Cadillac à Detroit, Buick à Williams

C’est la Fête Nationale des États-Unis, bonne fête à tous mes amis américains !

Quilt patriotique de Judy Martin
Magnifique, encore en l’état de top, fait par Isa la Quilteuse.
Les Patriotic quilts conviennent bien au style quilts Country, voici un très joli de Cheri Payne.
Ravissante mise en scène d’un mini-quilt patriotique fait par Muriel Gendreau, qui écrit l’élégant blog Verveine & Lin. Ce quilt est inspiré d’un modèle de la même Cheri Payne. Modèle gratuit ici.
Le 14 juin dernier, Flag Day (Jour du Drapeau), Marie-Claude Picon a publié plusieurs photos de ses quilts patriotiques sur FB : tous splendides !
Mon seul quilt patriotique ! Il est petit, il mesure environ 50 cm de côté.
Son étiquette au dos me rappelle que je l’ai fait lors des précédentes élections présidentielles américaines…

Pour ce 4 juillet, célébré comme toujours dans tout le pays en rouge-blanc-bleu (et avec un masque SVP), faisons un tour en voiture. Mais prenons le chemin de l’Histoire, pas à pas…

L’Amérique a été conquise par des aventuriers, et si le temps est à la remise en cause des héros et des décisions du passé, il n’en reste pas moins qu’on peut admirer l’épopée de beaucoup de ceux qui ont fait l’Histoire.

Imaginez un jeune homme, né en 1658 en terre gasconne, comme les Mousquetaires et notre nouveau Premier Ministre (mais la comparaison s’arrête là), plus précisément à Saint-Nicolas-de-la-Grave au nord de Toulouse et à l’ouest de Montauban. Il est né dans une famille bourgeoise, son père étant avocat au Parlement de Toulouse et sa mère de famille commerçante aisée. On ne sait trop ce qu’il a fait ou subi, mais Antoine Laumet sent qu’il doit se faire oublier et prend le large à 25 ans. Le large, le grand large ! Il arriva d’abord à Port-Royal en Acadie, terre alors française (Canada), explora les terres de la côte Est et de l’Acadie française en se familiarisant avec les autochtones, leurs langues et coutumes. Comme nombre de Français, il fit le commerce de fourrures en échange d’alcools, achetant aux Indiens et vendant aux Anglais (et inversement). Le Gascon s’est inventé une nouvelle identité en s’anoblissant au passage et devient Antoine de Lamothe, Sieur de Cadillac. Simplement parce ça sonnait bien comme ça… et avec les réminiscences du nom d’un ami de son père du Parlement de Toulouse !

Timbre de la Poste américaine, édité en 1951, célébrant les 250 ans de l’établissement de Lamothe-Cadillac à Detroit en 1701.

Je vous la ferai courte, sa vie est riche en expériences et en esprit d’entreprise, mais aussi en (més)aventures. Le Sieur avait fort mauvais caractère et aussi l’envie de s’enrichir, mais pas toujours de manière légale ! L’Histoire retient surtout de lui que, visionnaire, il fonda, en un lieu stratégique, une colonie française sur un détroit (en réalité, une rivière, entre les lacs Huron et Érié) : Fort Pontchartrain du Détroit, en 1701. L’appellation s’allégera du nom du Ministre de la Marine de Louis XIV, Pontchartrin, et de son accent français sur le e pour devenir simplement Detroit. Cette rivière est actuellement sur la frontière entre le Canada et les USA.

Statue de Cadillac à Detroit ; subit-elle en ce moment l’outrage du déboulonnage ou du peinturlurage ?

Héros sublime pour certains, fieffé coquin pour d’autres, Cadillac mena une vie constamment agitée et aventureuse, militaire, corsaire, colonisateur avec des honneurs, des titres, des fortunes, il devint même Gouverneur de Louisiane (qui s’étendait alors des Grands Lacs au Golfe du Mexique !), mais aussi des poursuites et même un emprisonnement à la Bastille… Cadillac décida de finir Gouverneur de Castelsarrasin, près de sa ville natale, et y mourut à l’âge de 72 ans. Un sacré personnage à la vie bien remplie !

L’histoire ne s’arrête pas là. Detroit était effectivement un point stratégique, la ville française se développa puis fut cédée aux Etats-Unis en 1783, à cette nouvelle nation indépendante depuis le 4 juillet 1776. Detroit continua son développement au 19e siècle en fabriquant les carrioles pour se déplacer en ville et à la campagne mais aussi les chariots en bois destinés à rouler vers le Far West, les voies navigables favorisant le transport lacustre du bois.

 

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Transport en traîneau dans Detroit, les hivers y sont rigoureux ! Années 1900 – Archives de Detroit News

Au tournant du 20e siècle,
la richesse de Detroit en fit « le Paris du Midwest »,
avec de somptueux immeubles Beaux-Arts et baroques,
de larges avenues et espaces verts publics.

Vers 1910, voitures à chevaux et voitures à moteur se partagent le travail de déplacement des personnes, ainsi que le tramway mû à l’électicité.
Detroit, Woodward Avenue, avant 1920

La ville de Detroit célébra en grande pompe les deux cents ans de sa création en 1901. Au même moment, au même endroit, Leland, Murphy et Bowen, constructeurs de « chariots à moteur », des automobiles, baptisèrent leur premier joyau en hommage au fondateur dont le nom était sur toutes les lèvres : en 1902, la mythique Cadillac est née ! Dès lors, les progrès et inventions se succèdent chez les multiples constructeurs d’automobiles américains, concentrés à Detroit.

La première Cadillac n’était pas une voiture de luxe, mais un prototype avec beaucoup d’innovations techniques. Photo de 1903 – Smithsonian Institution.
Le 1er logo des voitures Cadillac, c’est simplement le blason du Sieur de Cadillac.

Detroit continuera, au long du 20e siècle, d’être la Motor town, LA ville des constructions automobiles. Les chevaux de chair et de sang sont remplacés par ceux sous le capot.

Voiture de luxe extravagante des années 1950-60, la Cadillac Eldorado. Après avoir maîtrisé la crise des années 1930, Cadillac se positionne à la tête des voitures de prestige pendant plusieurs décennies.
Son logo a souvent changé, à présent il est stylisé à la Mondrian mais garde le souvenir du Frenchy !

Les grandes voitures américaines ont le chic pour avoir des noms qui parlent, j’avais déjà évoqué les Ford Mustang par ici.

Et la Pontiac, autre gamme de voitures très chic ? Elle honore Obwandiyag (prononciation : bwon-diac, d’où Pontiac), un grand chef Amérindien du 18e siècle de cette région de Detroit qui, comme bien souvent, s’entendait très bien avec les Français mais pas du tout avec les Anglais !

Pontiac, 1720-1769, homme politique, chef de guerre
Une Pontiac. Le logo représente une flèche stylisée, en l’honneur du chef indien.

Toutes les voitures mythiques américaines qui peuplent notre imaginaire, les Cadillac, les Pontiac, les Buick, les Chevrolet, les Mustang, les Chrysler furent construites à Detroit. Éternel rival de Ford, General Motors fut fondé par un certain Durant, d’ascendance française lui aussi. Il lança même la marque Frigidaire en 1918 pour des compresseurs pour la climatisation de voitures… puis on sait ce que cela devint !

Detroit connut un essor fantastique, la construction automobile faisant appel à une nombreuse main d’oeuvre, la population consommant et boostant l’économie ! Elle fut la 4e ville américaine avec près de 2 millions d’habitants (1955-60). Mais les automobiles américaines perdirent leur monopole pour diverses raisons et peu à peu, avec la gestion exécrable de la ville et la catastrophe des subprimes, celle-ci a sombré, jusqu’à sa mise en faillite en 2013. Ses habitants, plus que 700 000, vivent majoritairement dans une grande pauvreté (les revenus les plus bas par habitant des USA, alors qu’en 1960 Detroit détenait la 1ère place) et l’insécurité. Detroit renaîtra-t-elle de ses cendres ?

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C’est l’usine de carrosserie historique de General Motors, laissée à l’abandon comme des milliers de bâtiments et maisons à Detroit.

Detroit n’est pas sur la Route 66, mais je souhaitais faire un clin d’œil à ce Sieur de Cadillac pour qu’on se souvienne que les pionniers ont beaucoup travaillé et innové, ils ont été imparfaits sans doute, mais aussi vaillants et novateurs ; les massacres ou mauvaises orientations sont bien souvent dus aux ordres et décisions des gouvernements européens puis des USA…

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Pour finir, je vous dévoile ma voiture
pour mon grand voyage de septembre 2020 :

Cette Buick vintage brille de mille feux, elle est pour moi !

Pour ce road trip avec mes copines du groupe Facebook Route 66,
j’ai hérité du numéro 40 :

J’ai photographié cette merveille tout juste rénovée à Williams, petite ville d’Arizona traversée par la Route 66 (nous y sommes, sur le trottoir !). En 2018, nous avions suivi la Route 66 sur plusieurs centaines de km, j’y reviendrai !

Buick choisie pour sa couleur turquoise,
et aussi pour son chauffeur,
l’Unique, the King :

 Elvis en personne !

Je ne sais pas vous, mais moi je suis fin prête pour l’aventure sur la Route 66 !

Surtout, ne me réveillez pas encore…
Katell

Pendant ma pause estivale, je risque fort de rêver encore à la Route 66… Je vous retrouverai sur le blog dans quelques semaines. En attendant, je resterai active sur Facebook, en particulier sur le groupe Quilt Météo 2020 !

Le respect envers les autres

Depuis le drame de la mort de George Floyd le 25 mai dernier, on remet en question, un peu partout dans le monde, la vision de l’Autre. Amour ou haine, paix ou violence, tout et son contraire ont été exprimés. Alors que certains veulent combler les inégalités, d’autres creusent les fossés. S’ensuivent maintes confusions, maintes décisions dont certaines ont le don de m’exaspérer. Le respect ne passe pas par des barrières supplémentaires…

Le dessin animé des Simpson aura désormais des acteurs non-blancs pour doubler les Noirs, les Jaunes, les Rouges. Devront-ils forcer l’accent qu’on attend d’eux ? N’est-ce pas encore plus discriminant de les cantonner à ces personnages ?

 

La décision de L’Oréal de bannir les mots blanc, blanchissant, éclaircissant ou clair pour combattre le racisme est ahurissante. Dans leurs publicités, cela fait belle lurette que tous les tons de peau sont célébrés en montrant depuis longtemps des femmes de toutes origines, toujours belles dans leur diversité, pour valoriser leurs palettes de produits convenant à toutes les peaux du monde.

Même si je n’achète plus rien de L’Oréal parce que c’est chimique, je trouvais que les Français se débrouillaient bien dans ce domaine. Le bannissement de ces mots sur la blancheur est simplement ridicule ! Heureusement qu’ils ne vendent pas de dentifrice 🙃 Franchement, est-ce judicieux de bannir ces mots pour combattre le racisme ?

Hier, j’ai lu la décision d’une quilteuse canadienne d’enlever 2 de ses modèles vendus sur internet en PDF parce qu’ils sont d’inspiration vaguement amérindienne et qu’ils contiennent dans leur titre le mot Aztec. Les Aztèques régnaient en Amérique centrale (du côté du Mexique) et les Espagnols les ont combattu ; la culture mexicaine est un étroit mélange aztèque et espagnol. Étant de peau blanche, cette quilteuse ne se sent plus le droit d’utiliser cette esthétique qui n’est pas de sa culture. Il est vrai que, vivant en Europe, nous ne subissons pas les mêmes pressions culturelles, mais c’est tout de même ahurissant ! N’avons-nous plus le droit de nous inspirer de l’Autre ? Dois-je être Japonaise pour utiliser des tissus d’inspiration nippone, être Africaine pour avoir le droit de coudre avec des Wax, être Coréenne pour faire du Pojagi (une bise à Maryse Allard !) ? Nous ne pillons pas les autres cultures, au contraire, nous les apprécions et tentons de les honorer. Je continuerai donc de faire des quilts d’inspiration amérindienne quand cela me chante.

 

Il y a plusieurs centaines d’années, l’Europe s’inspirait déjà d’autres civilisations, comme, pour rester dans notre domaine des tissus, l’impression. Si les Indiens (d’Inde) n’avaient pas montré l’exemple, aurions-nous les fameux tissus provençaux qui s’en sont inspirés ?

Tissus provençaux de la marque Souleiado.

A ce propos, n’oublions pas, cet été, de donner un coup de pouce à Neelam, ainsi qu’à tous les magasins que nous aimons, ils ont besoin de nous pour survivre.

Neelam se fournit notamment chez des artisans du Gujarat (Inde) qui impriment leurs tissus au tampon, avec des teintures artisanales, à l’ancienne. C’est un commerce respectueux des artisans et une fabrication sans chimie. Vous y trouverez aussi de très belles broderies éco-responsables elles aussi, et beaucoup de fournitures de loisirs créatifs. Leur site pour acheter par correspondance est ici. N’hésitez pas à les contacter pour une visite ou un achat à distance.

Conservons donc le bon sens que nous avons encore en Europe, les échanges commerciaux et culturels entre peuples existent depuis des siècles ! De gros changements pour une économie plus saine sont absolument nécessaires, mais gardons-nous des décisions démagogiques ridicules… 

Si je ne pouvais plus m’inspirer des artisanats du monde, mon blog n’existerait plus et nous ne ferions même plus du patchwork !

Merci de rester fidèle à la Ruche des Quilteuses, avec toute mon amitié,
Katell

Glaz

Les brodeuses françaises connaissent toutes la broderie glazik (ou glazig), cette spécialité de Cornouaille bretonne (autour de Quimper) remise au goût du jour par l’extraordinaire Pascal Jaouen. Mon bon copain Christophe Hainault, qui a pris des cours avec Monik Paugam, est lui aussi séduit par la beauté de ces broderies. Comme tout ce qu’il touche devient exceptionnel, son dernier ouvrage terminé ne fait pas exception :

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Luxuriance et opulence, c’est ce qu’inspire ce superbe ouvrage réalisé par Christophe. Modèle Ar Galon, Pascal Jaouen.
Yin-yang, Monik Paugam. J’aime beaucoup ce mélange de cultures !

Cette broderie modernisée reprend les points traditionnels qu’on trouvait sur des napperons bretons et certains costumes d’antan. J’aime en particulier le point de neudé, un point de chaînette élargi. Nous en avions fait le thème de l’atelier d’une JA FP31.

Porte-aiguilles fait en JA le 1er février 2013, il s’ouvre comme un coquillage sur deux « feuilles » en feutrine, pour piquer nos aiguilles. Modèle créé par Bee Kristine.

Ce sont les costumes des hommes qui étaient ornés de broderies à dominante jaune d’or sur un drap marine, d’où le mot glazik/glazig (petit bleu). Un article sur les origines de cette broderie se trouve ici.

La couleur glaz

On dit pourtant un peu vite que glaz (ou glas) se traduit par BLEU. J’en avais déjà fait un article il y a quelques années. Glaz, c’est avant tout la palette de couleurs de la nature bretonne, aux reflets changeants, aussi bien la mer que le ciel, hésitant entre le bleu, le vert et le gris… et même l’herbe vert cru qui pousse au printemps ! C’est un peu le mot qui décrit la magie de la nature, sans cesse en mouvement, en évolution, éclairée par mille nuances changeantes de lumière.

 

Rouanez (reine) du Glaz, Valériane Leblond sait mieux que personne faire chanter ces nuances.

Glaz désigne la même couleur tantôt bleue, tantôt verte, que le mot latin glaucus qui a donné notre mot glauque, devenu si péjoratif. Oublions ce détail… On retrouve glaz ou glas dans toutes les langues celtiques actuelles (en Écosse, Irlande, Pays de Galles, Île de Man, Cornouailles anglaise). Ce qui est plus surprenant, c’est la proximité de glaz avec les mots d’Europe du Nord signifiant le verre. Glass, glas, glês, la ressemblance est troublante. Je n’ai pas cherché de preuve de famille sémantique, mais les verres anciens étaient tout en nuances bleu-vert…

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Du verre produit par les Romains au début de notre ère (Musée du forum palatin, Rome) découvert dans les fouilles de Pompéi. On saura faire du verre transparent et non coloré plus tard.

Personne ne songe à traduire le mot glaz par turquoise, couleur intermédiaire entre le bleu et le vert. C’est parce que glaz est une atmosphère plutôt qu’une couleur…

Challenge Ensemble malgré tout, semaine du turquoise

Tout ceci pour expliquer pourquoi, en cette semaine dédiée au turquoise, j’ai fait ce carré :

Je m’amuse à ne répéter aucun tissu et ces 28-là méritaient bien de s’ajouter au charm quilt du confinement !

J’ai introduit des coutures légèrement sinueuses pour rappeler un paysage. Les batiks nuancés correspondent bien aux variations de lumière qu’on a dans la nature… Il complète le carré turquoise clair fait en semaine bleue :

Ma Doué, qui eût cru que le challenge FP me ferait broder en breton et en chinois?

Yec’hed mat (à ta santé !),
Kenavo,

Katell

Vers un monde différent

Quand nous sortirons du confinement, comment va-t-on se congratuler, se dire bonjour ? Nous devrons sans doute faire une croix sur les accolades à l’américaine, les embrassades et serrages de mains à la française ou les frottements de nez esquimau (on vérifie ainsi que l’autre va bien et n’a pas le nez gelé)… Nous devrons  continuer de garder nos distances, avec ou sans masque !

La question est sérieuse…
Elle va modifier nos habitudes quotidiennes.

On pourra toujours lever la main de loin, disant Ugh! comme les Indiens d’Amérique ! Ils ont une sagesse ancestrale qu’on a perdue.

Nous autres, premiers hommes d’Amérique, vivons dans un monde de symboles et d’images où le spirituel et l’ordinaire des jours ne font qu’un, c’est ce qui nous donne la sagesse et l’équilibre.
Sagesse Sioux

Mais du côté d’autres Indiens 😉 on peut aussi trouver un autre geste, une nouvelle attitude pleine d’allure. 

Se dire bonjour face à face et à distance en joignant les mains et en souriant, c’est un partage différent du toucher des mains ou de la bise, et ce geste remplit de joie. Sans y mettre une quelconque religiosité – nous n’aspirons pas forcément à devenir bouddhistes ! – c’est un bref moment de gratitude sincère envers l’autre. Même si ce geste s’appelle Namasté, il est inutile de le prononcer, un simple bonjour chez nous conviendrait parfaitement.

Quant aux personnes qu’on salue sans vouloir communiquer autant de connivence, une courbette à la japonaise deviendra peut-être la norme ! C’est une forme de respect, mais parfois aussi de soumission… ou d’hypocrisie sociale aussi, elle existera sans doute toujours !

Je divaguais sur le monde d’après quand j’ai préparé mon carré Ensemble malgré tout violet du challenge FP. Même si je ne suis pas très affûtée question chakras, je sais que le violet est le symbole de la lucidité et de l’action réfléchie, elle calme le trop-plein d’émotions en rassurant. Elle symbolise l’esprit plutôt que la matière, l’être plutôt que l’avoir, une couleur qui garde une empreinte mystérieuse. Comment le dire en un mot court ?

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Mystic, en anglais, me convient bien, même si c’est différent. Cela me relie à Betty, qui m’a offert un merveilleux quilt violet et m’en a dédié un autre, toujours violet. Elle m’a expliqué longuement la raison de son choix de couleur… Ma bague préférée est d’ailleurs une améthyste. Et puis, c’est la seconde couleur de ma ville natale, Toulouse la Rose, avec sa fleur la violette (ex-æquo avec le bleu pastel) ! Avec l’âge, mes deux couleurs préférées deviennent le violet et le turquoise, qui sont des bleus mélangés, l’un, avec du rouge, l’autre avec une touche de jaune… 

Il est certain, nous vivons un moment-charnière. Certains chercheront à récupérer la vie d’avant, rassurante, d’autres veulent tout changer pour parvenir à un monde rêvé.

L’avenir n’est pas écrit. Vous savez peut-être que les chinois écrivent le mot CRISE ainsi (idéogramme ci-contre). La première partie de l’idéogramme désigne le temps du danger, la seconde, le temps de l’opportunité. Vivre une crise, c’est voir et évaluer le danger, sans doute accepter le changement qui est dans la nature de la vie, puis saisir l’occasion pour évoluer positivement.

 La folie c’est de croire qu’en faisant toujours la même chose on puisse arriver à un résultat différent.
Albert Einstein

Dans mon charm quilt, je voulais y ajouter cette notion de danger/opportunité, alors qu’à cela ne tienne, j’ai brodé l’idéogramme chinois et l’ai entouré d’imprimés gris très graphiques : de petites étoiles, une grille ouvragée de style baroque, des quadrillés-grillages, un mur, des troncs d’arbre…

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Tout est possible pour notre avenir, faisons en sorte que le meilleur en sortira… Ce sera un chemin rempli de ronces et d’orties, mais ces plantes ne sont-elles pas des trésors en herboristerie ?…

C’est décidé, mon charm quilt fera 16 blocs ! J’attends les deux dernières couleurs avec impatience… Rose et orange, j’aimerais bien…

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Les jours se suivent, très semblables, une monotonie s’installe…
Savoir jouer avec sa créativité est un trésor, utilisons ce don !

Katell

Le confinement a du bon 🙃

Quand je vois des acteurs fumer, je sais que le film a des chances d’avoir plus de 40 ans ; désormais, voir de simples accolades, les trottoirs bondés et tous les rassemblements nous font dire : c’était le monde d’avant. Quand nous aurons de nouveau le droit de sortir, que seront nos échanges avec un masque ? Après le choc de l’enfermement viendra peut-être aussi la peur de sortir et de se mêler à la foule ; le confinement nous perturbe sans doute plus profondément qu’on ne le croit.

Mais au cœur de l’isolement forcé, des quilteuses qui ont la chance d’être exemptes de travail à l’extérieur et en bonne santé s’en donnent à cœur joie ! Du temps à longueur de journée pour s’adonner à son projet, sans devoir tout ranger après quelques heures, sans majeure perturbation… Forcément, l’ouvrage avance !! 

Alors voici de nombreux nouveaux ouvrages tous azimuts et un long article pour vous distraire.
Installez-vous confortablement, vous avez le temps !

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Voici les plus récentes photos d’ouvrages BeeBook, de Josette Glée :

Une bien jolie version du village de Sophie Zaugg, elle-même inspirée par le peintre Paul Klee.

On a bien du mal à arrêter une quilteuse : après s’être cassé le bras, Josette a fait sa rééducation en réunissant des bouts de tissus pour en faire une crapaudine !

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Manuela Dupuy m’a transmis le modèle à faire en appliqué de l’iconique dessin du pouvoir des femmes (girl power), recyclé récemment par les Couturières Solidaires de France. 

L’émancipation des femmes passe par cette affiche aux USA !

Un appliqué sur un tee-shirt, modèle trouvé par Manuela sur Pinterest… On peut lui mettre un masque si on veut !

Rappel de la bannière des Couturières Solidaires de France, voir par ici.

Il faut encourager Manuela qui vient de faire son premier top, quelle réussite ! Brillamment coachée par Myriam Brouard, elle est bien partie pour devenir une quilteuse passionnée. Saurez-vous lui conseiller un motif sympa de quilting à la main ?

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Marie-Michèle, une grande amie de Maïté, a terminé un modèle de Kaffe Fassett, lui-même inspiré d’un quilt antique britannique conservé au V&A Museum de Londres. C’est un superbe modèle qui m’a aussi séduite, j’ai le mien dans un carton, toujours à l’état de top… Il faudra que je le fasse quilter après le confinement, c’est tellement dommage qu’il reste endormi dans son coin. Le quilt original a été reproduit par Marie-Françoise Grégoire et a obtenu le label envié de Quilt de Légende, voir mon article à son sujet par ici.

Contrairement à moi, Marie-Michèle a eu, elle, l’envie et le courage de le quilter à la main, dès lors elle a le bonheur d’en profiter !

Photo du modèle dans le livre paru en 2005. Je me souviens avoir acheté mon exemplaire chez Martine Cugny, à Quilt & Patch à Toulouse.

Top en cours de montage, j’apprécie la variété des délicieux tissus vintage.

A la faveur du confinement, ce magnifique quilt est FINI !

Bravo Marie-Michèle !

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De tout temps, les quilteuses ont tenté de maîtriser un phénomène bien mystérieux : la multiplication des chutes de tissus. Plus on les utilise, plus on en a. Comme il faut du temps pour trier, couper, coudre, le confinement est l’ami providentiel inattendu de nos tiroirs qui ne demandent qu’à être allégés.

Les quilteuses sont des magiciennes. Plus elles utilisent des restes de tissus, plus elles en ont.

Les quilts de scraps (chutes de tissus) sont les stars du confinement. Mais n’oublions pas, nos amies commerçantes vendent toujours des tissus via internet, aidons-les à survivre.

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Nicole Dewitz fait de nombreux quilts de bébés, qu’elle fait distribuer là où on en a besoin. Voici son ravissant petit dernier avec de beaux tissus bleus :

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Quant à Andrée Traversez, elle a momentanément délaissé ses wax (voir ses quilts dans BeeBook) pour utiliser au maximum ses autres chutes de tissus. Ce quilt est un cadeau pour un bébé, une petite Camille.

Avant le confinement, le top était en morceaux, nous avions vu ensemble que ses blocs avaient plus d’allure en mettant systématiquement les couleurs froides en vertical et les couleurs chaudes horizontalement.

Ravissant quilting à la main, là encore ! Le dos est aussi beau que l’endroit.

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Et Kristine ? Telle qu’on la connaît, elle ne risquait pas de rester à ne rien faire… Comme toujours, elle a exploré et innové. Quelles sont ses inspirations cette fois-ci ? Les Map quilts, ou cartes en quilt. Allez voir par ici pour savoir ce que sont les Map quilts.

C’était une envie tenace, représenter la carte du village natal de son mari en quilt. Depuis des mois elle y pensait et le confinement l’a incitée à s’y mettre. Elle a beaucoup tâtonné pour représenter toutes les caractéristiques de ce petit coin de la Beauce, mais voilà, c’est fait ! Il me tarde de le voir en vrai !!

La première semaine du confinement, cela a commencé ainsi, avec les routes principales, le ruisseau, le canal, les champs…

Le 30 mars, le contour de la commune est défini. Une grande partie des verts proviennent des tiroirs de Maïté… offerts in extremis avant le confinement.

La prochaine étape était de mettre tous les détails, après tout c’est une carte !

Le 4 avril, les bâtiments sont érigés.

 

Le 16 mars, le voilà brodé, quilté, bordé et accroché ! Tout y est : la mairie, les boutiques, la gare, les routes, les champs, la maison de famille etc. Je crois que son mari, confiné au travail, ne l’a pas encore vu… Quelle belle surprise à son retour, dans son bureau ! Et si vous connaissez la Beauce, peut-être avez-vous découvert le nom de cette petite ville ? 

Je vous le disais bien, le confinement a du bon… Surtout, il faut garder le moral avec les moyens du bord, c’est la meilleure façon de s’en sortir !
Katell

 

 

Le Rouge, la première des couleurs

Joyeuses fêtes de Pâques !

Pour la première fois, je n’ai pas fait de décoration de Pâques chez moi, en l’absence des enfants réunis… Celle-ci a quelques années !

ROUGE !

Grâce aux historiens des couleurs et tout particulièrement Michel Pastoureau, on apprend que le rouge était la seule couleur nommée dans les temps anciens, non pas parce que nos ancêtres ne voyaient pas aussi bien que nous, mais parce que n’existe vraiment que ce qui se nomme… En espagnol, on a le mot rojo pour dire rouge, mais aussi colorado, coloré étant synonyme de rouge, comme dans l’ancien temps. Le vocabulaire s’est étendu avec la culture et l’envie de nommer les choses. Avoir le mot juste, c’est parfaire sa communication et je me réjouis de pouvoir parler de dizaines de couleurs et de leurs infinies subtilités…

La symbolique du rouge s’est follement enrichie au fil du temps : d’abord le feu et le sang, puis le pouvoir, l’amour, la gloire et la beauté… puis l’inévitable désamour avec la sobriété protestante, la crainte du diable… et la récupération politique, le symbole du danger ou de l’interdit… Lisez ce livre si vous souhaitez en savoir bien, bien plus !

En patchwork, j’aime le rouge mais je ne l’utilise presque plus. Il fait partie de mon passé, ou par touches, accompagné de rose et d’orange, en symbiose chaleureuse.
Il reviendra peut-être !

La couleur rouge devait arriver, tôt ou tard, dans le challenge #ensemblemalgretout et c’est pour cette semaine ! J’ai voulu marquer l’ambivalence du rouge et donc choisi deux mots vraiment différents :

VIE,

pour toute l’énergie positive et l’amour contenus dans cette couleur. Le mot est brodé en espagnol car j’ai une chanson qui tourne en boucle dans ma tête en ce moment, Gracias a la Vida de la Chilienne Violeta Parra, chantée par Joan Baez (ici aux Vieilles Charrues, comment ai-je pu louper ça ? j’aime tant cette femme). Je la connais par cœur car elle était dans ce 33T écouté mille fois :

Bestofbaez

ALERTE,

car le rouge est aussi le signal du danger, de l’arrêt, de l’interdit… Terriblement d’actualité.

J’ai tout de même trouvé de beaux tissus rouges dans mes tiroirs !!

Continuez de rendre visite au Forum France Patchwork, on y voit des merveilles quotidiennement ! Maïté a aussi terminé son bloc de la semaine, le voici : ravissant n’est-ce pas ?

 

Gardez le moral, même si les fêtes comme Pâques sonnent creux quand la famille est éparpillée… Un peu d’humour cloche de circonstance :

Une mignonne, du père Peschet (Eure, Normandie)
Moins gentille, de Seb

Et pour finir sur une note rouge passion comme le patchwork l’est pour nous, voici quelques blocs rouges destinés à un quilt collectif, une excellente idée du Bureau de notre club de Colomiers :

Chinese Coins, de Maïté… pour rendre la monnaie de leur pièce, aux Chinois 😉
Fleur passion, Kristine
Etoile du Colorado, avec du tissu que j’ai acheté à Silverton, Colorado (voir par ici)

A très vite !
Katell

Allez je vous montre !

Je préfère, d’habitude, montrer mes quilts finis sur mon blog, mais j’ai envie de partager avec vous comme je le fais d’habitude avec les Abeilles, puisque nous sommes toutes chez nous ! Partager aide à garder le moral.

Voici mon modèle, cela fait 9 ans que je l’ai en tête, il était temps de s’y mettre :

Leaves in the Breeze, de Becky Goldsmith / Piece o’ Cake Designs, présenté dans le livre Appliqué outside the Lines.

C’est de l’appliqué improvisé ! J’ai été un peu plus loin que le modèle, coupant les feuilles sans gabarit, sans stress, sans colle, juste retourné à l’aiguille au fur et à mesure en fixant chaque feuille au point avant avec des cotons perlés de diverses couleurs. Quel bonheur de création toute simple !

Hier, à la faveur du soleil et malgré le vent d’autan, je me suis empressée de faire quelques photos du top.

Tout est dans la joie de choisir ses tissus ! Beaucoup viennent de mes tiroirs pleins à craquer, mais pour avoir des fonds qui claquent en turquoise et vert, j’en ai acheté aussi chez Alice Kreyder Blossom Quilt & Craft, chez Emma Coutancier Au fil d’Emma et chez Patricia Gélinet Patouchwork.

Quand il sera fini, ce sera le nouveau dessus de lit de ma chambre. Coup de fraîcheur printanière assuré !

Je pense l’élargir un peu avec une bordure faite de chutes orange et rose vif, j’ai fait le tas, ya plu ka :

Il est plus facile de rester confiné quand on a un jardin à la campagne, mais dans tous les cas, prenez soin de vous et des autres ! Nous vivons une période incroyablement incertaine, courage, nous nous en sortirons.

 

Ya plus de saison ma brave dame

Parler de la pluie et du beau temps est souvent le préambule d’une conversation :

Grâce à mon quilt météo, je scrute non seulement la météo jour après jour, mais j’observe aussi avec intérêt celle de l’année de ma naissance, 1961 (on est entre nous, pas de chichi).

Guillaume Séchet est un présentateur météo à la télé au nom qui fait sourire, à chaque fois qu’il parle de sécheresse ou, a contrario, de pluies diluviennes. Parfois, on croit bien que les patronymes suscitent des vocations, les exemples sont fréquents et bien amusants (c’est un aptonyme, amusez-vous en allant voir quelques exemples par ici). Il n’est pas que présentateur météo, c’est un vrai spécialiste passionné. Son immense travail de récupération d’archives sur le temps qu’il a fait est notamment dans le livre ci-dessous, daté de 2008 : il y présente de nombreuses variations extrêmes du passé. 

Jadis, au moindre écart, on de parlait pas de changement ou dérèglement climatique, mais on avait alors un éventail de petites phrases comme ya plus de saison ou c’est fou ce temps ou encore le temps est détraqué depuis… lundi dernier, la bombe nucléaire (au choix🙃). Du même Guillaume Séchet, j’ai retrouvé sur internet la compilation des phénomènes extrêmes de l’année 1961 en France : douceur inhabituelle en février,  forte sécheresse de mars à septembre (d’où LE millésime du siècle pour les vins rouges et blancs liquoreux), du gel fin mai dans la moitié nord de la France (largement après les Saints de glace !), quelques déluges dévastateurs etc. En suivant le lien ci-dessus, vous pouvez chercher les extrêmes de l’année de votre choix sur le même site.

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Je retrouve sur mon quilt la douceur inhabituelle de février 1961, puisque la moyenne du mois est presque la même que celle de février 2020.

De gauche à droite, on lit les moyennes mini et maxi de janvier 1961, puis janvier 2020, février 1961 et février 2020. On voit aussi que 1961 n’était pas bissextile, contrairement à 2020 (les bandes verticales comblent les trous quand le mois ne fait pas 31 jours).

Ma maquette est simple malgré le fouillis entretenu par les températures qui ne changent pas beaucoup. Chaque mois se lit sur 2 colonnes : un carré en forme de – pour 1961, un carré en forme de + pour 2020 pour chaque jour, les jours empilés verticalement, avec les moyennes mini et maxi du mois en bas. J’ai alterné (gauche/droite) les blocs 1961/2020 pour avoir les – et les + en damier. Pour le moment les deux mois font un serpent bien sinueux, mais cela ne m’inquiète pas trop.

Un petit coup d’œil sur des talents du Quilt Météo :

C’est une mosaïque de photos faite par Sophie montrant des ouvrages de Delphine, Smelly Cat’s House, Nathalie, Michèle, Nadine, Nathalie, Marie Christine… 

Et il y en a beaucoup d’autres, sous diverses formes ! Nous sommes presque 600 dans le groupe, tous ne montrent pas d’ouvrage bien sûr et, à l’inverse, des quilts météo 2020 se font en dehors du groupe. Mais la dynamique est là ! A lire aussi le blog d’Annie avec son quilt météo Carolo, celui de la Marmotte rousse (qui n’est pas sur FB), l’atelier de Cocopatch…

Nous avons toute l’année 2020 pour créer ce top imprévisible. A chaque projet sa logique, son intérêt, son esthétique…

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Le climat est ce à quoi on peut s’attendre, le temps est ce que nous avons. Mark Twain.

Les phénomènes extrêmes et des tendances temporaires ont toujours existé bien sûr, la seule différence est que, pour la première fois, ce sont les activités humaines qui modifient le climat et non les mouvements de la nature. Vaste sujet, momentanément éclipsé par le Coronavirus, mais dont les effets seront plus durables.

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N’en déplaise aux météorologues, parfois on n’a pas le temps prévu. Frédérique nous a déniché un appareil infaillible :

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Les Étoiles Créatives

Dans mon livre BeeBook, j’ai aimé mettre en avant le bloc des étoiles créatives, si rapide et amusant à faire.

C’est aussi le bloc choisi par la délégation France Patchwork des Hautes-Alpes comme Bloc pour la JNA (Journée Nationale de l’Amitié) qui aura lieu le samedi 6 juin 2020 à Gap. Cette JNA est réservée aux adhérents de France Patchwork à jour de leur cotisation, naturellement ! Pour adhérer, veuillez suivre ce lien. Et pour vous inscrire à la JNA, toutes les informations se trouvent dans les Nouvelles n° 143 de France Patchwork, ainsi que les détails pour faire ce bloc d’étoiles.

⭐⭐⭐

Curieusement, Bee Maïté disait ne pas aimer les blocs d’étoiles en patchwork, trop statiques à son goût. Ce bloc d’étoiles plus modernes, plus vivantes, dans la lignée du patchwork improvisé et libéré par Gwen Marston et ses amies, fait scintiller les étoiles et les yeux de Maïté. La machine à coudre étant sa nouvelle copine, vite fait, elle a fait une constellation d’étoiles pour la JNA :

Vendredi dernier, Maïté nous a montré ses étoiles créatives, très scrappy (utilisation massive de chutes de tissus !)

C’est tellement simple à faire que Maïté projette d’occuper ses petites-filles aux prochaines vacances en faisant des étoiles ⭐⭐⭐. Cette même technique peut s’utiliser en intersection de bandes intermédiaires d’un quilt où les blocs sont montés traditionnellement :

Voie Lactée, un quilt fait de nombreux blocs orphelins, est devenu un quilt d’enfant (même principe chez mon amie Ana Maria !). Les intersections sont faites d’étoiles créatives et le molleton, plus épais que le Nuage, le rend très chaud et confortable. Voie Lactée est un quilt de BeeBook.

 

Une folle étoile sur fond blanc, c’est chouette aussi !
Enfin un rayon de soleil ce matin !

Ce bloc est simplement additif, où le centre peut être un simple carré ou bien, comme ici, un mini-crazy à la machine, fait de p’tits bouts de tissus qu’on ne jette même pas…

C’est souvent le bloc-bonus du stage que je propose sur les assemblages en patchwork improvisé (coupes à main levée, courbes à la machine), succès assuré ! En 2021, je serai en mesure de vous proposer un autre thème de stage, au cœur des préoccupations des quilteuses… A suivre !

A bientôt, portez-vous bien, gardez le moral !
Katell

 

Un quilt étoilé avec Cécile & Bea

Les étoiles sont parmi les motifs les plus appréciés en patchwork. Dans BeeBook, je ne me suis pas privée d’en proposer, des étoiles pas forcément régulières, les wonky américaines, que j’ai préféré nommer étoiles créatives. À présent, le quilt qui est actuellement en bannière du blog est dans ma pièce à vivre et, malgré certaines réticences entendues sur les couleurs bizarres, il s’intègre parfaitement à mon intérieur ! Il est un hommage à Sujata Shah, si talentueuse et généreuse, dont je ne me lasse pas de promouvoir son livre (sa présentation ici), avec la contribution d’une brodeuse indienne via Neelam chez qui j’ai choisi la broderie centrale :

Les petits miroirs, appelés shishas en Inde, brillent aussi bien le jour que la nuit, jouant avec le soleil ou la lampe. C’est un des quilts difficiles à photographier !

On en retrouve aussi sur le quilt d’Éliane, pour donner une impression de brillance d’un ciel étoilé :

Nuit au Mas d’Azil, Éliane Géraud

Les quilts étoilés sont à conjuguer à l’infini, des plus traditionnels aux plus déjantés !

Quel que soit le style de patchwork que vous appréciez, vous pouvez participer au Quilt Along (quiltons ensemble) ou QAL 2020 lancé il y a 2 jours par Cécile et Béatrice. Lisez l’article de Cécile avec tous les détails nécessaires, inscrivez-vous au groupe Facebook pour le suivi et surtout amusez-vous bien !

Le thème du QAL 2020 ? Les étoiles bien sûr !