Méli-mélo de losanges

De nombreux quilts sont faits de losanges, ce qui affole les débutantes. J’ai l’ambition de vous les faire aimer❤. Une fois de plus, le charme de la géométrie et la beauté des mathématiques de base sont appliqués au patchwork. Mais je vous montre aussi comment vous en sortir sans fastidieux calculs !

Divers losanges

Qu’est-ce qu’un losange ?

C’est une forme géométrique à 4 côtés égaux. Un carré est un losange qui a la particularité d’avoir 4 angles droits. Tous les autres ont 2 angles aigus et 2 angles obtus.

Imaginez que vous pouvez étirer ou serrer en vertical et horizontal : vous obtenez une infinité de variantes en losange.

Ce qui est important à retenir : les 4 côtés sont égaux et ils sont parallèles 2 par 2.

Divers quilts aux losanges

Il y a déjà 9 ans, je vous avais parlé de l’unique quilt de la romancière anglaise Jane Austen, fait de losanges aux proportions dodues. Vous pouvez retrouver cette jolie histoire par ici (Austenland).

Environ 2 400 losanges !

Vous pouvez aussi lire l’article de Denyse Saint-Arroman sur les quilts en losanges par ici, avec de belles idées très variées.

Et bien sûr, il y a toute la famille des quilts aux étoiles à huit branches, qui vous intéressent si vous avez décidé de faire la Lone Star (Étoile Solitaire) avec Lindlee.

Les losanges pour étoiles à 8 branches

Les étoiles à 8 branches sont une grande famille de blocs. Ici des blocs de mon sampler en cours (Le Sampler de Sylvia). Chaque bloc mesure 15 cm. L’étoile de gauche a un seul losange par branche (et donc 8 losanges en tout), celle de droite en a 4 (4 x 8 = 32). en ajoutant une rangée, on a 9 losanges (72 en tout), puis 16 (128), puis 25 (200)… C’est une variante de personnalisation de votre étoile.

Pour les étoiles à 8 branches, nous utilisons des losanges particuliers, avec deux angles de 45°. Pas d’inquiétude, vous n’avez pas besoin ici d’un rapporteur d’angle, ni d’équerre, ni de compas (divers objets aidant à dessiner un losange).

Vous avez juste d’une règle de patchwork où figure la ligne de la diagonale d’un carré (à 45° donc).

La plupart des règles ont une diagonale à 45° dessinée, elle sera indispensable pour découper vos losanges. Ici, elle est à l’horizontale, les deux règles de marques différentes sont superposées. Pensez aussi aux marquages sur votre planche de coupe.

La plupart des grandes étoiles à huit branches américaines sont coupées à partir de bandes de 2.5 inch de haut. C’est justement la hauteur des bandes prédécoupées en jelly rolls. Si vous en avez un de côté, c’est l’occasion de l’utiliser ! En centimètres, on peut prendre la mesure la plus proche, 6,5 cm. Mais vous allez vite comprendre que c’est très facile de changer de dimensions, si vous préférez de grands losanges ou au contraire des minis minis…

Si on veut faire soi-même un gabarit, on peut utiliser le nombre magique 1,414 ! Oui c’est la formule pour calculer combien mesure la diagonale par rapport au côté d’un carré ou un losange, sans passer par les racines carrées… Si la bande mesure 6,5 cm de haut : 6,5 x 1,414 = 9,19 cm, c’est le côté du losange. Une illustration :

La hauteur du losange est de 6,5 cm et chaque côté mesure 6,5 x 1,414 = 9,19 cm

C’est trop compliqué ? C’est là qu’on se souvient que les côtés sont parallèles 2 par 2 ! Si vous avez une hauteur de bande de 6,5 cm, eh bien vous allez couper votre losange à 6,5 cm de la première coupe à 45°.

J’ai une bande de tissu de 6,5 cm de haut. J’utilise la diagonale pour positionner la règle, afin de couper à 45°. J’ai de plus, la marque sur la planche qui confirme le bon positionnement.
Ici je n’ai plus besoin de la diagonale marquée, je positionne la règle sur la marque 6,5 cm et je pourrai couper à droite. J’ai fait un effort, moi la gauchère, pour mettre la règle comme une droitière !
Confirmation que tout va bien : mon losange-témoin en papier est sur la règle, tout est juste !

Sur le PDF Lone Star de Lindlee, vous avez aussi la technique détaillée pour faire plus rapide que losange par losange (il en faut 128 pour ce modèle), c’est-à-dire qu’on coud d’abord des bandes pour ensuite les couper à 45° : c’est ainsi très rapide de faire une Lone Star, mais les tissus se retrouveront à la même place d’une branche à l’autre.

Nous l’avons vu, vous pouvez choisir le nombre de rangées de losanges par branche (voir sous la photo des 3 étoiles) ; vous pouvez aussi agrandir ou diminuer la taille du losange en décidant de la hauteur de la bande. Tout est logique. Ya plu ka !

Ce modèle de Plains and Pine a 16 x 8 = 128 losanges

Le losange vu autrement

Un zeste de dynamisme

Tout le monde connaît le carré, bien propre sur lui. Un carré mis sur la pointe, souvent appelé spontanément losange, a tout de suite plus d’énergie ! Le carré dans le carré est un bloc très dynamique :

Carré dans le carré ou carré dans le carré dans le carré, c’est toujours très joli !

Un carré posé sur la pointe, en losange, ça se remarque ! (Pixabay, Christelle Olivier)

Le losange est un carré avec une touche rock’n roll.

Une touche de vocabulaire

Notre mot losange vient du grec loxós (biais) et du latin angulus, (angle), ce qui correspond bien à ce carré posé de biais et de travers !

A noter qu’en anglais, il existe deux mots pour le losange : rhombus, qui est aussi l’ancien mot pour losange en français (rhombe disait-on naguère en français, cela vient du grec), et diamond, diamant, sont-ils synonymes ? C’est une vraie question posée par les Anglophones aux profs de maths !

La différence est que le diamond peut être aussi en forme de cerf-volant🪁 mais pas le rhombus, aux 4 côtés forcément égaux.

Les pyramides de Gizeh, avec leur ombre, forment des diamants, pas des losanges.

Un soupçon d’ésotérisme

Symboliquement, le 4 représente l’équilibre, l’ordre, l’organisation, la perfection. S’il évoque les parallélogrammes (4 côtés et 4 angles, comme un carré ou un losange), il est aussi un chiffre que les pythagoriciens associaient à la pyramide :

Cette figure est une tetraktys, où 1 + 2 + 3 + 4 = 10, du remue-méninges pour mathématiciens et du bonheur pour ésotériques !
Tetraktys et Kabbale…
Je n’ai pas lu ce livre, il peut être intéressant… Je viens de découvrir cet auteur, Armand Herscovici, avec La Spirale de l’Escargot : des contes bine écrits pour présenter les beautés mathématiques pour tous !

Le losange est aussi la moitié d’une tetraktys

Et dans l’art

Dans le théâtre italien dès le XVIe siècle, l’Arlecchino, notre Arlequin, est un personnage aux multiples facettes, vêtu d’un costume fait de losanges (du patchwork de tissus de récupération). De nos jours, il survit en personnage de carnaval, et on peut toujours le trouver dans des pièces de théâtre, dans les musées…

Arlequin, Paul Cézanne (1888), à voir « en vrai » à Washington DC, National Gallery of Art.
Paul (fils du peintre), par Pablo Picasso -Musée Picasso de Paris
Bien moins connu, l’Arlequin de Juan Alpiste (1996)

Ce méli-mélo de losanges s’achève, avec le petit regret de ne pas avoir publié cet article avant-hier le 8 janvier, Journée Nationale du motif Argyle ! C’est un écossais particulier du clan des Campbell, qui vivaient dans le comté d’Argyll, non pas tissé mais tricoté. Mais oui, vous connaissez !!

Je vous souhaite une bonne semaine,
pleine d’envies de losanges pour votre Étoile Solitaire !
Katell

Lone Star Quilt, un quilt très traditionnel

Nous avons toutes déjà vu des quilts avec une grande étoile centrale, faite de dizaines de losanges.

Les Amish ont fait et font toujours des Lone Star quilts.

J’en ai fait un il y a une quinzaine d’années, en tissus de Noël. Il a gardé quelques petites taches, la projection d’une bougie rouge soufflée trop fort (grr les colorants…) mais il reste un incontournable dans le salon à la fin décembre.

A la découverte de Lindlee

J’ai beau en avoir vu des centaines sur les magazines et sur écran d’ordi, bien moins en vrai, j’ai été touchée par les Lone Star Quilts faits par Lindlee. C’est une jeune femme qui a grandi dans une réserve indienne au Nord-Est du Montana. Au cours de l’histoire et des traités non tenus (rappelez-vous les quilts de Gina Adams transcrivant ces traités fourbes), des arrivants d’origine européenne avaient le droit de s’installer sur un lopin de terre pour le mettre en valeur. S’ils tenaient leur promesse, la terre leur appartenait au bout de 5 ans. C’est ainsi que les ascendants de Lindlee s’installèrent et restèrent dans cette somptueuse nature. Lindlee a grandi dans une ferme-ranch, tout près de la frontière canadienne, dans la plus grande simplicité.

La ravissante Lindlee, avec sa veste faite dans un quilt ancien… Un Lone Star évidemment ! La mode amorcée en 2020 et montrée ici ne faiblit pas, bien au contraire !

Lindlee a toujours vu ces quilts aux Lone Stars dans son environnement. Les femmes amérindiennes de la Réserve avaient, au tournant du XXe siècle, appris ce modèle par les femmes presbytériennes (= de religion protestante) et ces quilts cousus à la main ont alors remplacé les peaux de bisons. Plus tard, ces quilts font toujours partie du paysage et sont, par exemple, les lots de tombola ou les récompenses de matchs sportifs.

A l’issue de fêtes locales chez les Natifs (Amérindiens), ou comme ici de compétitions de basket ball au lycée de Poplar, il n’est pas rare que plusieurs quilts soient offerts aux entraîneurs, aux meilleurs sportifs, aux profs… Jamais, un quilt n’est refait à l’identique !

Le Montana est un État rural du Nord-Ouest des États-Unis, qui borde la frontière canadienne. Vous en avez certainement vu ses somptueux paysages dans des westerns, mais aussi dans le magnifique film L’homme qui murmurait à l’oreille des chevaux (1998) :

Avec son mari, son enfant et son chien, Lindlee Smith a emménagé plus à l’Ouest, toujours dans le Montana. Elle a une formation de comptable, mais a toujours voulu avoir, comme dans son enfance, une maison où chaque lit a son quilt, où l’ambiance est simple et confortable. Alors comme plusieurs d’entre nous, elle est aussi marcheuse, jardinière et quilteuse !

Les modèles de Lindlee

Tous les modèles sont des variantes de Lone Stars, vous pouvez les voir sur son compte instagram et par ici. Celui-ci est le plus exceptionnel :

Big Sky Star Quilt, Lindlee de @plainsandpine. Big Sky est le surnom de l’État du Montana, là où on peut admirer pleinement l’immensité du ciel. Une merveille !

Quiltons une Lone Star avec Lindlee !

C’est parti depuis le 3 janvier, mais vous pouvez prendre le projet en route. Inscrivez-vous gratuitement ici.

Nous allons faire ce quilt ! 5 dollars de chaque vente de modèle sont transmis au College/lycée de la Réserve d’où elle vient, afin de faciliter des cours de patchwork pour continuer de transmettre l’art du Lone Star Quilt auprès des jeunes.

Faire ce quilt en suivant la cadence du groupe, c’est d’abord se familiariser avec la technique des étoiles à 8 branches. C’est aussi se donner des missions hebdomadaires sur 6 semaines, pour arriver au bout sans difficulté.

Je vais faire la plus petite version (120 cm de côté) avec des restes de tissus. J’ai quand même acheté un fond uni chez Alice (https://www.blossomquiltetcraft.fr/), un tissu uni très neutre. J’ai envie de retrouver l’esprit amérindien que j’aime tant, avec du beige, du rouille, du moutarde, du ciel et du marine…

Alice est sur le point de déménager, elle se rapproche de la mer et va s’installer du côté de Lorient ! Elle aussi a SA veste 😁

Alors me voilà embarquée dans ce projet, que j’espère faire vite et bien ! Si cela vous intéresse d’embarquer dans ce « quiltons ensemble » (chacun fait son quilt à la maison et on partage les photos de son avancement sur Instagram avec l’étiquette #patchworklonestarsal) allez sur Instagram et voyez le compte de @plainsandpine.

J’ai présélectionné mes bouts de tissus, pour une étoile très scrappy – choix à modifier ou enrichir !

A bientôt ! Katell

J‘ai recueilli la plupart des renseignements et photos sur le site de Lindlee : https://plainsandpine.com/

Dans la rigueur hivernale du Montana, trois versions du même modèle : les possibilités sont infinies!

Lucie sur le chemin…

En septembre dernier en Alsace, j’ai eu la chance de discuter avec Lucie, une lectrice assidue de ce blog. Après avoir partagé maintes impressions et nouvelles, je l’ai incitée à vous présenter un de ses récents quilts, un de ceux qui racontent une histoire… Installez-vous, lisez… et si l’envie vous prend, n’hésitez pas à mettre vos chaussures de marche tout de suite après !
Katell

Existe-t-il un point commun entre le patchwork et le Chemin de Compostelle ?

Non me direz-vous : pourtant ce sont mes deux passions et j’ai voulu fixer mes souvenirs à travers un quilt.

J’ai commencé par faire une coquille Saint-Jacques qui est l’emblème des pèlerins de Compostelle, puis à partir de photos que j’avais prises lors de mes différents périples, j’ai continué pour arriver à un ouvrage de 104 cm x 76 cm comportant 18 blocs.

1 – Tout d’abord un peu d’histoire

Jacques Le Majeur (✞ vers 44) fut décapité à Jérusalem sur l’ordre d’Hérode Agrippa. Son corps fut ensuite transporté à Compostelle. (1)

La légende rapporte que Jacques évangélisa l’Espagne. Sa sépulture est située en Galice, à Saint Jacques de Compostelle (Santiago de Compostela). A partir de l’an 1000, le sanctuaire de Saint Jacques de Compostelle devient l’un des lieux de pèlerinage d’Occident le plus populaire. Jacques est alors représenté régulièrement en pèlerin et porte les attributs du pèlerin : un  long manteau, un chapeau large à coquille, une panetière et un bâton de pèlerin. (1)

C’est en l’an 950 que l’Evêque du Puy-en-Velay est le premier en France à prendre le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. (2)

Il y avait des femmes aussi sur les chemins de Compostelle. Elles étaient beaucoup moins nombreuses que les hommes, et elles voyageaient de préférence en famille sans doute à cause des dangers de la route. (2)

Le pèlerin de Saint-Jacques était appelé « jacquet ou jacobite » et plus péjorativement « le coquillard ». (2)

(1) Reconnaître les saints de Christophe Renault – Editions Jean-Paul Gisserot
(2) Topos guides de la Fédération Française de Randonnée

2 – Pourquoi partir sur le Chemin de Compostelle ?

La première année en 2003 ce fut comme un « appel » irrésistible :
– Tout d’abord parce que j’aime marcher et j’aime la nature,
– Puis le désir de faire ce chemin mythique,
– Mettre  à l’épreuve mes capacités physiques,
– M’éloigner de tout, quitter mes proches, mon travail, mes habitudes.

Depuis 2003 j’ai parcouru environ 3900 km sur les différents chemins de Compostelle, en France, au Portugal et en Espagne.

Les autres années, forte de mon expérience je savais ce qui m’attendait :
– Devenir un étranger, quitter son monde familier, perdre son statut social (tous les pèlerins sont égaux, se saluent et se parlent, même les langues étrangères ne sont pas un obstacle).
– Se dépouiller, se déformater, lâcher-prise.
– Le dépassement de soi.
– Se ressourcer.
– Vivre avec l’essentiel, pas de télévision, pas d’informations, ni de journaux, on fuit même les lieux trop bruyants.
– Ne pas savoir de quoi demain sera fait, quel temps ? quelles rencontres ? quelles difficultés ? etc.
– Admirer de magnifiques paysages qui sont chaque jour différents. Respirer à pleins poumons. Ecouter les oiseaux chanter. Voir des troupeaux dans un champ. Admirer les fleurs et les arbres.
– Découvrir des chefs d’œuvre de l’art (églises, chapelles, cathédrales, ponts, fontaines, etc.).
– Rencontrer des gens extraordinaires et parfois des profiteurs mais cela reste très rare
– Etre libre, perdre son identité pour n’être qu’un pèlerin dont les principaux soucis sont : ne pas avoir d’ampoules aux pieds, ne pas se blesser, manger à notre faim et trouver un gîte pour dormir.
– Etre seul avec soi-même : lorsqu’on est débarrassé des futilités cela  permet de réfléchir à la vie, à notre vie et nous aide à prendre des décisions.

3 – Ce que cela apporte

Le chemin de Compostelle est un chemin de rencontre, de tolérance, de spiritualité. C’est une très belle aventure à la portée de tous, si vous êtes tenté, faites-le, vous ne reviendrez pas déçu, mais différent et plus à l’écoute des autres et de vous-même.

Quelques citations « pour le chemin » :

Si tu n’arrives pas à penser, marche ; si tu penses trop, marche ; si tu penses mal, marche encore.
Jean Giono

Seules les pensées que l’on a en marchant ont de la valeur.
Nietzsche, Crépuscule des idoles

 

4 – Le Patchwork réalisé

Après cette longue expérience, j’ai donc voulu interpréter quelques-unes de mes photos en textiles, et voici le résultat :

Le Chemin de Compostelle, Lucie Gondran, 104 x 76 cm.

Quelques précisions concernant les techniques employées : il s’agit en grande partie d’appliqué, un peu de piécé, quelques broderies, mais j’ai aussi utilisé l’impression sur tissu, quand c’était trop difficile à réaliser autrement (technique signalée par un * dans les descriptions).

Voici l’explication de chacun des blocs en partant de la gauche et en descendant :

Un pèlerin d’autrefois réalisé en feutrine
Un bâton de pèlerin en bois avec une coquille accrochée (il a été réalisé par mon frère avec qui j’ai marché plusieurs années). * Entièrement imprimé sur tissu.
La chapelle de Rochegude en Haute-Loire
La carte de France et le nord de l’Espagne avec le  tracé de tous les Chemins de Compostelle au départ de la France. * La carte a été imprimée.
Le balisage du chemin en Espagne
Un pont sur le chemin d’Arles
À Ostabat dans les Pyrénées-Atlantiques, une stèle discoïdale, implantée en 1964 au carrefour de Gibraltar, signale le point de rencontre entre les chemins de Tours, de Vézelay et du Puy-en-Velay. * La stèle a été imprimée.
La coquille Saint-Jacques
Le balisage du chemin en France
Sur le chemin, des coquelicots et du colza quelque part en Espagne
La silhouette d’un pèlerin (bloc entièrement imaginé, non issu d’une photo)
La partition du chant des pèlerins. * Le centre du bloc a été imprimé.
Un banc rouge sur le chemin d’Arles avec nos bâtons
Une compagne de chemin assise face à l’Océan sur le Camino Del Norte en Espagne
Un pèlerin arrivant à Compostelle (peinture réalisée sur un mur de Revinga dos Campos, village traversé par le chemin de Compostelle). * Le pèlerin a été imprimé.
Un vitrail avec St Jacques le majeur.
* Saint-Jacques a été imprimé.
La chaussure du pèlerin d’après une photo réalisée à l’extrémité Nord /Ouest de l’Espagne à Fisterra. Cap Finistère, fin du chemin pour les pèlerins (fin du bout du monde pour les Celtes et au moyen âge !).
Pour finir la croix de Galice qui est beaucoup représentée en Galice en Espagne. * La stèle a été imprimée.

J’ai pris beaucoup de plaisir à réaliser ce quilt qui m’a fait voyager, évoquant de beaux et nombreux souvenirs inoubliables.

Merci pour votre indulgence, il est loin de la perfection mais c’est « mon chemin ».

Lucie GONDRAN – Décembre 2021

Merci infiniment Lucie de m’avoir confié le soin de publier tes impressions de Pèlerine et de Quilteuse ! Ton chemin concrétisé doublement me touche beaucoup, Ktl

Violet, lilas, mauve, pourpre, parme, lavande ou améthyste…

Tissons ensemble
Joie et Lumière pour 2022 !

Que retenir de 2021 ? Assurément des constellations de belles étoiles ont facilité les expositions de La Ruche à Lacaze, du collectif Quilts Météo au Carrefour Européen du Patchwork et une sélection des deux au Salon des Tendances Créatives de Toulouse. De bien Belles Étoiles ont aussi brillé au stage d’Arcachon et à la JA FP16 à Ligné, enfin les Abeilles de la Ruche et tant d’amies quilteuses illuminent ma vie… Pour le reste, les dissonances de la vie n’épargnent personne, chacun le sait. Ce sont les circonstances pour apprécier ce que nous avons, et continuer son chemin⭐.

Si tirer le tarot est l’apprentissage d’une vie, les jeux d’oracles permettent une distraction facile à mettre en œuvre. Mon dernier tirage de l’année 2021 (l’oracle du Scarabée d’Or, Anne Ghesquière) montre un résumé qui me semble pertinent : les constellations composées d’autant de sœurs de sang et de cœur, la merveilleuse Hildegarde, ma guide en écosophie (sagesse de la nature) et bien plus, la pleine présence pour insister sur les énergies qui nous relient, et le chaos, bien présent en 2021, un point de départ vers une nouvelle harmonie ?

Les Couleurs pour l’Année 2022

2022 commence d’une manière incertaine, dominée encore par le Covid19 qu’on maîtrisera… ou pas. Or, les faiseurs de tendances ont choisi à l’unisson deux nuances de violet comme Couleur de l’Année, : est-ce parce que cette couleur fait naître tant d’émotions contradictoires et incertaines ? Alors mon premier article de l’année, comme les années précédentes, est consacré à cette couleur divulguée en décembre dernier.

The Color Purple, livre d’Alice Walker puis film de Steven Spielberg. Ici les protagonistes sont dans un champ de cosmos. L’une d’elles dit que Dieu a créé la couleur pourpre pour faire de la beauté qui rend heureux… Et « ça fait râler Dieu si on marche dans un champ de fleurs pourpres et qu’on ne remarque même pas sa beauté »
Pantone (présentation de cette société ici) a choisi pour sa part une nuance bien plus froide du violet, qu’on retrouve en abondance dans les fleurs printanières (muscaris, pervenches, violettes, pensées, crocus, iris et tant d’autres). Et bien souvent, au cœur de ces fleurs, nous avons une touche jaune, contraste parfait ! La nature est si bien faite.

Le violet est la couleur énigmatique par excellence, mélange de rouge et de bleu, de chaud et de froid, de danger et d’innocence, d’activité et de passivité, de pouvoir et de soumission, de colère et de calme, d’excitation et de constance. Bref, tout peut arriver avec le violet 💜.

La couleur de l’année n’est pas choisie au hasard pour créer une mode ; elle est la synthèse de nombreux indices trouvés les mois précédents dans les choix de couleurs chez les stars, dans les rues, dans les publicités de divers pays.

Déjà le 20 janvier 2021, la Vice-Présidente des États-Unis portait la future couleur de l’année 2022 ! (photo Gabrielle Lurie / The San Francisco Chronicle via Getty Images)

J’ai vu dans des sorties en librairie, juste avant l’annonce des Couleurs 2022, la confirmation que c’était « dans l’air du temps » :

S’entourer de violet dévoile probablement une envie de spiritualité et de recherche des énergies invisibles. Dans la médecine ayurvédique, l’indigo, bleu nuancé de violet, représente l’intuition, l’imagination, le 3e œil (6e chakra). Le chakra violet pourpre, le 7e et dernier, se trouve juste au sommet de la tête ; équilibré, il favorise la sagesse spirituelle et une connexion avec l’univers. Telle est l’ampleur spirituelle de cette couleur !

Le 7e chakra est représenté par un lotus aux mille pétales.

Violet, lilas, mauve, pourpre, parme, lavande ou améthyste…

Lors du lancement de cette couleur sur les réseaux sociaux, j’ai lu autant de beurk que de youpi. Pas de demi-mesure ! Commençons par quelques peintures de Paul Klee, pour entrer dans l’ambiance :

Fish Magic, Paul Klee, 1925
Lune brillante, Paul Klee, 1919
Paysage d’hiver, Paul Klee, 1923
Paysage du passé, Paul Klee, 1918

Les touches jaunes ou blanches sont omniprésentes dans ces tableaux pour accompagner les nuances de violet, pourpre, indigo…

Pour tenter de convaincre les réticentes que le violet peut être une couleur gaie et intéressante en patchwork aussi, je vous invite à une petite galerie de quilts de Jill Fisher que j’admire beaucoup. Sa couleur préférée étant le violet dans toutes ses nuances, il ne m’a pas été difficile de trouver de très beaux quilts à vous montrer ! On peut les voir sur son blog https://pieladyquilts.blogspot.com/ mais elle nourrit bien plus régulièrement son compte instagram @pieladyquilts.

Crackle, Jill Fisher @pieladyquilts
Riffle, dominante cosmos, Jill Fisher @pieladyquilts
Coussin bleu-violet, Jill Fisher @pieladyquilts
Coussin Orchidée, Jill Fisher @pieladyquilts
Récapitulatif de quilts faits avec la couleur Pantone 2018 (violet vif), Jill Fisher @pieladyquilts

Cela peut vous réconcilier avec cette gamme de couleurs ! J’avoue qu’il faut de la maîtrise pour qu’un quilt violet soit réussi – Jill Fisher y arrive formidablement bien. Si vous êtes sur Instagram, suivez Jill pour voir comment elle interprétera le violet cette année… et qui sait, vous lancer ?

Il faut faire ce qu’on ne croit pas pouvoir faire.
Baruch Spinoza

Notre chère amie Hélène Vié, fondatrice de La Maison de la Violette, valorise la violette toulousaine depuis plus de 25 ans, un parcours qui force l’admiration ! Photo DDM VALENTINE CHAPUIS

Grâce à la violette de Toulouse et aussi la symbolique spirituelle de cette couleur, Betty (la Reine des Pine cone quilts) m’associe au violet – pour mon plus grand plaisir ! Cette famille de couleurs est volontiers appelée purple en anglais :

Si vous comprenez l’anglais, Betty fait ici la description détaillée de ses choix de couleurs pour ce quilt qu’elle m’a offert 💜💜💜
Ce quilt est un chef d’œuvre qui m’est dédié. Il se nomme Purple Katell Pine cone quilt. Vous avez sa description par ici en anglais.

La Ruche des Quilteuses aux couleurs de l’Année

Cela devient une tradition, Kristine prépare une bannière pour janvier, souvent avec une des couleurs de l’année :

Bee Kristine nous offre cette année non pas une, mais deux bannières !

Laquelle préférez-vous ? Difficile, n’est-ce pas !! En raison de mon lien indéfectible avec Betty, je choisis la seconde 💜 ! Elle nous accompagnera plusieurs semaines en tête de blog.

Le secret du violet épanoui réside dans son accompagnement. Il révèle sa beauté avec du blanc et sa lumière pure, du turquoise, du rose, certains verts, et il est l’écrin parfait du jaune ! Plein de sagesse, le violet est le faire-valoir de l’illumination. Illuminons donc 2022 de belles couleurs et de perspectives joyeuses malgré tout, tissons 2022 de joies et de lumière 💜⭐💜🌞💜

Nous allons ensemble nous changer les idées avec des articles qui dépaysent… et toujours un fil conducteur textile bien sûr !

N’attendons pas ! Dès mardi, nous emprunterons un chemin mythique avec Lucie… Le premier jalon d’une belle année à passer ensemble !
Katell

Si vous voulez que la vie vous sourie,
apportez-lui d’abord votre bonne humeur.
Baruch Spinoza

Bee Kristine

À l’infini ∞

Une joie infinie nous habite dès lors que nous nous retrouvons, nous amies quilteuses. Je ne peux établir aucune hiérarchie entre mes rendez-vous avec vous, ils se sont succédés et partout, les sourires, avec ou sans masque, réchauffaient les cœurs.

J’ai déjà évoqué le week-end enchanteur à Lacaze en juin, la magie de l’exposition des quilts météo au Val d’Argent, tout évoquait un état surnaturel tellement nous avions été privées de rencontres…

J’ai eu la chance ensuite de pouvoir aller à Nantes Pour l’Amour du Fil avec Kristine, où nous avions rendez-vous avec Annie et Cécile :

Nous sommes ici au Coin des Blogueuses. On le voit, le Royaume-Uni était à l’honneur, avec les drapeaux en banderole ! Le blog de Cécile montre toutes les expositions, un enchantement !

Quelques jours après, mon premier stage depuis janvier 2020, dans un endroit idyllique : Arcachon !

Le patchwork créatif et improvisé a enthousiasmé les adhérentes de FP33-47 ! Une belle équipe réunie par Nadine Meyssonnier, l’envie de devenir amie avec chacune d’entre vous, Mesdames… Merci pour ces journées que vous avez ensoleillées tout autant que le cher vieux Soleil !

Il y eut ensuite le Salon des Tendances Créatives de Toulouse, à l’invitation complètement inattendue pour cette année — nous n’avons pris la place de personne, nous avons rempli l’espace ! Pour la première fois, outre un nombre relativement élevé de femmes, plusieurs hommes ont manifesté leur envie de commencer le patchwork… mais de façon créative et indépendante. Attendons quelques années, nous verrons peut-être surgir leurs ouvrages !

Enfin, last but not least (le dernier mais pas le moindre), ces derniers jours ont été intenses avec le Festival de Ménigoute (79), qui réunit chaque année 30 000 passionnés de Nature. Pour la première fois, j’y étais, grâce à un bon concours de circonstances… La bonne étoile des quilteuses ⭐ nous a réunies, c’était le rêve de Marmotte Rousse…

Exposition de Béatrice Bueche, avec Michelle Braun et Marmotte Rousse : quand les Alsaciennes viennent dans le Sud-Ouest, ça fait des couleurs sur les murs et du bruit dans les couloirs !

Tout le monde parlait de cette exposition : mais oui, c’est du tissu !! Nous étions entourées de personnes habituées aux circuits des arts habituels (dits majeurs…) et cet art textile les a enthousiasmées au-delà de ce qu’on peut imaginer. Le stand ne désemplissait pas, beaucoup de personnes venaient et revenaient… surtout des hommes ! Le talent de la solaire Béatrice a touché le cœur du public, rêve réalisé et mission accomplie.

Nous avons eu le temps d’avoir de très belles conversations et de grands éclats de rire toutes quatre. Nous avons aussi parlé de ce qui nous anime, et aucun téléphone ni écran n’aurait pu remplacer ces échanges cœur à cœur et les yeux dans les yeux.

Même si l’éclairage était parfait pour le public, mes photos faites au smartphone ne rendent pas du tout justice à la féerie de chaque tableau de Béatrice Bueche.

Et samedi dernier, c’était notre première JA post-Covid en Charente, à une bonne heure de Ménigoute. Revoir Corine, la déléguée FP16, m’a fait un immense plaisir, nous qui nous croisions depuis des années, juste pour quelques instants ! Enfin, nous avons passé une journée ensemble, même si nous étions chacune bien occupées. Le club de Ligné offre une très belle salle aux murs de pierres claires, une splendide luminosité… et la joie se lisait sur chaque visage. Nous avons tellement vécu dans l’instant présent que nous n’avons même pas songé à faire une photo de nous ensemble…

Samedi dernier, j’ai embarqué les adhérentes FP dans un voyage dans l’espace et le temps, à la rencontre des Amérindiens, les premiers peuples de cet immense continent. J’ai notamment partagé mon admiration pour la peintre canadienne Leah Dorion.

Le symbole de l’infini se trouve souvent sur ses tableaux, tout comme d’autres signes symboliques qui signifient beaucoup pour les Peuples Premiers.

Les liens tissés avec toutes ces personnes rencontrées après les épreuves dues au covid sont l’éclatante preuve que nous sommes des êtres sociaux et que la bienveillance fait un bien fou ! Au contact des autres, nous nous épanouissons de nouveau, telle une plante déshydratée après une pluie salvatrice.

L’infini chez les Métis

La peintre Leah Dorion est Métisse, mais pas exactement dans le sens où vous le comprenez. Les Métis sont un peuple du Canada, ayant une part d’origine autochtone et une autre part française ou écossaise. Oui, des hommes français et écossais, marchands de fourrure, se sont assimilés en se mariant avec des femmes locales dans les années 1700 et leurs descendants forment une culture originale. Ils sont reconnus comme un des 3 peuples autochtones du Canada (les Amérindiens, les Inuits, les Métis).

Le drapeau métis est le plus ancien du Canada. Tantôt sur fond bleu (à l’origine pour les descendants français) tantôt rouge (pour les Ecossais), le signe distinctif est le symbole de l’infini, en blanc. C’est tout d’abord la réunion de deux cultures, européenne et amérindienne, devenues solidaires pour toujours et à jamais, à l’infini. C’est aussi le symbole de l’immortalité de ce peuple et cette culture, qui continue de lutter pour ses droits.

Le drapeau Métis existe depuis 1816, celui du Canada sous cette forme seulement depuis 1965 (oui !!)

A présent, le fond bleu représente officiellement tout le peuple Métis, et le fond rouge la part qui se trouve dans l’Alberta.

Vers l’infini et au-delà

Je viens d’apprendre que cette phrase, To Infinity and beyond, doit sa gloire à Buzz l’Éclair dans Toy Story !

La notion d’infini est à la fois mathématique, métaphysique et poétique. La première fois qu’on y est confronté, c’est quand on apprend à compter : 1, 2, 3… Mais cela ne s’arrête jamais !!

On peut regarder aussi regarder le ciel étoilé pour ressentir une idée de l’infini… ou cet escalier conçu en 1958 par Lionel Penrose (le père de Mr. Penrose de la Passacaglia !) :

On peut monter ou descendre à l’infini, sur un escalier « fini ». Nous sommes trompés par notre perception de la perspective…
Crédit photo Mathieu Nauleau

L’infini, c’est long, surtout vers la fin.

L’actualité nous a appris la semaine dernière que Mark Zuckerberg s’appropriait le symbole mathématique de l’infini comme sigle de son nouveau groupe. C’est signe de l’infinie ambition de ce groupe qui nous prépare un avenir fondé sur les relations virtuelles. J’ai tellement expérimenté la différence avec mes récentes rencontres « en vrai » que cela m’effraie ! Je crains aussi un monde où le wokisme serait roi. Etre woke, c’est être éveillé, en particulier pour le respect des différences, ce que je soutiens évidemment, mais cela devient une propension à régresser intellectuellement et socialement, préférant les segmentations, les divisions systémiques plutôt que l’acceptation de la différence et l’harmonie entre tous… ce qui est ma vision idéale du monde, le hozho des Navajos, ou l’utopie de John Lennon :

Tout le monde connaît cette chanson, vous pouvez lire ici les paroles traduites en français.

La part cachée du Monde

Vers l’infini et au-delà avec Meta, le nouveau nom du groupe Facebook, cela m’inquiète et m’amène à vous conseiller un livre édité dans une petite maison d’édition que j’aime beaucoup : La Mer Salée. Ils sont à Nantes et soutiennent l’idée utopique d’un monde audacieux, humaniste et écologique, en éditant des écrivains qui ne suivent pas les idées majoritaires. J’ai découvert cette maison d’édition avec Siècle Bleu, de Jean-Pierre Goux.

L’utopie est la vérité de demain.
Victor Hugo, Les Misérables (1862)

L’homme est fait pour rêver, c’est-à-dire pour combattre et non subir. Et surtout, l’homme est fait pour la poésie. Or, l’utopie est poétique. Et la poésie aura toujours raison contre le réalisme.
Jean-Christophe Grangé, Miserere (2008)

Soyons les moutons noirs du wokisme !

Quand le réchauffement climatique n’est plus une éventualité mais une réalité, on se demande dans quel monde nous vivrons prochainement. On sait aussi que la diversité de notre monde vivant se réduit de manière alarmante. Je viens de lire plusieurs romans et essais sur le sujet, et celui que je préfère vous présenter est La part cachée du Monde, d’Ève Gabrielle.

Devant mon quilt « Ensemble malgré tout » fait pendant le premier confinement, le livre d’Ève Gabrielle trouve sa place. Tant d’émotions dans ce livre…

Ce livre est partagé en deux, tout comme la France l’est par La Déchirure, une frontière réputée infranchissable, dans cette fiction du futur proche. Nous commençons par vivre avec Sienne et Vincent, sœur et frère, dans le monde du Nord où tout est désespérant. Greenlife – une sorte de Google ou Meta ? – s’est mis à tout diriger, à la suite de l’effondrement du système bancaire et du gouvernement. On étouffe, on gémit dans ce système où on gagne sa vie en ramassant les déchets de plastique de notre époque. Et bien sûr, un bracelet connecté nous surveille… Les habitants subissent la dure loi de la gouvernance numérique. Une vraie dystopie (fiction décrivant un monde utopique sombre).

Mais Sienne et Vincent réussissent à passer La Déchirure, la Frontière, pour aller à la recherche de leur grand-mère qui aurait, dans un livre de botanique en possession de Sienne, caché un moyen de sauver le monde. Ils découvrent en Aveyron un monde résilient, pas parfait, mais qui a surmonté les écueils majeurs du dérèglement climatique grâce au génie humain au service de solutions simples et futées. Ils sont woke, éveillés, mais dans le bon sens !! Un bel espoir dans cette partie utopique optimiste, qui fait la part belle aux relations humaines positives, à la créativité et aux talents de chacun.

La renaissance des arbres offre une pure joie au printemps ! Ils accompagnent ici les miens en textile, offerts à ma sœur Véronique.

A nous de choisir le chemin de notre futur, au Nord ou au Sud de La Déchirure… Là où on plante des arbres génétiquement modifiés, ou bien là où on les soigne et où on communique avec eux…

L’idéogramme chinois signifiant Crise est en deux parties : danger + opportunité

Je ne vous ai pas dévoilé beaucoup plus que ce que nous dit l’éditeur ou la 4e de couverture, tout reste à découvrir au cours de votre lecture. En plein dans la période de la COP26, nous comprenons à quel point des décisions fermes sont à prendre, ce n’est pas une option. Il sera sans doute difficile de renoncer à notre routine confortable, mais l’effort sera moindre si nous réussissons à choisir les meilleures voies de changements et de progrès, axées sur des choix vraiment pertinents, pragmatiques et bien expliqués (le livre Réaliste de Bertrand Piccard, éditions Stock est écrit dans ce but). Pour évoluer dans le bon sens, le monde aura besoin de pédagogie, de réalisme, de progrès maîtrisés, certes. Mais un rapprochement avec les lois simples du vivant, l’utilisation raisonnée des trésors de la nature, sont incontournables. Jamais peut-être l’humanité n’a eu un si grand défi à relever, on peut en ressentir un vertige infini, mais on n’a pas le choix, il faut s’y attaquer avec maîtrise et enthousiasme !

Si nous ne tuons pas la Nature, Elle nous sauvera.

Entre Alerte et Espoir, le livre d’Ève Gabrielle a bien trouvé sa place !

C’est avec ce livre plein d’espoir que je vous quitte momentanément, mais vous ne vous débarrasserez pas de moi, je reviendrai bientôt ! J’ai envie simplement de faire une pause dans l’écriture, pour retrouver la voie de la créativité dans mon atelier.

Avec ma sincère amitié,
Katell 💚💚💚

Qui va gagner le livre d’Alice Kreyder ?

Bonjour !

Comme promis, nous tirons au sort ce matin un commentaire de l’article précédent, pour vous remercier d’avoir suivi le Quiltons Ensemble organisé avec Alexandra Bordallo la styliste et Alice Kreyder, la vraie organisatrice ! Nous recommencerons peut-être l’année prochaine…

Ne laissons pas le suspense insoutenable s’installer plus longtemps… J’utilise https://www.random.org/ :

Et voilà, c’est ce commentaire n° 17 qui a gagné, félicitations !

POIRIER BRIGITTEModifier

Merci pour vos partages toujours instructifs et enthousiastes! J’ai eu la chance de pouvoir admirer les quilts météo à Sainte Marie aux Mines en septembre et de vous apercevoir dans l’église!
Ce quilt, avec ses couleurs chatoyantes, est plein de peps, j’adore!

C’est le livre gagné par Brigitte Poirier

Merci de m’adresser votre adresse postale à quilteuseforever@orange.fr . A noter que je ne l’enverrai que la semaine prochaine.

Car demain matin, je prends la route… Direction les Deux-Sèvres puis la Charente avec l’exposition de Béatrice Bueche, puis la JA à Ligné ! Deux rendez-vous où nous allons célébrer la joie de nous retrouver autour de notre passion…

Bravo encore à Brigitte Poirier ! Avec toute mon amitié,
Katell

Amoureuse de l’art de Leah Dorion, je partage avec vous ce tableau qui célèbre la beauté de la nature et nos liens profonds avec elle…
Avec l’araignée, on pourrait croire que c’est la fête d’Halloween… mais la Femme Araignée est symbole de protection et de sagesse chez les Amérindiens…
Célébrons les Esprits de la Nature avec Leah Dorion ! Il y a un an, je partageais son art avec vous…

Morning Sunrise, le top n’est pas la fin…

Quelle joie de voir des photos de ce modèle sur divers réseaux sociaux ! Merci Agnès Bolzer (le 2e en cours !), @catimini6, @grande_Ourse_quilt… Le modèle d’Alexandra Bordallo vous inspire, et vous êtes nombreuses à avoir commandé des tissus chez Alice !

Les finitions

La semaine dernière, vous étiez conviées à assembler vos pièces de tissus et vos blocs. Si vous l’avez terminé, vous avez le top, prêt à être quilté. Pour cela, l’étape mal-aimée de la plupart des quilteuses, c’est la mise en sandwich. Mal-aimée, car cela ne se fait pas sur le pouce, mais souvent à quatre-pattes, si l’ouvrage est grand… On parle de sandwich parce qu’on va solidariser le top (dessus) au dos, avec le molleton entre les deux. Alice en parle dans son livre page 49, et moi dans mon livre page 140.

Pour apprendre des techniques fiables, rien ne vaut d’avoir quelques Bibles sous la main… En voici deux, pas du tout au hasard, éditées en 2019 🧵🌞 BeeBook est épuisé mais se trouve chez la plupart des quilteuses francophones modernes, et Patchwork Moderne d’Alice Kreyder est toujours en vente.

Faire le sandwich se fait traditionnellement en faufilant à la main (voir les multiples vidéos ou articles sur internet), ou en utilisant de petites épingles à nourrice, ou encore des agrafes (Microstich). A vrai dire, j’alterne…

Vient le moment du quilting, du matelassage. Traditionnellement, il se fait à la main, au fil à quilter en coton (mon favori, marque YLI, lire ici). J’ai pris des cours avec une ambassadrice de la regrettée Esther Miller, Patricia Valentini, qui avait eu la gentillesse d’écrire de nombreux détails de cette précieuse connaissance dans deux articles pour ce blog, ce sont des conseils intemporels. Articles de Patricia Valentini :

https://quilteuseforever.com/2012/01/03/quilting-selon-la-technique-amish-premiere-partie/ puis https://quilteuseforever.com/2012/01/26/quilting-selon-la-technique-amish-seconde-partie/ .

Plus tard a été écrit par Florence, après un stage similaire avec Alexia Rosfelder chez David : https://quilteuseforever.com/2016/11/10/un-stage-de-reve/ Bonnes lectures !

On peut vouloir quilter à la main, sans y passer un temps infini. Mon alternative est le quilting au coton perlé (BeeBook page 142), c’est ce que j’ai fait pour le Baby quilt avec les carrés de 15 cm (je n’ai pas encore le prénom à broder, la naissance est pour ces jours-ci et ce quilt partira alors dans le Var). Cela prend quelques heures bien sûr, mais le résultat est visiblement artisanal, coloré, j’aime autant le processus que le résultat. J’invente les motifs au fur et à mesure !

Pour le quilting improvisé, j’utilise bien souvent mon hera marker pour marquer des lignes qui ne suivent pas les coutures. J’ai plusieurs coloris assortis, toujours du coton perlé n°8. Le quilting, sans cadre, me permet de faire de longs points, avec une aiguille Sharp de Bohin.

Pour ce Baby quilt, j’ai quilté au point avant long, au coton perlé, et j’ai ajouté quelques points de nœud pour la texture.

Puis il y a le quilting machine. Honni par bien des quilteuses il y a 20 ans, il a pris une place justifiée dans notre monde du patchwork. Tout d’abord, c’est joli si c’est bien fait, c’est rapide si c’est maîtrisé. Mais que personne ne me dise que c’est un quilting bien plus facile qu’à la main, un sous-quilt où on aurait succombé à la facilité !! Je n’ai jamais raté un matelassage à la main, à la machine, si. C’est bien plus technique, surtout si on le fait sur nos machines domestiques… mais c’est un apprentissage, comme le reste, et c’est très gratifiant de réussir à quilter en quelques heures ce qui nous aurait pris, à la main, des semaines… Rappel : sur votre machine, vous pouvez choisir de quilter avec des droites ou courbes souples en modifiant la pression du fait de l’épaisseur (ajoutez le double entraînement si votre machine le permet), ou bien au piqué libre (BeeBook page 141, Patchwork Moderne d’Alice pages 50-51). Et bien sûr, vous pouvez faire appel à une quilteuse professionnelle. Mieux vaut un quilt terminé qu’un top en déshérence !

Une fois le quilting terminé, on ferme tout avec une bordure. Là encore, plusieurs possibilités… Ici, j’ai fini le mien avec la bordure la plus connue, dont les Américaines nous attribuent l’origine (French fold binding!).

Dans la rougeur automnale des amélanchiers du Canada, Morning Sunrise flamboie…

J’ai donc terminé le baby quilt aux blocs de 15 cm, le grand sera quilté également au coton perlé, prochainement !

Tourisme en Occitanie

Samedi, nous avons fait un tour dans le Lauragais, là où poussait naguère l’Isatis tinctoria, la fameuse plante qui donnait ce si beau bleu européen qui fit la fortune de Toulouse, Albi, Carcassonne. Une halte dans un des beaux villages du coin : Saint-Félix-du-Lauragais (31), m’a permis de faire quelques photos du quilt Morning Sunrise version baby et replonger dans l’histoire de ce pays vallonné où j’ai des attaches familiales.

J’y ai aimé la maison natale de Déodat de Séverac (1872-1921), chantre de la musique régionale, dont le nom est connu de tous les Toulousains, par le lycée Déodat-de-Séverac, ou le boulevard du même nom…

Né à Saint-Félix (31) et mort à Céret (66), photographié ici vers 1910, D. de Séverac a toujours préféré notre région à Paris !

La maison natale de Déodat de Séverac en 2009. Il y vécu une bonne partie de sa vie et ses descendants y vivent toujours. Elle est à présent restaurée et plus belle que jamais, gardant un beau vert émeraude pour les volets.
J’ai trouvé un écrin à Morning Sunrise sur la partie gauche de la maison récemment rénovée !

J’y ai bien moins aimé l’évocation de Guillaume de Nogaret (1260-1313), né bien plus tôt dans ce même village… Juriste et Catholique fanatique, il ne fit que du mal dans sa vie, au nom de son ambition, de la religion et du Roi Philippe le Bel… Comment un petit-fils de Cathares a-t-il pu aussi mal tourner ? Si vous connaissez Les Rois Maudits, vous vous souvenez de cet homme retors qui mit fin aux Templiers, en torturant les malheureux… et ce ne fut pas son seul méfait. Moi qui sors du dernier livre de Bernard Werber, La Prophétie des Abeilles, cela a ravivé mon antipathie envers cet homme maléfique, pourtant né dans un lieu magnifique. Quel bel endroit, quelle vue sur les collines avoisinantes et la chaîne des Pyrénées, si imposante et majestueuse… Mais chuuut, c’est un secret ! Il ne faut pas trop de monde par ici…

De l’autre côté de la grande place (Place Guillaume de Nogaret…), j’ai été attirée par cette maison pleine de fantaisie… Et encore, le petit quilt y a trouvé une place.
Entre ombre & lumière, la maison d’à côté a elle aussi un seuil accueillant !
Saint-Félix, au cœur du Pays de Cocagne, vaut bien un détour… (photo AM Stock Nature)

Voulez-vous gagner un livre d’Alice ?

Pour finir en beauté ces semaines de QAL Morning Sunrise, nous avons décidé de vous offrir un beau cadeau : un exemplaire du livre d’Alice, extrêmement bien fait, qui aidera toutes les quilteuses à s’habituer au patchwork avec machine à coudre et cutter, avec de précieux conseils techniques et d’organisation… Nos livres sont parfaitement complémentaires, nous ne faisons pas du tout double emploi.

Riche sommaire ! Patchwork moderne, initiation et projets, Alice Kreyder chez éditions Eyrolles

Pour gagner le livre 🎁, c’est facile : vous laissez un commentaire à cet article et un numéro, correspondant à l’ordre du commentaire, sera tiré au sort jeudi matin. Vous pouvez donc laisser un commentaire (un seul par personne !) pour participer, jusqu’à mercredi 27 octobre minuit. La gagnante ne le regrettera pas, je vous l’assure 🌞 !

Quand vos ouvrages seront quiltés (début décembre ??), nous pourrons faire ici une galerie de photos de vos ouvrages… En attendant, bonne chance 🍀 et à jeudi pour dévoiler le nom du gagnant !

Katell

Morning Sunrise, détails de couture

Il y a maintes manières de faire du patchwork ! Couture main ou machine, coupe en série ou par gabarit…

Il est évident que Morning Sunrise est facile à faire à la machine, mais que les blocs Diamant peuvent poser quelques problèmes d’exactitude. Et il n’est beau que s’il est bien fait ! Revenons donc sur les possibilités pour le réussir sans crise de nerf !

Bloc diamant, issu du module voilier

Alexandra et Alice préconisent de préparer d’abord des modules « voilier » pour faire le bloc « diamant », puis 2 carrés bicolores, faits précédemment en suivant le déroulé du PDF (en alternative, on peut faire un module « Vol d’oie »). Voici le visuel d’Alice pour expliquer ce processus du bloc voilier, qui contient plus de coutures que ma façon de faire, mais elle est simple (mesures en inch dans le PDF) :

Tissu marine = tissu E, tissu prune = tissu A et tissu blanc = tissu B du modèle Morning Sunrise
Carrés bicolores faits de 2 carrés de tissus A et B coupés à 13,5 cm (voir article précédent, en tissus jaune et blanc), à équerrer précisément à 12,5 cm. Le tissu E est un carré de 12,5 cm. Suivre les instructions visuelles !
Ici, par rapport au modèle d’Alexandra, la couleur gris moyen est en tissu E, le petit triangle blanc en tissu B et le petit triangle foncé en tissu A.

Le diamant sera reconstitué avec la couture suivante (juste au-dessus, c’est la couleur la plus claire). Ce module sera complété par 2 carrés bicolores, comme expliqué sur le PDF, ou bien un vol d’oie de 20 cm de base. Comme il en faut 4 (un pour chaque bloc), on peut utiliser cette méthode « vol d’oie 4 par 4 ». J’avais fait une fiche sur cette technique il y a 17 ans, pour mon club d’alors ! Explications anciennes donc, mais toujours bien pratiques :

Si vous avez déjà coupé mes tissus comme moi, avec moins de petites pièces, il faut ajuster les coupes pour avoir des triangles pas trop grands. J’ai l’habitude de recouper en visuel, avec ma règle, en ménageant exactement 7 mm tout autour. Si vous n’y arrivez pas, rien de vaut de revenir aux fondamentaux et découper vos gabarits, juste pour ce bloc, avec le schéma, sachant que la base du bloc est de 20 cm :

Le schéma est fait à 50%, un carré imprimé figure 1 cm !

Assemblage central

Pour une naissance, je fais le même modèle, mais avec des carrés de 15 cm au lieu de 20 cm. Cela donnera une couverture de 105 cm, ce que je trouve pratique pour un bébé ! Comme je ne connais pas le sexe, ces couleurs vives compensent le manque d’information !

Bébé ne va pas tarder, je dois me hâter de le finir ! Bloc central différent, il aura le prénom du bébé brodé au centre J’étais impatiente de voir ce que cela allait donner….

La logique veut qu’on assemble 4 fois bloc diamant + les deux carrés unis, selon votre charte de couleurs. On assemble d’abord les deux quarts du haut, avec le bloc diamant en haut, puis les deux quarts du bas avec le bloc diamant en bas, et enfin la bande horizontale centrale, avec le bloc du milieu. Mais l’important est d’arriver à faire le top, selon votre logique !

La semaine prochaine, il sera temps de parler des méthodes de sandwich et de quilting. Je ne vous garantis pas les dates, car j’ai du monde à la maison et un beau déplacement prévu… Si je n’y arrive pas, nous prolongerons les explications en novembre.
Et vous aurez AUSSI une belle surprise, en accord avec Alice de Blossom Quilt & Craft !
Katell

Morning Sunrise, cousons ensemble

Pendant ces quatre derniers jours j’ai eu le plaisir, avec mes amies de la Ruche, de présenter trois expositions au Salon des Tendances Créatives. Je reviendrai sur cet événement ! Cette fois-ci, j’ai eu maintes fois à expliquer le vocabulaire de base. Quand on entend parler de patchwork, bien souvent encore on évoque malheureusement un assemblage disparate, hétéroclite, vieillot de tissus… Des jeunes femmes, nouvellement couturières (le Covid a tout de même eu des effets bénéfiques, mais oui !!), des hommes aussi, découvrent qu’on peut aussi faire de belles choses modernes et sont tentés par ce loisir créatif et artistique… BIENVENUE dans notre monde créatif, Mesdames et Messieurs !

Donc, le vocabulaire de base commence par le mot patchwork, qu’on n’a jamais réussi en France à remplacer par un terme satisfaisant. Mosaïque textile aurait pu convenir, mais l’habitude est prise. Patch-work, c’est le travail de pièces, ici l’assemblage de morceaux de tissus qui agrandissent l’ouvrage, au fur et à mesure. Et si on prend un morceau de tissu sur lequel on coud ou colle des morceaux décoratifs, on parle d’appliqué. Quand on a terminé l’assemblage ou l’appliqué, on a le top ou le dessus de l’ouvrage, pas encore terminé. C’est justement la 3e étape de notre aventure Morning Sunrise de ce mois d’octobre avec la styliste Alexandra Bordallo et Alice Kreyder avec sa boutique Blossom Quilt et Craft, coudre le patchwork avec les pièces coupées la semaine dernière. La semaine prochaine, nous verrons l’étape qui transforme le patchwork en… quilt !

Cousons les 8 carrés bicolores

La semaine dernière, nous avons coupé de nombreux carrés à 21,5 cm, mais aussi 8 carrés (4 de 2 couleurs) de 23 cm. Prenons ces carrés, superposons-les deux à deux avec 2 couleurs différentes, endroit contre endroit (précision qui n’a pas lieu d’être si vous avez comme moi des tissus unis).

Avec un crayon fin, ou un feutre frixion, ou encore un hera marker de Clover, tracez une diagonale sur un duo de carrés. Le défi va être de coudre à la machine ces deux carrés superposés de part et d’autre de la diagonale, à 6 mm du trait. Pourquoi 6 mm ? C’est la largeur du pied de biche « spécial quilteur et quilteuse », qui correspond au quart d’inch, et c’est bien suffisant pour une couture en biais (car le tissu coupé en biais ne s’effiloche pas). Je préfère mettre moins de marge de couture dans ces coutures en biais et en avoir plus à l’extérieur pour équerrer ensuite le bloc de manière précise (c’est aussi pourquoi vous avez coupé les carrés à 23 cm au lieu de 22,5 cm, par précaution).

Après ces deux coutures, on coupe au cutter exactement sur le trait de crayon.

Pourquoi ne coupe-t-on pas avant ? Parce qu’ainsi, les pièces restent maintenues et on ne risque pas de déformer ces deux côtés de triangle qui auraient été fragilisés par la coupe en biais, tout simplement.

Il suffit ensuite de les ouvrir, de repasser (ou presser) les carrés en couchant les marges de couture vers le tissu le plus sombre. Ici tout est relatif, le plus sombre est ce jaune canari ! On peut aussi ouvrir les coutures au repassage, c’est parfaitement acceptable. Ensuite seulement, j’utilise ma règle carrée de nouveau, en superposant bien la diagonale de la règle avec ma diagonale, et je coupe à 21,5 cm précisément. Cela correspond à 7 mm de marge de couture tout autour du bloc.

En résumé, pour faire n’importe quels carrés bicolores deux par deux, la formule magique est de couper un carré de chaque couleur à + 2,5 cm (ou + 3 cm !) par rapport au carré cousu voulu (chez nous, le résultat sera 20 cm). Il existe beaucoup de variantes, mais ici c’est la solution qui nous convient le mieux, pour de grands blocs.

Cousons les blocs aux carrés décentrés

Nous allons coudre 4 blocs qui encadrent le carré central, vérifiez quelles pièces sont concernées dans cet article de la semaine dernière. C’est très simple : assemblez deux carrés de couleurs différentes (4 fois) puis, sur le long côté, le rectangle restant. Vous pouvez voir les schémas sur le PDF d’Alexandra en page 7.

Bloc diamant

C’est le bloc qui comporte le plus de pièces et elles sont coupées en biais, alors il faut faire attention de ne pas les déformer. Vous avez eu les consignes de coupe ici la semaine dernière.

On commence par les plus petits triangles qui encadrent le carré de part et d’autre.

On obtient un triangle de la même dimension que les autres. Ainsi, nous pouvons les assembler deux à deux, avant de faire la dernière couture. A faire 4 fois, pour chaque bloc !

L’assemblage par quarts

Au lieu de faire l’assemblage rangée par rangée, ce qui est parfaitement correct (voir le schéma dans le PDF d’Alexandra Bordallo page 8), j’ai préféré préparer les quatre quarts pour terminer ensuite par le + central. Pourquoi ? Parce que je n’étais pas encore sûre de faire le carré central avec la broderie et je n’avais pas encore fermement choisi toutes mes couleurs ! On suit simplement le schéma des couleurs, en incluant nos carrés coupés de 21,5 cm à ces carrés « spéciaux » que nous venons de coudre. Ces 4 quarts sont absolument identiques, on les tourne ensuite pour bien les positionner par rapport au centre.

Les 4 quarts sont assemblés et je teste ici les couleurs du « + » central (bandes centrales horizontale et verticale). L’harmonie me plaît avec la broderie, ya plu ka terminer !

L’assemblage d’un quart d’ouvrage se fait simplement, en surveillant votre schéma de couleurs. On observe une marge de couture de 7 mm, en prenant un bon repère sur la machine (soit en traçant au feutre sur votre machine où doit être le bord de votre tissu, soit en observant un repère sur votre pied de biche, ou encore en jouant avec le positionnement de votre aiguille… chacun trouve sa meilleure solution, moi c’est à présent le pied de biche de 6 mm ou 1/4 inch, et je laisse juste dépasser mes tissus à droite d’1mm).

Le bloc central fait, oui je suis contente du résultat ! Et vous, comment cela se passe-t-il ?

Cela fait déjà beaucoup de travail terminé ! Je reviens très bientôt pour l’assemblage final !

J’espère que cet ouvrage, choisi pour être compatible avec les débutantes, vous apprend en douceur les techniques propres au patchwork.

A bientôt pour la fin de l’assemblage !
Katell

Morning Sunrise, coupons nos tissus/2

Nous avons encore les pièces du blog « diamant » à couper. Voici son schéma, avec les noms des tissus :

La styliste Alexandra Bordallo propose une couture de ce bloc en faisant 1 vol d’oie + un sous-bloc, voir page 6 du PDF. La coupe sera donc différente de celle que je propose.

J’ai pour ma part préféré utiliser ma formule magique : si on veut 4 triangles coupés en forme de sablier, on ajoute 4 cm à la dimension de la pièce voulue cousue. Cette coupe est intéressante quand on veut avoir le droit-fil (qui se déforme moins) à la base du triangle.

Il faut couper de cette manière :

Voici la coupe en sablier. Si, par exemple, on veut un triangle à la base de 20 cm cousus, on ajoute 4 cm, on coupe donc un carré de 24 cm, puis on coupe les deux diagonales. On obtient 4 triangles identiques qui ont des marges de couture de 7 mm tout autour.

Couper :

Tissu A : 2 carrés de 14 cm (coupés sur les 2 diagonales, en croix) et 1 carré de 24 cm (idem)

Tissu E (kits AB, 2, 3, 4) ou tissu F (kit 1) : 2 carrés de 24 cm

Il faudra, de plus, 4 carrés de 8,5 cm (non recoupés !) en tissu B, pour chaque modèle : c’est le diamant !

Tout ceci n’est pas forcément évident à comprendre immédiatement. J’espère que vous vous en sortirez malgré tout ! Veuillez excuser ce post vite fait, mais je suis toute la journée ou presque au :

Un grand plaisir partagé de nous rencontrer !

Mille excuses à Nadine que je n’ai pas attendu aujourd’hui et que je vais recontacter…

A lundi, ou peut-être mardi seulement, pour des conseils de couture des blocs !
J’ai eu des messages que vous aimez vos tissus reçus, j’en suis ravie mais pas étonnée !

Patchamicalement,
Katell