Il n’est pas trop tard si vous désirez faire un geste pour la reconstruction de Notre-Dame avec France Patchwork. Nul besoin d’être adhérent, il vous est proposé de faire un ouvrage de 30 x 30 cm (recommandé) représentant Notre-Dame pour vous, cela peut figurer un détail, une ambiance…
J’ai déjà vu de superbes réalisations sur Facebook et Instagram ; comme ce n’est pas un concours, il n’y a aucune raison de ne pas les montrer… et cela peut motiver quelques participations de dernière minute ! Alors voici les contributions de trois Abeilles.
Bee Valerie, notre chère amie anglaise, a été tout autant touchée que nous par cette destruction partielle d’un de nos monuments emblématiques, c’est notre patrimoine européen… Voici son quilt :
Photo pour les Abeilles, juste avant l’envoi à FP. Je l’avais vu avant le quilting et je l’aime beaucoup : on a bien la sensation de l’architecture intemporellement belle. Son travail est, comme toujours, parfait. I love your quilt Val!
Bee Kristine a, elle, utilisé la technique du Pine cone pour figurer une rosace de vitraux, ce que je trouve très pertinent :
Une très fine broderie sur un fil marque le centre.Kristine na pas manqué d’ajouter une étiquette brodée !
Quant à moi, les tissus unis étalés sur ma table m’ont donné envie de faire ceci, toujours sur le thème de la lumière et des vitraux, même si le lien avec Notre-Dame n’est pas évident.
Blocs de 3 x 4 cm avec une fenêtre bleu foncé, quilting main simple dans les fenêtres. Si j’avais voulu la régularité, j’aurais fait un assemblage sur papier, mais le mouvement me semble plus intéressant… Question de goût !
Une première proposition structurée de participation à la reconstruction de Notre-Dame est proposée dans le monde du patchwork, il y en aura peut-être d’autres. Celle-ci est organisée par l’association France Patchwork, forte de ses nombreux adhérents et la réputation de savoir motiver grâce à son réseau de délégations et de bonnes volontés. C’est bien entendu l’opportunité d’utiliser notre art pour une cause qui nous touche pour la plupart, puis avoir un sentiment de communauté et de fierté quand tous les chèques seront remis ensemble à la Fondation du Patrimoine. Vous trouverez ci-dessous le communiqué de Catherine Bonte, Présidente de France Patchwork.
Notre-Dame
Voici le projet national que nous vous proposons : réalisation d’un mini quilt sur le thème de Notre-Dame sous forme d’un carré de 30 x 30 cm fini, en 3 épaisseurs.
Date limite d’envoi : le 30 juin 2019
Adresse : France Patchwork – BP 10 – 27310 Saint Ouen de Thouberville
Le mini quilt sera accompagné d’un chèque de 10 euros ou plus libellé à l’ordre de : Fondation du Patrimoine – Sauvons Notre Dame. Ce don bénéficie d’une réduction fiscale de 60%.
Dans un second temps, tous les quilts reçus seront mis en vente lors d’une manifestation. Le profit intégral de cette vente sera reversé à la Fondation du Patrimoine – Sauvons Notre Dame.
Merci à tous et toutes pour votre participation.
L’image contient peut-être : ciel, nuage et plein air.
Merci de partager cette information autour de vous, dans vos clubs, à celles qui ne vont pas sur internet. Ensuite, chaque personne décidera de la suite à donner à ce projet.
J’avais abandonné ce projet il y a pfff… 15 ans ? Ce début de vitrail (cathedral window) fait justement 30 cm de côté, il manque une rangée et le remplissage ! Je ne suis pas sûre de choisir cet ouvrage, éloigné de mon style actuel et peu évocateur de Notre-Dame, mais après tout pourquoi pas en 2e ouvrage à offrir ?
Manquez-vous d’idées ? Cet article de la délégation FP 40au retour de Sainte-Marie-aux-Mines 2015 montre une exposition de quilts sur les vitraux.
Je me permets aussi de partager cette photo pour montrer ce superbe quilt de Françoise Tabone, modèle expliqué dans la revue Les Nouvelles n° 130 :
Un vitrail en pays de Caux, Françoise Tabone.
Pour terminer, une photo de Giroflée Michelle postée sur Facebook hier :
Il n’y a pas que les vitraux qui inspirent… C’était juste une mise en bouche !
Hier, c’était la Journée Mondiale du Quilt. Mon amie LeeAnn participe à une exposition de son groupe les Quilters Anonymous ce week-end à Monroe (Washington), plus de 500 quilts pour fêter ça ! Une Journée mondiale, oui, sauf… en Europe, où nous avons notre Journée en juin. Chaque année, ça m’énerve et ça m’attriste… Qu’en pensez-vous ?
Le 6 novembre 2015, la délégation FP31 organisait un stage autour du cutter rotatif pour nos adhérentes, nous avions été chaleureusement reçues par le club de patchwork de Balma, alors présidé par Brigitte Gaston (devenue déléguée FP31).
Nous avions montré comment nous pouvions utiliser cet outil d’une manière étonnante : à main levée, sans règle, et nous avions aussi fait coudre des blocs originaux. Les résultats ont été ensuite tirés au sort, par catégorie de blocs.
Parfois, gagner un lot, c’est un cadeau dont on se passerait bien :
que faire de tous ces blocs ?
C’est ce que s’est dit Danielle, elle qui a un agenda si chargé… Alors en automne dernier des Abeilles, Kristine et Evelyne en tête, se sont emparées des petits blocs rouge et blanc et elles les ont agencés dans tous les sens, juste pour s’amuser. De fil en aiguille, d’un rouge à l’autre, des mots évocateurs des multiples rouges ont fusé et ont été immortalisés en broderie…
Le Point de Prairie, clin d’œil aux pine cone quilts de notre amie Betty, borde le quilt en conservant le thème des triangles :
Maïté a trouvé un titre pour baptiser ce quilt aux allures de confiseries acidulées…
Il a été fini il y a quelques jours, offert à Danielle vendredi dernier !
OUPS ! Coup de vent sur Pierrot Gourmand !
BeeBook, un livre pour les quilteuses curieuses d’évoluer vers plus de créativité : souscription ici !
On oublie la grisaille, Les Nouvelles du printemps arrivent !
J’ai tout de suite été attirée par l’opulence de Ce rêve Bleu d’Agathe Lesueur en couverture.
Je sais comment fonctionne la rédaction du magazine et je suis toujours très admirative de la symbiose que réussit la rédactrice en chef ! Sylvie Bedu a su prendre la suite de Monique Lopez-Velasco qui nous a concocté 40 magnifiques revues, un record ! Le changement dans la continuité s’opère à ravir, l’une comme l’autre sait sentir les tendances. N’avons-nous pas, les Abeilles, acheté 5 patrons à Pexiora pour nous faire des vêtements « autrement » ? Justement, les Nouvelles nous montrent des exemples d’alliance couture-patch-art textile ! Je suis ravie de lire aussi l’article sur les robes participatives de Joëlle Vétillard auxquelles je participe toujours, Joëlle nous émerveille avec son savoir-faire et son imagination !
Quand je faisais partie de l’équipe de rédaction, j’avais une certaine retenue pour écrire sur le magazine, étant partie prenante, même de manière très partielle. Aujourd’hui je peux dire un grand merci à toutes celles qui écrivent, offrent des modèles, relisent, tout cela pour notre plus grand plaisir. Un conseil : n’hésitez pas à proposer des articles ponctuels, ils enrichissent la revue tout autant que les rendez-vous immanquables avec Christiane Billard et Cécile Denis alias Garance 🙂
Le premier jour, je feuillette, attirée par les titres et les photos, et je lis les deux éditoriaux : celui de la rédactrice en chef présente généralement le ton de la revue, celui de Catherine est personnel mais nous concerne toutes, car France Patchwork règne sur une grande partie de sa vie ! C’est ce que j’ai particulièrement ressenti cette fois-ci. Sa place n’est pas facile mais elle sait être enthousiasmante et fait rayonner notre association comme personne. Les jours suivants, je reprends le magazine plusieurs fois pour lire tous les articles qui m’intéressent. Et vous, avez-vous des rituels de lecture ?
Bien sûr ce numéro a une place particulière pour moi avec l’annonce de BeeBook. C’est pour moi un beau défi que d’inaugurer une maison d’édition à qui je souhaite une très belle place dans le monde du patchwork et des créations textiles !
En début d’année, Anne-Marie et sa belle équipe FP09 m’ont demandé de faire une conférence sur les quilts afro-américains au fil de l’Histoire et un atelier sur les Pine Cone quilts. Deux semaines plus tard, heureuse coïncidence, Betty répondait à mon invitation qui datait de plusieurs mois et me demandait quelle serait la meilleure période… Je n’ai pas hésité à lui dire que l’idéal serait autour du 15 juin, date prévue de cette JA. Bien sûr, j’avais contacté Anne-Marie pour éviter tout impair, mais je connais bien mes amies d’Ariège, tout alla perfecto !
Dans la très confortable salle du village de Bézac, voici la fine équipe de la délégation FP 09 entourant Betty et moi, à gauche Babeth et Anne-Marie, à droite Pierrette, Renée et Anne-Marie. Bien sûr, le pine cone quilt de Betty est en première place !
Le 15 juin donc, certaines étaient là pour Betty, mais la plupart des adhérentes ignoraient tout du programme. Je devais donc gagner la confiance du public en les faisant voyager dans le temps et l’espace avec l’histoire des quilts afro-américains pour arriver finalement de nos jours en Floride, où Betty remet à l’honneur une technique de récupération artistique des petits bouts de tissus, le Pine Cone (la pomme de pin).
Présentation de nos invités de marque venus de Floride, Betty et Smitty.Smitty est très fier de son artiste de femme. C’est lui qui a organisé ce voyage en France, pour lui faire plaisir. N’est-ce pas adorable ?
Certaines puristes disent qu’on ne peut appeler quilts les couvertures en pomme de pin car ces ouvrages n’ont pas de molleton, pourtant leurs multiples couches de tissus assurent aussi bien, sinon mieux, de la chaleur pour dormir, but primitif d’un quilt. C’est en revanche un vrai patch-work, travail de morceaux de tissus… Laissons donc là ces querelles de vocabulaire !
Bien sûr avec cette technique on peut faire de petites pièces comme des maniques, coussins ou autres tapis, mais l’utilisation principale est le couvre-lit de 2 mètres de côté ! Tous nos petits ouvrages sont des samplers, dans le sens d’échantillons, aux yeux de Betty, y compris celui qu’elle m’a offert qui est le plus grand.
Son travail est désormais reconnu : Betty est invitée à exposer ses quilts au prochain festival de Paducah en février 2019 !
Des quilts et des livres illustrent le thème de la conférence puis de l’atelier.70 quilteuses étaient venues pour la dernière JA avant l’été : de nombreuses Ariégeoises naturellement, mais aussi des adhérentes du Tarn-et-Garonne, de Haute-Garonne et même du Lot-et-Garonne ! Le club de Pexiora dans l’Aude avait aussi ses sympathiques représentantes. Nous n’avons pas fait de publicité pour cette JA car il ne fallait pas dépasser les 70 personnes pour conserver un confort pour chacune.Au cours de la conférence j’ai eu la joie de relire avec émotion un texte dévoilant le code caché dans ce beau sampler, une histoire faite par Denyse Saint-Arroman.
Après la conférence, Betty fut assaillie de questions mais surtout de compliments, de remerciements pour sa présence, d’admiration pour ce qu’elle fait… On ne voit pas tous les jours une quilteuse de Floride dans ce village d’Ariège et j’ai été rassurée de voir qu’il y avait beaucoup de curiosité envers cette personnalité extraordinaire, que la barrière de la langue était allègrement sautée en communiquant avec les mains, les regards, les rires… Magic Betty avait encore frappé !
Une dédicace, pour immortaliser de touchantes rencontres… Betty n’était pas une inconnue pour les lectrices assidues de ce blog et l’émotion était palpable.
Evidemment, les adhérentes n’ont pas eu qu’à écouter et regarder, il a fallu aussi apprendre la technique du pine cone quilt !
J’ai changé de visage pour la bonne cause : montrer le but de l’atelier !
Betty m’a dit plusieurs fois qu’elle a été très impressionnée par la vivacité des quilteuses présentes qui ont commencé leur patchwork avec ardeur et talent. Aides, démonstrations, explications, conseils se sont succédés pour que chacune soit finalement à l’aise avec la technique.
Smitty n’a pas hésité à mettre la main à la pâte pour montrer à Suzy, notre photographe, comment commencer ce patchwork !
Simone-la-chanceuse : comme je suis gauchère je couds « à l’envers » et donc je couds à chaque fois un tour complet lors de ma démonstration à une table !
Avec Betty des amitiés se sont nouées, des cadeaux se sont échangés, elle a un tel charisme !
A la fin de cette belle journée, on a réuni les personnes qui avaient pu rester encore un moment pour des photos finales :
A voir les mines réjouies nous savons que la journée fut belle ! Mille merci aux organisatrices et à Betty & Smitty qui ont apporté le soleil ardent de Floride dans nos cœurs !
Nous avons reçu la visite du correspondant de la Dépêche qui a signalé cet événement local :
Clin d’œil d’Andrée : une tarte en forme de Pine Cone !
Le dernier week-end de juin est devenu synonyme de festivités à Lacaze (dans le Tarn), je vous ai déjà longuement parlé de cet événement créé par Cécile Milhau par ici. Voici l’agenda pour cette année :
L’exposition des Charm Quilts dans l’ancien Temple est une exposition France Patchwork des départements 31 et 81. Elle a lieu du 23 au 25 juin. Voir l’article de Patch31.
Défilé de Mode
Nombreuses sont les personnes qui m’ont demandé à quelle heure aurait lieu le défilé de mode de Joëlle Vétillard, ce sera à 16 heures dimanche 24 juin. A ce propos, Joëlle recherche d’urgence pour le défilé de mode des personnes pouvant se rendre disponibles. Voici son message :
Essayage le samedi 23 et le dimanche matin au château
mannequins femmes (entre 13 et 75 ans…) taille 34-46, 3 hommes de moins de 25 ans, 2 petites filles
Un agréable moment d’échange multi-générationnel dans une ambiance conviviale mais néanmoins « professionnelle ».
A chaque trimestre c’est une jolie tranche de bonheur qui arrive dans notre boîte aux lettres, un soleilqui se joue de la météo : le magazine des Nouvelles pour les adhérents de France Patchwork !
Il est ce mois-ci aux couleurs d’un quilt de Patricia Belyea, Gilded Garden (Jardin Doré). Vous connaîtrez mieux cette artiste en lisant l’interview qu’elle m’a accordée (pages 54-55). Vous pourrez également vous essayer à une de ses méthodes expliquées dans son livre, car j’ai eu l’aimable autorisation d’une responsable de la maison d’édition (Abrams Books) et le soutien de Monique Lopez-Velasco notre rédactrice en chef pour adapter Good Fortune en français pour vous (pages 88-91).
Thank you so much for your patience Patricia! It has been such a pleasure to prepare these pages with you and Traci!
ooo
Dans notre revue vous trouverez vos rendez-vous habituels avec un focus sur les anneaux de mariage. Il y a tant à dire que Christiane Billard, Cécile Denis et moi-même avons toutes traité ce thème sur la proposition de Monique, chacune à notre manière.
Avec Christiane, je révise sans cesse mes certitudes, son savoir est immense et sa plume sait nous intéresser aux détails les plus pointus de la riche histoire des quilts. Ici, Christiane attire notre attention sur la versatilité du bloc, ses effets multiples et, ce qui nous touche forcément, le soin apporté par des générations de quilteuses pour réussir, même dans l’adversité de la crise économique des années 1930, ces merveilles d’élégance et de précision.
Quilt Erika Ray
Cécile et son savoir-faire nous aident à déjouer les embûches de ce bloc spectaculaire et délicat dans Les Blocs de Garance. Elle connaît très bien le sujet puisqu’elle a fait un quilt d’anneaux de mariage il y a quelques années pour célébrer les 20 ans de son union.
Avant que Cécile n’écriveson propre blog et participe à la rédaction des Nouvelles, elle m’avait confié la photo de son superbe quilt en anneaux de mariage,à retrouver ici.
Pour ma part, je rappelle dans Modern Quilt ce qui n’est plus à démontrer, que les quilteuses contemporaines s’inspirent directement de la tradition. Un merci particulier à Victoria Findlay Wolfe, Keiko Goke, Tara Faughnan et Rachael Daisy pour leurs photos de quilts, leur générosité et leur compréhension quand il me faut les photos « pour hier »…
Clin d’œil surprise page 19 avec le quilt que mes amis adhérents de Haute-Garonne et des départements avoisinants ont fait dans le plus grand secret en automne dernier !
Ce quilt très cher à mon cœur m’a été offert le 17 novembre dernier, lors de la dernière JA que j’organisais avec ma délégation FP31.
De nombreuses autres surprises vous attendent dans la revue ! A chaque fois je dis que c’est la plus belle…
Ce numéro 137 est très spécial, vous le remarquerez, car c’est le dernier de Monique qui a tenu le rôle exigeant de rédactrice en chef pendant 10 ans. Ce n’est que lorsqu’on participe à la rédaction qu’on a une petite idée du travail phénoménal qu’elle a accompli avec son binôme Nicole Dewitz et toutes les autres bénévoles. Le petit rôle que j’y ai tenu m’a comblée : appartenir à ce groupe sous l’égide de Monique ne fut que du plaisir !
Lors de l’AG de l’association qui s’est tenue vendredi dernier à Angers, Monique a reçu un superbe top imprimé de photos emblématiques et les couvertures de tous ses numéros ! Ce très beau cadeau concocté par notre Présidente Catherine Bonte lui rappellera bien des souvenirs… De gauche à droite : Sylvie, Danielle, Catherine, Monique, Dominique et Edith, qui consacrent bénévolement une énergie folle pour France Patchwork !
Une nouvelle équipe nous régalera de ses reportages, modèles et surprises en septembre. C’est Sylvie Bedu, ancienne déléguée départementale et artiste très talentueuse, qui va mener la danse. Sylvie, je te souhaite beaucoup de satisfactions pour la naissance de chaque nouveau bébé, et ce pour notre plus grand plaisir !
Un jour j’ai écrit sur la broderie doodle et je me suis alors rendu compte de la vigueur des brodeuses connectées dans notre pays :cet articlefait partie des plus populaires de ce blog ! Je crois que le blog demon amie Geney est pour quelque chose… J’ai rendu visite récemmentà leur club de Pexiora, c’était formidable !
A la fin de l’article, je vous promettais une broderie doodle inspirée de Dijanne Cevaal et Els Gauchotte. Ce fut une aventure collective proposée par l’ancienne délégation FP31 (France Patchwork Haute-Garonne) dans le cadre d’une exposition itinérante appelée Fibre Occitane.
Ce quilt en broderie doodle est très cher à mon cœur, presque 100 personnes y ont participé (100 blocs, mais quelques adhérents en firent plusieurs), le thème était simplement l’évocation d’une fleur, même imaginaire :
Le top est fait de blocs en blue jean recyclé, d’un bout de soie blanche (récupération de restes de robes de mariées, tissus offerts par notre amie Annick Subra de Salafa) et d’un assortiment de fils moulinés couleurs brique et pastel (les couleurs de Fibre Occitane). J’ai fait l’assemblage en « doodle patchwork », sans gabarit ni mesure exacte, juste pour voir comment cela rendrait… Personne n’a critiqué le manque de régularité des bandes d’assemblage, du moins ouvertement !
Après la doodle-broderie et le doodle-patchwork, reste à évoquer le doodle-quilting. Comme pour la broderie et le patchwork, on abandonne les modèles, on se donne de la liberté. Il y a environ 12 ans, j’avais fait mon premier matelassage à main levée, c’est-à-dire que j’inventais mon dessin de quilting point après point. Le top était on ne peut plus simple, des carrés de très beaux tissus achetés chez Quilt & Patch (Toulouse) :
C’est une nappe qu’on utilise en pique-nique ! Voici un détail du quilting vu de dos :
De tout petits points en fil de quilting YLI traditionnel avec un dessin inventé au fur et à mesure.
Aujourd’hui, je suis en train de doodle-quilter en écho, à la manière deSherri Lynn Wood, un quilt très luxuriant, chargé d’imprimés et de courbes irrégulières. Si j’étais anglophone, je l’aurais appelé Organic, mot-clé qu’on utilise pour nos notions organique, biologique, écologique… Alors je l’appelle simplement Vivant & Naturel, bizarre pour un quilt, mais j’y revendique dans mes courbes le droit à la différence, le non-calibrage, et dans mes points de quilting la joie de voir grandir le dessin de manière unique, au fil de mon bon-vouloir. Ce quilt ne sera pas du goût de chacun, mais il sera unique pour rappeler l’absolue nécessité de protéger la biodiversité, le vivant et le naturel.
Quelle est la technique du doodle quilting ? Simple, je vous assure !
Comme pour le quilting traditionnel à la main, on peut utiliser un cercle ou bien un poids (comme de nombreuses quilteuses japonaises). En revanche, maintenant j’utilise un fil plus épais et ma préférence va vers le coton perlé n° 8 avec une aiguille à broder pointue n° 7. Le dessin peut suivre librement les coutures ou faire un tout autre motif, c’est votre choix ! Le geste est le même qu’avec de fines aiguilles between, mais les points sont plus longs. Ce quilting est apparenté aux traditions multiples qui utilisent le simple point avant, longuement évoqué ici. J’avoue avoir du mal à garder mes points aussi longs que j’aimerais, comme du sashiko. C’est pourtant plus adapté au style de ce matelassage. C’est peut-être mon 10e quilt quilté au coton perlé mais certainement pas le dernier !
Dos du quilt en cours pour lequel je suis partie d’un petit oiseau imprimé que j’ai entouré d’un cercle, ce qu’on aperçoit sur la photo précédente, puis je continue en écho avec beaucoup de liberté.
Quant au plaisir de quilter à la main, il reste intact mais plus rapide ! Avez-vous envie d’essayer vous aussi le doodle quilting, ou matelassage vivant et naturel ?
Toutes les personnes qui assistent aux JA de France Patchwork savent que ce sont des rendez-vous toujours sympathiques et stimulants, avec des habituées et des nouvelles, des adhérentes et quelques personnes invitées à découvrir l’association, et toujours une nouvelle animation concoctée par la délégation. Il en faut de l’imagination pour, à chaque rendez-vous, capter l’attention des quilteuses, la plupart riches d’une vingtaine d’années d’expérience en patchwork !
En tant qu’ex-déléguée, je sais que trouver une salle et un nouveau thème sont les principales inquiétudes qui monopolisent l’attention de la déléguée… C’est ainsi qu’Evelyne Laminette, déléguée FP des départements de la Meuse, de la Moselle et du Pays de Luxembourg m’a contactée pour parler des quilts modernes. Je connais le sujet, la date du 14 avril me convenait, nous nous sommes donc vite mises d’accord pour une intervention à Creutzwald (57), tout près de la frontière allemande.
Comme souvent, tout est passé bien vite, l’accueil par le club de Creutzwald et chaque membre de la délégation (Evelyne, Véronique, Françoise et Anne) était très sympathique et de plus en plus chaleureux au fil de la journée. J’ai pris beaucoup de plaisir à discuter avec de nombreuses adhérentes, certaines déjà conquises par le patchwork moderne grâce à Bernadette Mayr, Nadia Stumpf ou Birgit Schüller ; d’autres préfèrent les country quilts ou les traditionnels mais toutes ont eu la gentillesse d’écouter ma vision des quilts modernes et adhérer avec le sourire à mes exercices en atelier !
Voici un petit quilt appelé Creutzwald, avec un bloc simple créé pour l’occasion, invitant à utiliser les lisières.J’ai insisté sur mon goût de la simplicité, des quilts sans autre prétention que faire plaisir, en voici une illustration ! La journée était aussi sous le signe de la couleur du printemps et de la forêt proche, le vert. J’ai été désolée d’apprendre qu’une adhérente n’est pas venue, n’aimant pas du tout cette couleur… Pour en savoir plus sur cette couleur ambivalente, adorée ou détestée, rien de mieux que le livre Vert de Michel Pastoureau !
A Creutzwald, la forêt n’est pas loin, tout comme la frontière allemande, à 500 mètres de la salle ! Ces deux arbres symbolisent l’amitié franco-allemande qui me tient à cœur, ils sont au dos du quilt Creutzwald ci-dessus.
J’espère avoir donné de nouvelles idées, l’envie de s’aventurer dans la création, et perpétué l’esprit de communauté des quilteuses réunies par France Patchwork ! Amies de la Moselle, de la Meuse, de la Meurthe-et-Moselle, du Luxembourg — und von Hamburg und Polen 🙂 — merci pour cette belle journée !
Evelyne et moi avons spontanément tissé des liens d’amitié, renforcés par de nombreux points communs, y compris la fascination des abeilles ! Photos de Marie-Anne Renon dans notre jardin.
Comme les abeilles, ayons le cœur à l’ouvrage avec les beaux jours !
Femme à l’éventail, Gustav Klimt, 1918. Son dernier tableau (inachevé), avant de succomber à la grippe espagnole. Le centenaire de sa disparition est célébré cette année à Vienne (Autriche).
Naguère les élégantes sortaient rarement sans leur éventail. Ici dans le Sud-Ouest, l’été, certaines femmes renouent avec cette habitude perdue au cours du 20e Siècle, celui du progrès où l’on misait plutôt sur la climatisation. Pourtant, agiter un éventail est si simple, écolo, efficace… et gracieux !
Jeudi dernier à Balma, la délégation France Patchwork 31 nous a invitées à une conférence extraordinaire sur les éventails. Nous avons appris leur extrême ancienneté, admiré la variété des styles et matières, découvert leur lexique aux mots étranges, leur langage et tant d’autres choses ! Leur raffinement, leur beauté fragile ont conquis tous les cœurs.
Les intervenants, Madame Yvette Ferran et son frère Jean Bisson, ont tout au long de leur vie collectionné des éventails de toutes sortes, de toutes époques, de tous lieux. Leur grand-mère et arrière-grands-parents étaient éventaillistes chezDuvelleroy ! Avec passion et non sans humour, ils nous ont fait aimer pour toujours ces petits objets qui allient l’utile à l’agréable. Je ne vous dévoilerai pas tout ce que nous avons appris mais je peux vous montrer quelques exemples de leur fabuleuse collection :
L’après-midi, nous avons bien sûr abordé le bloc de l’éventail, que chaque membre de la délégation avait déjà décliné avec de belles idées !
Bravo et merci pour cette très belle journée printanière, où nous avons pu aussi admirer de nombreux quilts sur le thème des fleurs :
Je voulais faire des photos de chaque quilt, mais je n’ai pas eu le temps 😉 J’ai tellement apprécié retrouver les amies sans me soucier de l’intendance…
Les deux Arbres de Vie de Caohagan vous seront montrés de près dans quelques jours, le temps d’en faire de belles photos.