Pendant des décennies, on y pratiqua le golf, l’équitation, le tennis, l’escrime, etc. Un esprit sain dans un corps sain !Cours d’escrime au début du XXe siècleLe studio d’art, au début du XXe siècle
Betty a de drôles de souvenirs de ces deux années à Bennett College, comme celui d’un festival de musique dans le comté voisin où elle passa la journée du 15 août 1969 ; elle et ses copines ne se rendaient pas compte qu’elles étaient à un endroit qui deviendrait absolument mythique : le festival de Woodstock !!
Betty ne s’est jamais reconnue sur une de ces légendaires photos… On le comprend, trop de monde !! Le temps exécrable (voyez le sol boueux) n’a pas empêché 500 000 jeunes (au lieu des 50 000 prévus) de vivre intensément « ces jours de paix et de musique », slogan des organisateurs. Le Gouverneur de l’Etat de New-York prononça l’état de zone sinistrée dès le 2e jour de concert, tant les dégâts étaient importants. Ce n’était d’ailleurs pas à Woodstock, mais sur le terrain d’un fermier de Bethel à 75 km de Woodstock… C’est drôle comme l’Histoire charrie des inexactitudes à la pelle !
Qu’est devenu le Bennett College de l’Etat de New-York ? C’est là que la nostalgie s’installe… En 1978, en raison de trop de travaux pour rétablir un chauffage décent et autres rénovations urgentes tous azimuts, des comptes dans le rouge et un manque de modernisation de l’enseignement (non-mixité, programmes vieillots…), l’établissement ferma définitivement ses portes en 1978. Des projets avortés de vente, une explosion du système d’eau un jour de grande chaleur et voilà ce bâtiment abandonné à la vigueur de la nature et aux dégradations de quelques visiteurs peu respectueux.
Studio d’art à l’abandon (photo Sébastien Barré)Photo Sébastien Barré/FlickrPhoto Sébastien Barré/FlickrPhoto Andy MilfordPhoto Andy Milford
L’ensemble de l’établissement s’étalait sur près de 9 hectares, mais c’est toujours le Halcyon Hall qui retient surtout l’attention.
Sur certains blogs on met en avant des phénomènes paranormaux comme les fantômes de jeunes femmes qui s’y suicidèrent… des explorateurs de lieux abandonnés s’y donnent rendez-vous… Les photographes se succèdent, avec ou sans autorisation… Ce College fascine encore plus à l’état de ruine ! La dégradation est arrivée à un point de non-retour. Plusieurs fois, on projeta de raser le bâtiment, mais il reste encore debout. Pour combien de temps ?
Et pour des centaines de femmes comme Betty qui passèrent quelques années dans ce College, cette vidéo fait battre le cœur plus fort.
Plusieurs personnes, trois en fait, m’ont demandé comment Betty vivait sa condition de femme noire aux Etats-Unis. C’était une curiosité saine, pour combler une connaissance superficielle du sujet. En raison de mon amitié si sincère pour Betty d’une part et ayant étudié des sujets cousins (à l’université d’Abidjan : Littérature de l’Afrique de l’Ouest et Histoire de l’esclavage vers l’Amérique) je me permets de répondre.
Betty est plus diplômée que la plupart d’entre nous, elle fait partie des personnes qui, par leur intelligence, l’éducation dispensée par leurs parents et leurs immenses qualités propres, ont fait leur vie dans la classe moyenne aisée. Surtout, loin de nier ses origines, Betty a appris à connaître en profondeur ses racines, elle est allée en Afrique de l’Ouest (Sénégal et Nigeria), elle a étudié les Arts Africains et Afro-américains, elle a constitué une collection que lui envieraient de nombreux musées. Elle sait donc la valeur de son héritage et n’a aucun complexe vis-à-vis de personnes bêtement racistes. Dans l’amitié et dans l’amour, les esprits se rencontrent et communiquent quelle que soit la couleur de la peau… Tout n’a pas été facile dans sa vie de femme noire, loin de là, mais elle a toujours eu la force de positiver. Dans sa famille aussi, de génération en génération les femmes ont été fortes, solaires, elles ont entretenu des connaissances spirituelles qui leur donnent un état d’esprit combatif !
Voir aussi cet article : quelques jours après sa parution, Betty m’écrivait pour la première fois grâce à LeeAnn Decker !
Betty a aussi des talents de guérisseuse, connaissances et sensibilité héritées de sa grand-mère maternelle de Caroline du Sud et ses ancêtres plus lointaines. Ce quilt, fait avec amour pendant que son mari subissait une opération à cœur ouvert, accéléra selon elle la convalescence de Smitty, tel un Soleil aux rayons bienfaisants. N’est-ce pas follement touchant ?
Après cet article très personnel, nous reviendrons aux vacances de Betty et Smitty en France avec de belles rencontres : plus d’une centaine de quilteuses occitanes !
Souvent un article suscite des précisions de votre part… Hier,à la suite de celui-ci, Monique Lebrun m’a très gentiment écrit pour m’adresser la photo d’un pine cone quilt miniature exposé au Quilt Festival de Wilwerwiltz (Grand Duché du Luxembourg).
Tous les deux ans au moment du pont de l’Ascension a lieu ce Festival qui mérite le détour ! Cette année, une pléiade d’artistes internationaux, voir la liste ici.
Comme pour quelques autres festivals les expos sont disséminées dans divers lieux, ce qui permet une belle balade. Cette année l’Association des quilteuses russes exposait dans l’église de Pintsch, en voici une vidéo.
Mosaïque de quelques quilts russes exposés la semaine dernière au Luxembourg.
Voyez-vous ces magnifiques quilts ? Certains sont presque traditionnels, d’autres montrent bien l’âme russe, c’est le thème de l’expo. Et le plus petit quilt de l’église n’est pas le moins intéressant, Monique m’a envoyé cette photo :
Époustouflant pine cone quilt, car je ne sais pas comment l’appeler autrement ! J’en avais déjà vu un, aussi de Russie, en 2012 à Ste-Marie-aux-Mines, je ne peux dire si c’est la même artiste ou s’il y a un courant traditionnel ou artistique récent. Ce qui est certain, c’est que ces carrés pliés en triangles qui utilisent ainsi de multiples chutes de tissus est un geste qui s’est fait un peu partout dans le monde… Le patchwork nous unit dans la recherche de la beauté et de l’harmonie. Si vous lisez l’anglais, approchez-vous, agrandissez si nécessaire la photo qui suit, j’aime beaucoup le texte de Rimma Bybina, Présidente de l’association des quilteuses russes :
C’est une autre photo offerte par Monique que je remercie !
C’est ce que vivent Betty et son mari actuellement, préparant leur voyage vers la France prévu dans moins d’un mois. Je suis sûre que leur séjour à Paris leur paraîtra bien trop court, la Ville Lumière offre tant de facettes pour qui aime l’histoire et les arts !
La NASA a pris cette photo de Paris en avril 2016. Ville Lumière assurément ! Le plan de la ville est reconnaissable, la photo est fascinante même si l’écolo vigilante en moi regrette cette débauche d’énergie…
Je connais bien Paris, si j’y allais en juin j’irais voir ces expositions temporaires :
Kupka, au Grand Palais, peintre que je découvris avec passion dans un livre reçu en cadeau de Noël il y a une trentaine d’années
Les Nymphéas de Monet et son influence sur l’abstraction américaine, à l’Orangerie
Mary Cassatt, peintre impressionniste américaine, au Musée Jacquemart-André
et puis Guernica au Musée Picasso, Delacroix au Louvre, Corot à Marmottan…
Mais quand on y vient pour la première fois, on a envie de vivre la rencontre avec les lieux « incontournables » !
Ensuite, Betty et son mari viendront chez moi en Occitanie où nous visiterons Toulouse, mais aussi de nombreux lieux que j’aime tant, en voyageant chaque jour ou presque en étoile autour de la Ville Rose ! Plusieurs rendez-vous sont prévus avec des amies quilteuses de la région, bien sûr…
Photo DIAGRAM Edition
Betty a ouvert un site le mois dernier, ce fut un gros travail que de préparer le fond et la forme de cette belle vitrine ! Elle y présente son parcours personnel et sa nouvelle orientation de vie dédiée au Pine Cone Quilt. Le site est très agréable à visiter !
Je suis très émue de voir le quilt qui s’appelle Katell y être présenté :
Purple Katell Pine Cone Quilt, Betty Ford-Smith, exposé ici au Florida Museum of History
Ce quilt représente un lien indéfectible avec Betty, nous avons échangé tant de lettres sur nos vies et nos passions…
De chères amies de la Ruche souhaitaient offrir un cadeau à ma fille pour son mariage ; le choix s’est vite dirigé vers une Mijot’in, une marmite norvégienne créée par Chantal de Couleurs Bobines. Une Mijot’in, c’est une sorte de housse de cocotte, parfaitement isolée grâce à 5 cm de chanvre et un gros socle de liège, qui permet de cuire avec seulement un minimum d’énergie. J’utilise la mienne quotidiennement, trouvant souvent de nouvelles raisons de l’utiliser. Exemple récent : mon cuiseur à riz vient de me lâcher ? Je ne le remplacerai pas, la Mijot’in me cuit un riz parfait sans le cramer au fond ! Pour plus de détails sur ce concept, voir par ici.
Je savais que je ne me tromperais pas en conseillant un tissu de Neelam ! Ce tissu de coton épais est de l’ikat, c’est-à-dire que les fils sont teints à intervalles calculés pour qu’ensuite au tissage, ils forment les dessins souhaités. Ici les teintures artisanales sont indigo et curcuma, couleurs opposées sur la roue des couleurs qui se complètent donc parfaitement. Evidemment, dans leur cocon à la déco naturelle et pleine de souvenirs de voyages, la Mijot’in sera à son aise.
Comme les amies sont généreuses, une cocotte en inox aux dimensions parfaites complète le cadeau :Le jeune couple est absolument ravi de ce cadeau, depuis le temps qu’ils lorgnaient sur ma Mijot’in !
Pour vivre heureux, vivons cachés, les heureux mariés souhaitent garder leurs photos privées, vous ne les verrez donc pas ici. Cependant je vous montrerai en juin un autre cadeau textile utile qui leur a fait tout autant plaisir !
Je vous ai souvent parlé de Betty, ma grande amie de Floride qui, inlassablement, hisse bien haut le patrimoine afro-américain et plus particulièrement les pine-cone quilts. Ces jours-ci elle expose à la Highland Art League en Floride des grands et petits pine cone quilts, des poupées, des vêtements afro-américains du XXe siècle (de Miss Sue)… et un tapis en hook-rug fait par sa maman dans les années 1970 !
Betty a un supporter indéfectible, son mari ! L’année dernière, il a choisi une gamme bien particulière de tissus, des blancs et noirs, avec des pointes de couleurs rouge vif incluses dans un imprimé. Ce très beau quilt a été cousu par Betty, le voici, tout juste terminé le 21 décembre dernier au Solstice d’hiver :
Il y a quelques mois, Betty assemblait patiemment ses petits carrés :
Mais pour le faire, elle avait une aide discrète mais oh combien utile :
Smitty utilise un cutter qui glisse dans le rail de la règle, une technique bien connue des encadreurs pour couper le carton, maintenant proposée aux quilteurs.En plus d’avoir suggéré les couleurs, Smitty met la main à la pâte… ou plutôt au cutter, quelle bonne idée !
Après le douloureux épisode de la tempête Irma, Betty & Smitty ont pris une décision lourde de conséquence : vendre leur magasin d’antiquités…
Dans son magasin, Betty avait disposé son premier quilt avec des poupées aux longues jambes qu’elle avait faites dans les années 1980.Vue du magasin, réputé dans la région, avec de beaux éventails au premier plan.
En décembre, il a fallu dire bye-bye aux antiquités, c’est un choix qui néanmoins fait un serrement au cœur…
Le camion, qui a tant transporté de meubles et objets pendant 14 ans…
Le magasin vendu, Smitty s’est dit qu’il fallait faire quelque chose de peu commun pour aider à tourner la page, comme… Go & meet Katell, dit-il. Quelle bonne idée encore Smitty, de répondre à mon invitation !! Je suis extrêmement heureuse à l’idée d’accueillir Betty & Smitty en juin prochain ! Je sais que cette rencontre sera inoubliable, Betty est une belle personne que j’admire tant ! Nous visiterons ensemble chaque jour un nouveau coin de l’Occitanie et, qui sait, peut-être pourrons-nous rencontrer des quilteuses au cours de leur semaine de séjour ?
Hi Betty, see you soon!
Prochainement, nous verrons ensemble un quilt antique acheté par Betty dont on ne connaît pas vraiment l’histoire, mais qui pourtant raconte tant de l’époque de la Grande Dépression… A bientôt !