La célèbre Ruth Bader Ginsburg, c’est ainsi qu’on nomme cette femme qui vient de mourir à l’âge de 87 ans. C’était une des farouches opposantes du Président actuel des USA. Parmi tant d’autres médias, le Huffington Post fait aujourd’hui son portrait pour nous qui la connaissons moins bien que le peuple américain. Rendons hommage à cette femme éclairée dont le rayonnement, les actions peuvent se comparer à ceux de Simone Veil.
Une quilteuse notamment spécialisée dans les portraits pixelisés a fait l’année dernière son portrait textile. Aujourd’hui, Sandra Bruce le partage sur les réseaux sociaux :
The Notorious RBG, 127 cm x 190 cm, 2019, quilt de Sandra Bruce @sbruce1955
Son remplacement à la Cour Suprême sera crucial pour la fin de la campagne présidentielle. Elle était une voix décisive contre, notamment, la révision de la loi sur l’avortement. Attention, les Conservateurs risquent de prendre la majorité dans cette institution décisive dans la vie politique des USA.
A demain pour la rencontre avec une quilteuse qui a du cœur et du courage, Katell
Le thème de la santé envahit notre quotidien avec inquiétude et saturation… promis, le Covid-19 n’est pas le sujet, je ne parle ni de vaccins ni de masques, mais de pratiques et perspectives bien plus étonnantes, où bien souvent les médecines se mêlent aux croyances…
Régression ou redécouverte ? A chacun de se faire son opinion ! Voici une longue liste de livres à piocher selon vos envies.
Il y a des livres fondateurs. En ce qui concerne notre santé, celui qui a le plus marqué notre début de siècle en France est certainement Guérir, de David Servan-Schreiber, paru en 2003 (puis Anti-cancer, en 2007). Avant ce livre, qui avait déjà entendu parler des bienfaits de la méditation ? Qui connaissait la cohérence cardiaque ? Qui avait écrit sur les Oméga 3 ? Qui avait lié guérison et activité physique ? Qui avait validé l’acupuncture et certaines pratiques extrême-orientales ? Qui avait fait connaître l’EMDR, une pratique qui peut remplacer des années de psychanalyse après un choc émotionnel ? Qui avait expliqué simplement les conflits de notre cerveau cognitif et notre cerveau émotionnel ? Qui avait avant lui, popularisé que notre cerveau a des mécanismes d’auto-guérison ?… Quel précurseur… Il a rendu populaire l’appropriation de la santé par vous et moi, même si nous étions déjà nombreux à pratiquer l’auto-médication, par exemple pour moi avec de l’homéopathie depuis les années 1980.
La méditation est devenue très populaire. Thích Nhất Hạnh, moine bouddhiste vietnamien, a popularisé le bouddhisme et la méditation dès les années 1970 aux USA. Un spécialiste de biologie moléculaire, Jon Kabat-Zinn, a laïcisé le concept dans les années 1980 pour en retirer les bienfaits de réduction de stress, pouvoir mieux affronter la douleur… Parallèlement un bouddhisme occidental est né, qui répond souvent mieux aux quêtes spirituelles actuelles que les autres religions. Pour aller plus loin dans la méditation en pleine conscience, lisez les nombreux livres de ce moine (en français), ainsi que ceux du psychiatre Christophe André ou bien d’autres comme Matthieu Ricard.
Illustration de la cohérence cardiaque, simple technique respiratoire à inscrire en routine quotidienne pour gérer le stress et l’anxiété.L’EMDR est un protocole inventé par Francine Shapiro à partir de 1987, pour permettre d’atténuer des traumatismes sans utiliser la parole. Des mouvements oculaires permettent de baisser la tension émotionnelle et négative. Ah que notre cerveau est sophistiqué !
On oublie souvent le titre complet de ce livre, Guérir le stress, l’anxiété et la dépression sans médicaments ni psychanalyse, tellement ses conseils semblent à la base des soins, et pas uniquement la dépression. La maladie, le mal-a-dit, le corps s’exprime et ce livre renoue avec la vision pure et simple de la santé : le corps nous parle par la maladie…
La maladie est l’effort que fait la nature pour guérir l’homme. Carl G. Jung
Attention, je ne fais pas ici le procès de la médecine occidentale. Dans bien des domaines – j’en bénéficie personnellement pour mes yeux – nous sommes bien contents de bénéficier de son efficacité. Ce qui serait vraiment positif, ce serait l’alliance de toutes les connaissances et non les combats entre chapelles. D’ailleurs, les protocoles et conseils de David Servan-Schreiber sont, pour certains, bien connus désormais et conseillés par les médecins occidentaux. Simplement, quand vieillir heureuse en bonne santé physique et mentale devient un de ses projets, il faut s’investir personnellement. Cette quête m’a menée sur un chemin plein de surprises.
Des histoires impossibles… mais vraies
Au fur et à mesure de leurs parutions, j’avais lu ces recueils d’histoires extraordinaires collectées par Didier van Cauwelaert, ce romancier qui n’hésite jamais à faire parler les arbres (Journal intime d’un arbre), raconter les émotions des plantes (Les émotions cachées des plantes), des animaux (Jules), ou faire intervenir des fantômes, des réincarnations et autres esprits dans la plupart de ses romans. Ici, les histoires impossibles « garanties vraies », aux sources vérifiables, ébranlent les édifices cartésiens de notre culture. Quel rapport avec la santé ? L’auteur relate plusieurs guérisons « miraculeuses », des pouvoirs de guérisseurs, parmi d’autres histoires…
Ce que j’en retiens, c’est que tout ce qui n’est pas actuellement explicable rationnellement est vite taxé d’illusion, d’arnaque, de tour de passe-passe, mais les choses bougent…
La santé vue différemment
Depuis des décennies, les livres sur la santé, la nutrition et autres sont publiés en abondance. Pour s’approprier un équilibre sain, on est prêt à chercher très loin, dans les pratiques de santé d’autres civilisations (comme par exemple l’ayurvéda, médecine traditionnelle originaire d’Inde ou l’acupuncture, partie de la médecine chinoise). Lors de rencontres avec ces praticiens, ce contact personnalisé, bienveillant… et souvent efficace séduit, car chaque personne est écoutée et considérée comme unique. Les médecines dites douces ou alternatives tiennent compte de la constitution, des énergies, et pas seulement des symptômes.
Si la médecine conventionnelle admet les flux d’énergie (par exemple les transmissions par le système nerveux, les communications entre les neurones…), elle est fondée sur une explication biologique des maladies. Or les médecines anciennes, tout comme la thérapie quantique qui commence à faire couler beaucoup d’encre, se rejoignent : selon elles, nous sommes tout d’abord énergie, communication et liens avec la Terre et le Ciel ! Les défauts de communication entre les cellules engendreraient les maladies. Que le thérapeute communique avec l’énergie universelle (chamanes, guérisseurs) ou avec une machine de biofeedback (thérapie quantique), l’intention est la même et les résultats peuvent être bluffants.
Sorcières, déesses, guérisseuses, druidesses…
Le rôle des femmes dans la santé au fil du temps en Europe m’intéresse et inévitablement je tombe sur des histoires passionnantes et de sacrées personnalités ! Et heureusement, elles ont voix au chapitre de nos jours (partie suivante). Les commentaires vous sont ouverts après l’article, si vous avez des lectures éclairantes dans ce domaine à ajouter, car les rayons des librairies sont pleins à craquer et je suis loin d’avoir tout lu 🙂.
La lame de fond vient de loin, de très loin. Les livres sur les sorcières, pour enfants mais aussi pour adultes, sortent les uns après les autres depuis quelques années. Est-ce une onde de choc de Harry Potter ? Ce mouvement mène à la question actuelle qui titille sur les réseaux sociaux : pouvons-nous, chacune, valoriser la sorcière qui sommeille en nous ? Des images, des convictions sont ancrées dans notre inconscient collectif et pour faire le point, j’ai bien aimé ces deux livres :
Les sorcières furent les coupables idéales, peut-on dire qu’elles sont réhabilitées ? J’y ai beaucoup appris, j’ai intégré des points de vue passionnants, j’en ai délaissé quelques uns.
On peut retenir que les sorcières sont les femmes qui savent utiliser leur énergie et celles de la nature.
Ce début de siècle éclaire différemment le féminin dans le passé de l’humanité. Enfin on n’accepte plus l’inacceptable (#metoo) et l’équilibre entre hommes et femmes se réinvente, pour le meilleur espérons-le. Les femmes donnent la vie, soignent et inévitablement croyances et religions s’en mêlent et s’emmêlent depuis la nuit des temps.
Cependant, il apparaît que le monde n’a pas toujours été machiste. Savez-vous qu’avant les Dieux, il y eut les Déesses ?
Quand les femmes rythmaient le monde… Plus qu’un rêve de féministe, l’auteure dévoile les premiers pas de l’humanité, débarrassée du filtre misogyne de nos historiens. La Mère-Terre est toujours vénérée par les peuples premiers. Le but de ce livre est de redonner sa place à la femme, complémentaire de l’homme, où la puissance n’est pas synonyme de domination.
Au passage, vous pouvez lire ce polar « qui n’a rien à voir mais quand même », avec une intrigue rondement menée :
Deuxième livre d’une trilogie noire (Le cri, Complot et L’île du diable) ; chaque livre révèle des pans oubliés de l’Histoire avec, en filigrane, la folie des hommes (ce qui n’exclue pas les femmes !).
Naïa, célèbre sorcière de Bretagne.
Des sorcières, la mémoire populaire retient les jeteuses de sorts comme l’affreuse belle-mère de Blanche-Neige avec la pomme empoisonnée, mais la plupart d’entre elles étaient, bien plus prosaïquement, les naturopathes d’antan, les magnétiseuses, les guérisseuses qui soignaient les corps grâce à leurs connaissances de l’âme humaine et des plantes. La plus brillante de toutes était Sainte Hildegarde de Bingen au 12e siècle.
Hildegard von Bingen est célébrée le 17 septembre, date de sa mort en 1179 à 81 ans. C’est pourquoi cet article paraît aujourd’hui : une pensée pour cette grande dame ne peut faire de mal !
De nombreux livres sont parus à son sujet, mettant en avant sa musique, ses poésies, sa sainteté, ses prophéties, son alimentation végétarienne ou sa pharmacopée… Il y a quelques années, j’avais offert un livre-grimoire « fantaisie » à ma fille aînée, son contenu grand public est tout de même fort intéressant :
Vulgarisation des connaissances d’Hildegarde von Bingen, éditions Rustica, pour une entrée en douceur dans son monde. Le livre est ici sur un quilt fait pour la rentrée en 6e de ma fille aînée… deux décennies sont déjà passées, les couleurs s’affadissent, certains tissus sont bien abîmés, c’est un quilt désormais vintage !!
Les guérisseuses d’antan, les druidesses celtiques… Nous les côtoyons souvent dans les romans historiques. Spontanément je vous cite des livres populaires où on rencontre de beaux portraits de guérisseuses, même s’ils sont secondaires : Un monde sans fin de Ken Follett, La Promesse de l’Ange de Frédéric Lenoir et Violette Cabessos, ou le personnage principal de Claire Beauchamp Fraser dans la saga Outlander de Diana Gabaldon… et tant d’autres dont je garde l’empreinte en moi. Quant à la saga Mémoire en 5 tomes de Christine Machureau, la protagoniste des premiers livres est guérisseuse et j’ai beaucoup apprécié cette immersion dans un Moyen-Âge réaliste. J’admire ces auteurs, de vrais spécialistes et grands travailleurs, car il faut des connaissances mais aussi beaucoup de finesse, de feeling pour restituer comment vivaient et surtout pensaient nos ancêtres. Je reste persuadée que beaucoup écrivent juste et vrai grâce à leur intuition, ils sont branchés quelque part à leur thème, c’est le privilège des artistes ! De nos jours, nous sommes tellement différents, tellement plus informés mais tellement moins sensitifs ! Nos ancêtres éloignés étaient, eux, naturellement réceptifs aux énergies et fort intuitifs.
Détail de La Lune Blanche, quilt qui me rappelle les liens immémoriaux avec la nature.Un esprit sain dans un corps sain (Juvenal, 1er siècle de notre ère)
Comme si nous souffrions trop du détachement de nos êtres à la nature, les forces cachées intriguent et le spiritisme revient à la mode par vagues, comme lorsque Victor Hugo faisait tourner les tables (lui et bien d’autres). De nos jours, beaucoup de personnes s’éloignent des religions établies car cela ne leur correspond plus pour maintes raisons. Et aussi, certaines manifestations religieuses font peur avec les intégrismes, les gourous et autres, mais pourtant, une part de chacun crie éperdument un besoin de spiritualité ou d’attachement aux racines de l’humanité. Car on le sait depuis toujours, la santé du corps est liée à la santé du mental et de l’esprit, c’est un équilibre à acquérir et/ou maintenir.
Se soigner en tissant des liens
Venons-en à mes belles découvertes de l’année, des femmes contemporaines qui, chacune à leur manière, partagent leurs connaissances avec intelligence et générosité. Toutes sont sur internet (IG, FB, Youtube ou leur site) et sont d’une incroyable disponibilité.
¤ Frederika van Ingen explique dans un livre dense – Ce que les peuples racines ont à nous dire, de la santé des hommes à la santé du monde – la vision de la santé par les Peuples Premiers ou Peuples Racines, qu’on nomme aussi les Indigènes, les Autochtones… les Sauvages… Ceux qui restent ont, vaille que vaille, conservé leurs connaissances ancestrales et gardé le lien avec leur environnement et leur tribu, entretenant l’équilibre des personnes et de la nature. C’est une constante, quel que soit le continent : ils considèrent la Terre comme la Mère, et le rôle des humains est de garder l’équilibre, l’harmonie de leur univers, ce grand corps vivant dont ils font partie. Prendre soin de soi, protéger sa santé, va de pair avec prendre soin de sa tribu et de son environnement, pour atteindre l’harmonie globale au moyen de plantes, d’incantations, de danses, de rituels de passage etc.
Le dernier livre de Frederika van Ingen auprès de mon mini-quilt Hozho, qui signifie harmonie, beauté, équilibre, dans la langue des Navajos.
Avec l’auteure, nous faisons un tour du monde au fil de ses rencontres avec chamanes, femmes-médecine, guérisseurs de nombreuses cultures premières, pour revenir sur nos terres françaises. En raison du cartésianisme, de l’individualisme, du sentiment de supériorité inculqués par notre culture, nous avons coupé net avec les soins pourtant empreints de sagesse de nos Anciens, qui reposent sur les flux énergétiques, les impositions de mains, les vibrations, les incantations, sans parler de la pharmacopée traditionnelle… Et pourtant, qui va nier l’efficacité des coupeurs de feu de nos campagnes au moment où certains radiologues conseillent leur intervention après une radiothérapie ? C’est une démarche saine et intelligente d’unir les compétences, au lieu de combattre celles des autres !
Sans perdre les beautés de notre propre culture et civilisation (il y en a !!), je ressens que nous devons retrouver la conscience d’appartenance à notre monde jusqu’à la moindre cellule et fibre et que nous devons protéger, respecter notre corps comme notre environnement – pour retisser des liens assurant notre équilibre en bonne santé. Je suis sûre que cela vous parle.
J’ai tout autant aimé son premier livre qui véhicule le même message global : nous avons beaucoup à apprendre des Peuples qu’on dit moins civilisés…
¤ Qu’est-ce qu’une guérisseuse, notre image locale du praticien qui communique avec l’invisible et l’énergie ? Dans le tsunami de livres à ce sujet, je peux vous conseiller un roman racontant l’histoire d’une femme qui découvre sa lignée de guérisseuses et ses capacités à entendre des voix de l’au-delà… Frédérique Deghelta les mots justes pour faire admettre une histoire qui ressemble fort à celles collectées par Didier van Cauwelaert (voir ci-dessus). Ce livre est paru il y a quelque temps, mais je l’ai découvert cet été. A noter que l’écriture de Frédérique est particulièrement belle.
¤ Autre porte d’entrée dans la compréhension des guérisseuses, les livres que ces femmes osent écrire désormais, expliquant sans détour leur art. Sandrine Muller-Boharddétaille très clairement comment elle comprend le monde fait d’énergies dans L’énergie pour guérir, un livre très pédagogique :
A la lumière de son propre vécu, Sandrine Muller-Bohard explique qu’une maladie est une alarme ; il faut alors reprendre les rênes de sa santé, gérer les mauvaises énergies et ancrer les énergies positives pour rétablir l’équilibre entre corps, mental et âme. Vous avez une progression de connaissances avec ses livres suivants : L’énergie de l’invisible et Les vies antérieures et le karma.
¤ Vous pouvez aussi lire Karma Bitch de Stéphanie Abellan. On n’entend pas son charmant accent de Perpignan en lisant son livre, mais elle a gardé le franc-parler et la gouaille qui font d’elle une influenceuse sur Instagram. Hôtesse de l’air pendant presque une décennie, elle a changé de vie en 2018pour créer des bijoux libérateurs, protecteurs et nettoyeurs de cellules, pour aider à retrouver la sérénité.
Son livre fait le tour des tendances ésotériques et des thèmes liés : spiritualité, karma, médiumnité, astrologie, libre arbitre, vie antérieure, visualisation pour guérir… 52 thèmes, 52 chapitres au ton humoristique, ce qui n’empêche pas un fond qui tient bien la route. Je l’ai récemment écoutée en conférence, elle est en vrai comme elle écrit : cash et bien à sa place, habitée par son rôle de guérisseuse-enseignante, elle a clairement trouvé son ikigaï (sa bonne raison de se lever le matin avec le sourire, concept japonais).
¤ Entrons à présent dans le monde de Natacha Calestrémé. Son long parcours de journaliste et réalisatrice de documentaires sur la protection de la nature est intéressant mais retenons qu’au fil de sa vie, elle a vécu maintes situations qui ont fait voler en éclats son esprit très cartésien et scientifique. Elle s’est trouvée la digne héritière de son grand-père guérisseur. Pour diffuser ses convictions et découvertes sans les dévoiler frontalement, elle a d’abord écrit une série de romans policiers, à lire de préférence dans l’ordre : Le testament des abeilles (2011), Le voile des apparences (2015), Les racines du sang (2016) et Les blessures du silence (2018). Très intuitive, l’auteure aborde à chaque fois des thèmes qui font la Une de l’actualité quelques mois après… Je vous laisse les découvrir, si vous prenez le temps de les lire.
Ces romans sont passionnants, les intrigues très bien menées et la part d’irrationnel est mesurée. Ils constituent une introduction naturelle – mais non indispensable – à son nouveau livre, un manuel intrigant : La clé de votre énergie. Natacha Calestrémé ne se cache plus derrière des fictions et offre, avec simplicité, conviction et générosité, un ouvrage de protocoles énergétiques.
Natacha aurait pu le présenter comme un grimoire de sorcellerie, en faire des tonnes sur le pouvoir magique des formules dévoilées dans son livre. Mais c’est une femme sérieuse, méthodique, et avec elle les pouvoirs les plus fous deviennent raisonnés et à portée de main. Pour revenir aux coupeurs de feu, j’ai vérifié un jour grâce à elle que je pouvais m’éviter de moches conséquences après une brûlure au fer à repasser… Tout est dans l’intention, et la conviction qu’on peut agir soi-même…
Récentes ou anciennes, toutes ces pratiques naturelles, certaines sans autre médicament que les énergies, sont liées, de David Servan-Schreiber à Natacha Calestrémé. Elles encouragent à se mettre à l’écoute des signes d’alerte et apprendre à agir. Mais on n’est pas seul, il ne faut pas hésiter à solliciter les personnes qui savent rétablir l’harmonie en nous : certains médecins bien sûr, mais aussi des naturopathes, des guérisseurs, sophrologues, réflexologues, énergéticiens, etc. (les termes masculins incluant les femmes !)… Se renseigner autour de soi ! Le bouche-à-oreille est très efficace pour la transmission des bonnes adresses. Lire pour découvrir, c’est bien, mais profiter des connaissances des personnes compétentes c’est tellement mieux ! Mon bouche-à-oreille personnel souffle Cécile Oberdorff à Brax (31), une lumineuse guérisseuse traditionnelle, et Myriam Gandy à Grenade-sur-Garonne (31), une douce et très efficace réflexologue.
Attention, jamais un praticien sérieux ne vous demandera d’arrêter vos traitements médicaux ; dans le cas contraire, fuyez. Si le but est de diminuer vos doses voire de les supprimer, c’est à faire AVEC votre médecin.
Cet article est long, c’est pourtant une très courte introduction par la lecture à ce monde des énergies qui soignent. A vous de poursuivre dans ce domaine, si cela vous intéresse.
Ne me croyez pas tout de go, expérimentez !
Dans le prochain article, vous lirez que la créativité d’une quilteuse soigne aussi…
Portez-vous bien, écoutez votre voix pour trouver votre voie, Katell
Il y a quelque temps, j’avais écrit une petite série appelée Drôles de Signes. En voici une suite, où l’on parle de nos lettres mais aussi des hiéroglyphes de l’ancienne Égypte.
Comme le sujet est passionnant, j’aurais aimé savoir vous faire un long article sur la naissance et le développement des écritures dans le monde, tout simplement parce que je suis ressortie éblouie du Musée des Écritures à Figeac (Lot). Mais ouf, cela a déjà été formidablement fait :
Je me contente donc de vous dire : allez baguenauder dans les ruelles de Figeac, une des plus belles villes d’Occitanie. Entrez dans une arrière-cour où s’équilibrent miraculeusement un cadre médiéval et la reproduction géante d’une des pierres les plus connues du monde. Visitez la maison attenante à cette cour, lieu de naissance d’un de nos brillants intellectuels du 19e siècle… J’arrête les énigmes, voyez les photos !
Trois marches pour l’interprétation du même texte en trois langues…Sur la Place des Écritures s’étale la géante reproduction de la pierre de Rosette, cette pierre gravée du même texte en trois langues (en grec, en démotique et en hiéroglyphes), qui a permis au tenace et brillant Jean-François Champollion (1790-1832) de déduire la compréhension des hiéroglyphes égyptiens. Et pourtant, il manque la plus grande partie du texte en égyptien !Sa représentation en granite noir du Zimbabwe sur 14 m x 7 m, faite par Joseph Kosuth en1990 et devenue dalle fixée au sol, est une complète réussite. L’été, c’est la foule, une mer de baskets sur les écritures !Le Musée des Écritures du Monde, un bijou dans l’écrin de la maison natale de Champollion, vue de l’arrière, Place des Écritures.
La pierre de Rosette originale (1,12 x 0,75 m) fut découverte lors d’une campagne napoléonienne à Rosette en Égypte, en 1799. Mais en raison de la défaite de la France, elle est dès 1801 la propriété des Anglais. Depuis lors, on peut l’admirer au British Museum de Londres. Elle date de 196 avant JC.
Le 14 septembre 1822, il y a 198 ans tout juste, Champollion s’exclama :
Je tiens mon affaire !
C’était son Eurêka à lui, il avait enfin percé les mystères de l’écriture des Égyptiens anciens.
Figeac est pleine de bonnes ondes, grâce à ses habitants d’hier comme d’aujourd’hui. C’est dans chaque boutique un accueil authentique. J’ai eu du plaisir à discuter en particulier avec une dame qui aime tant les tentures du Cairequ’elle en vend quelques-unes dans son magasin. Bien sûr, ça crée des liens. Un autre est né à Figeac mais a passé une vingtaine d’années en Amazonie, à Manaus notamment. Il en a conservé la jovialité brésilienne, l’amour de l’artisanat des Amérindiens (qu’il vend) et voilà, après avoir vécu ailleurs, sa vie est de nouveau à Figeac, en toute sérénité.
La ville est sereine, belle par nature, authentique sans esbroufe.
Un seul exemple : cette maison est solidement construite et entretenue, mais une rénovation du 20e siècle a fait percer d’autres fenêtres. On n’a pas cherché à cacher ce changement, on lit sur la façade l’histoire du bâtiment… C’est un peu la philosophie du Kintsugi, réparer, améliorer (ici intérieurement) sans chercher à cacher…
Certaines d’entre vous connaissent Michel,un de mes 3 amis quilteurs français. Jeudi dernier, nous ne nous sommes pas croisés, mais il est à Figeac, se reposant d’une blessure qui l’empêche momentanément de continuer son Chemin de Compostelle. Il n’aurait pas pu mieux tomber, rester une semaine dans cette ville est une récompense quelque part ! Il raconte sur Facebook l’ambiance sympa au son du flamenco, le soir venu…
J’avais déjà visité Figeac au mois d’août, mais un lundi, jour de fermeture du Musée des Écritures. Sa visite aurait pu attendre quelques mois, mais je voulais absolument y voir l’expo temporaire de Rieko Koga !
Initialement jusqu’au 27 septembre, l’exposition de Rieko Koga continue jusqu’au 1er novembre 2020, en raison de la fermeture temporaire due au coronavirus. Vous avez encore le temps d’aller y faire un tour.
J’ai eu un grand plaisir à découvrir, en même temps que les origines des écritures, des œuvres de cette artiste déjà admirée l’année dernière à Toulouse. Ses ouvrages sont ici répartis dans chaque pièce du musée, les œuvres se dévoilent bien différemment, presque toujours protégées par une vitre.
Présentation en 3D de l’exposition par l’artiste Ce tableau s’intitule Lettre d’amour.
J’ai retrouvé, dans l’escalier, le mantra Peaceque j’avais tant aimé à Toulouse, mais aussi son frère en français :
Ne laissez pas le comportement des autres détruire votre paix intérieure. Le Dalaï Lama
Les belles photos sont difficiles à réussir en raison des vitrines et éclairages forts. On constate bien cependant l’infinie patience de l’artiste, on imagine son état méditatif en faisant danser son aiguille, se souvenant sans doute de sa maman qui pratiquait le sashiko pendant son enfance.
On voit en arrière-plan la magnifique façade secondaire en cuivre, percée de signes d’écritures, de ce musée décidément magnifique.
L’artiste des petites lettres en bâtons en noir sur fond blanc a occupé l’espace qu’on lui a octroyé avec finesse et poésie. Le 21e siècle côtoie les origines de l’Histoire de l’humanité, un grand écart où la soif d’exprimer et de transmettre par l’écriture reste intact.
Broder, quilter, tricoter, crocheter… Ce sont des gestes qui nous mènent au lâcher prise, au retrait de notre vie bruyante et impatiente, à la concentration, à la méditation… Que du bonheur !
Abonnez-vous à toutes les revues de patchwork que vous aimez, afin qu’elles puissent survivre à cette folle année 2020 !
J’ai reçu aujourd’hui Les Nouvelles n° 146, c’est le magazine des adhérents de France Patchwork. Comme souvent, dans l’adversité, on déploie des trésors d’imagination et c’est ainsi que ce numéro a du corps et une âme.
J’apprécie beaucoup les interventions des déléguées, c’est une nouvelle rubrique en or. Le point commun de celles de ce numéro, Sophie de Normandie, Catherine d’Alsace et Brigitte d’Occitanie, c’est leur modestie, leur incertitude de pouvoir jouer le rôle, avant d’assumer et de réjouir les adhérents de leur département. Et pourtant leurs très beaux parcours attestent qu’elles sont parfaitement à leur place. Que les futures déléguées le sachent, le poste est certes prenant mais si gratifiant !
Ma chère Cécile D. (j’ai beaucoup de chères Cécile dans ma vie), tu devines que j’ai grandement apprécié ton pas-à-pas à la manière de Gwen Marston qu’on n’oubliera jamais !
Les divers articles sur le Crazy – j’en avais justement touché un mot la veille sans arrière-pensée – sont autant de petits plaisirs car le crazy, j’y reviens toujours, à petites ou grandes touches, avec ou sans broderie. Son principe est intemporel en patchwork.
Dans la rubrique Rencontres, Maria Shell nous offre ses variations contemporaines et si dynamiques, Linda Anderson ses tableaux époustouflants et inégalables et bien d’autres quilteuses nous ouvrent leur porte et leur cœur. Mais bien sûr je m’incline devant le talent de Maryte Collard qui a si gentiment accepté de me raconter sa vie sur 4 pages, qui mettent magnifiquement en valeur ses quilts aux inspirations variées. Je vous avais déjà présenté un de ses quilts, sobrement appelé Le Baiser…
Et puis vous avez de très beaux modèles et l’histoire de Quilt en Sud qui nous manque tant…
Nous avons de la chance d’avoir à lire et admirer tant de belles choses ! Merci à toute l’équipe de rédaction, en particulier Sylvie, Edith, Catherine…et toutes les autres moins visibles mais tout aussi indispensables !
Dans notre monde des arts textiles, le Japon compte beaucoup. On y trouve d’abord des artistes exceptionnelles, un raffinement inégalé, des tissus émouvants… Je reste personnellement amoureuse des styles de Keiko Goke, Shizuko Kuroha et de Marie-Claude Tsuruya, Japonaise par alliance. La première incarne la modernité, l’improvisation et la richesse de la fantaisie, alors que les deux dernières subliment les étoffes devenues précieuses par leur ancienneté et leur symbolisme : les vrais indigos, les sarasa et tous ces beaux tissus provenant des kimonos… En ce qui concerne l’art des quilts au Japon aussi, modernité et tradition restent à égalité dans mon cœur.
Même si j’ai admiré les quilts en tissus taupe, je n’en ai jamais été très fan personnellement, mais cela a permis un rapprochement entre nos deux cultures. C’est toujours bénéfique🙂.
Peu à peu, la mode japonaise a quitté le devant de la scène du patchwork mais a gagné les étagères des librairies pour nous insuffler de nouvelles habitudes. Rangeons avec Marie Kondo pour un intérieur minimaliste, épanouissons-nous avec la recherche de notre ikigaï (la raison pour laquelle on a envie de se lever le matin), mangeons comme à Tokyo des sushis et comme à Okinawa une soupe miso au petit-déjeuner, offrons nos cadeaux emballés d’un furoshiki, jouons à Super-Mario et lisons des mangas, promenons-nous dans les bois pour un shirin yoku (bain de forêt bénéfique), apprécions l’imperfection avec le wabi-sabi, les reprises textiles avec le boro et le chiku-chiku… J’ai l’air de me moquer de toutes ces modes venues du Soleil Levant, mais non, j’y suis sensible et parfois m’y adonne avec enthousiasme, comme plusieurs d’entre vous !
Le Kintsugi
Et voici la nouvelle mode venue du Japon !
Ah la beauté de l’imperfection, le wabi-sabi ! C’est un concept que je défends depuis longtemps en patchwork et que j’ai abordé dans mon livre BeeBook (toujours en vente auprès de France Patchwork et, espérons-le, bientôt de nouveau en Salons de loisirs créatifs et en JA !). Avec le Kintsugi, il s’agit de réparer sans essayer de rendre l’apparence du neuf, agir en assumant les rides de l’âge, la marque des fêlures. Les deux principes se complètent : l’acceptation de l’imparfait, du « pas neuf », et la vision de la beauté hors jeunesse et nouveauté.
L’art du Kintsugi est donc traditionnellement appliqué aux objets fêlés, cassés, puis réparés avec un soin extraordinaire : les fêlures sont colmatées à l’or, les défauts sont sublimés, les faiblesses rendent l’objet plus solide qu’à l’origine…
La coach Céline Santini va plus loin en faisant le parallèle entre le Kintsugi et la résilience, ce principe psychologique mis en lumière par Boris Cyrulnik. Il s’agit de la capacité d’une personne à transformer un traumatisme en souvenir acceptable, à partir duquel on peut se reconstruire. On guérit en soignant ses blessures et on devient même meilleur et plus fort.
Son livre détaille à la fois l’art de réparer une fêlure d’un objet à l’or et celui de se réparer psychologiquement, se développer harmonieusement, pour aider à mieux vivre. On lit même que les personnes ayant été cabossées par la vie et qui se sont réparées, deviennent plus touchantes, plus intéressantes, plus authentiques. Le parallèle est saisissant. C’est un beau livre que j’ai eu grand plaisir à lire.
Le Kintsugi en patchwork
Déjà, au 19e, le japonisme, la Japanmania, touchait les artistes occidentaux. Pendant que les impressionnistes et autres peintres contemporains modernes s’inspiraient de l’art de l’estampe, l’art de la craquelure des poteries et porcelaines séduisaient les Américaines au point de s’en inspirer et de créer… le patchwork crazy ! C’est du moins une des versions, la plus vraisemblable d’ailleurs, de la naissance de ce style.
Le Bazar japonais à l’Exposition Universelle de Philadelphia, en 1876. Les porcelaines craquelées furent les inspirations pour le crazy patchwork, et en même temps, au même endroit, les dessins qu’on voit en décoration donnèrent l’idée de créer le bloc de l’Assiette de Dresde (voir son incroyable histoire par ici).
En Angleterre, Charlotte Bailey emballe de tissu chaque morceau d’une porcelaine cassée et les joint en décorant les failles au fil d’or fixé au point de Boulogne, le résultat est incroyable :
Un vase cassé ? Charlotte Bailey a conçu un long processus de rénovation avec chaque morceau emballé de tissu…
Le Kintsugi a fait récemment irruption dans la mode du patchwork moderne, quand il s’agit d’ajouter une petite pièce après une erreur de mesure par exemple. Au lieu de cacher le rattrapage, on le met en valeur, comme ici, après des erreurs de coupe, avec un tissu finement rayé et très visible :
Le livre qui a grandement popularisé le Kintsugi dans le patchwork improvisé est du Britannique Nicholas Ball. Bizarre, je n’ai pas encore pris le temps de vous parler de lui alors que je me sens si proche de sa démarche !
Double page montrant le quilt Kintsugi de Nicholas Ball (éditions Lucky Spools)
Comme bien souvent, Debbie de Seattle a judicieusement utilisé le modèle pour en faire un quilt, simplement beau comme j’aime :
K comme Kintsugi… Cette lettre m’inspire pour faire mon premier bloc officiel à la manière Kintsugi – même si, avec les quilteuses Patch d’Oc, nous avions déjà utilisé cette technique d’insertion pour nombre de blocs du blason de Lacaze sans lui donner d’autre nom que patchwork libéré.
Ce sont ici les tout premiers blocs faits avec mes amies pour le quilt Blason de Lacaze, avec l’esprit libre de contraintes. Un grand amusement !
K comme Katell. J’ai d’abord pensé écrire mon prénom en langue des oiseaux (piou-piou, cui-cui ? Non, ce sont des jeux de sons, de lettres, de mots, des jeux de sens cachés de mots ou de phrases…), Katell devenant simplement KTL. Le E, avec ses 3 barres parallèles, me semblait le plus difficile à intégrer, mais finalement j’ai écrit toutes les lettres, le E se pliant tout de même gracieusement à l’exercice !
Ce sont les premiers essais, je sens que je vais bien m’amuser avec ces lettres très stylisées façon Kintsugi ! Ici un seul bloc pour deux L – deux ailes – pour voler plus vite.
Ce sera un petit quilt, à poser sur une table, avec son esprit discrètement japonisant… Se souvenir de la beauté de la fêlure qui laisse passer la lumière…
Au kilomètre 86 de l’étape entre Millau (12) et Lavaur (81) vendredi, le Tour de France est passé à Lacaze (81), ce village qui accueille chaque année, hors temps de coronavirus, des expos de patchwork et arts textiles grâce à notre amie Cécile Milhau.
Dans un champ moissonné, les agriculteurs locaux ont bien fait les choses pour être remarqués avec un vélo agrémenté de tracteurs. Cerise sur le gâteau, regardez bien, un rectangle jaune et noir juste au-dessus…
Il s’agit d’un quilt ! Une année, Cécile nous avait demandé des carrés jaunes et noirs (90% et 10% de chaque couleur dans un bloc, en alternance) en patch improvisé, pour constituer le blason de Lacaze.
Blason de Lacaze en quilt fait par des quilteuses Patch d’Oc et monté par le club de la Courtepointe (Réalmont) en 2017, sa petite histoire est par ici ! Il a fière allure…
Le quilt-blason a donc pris l’air ! Vivement juin 2021 pour les prochaines expositions à Lacaze…
Du côté de Gap (05) des quilteuses, autour de la déléguée FP Colette Zribi, se sont inspirées d’une photo en fin du livre BeeBook pour créer un beau champ de fleurs rouge passion :
Il est très réussi, bravo Mesdames, ce quilt attire irrésistiblement le sourire ! En voyant cette photo, cela me rappelle le stand de l’association « Nous voulons des coquelicots » vu à Toulouse le week-end dernier, tristounet… Ils attireraient bien plus le regard avec un tel quilt sur leur stand !!
Je ne vous montrerai pas encore le nôtre dont on voit les premiers blocs dans BeeBook, car il fait partie d’un triptyque créé au Club de patch de Colomiers (31) pour la future exposition itinérante France Patchwork-Patch D’Oc, bloquée cette année. L’ouvrage sera exposé à… Lacaze, fin juin 2021. Il est très beau, les amis du club ont fait des merveilles…
Autre actualité, Marie-Jo, adhérente France Patchwork du Val-de-Marne (94), a terminé son quilt d’après le modèle de Chantal dans BeeBook.
Les batiks africains sont si bien mis en valeur ainsi ! Le résultat est à la fois exotique et chic. J’aime aussi beaucoup le quilting à la main, en spirale à grands points.
Rappel : BeeBook, le livre que j’ai écrit sur le patchwork créatif avec l’aide de mes amies qui ont créé de très beaux modèles, sera en vente sur les stands France Patchwork des Salons de loisirs créatifs qui pourront ouvrir, et il est toujours disponible sur le site France Patchwork. A noter que le Salon Bio-Nature a bien eu lieu ces derniers jours au nouveau Parc des Expositions de Toulouse-Aussonne, avec masque, gel et sécurité incluse : il y a encore de l’espoir pour le Salon des tendances créatives d’octobre…
Quand il y a, comme dans ces locaux neufs, du volume, de l’espace, de l’aération, les conditions semblent requises pour y être en sécurité. On se sent presque en plein air. Ce n’est pas la même chose en stage, en JA, où l’on reste une journée dans un air confiné. Mais patience, on va s’en sortir !
Quant à Danièle Salinier, elle a apprécié les étoiles créatives lors d’un stage que j’ai animé à Ciboure (64) en janvier dernier. Elle en a fait un quilt pour les 20 ans de sa petite-fille avec des photos imprimées sur tissu dans les centres d’étoiles… Quelle excellente idée !
La fière croix basque n’est pas oubliée dans cet arc-en-ciel de couleurs et de souvenirs !
Et pour finir, un clin d’œil au défi Route 66 : hier à Fronton (31) réunion de motards et de vieilles guimbardes rutilantes, un chanteur-guitariste mettant l’ambiance musicale au bar, un artisan – Joël Batignes, à St-Benoît-de-Carmaux (81) – vendant des chapeaux, des ceintures et de belles boucles de ceinture pour cow-boys et motards, tout cousus à la main… Une journée pleine de bonne humeur dans les vignes sur le point d’être vendangées !
Des motos et des vignesUn bar, de la musique, des plaisirs simples qui font tant de bien !Une belle collection de boucles de ceintures, en bas à droite, Route 66, yeah !Il y avait plusieurs Mustangs dignes de rouler sur la Route 66, mais je choisis de partager avec vous un souvenir d’enfance : j’appelais cette Panhard « la voiture qui sourit » ! Un smiley d’avant-garde…Titi sur la moto d’un Gros Minet.Un improbable engin de 3 places sous l’œil bienveillant d’un bouddha souriant…
J’ai préparé mes tissus pour prendre le départ de la Route 66, du côté de Chicago…
Sous une tenture des Quiltmakers du Caire, les tissus choisis pour mon projet Route 66.
Chaque manifestation qui n’est pas annulée est un tel plaisir !… Et toujours, les quilts tissent des liens entre nous 🙂
… Ils ont même montré avec élégance leurs plus chaudes couleurs cet été !
En proposant de suivre la météo jour après jour en décembre dernier, je souhaitais effectivement que chacun prenne conscience à quel point nous chauffions depuis quelques étés, et que nos hivers sont moins froids en général. Si vous ne connaissez pas encore les quilts météo 2020, suivez ce lien pour en savoir plus et lire les articles précédents.
Parmi les nouvelles les plus inquiétantes, les températures du nord de la Sibérie sont parlantes (+38° à Verkhoïansk le 20 juin dernier) mais au-delà de records ponctuels, c’est la tendance qui compte. La conséquence directe est la fonte du permafrost (terre gelée depuis des millénaires) qui enferme des quantités importantes de CO2 et de méthane. Qui dit CO2 (dioxyde de carbone) ou méthane, dit effet de serre accru et dérèglement climatique. On n’est pas à l’abri non plus de la libération de bactéries ou coronavirus inconnus…
Des terres assoiffées, des glaces « éternelles » qui fondent, des inondations dues à la montée des océans, des méga-feux… Nous n’avons pas fini de vivre, de lire et entendre des catastrophes dues au dérèglement climatique. Les climato-sceptiques du début des années 2000, estimant que les variations du climat sont cycliques et normales, admettent désormais pour la plupart que la montée des températures, la violence croissante des événements météo en zones tempérées et autres phénomènes, sont inédits et manifestement « emballés » par les activités humaines polluantes. Le phénomène est cependant extrêmement complexe et je ne suis pas ici pour simplifier à outrance. Mais si vous avez des « résistants » auprès de vous, je trouve cet article assez complet pour avoir des discussions constructives ( Le Temps, quotidien généraliste suisse).
De ces mauvaises nouvelles, nous en faisons de belles choses, une résilience qui me plaît beaucoup !
Même si nous n’allons pas régler le problème, à notre mesure nous alertons avec notre arme, les fibres et les couleurs. Une goutte d’eau qui, associée à d’autres, fait une rivière, un fleuve, un océan, pour que chacun se sente concerné et accepte qu’il faut agir.
Voici donc quelques avancées de quilts météo 2020 vus dans le groupe privé Facebook, ainsi que quelques-uns de quilteuses de mon entourage, qui ne sont pas sur FB. Je suis fan de chaque ouvrage ! C’est difficile de tenir le rythme sur une année, surtout en 2020 avec ses incertitudes. Beaucoup de personnes, j’en fais partie, ont du mal à appréhender le temps qui passe pendant cette période troublée. Alors je remercie ici très chaleureusement toutes les personnes qui continuent de faire vivre ce groupe si sympathique ! Les quilts suivants sont tous à jour ou presque, publiés en août et début septembre.
Quel festival, n’est-ce pas ? Et tout n’y est pas ! Nous avons aussi notamment une envolée d’oiseaux, un livre textile qu’on ne voit que page après page, mais aussi beaucoup d’autres encore que nous découvrons mois par mois, tels des calendriers… Des petits détails sont des jalons de vie, donnent des renseignements personnels, comme un journal intime, d’autres mentionnent l’état du ciel, la force du vent, les phases de la Lune… Du plus simple au plus sophistiqué, chaque ouvrage a son histoire et rappellera éternellement cette année marquée par une actualité mondiale inédite que je n’ai pas besoin de vous rappeler…
Pourra-t-on les exposer en 2021 ? Fera-t-on une galerie virtuelle ? Rien n’est décidé encore, l’avenir étant tellement incertain. Mais j’aimerais tellement une exposition qui vous fasse honneur !
J’entends d’ici : et toi Katell, tu ne nous montres rien depuis tant de temps ?… Eh bien j’ai pris beaucoup de retard, accaparée par d’autres ouvrages mais surtout par des préoccupations diverses et variées, des joyeuses et des moins drôles, la vie quoi… Bon, il me manque une bonne partie du mois d’août (je suis arrêtée au 15 août) et je n’ai pas fait la suite des moyennes mensuelles en bas de top, mais vous me le pardonnez j’espère, je travaille au rattrapage !
Un nouveau point sur l’avancée de ces quilts météo 2020 aura lieu ici début octobre.
Quel que soit le temps chez vous, je vous souhaite une belle journée ! Katell
Bonjour, quel plaisir de revenir sur mon blog pour vous y retrouver !
Depuis 9 ans ½, j’aime vous présenter ici les arts textiles aussi bien par le petit bout de la lorgnette qu’avec des perspectives culturelles et historiques. En cette rentrée, laissez-moi vous raconter les premiers tours de roue d’un périple qui ira jusqu’en juin 2021.
Nous voilà parties, une soixantaine de girls en voyage sur la Route 66 ! Nous traverserons 8 des 50 États des USA. Je précise que c’est un voyage virtuel, le groupe est sur Facebook, je crois qu’on peut encore s’inscrire cette semaine, ensuite ce sera privé. https://www.facebook.com/groups/2960575844038884
On the Route 66, je suis la participante n° 40 !
Pendant une partie des vacances, je me suis demandé quel serait mon projet personnel… J’ai sérieusement envisagé une création sur toute la musique que j’aime qui vient de là qui vient du blues… Le titre aurait été Rock n’ Blues, mais voilà, je peinais à trouver un projet qui collait à l’idée, à tenir sur 8 mois. Finalement, je vais faire une carte des États-Unis en scraps (petits bouts de tissus bons à jeter… normalement) et j’ai donc repris le joli jeu de mots lu quelque part : ce sera la carte United Scraps of America !
Je vais docilement suivre le modèle de carte offert par iciet construire mon top, état par état, tel un puzzle. La seule chose que je sais, c’est que je broderai dessus le trait figurant la Route 66, le reste est encore flou…
Je ne sais même combien mesure ce quilt fini mais j’ai préparé les photocopies, c’est grand, c’est certain !
Patou Pat, notre meneuse de revue, nous a demandé de commencer par l’étiquette, c’étaient les devoirs de vacances pour ancrer chacune dans le projet. Voici la mienne :
Skyline de Chicago se reflétant dans le Lac Michigan
Notre ville de départ est Chicago, dans l’Illinois, une très belle ville moderne dont on parle relativement peu en France, depuis que Al Capone est tombé 🙂. Né à New-York et mort à Miami, Al Capone marqua surtout l’histoire de Chicago devenue sans foi ni loi dans les années 1920-30, la Cosa Nostra ayant mainmise sur la Police, la Justice et la Politique…
Dans ma famille quand j’étais adolescente, j’entendais souvent parler de Chicago, siège social de la société où mon père a travaillé pendant presque 20 ans. La marque est connue, elle se résume à 2 lettres : IH (International Harvester), mais la société garde la sympathie du monde rural avec le nom de ses tracteurs et de son fondateur : McCormick.
Cyrus Hall McCormick est un inventeur du 19e siècle, concevant d’abord des faucheuses tractées par un cheval, puis des moissonneuses innovantes qui se vendent très bien grâce à des pratiques commerciales nouvelles (le début du marketing).
Le succès de la marque devient mondial après l’Exposition Universelle de Londres au Crystal Palace en 1851. Hélas, son fils était moins avisé, bien plus brutal et antipathique… Je vous la fais courte, mais le 1er mai 1886 eut lieu une grande grève à Chicago qui commença dans l’usine McCormick, pour réclamer la division de la journée en tranches de 8 heures :
A l’époque, les ouvriers travaillaient 10 heures 6 jours par semaine.
Si le mouvement commença chez McCormick, couvant déjà depuis des mois, il s’étendit en grève générale du 1er au 4 mai 1886 pour se terminer dans un bain de sang le soir du 4, sur la place Haymarket de Chicago.
Tract pour le rassemblement à Haymarket, en anglais et allemand, en raison de l’origine des travailleurs. Ce sont des anarchistes pacifistes qui mènent le mouvement, certains deviendront les martyrs de cette soirée où règnera la plus grosse confusion. Les policiers ont ordre de « tirer pour tuer » (phrase reprise récemment par D. Trump) et un inconnu tira une bombe, tuant un policier. L’émeute qui s’ensuit fait d’autres victimes et Chicago devient l’emblème des luttes sociales.
Le résultat de ce chaos est que le 1er mai 1886 fut le premier des 1er mai, Jour du Travail jusqu’à aujourd’hui ! La journée des huit heures fut votée deux ans après.
Revenons à notre périple, prochaines étapes Springfield, St Louis… avec peut-être d’autres histoires à vous raconter !
Let the road trip begin !
Symbole de l’essor de la voiture particulière, des grands espaces, des vacances et de la liberté, la Route 66 est dans mes rêves pour ce voyage immobile !
Le prochain article vous montrera mon top Météo : qu’on a eu chaud encore cet été, pfff… J’espérais ne pas utiliser ma couleur dédiée aux 40 à 42°, mais si… La sécheresse sévit encore ici, dans la région toulousaine. Avec ce projet Météo, nous garderons d’autant plus en mémoire cette année 2020, si particulière… En attendant, portez-vous bien, suivez votre route et à bientôt !
Le 14 juin dernier, Flag Day (Jour du Drapeau), Marie-Claude Picon a publié plusieurs photos de ses quilts patriotiques sur FB : tous splendides !
Mon seul quilt patriotique ! Il est petit, il mesure environ 50 cm de côté.
Son étiquette au dos me rappelle que je l’ai fait lors des précédentes élections présidentielles américaines…
Pour ce 4 juillet, célébré comme toujours dans tout le pays en rouge-blanc-bleu (et avec un masque SVP), faisons un tour en voiture. Mais prenons le chemin de l’Histoire, pas à pas…
L’Amérique a été conquise par des aventuriers, et si le temps est à la remise en cause des héros et des décisions du passé, il n’en reste pas moins qu’on peut admirer l’épopée de beaucoup de ceux qui ont fait l’Histoire.
Imaginez un jeune homme, né en 1658 en terre gasconne, comme les Mousquetaires et notre nouveau Premier Ministre (mais la comparaison s’arrête là), plus précisément à Saint-Nicolas-de-la-Grave au nord de Toulouse et à l’ouest de Montauban. Il est né dans une famille bourgeoise, son père étant avocat au Parlement de Toulouse et sa mère de famille commerçante aisée. On ne sait trop ce qu’il a fait ou subi, mais Antoine Laumet sent qu’il doit se faire oublier et prend le large à 25 ans. Le large, le grand large ! Il arriva d’abord à Port-Royal en Acadie, terre alors française (Canada), explora les terres de la côte Est et de l’Acadie française en se familiarisant avec les autochtones, leurs langues et coutumes. Comme nombre de Français, il fit le commerce de fourrures en échange d’alcools, achetant aux Indiens et vendant aux Anglais (et inversement). Le Gascon s’est inventé une nouvelle identité en s’anoblissant au passage et devient Antoine de Lamothe, Sieur de Cadillac. Simplement parce ça sonnait bien comme ça… et avec les réminiscences du nom d’un ami de son père du Parlement de Toulouse !
Timbre de la Poste américaine, édité en 1951, célébrant les 250 ans de l’établissement de Lamothe-Cadillac à Detroit en 1701.
Je vous la ferai courte, sa vie est riche en expériences et en esprit d’entreprise, mais aussi en (més)aventures. Le Sieur avait fort mauvais caractère et aussi l’envie de s’enrichir, mais pas toujours de manière légale ! L’Histoire retient surtout de lui que, visionnaire, il fonda, en un lieu stratégique, une colonie française sur un détroit (en réalité, une rivière, entre les lacs Huron et Érié) : Fort Pontchartrain du Détroit, en 1701. L’appellation s’allégera du nom du Ministre de la Marine de Louis XIV, Pontchartrin, et de son accent français sur le e pour devenir simplement Detroit. Cette rivière est actuellement sur la frontière entre le Canada et les USA.
Statue de Cadillac à Detroit ; subit-elle en ce moment l’outrage du déboulonnage ou du peinturlurage ?
Héros sublime pour certains, fieffé coquin pour d’autres, Cadillac mena une vie constamment agitée et aventureuse, militaire, corsaire, colonisateur avec des honneurs, des titres, des fortunes, il devint même Gouverneur de Louisiane (qui s’étendait alors des Grands Lacs au Golfe du Mexique !), mais aussi des poursuites et même un emprisonnement à la Bastille… Cadillac décida de finir Gouverneur de Castelsarrasin, près de sa ville natale, et y mourut à l’âge de 72 ans. Un sacré personnage à la vie bien remplie !
L’histoire ne s’arrête pas là. Detroit était effectivement un point stratégique, la ville française se développa puis fut cédée aux Etats-Unis en 1783, à cette nouvelle nation indépendante depuis le 4 juillet 1776. Detroit continua son développement au 19e siècle en fabriquant les carrioles pour se déplacer en ville et à la campagne mais aussi les chariots en bois destinés à rouler vers le Far West, les voies navigables favorisant le transport lacustre du bois.
Transport en traîneau dans Detroit, les hivers y sont rigoureux ! Années 1900 – Archives de Detroit News
Au tournant du 20e siècle,
la richesse de Detroit en fit « le Paris du Midwest »,
avec de somptueux immeubles Beaux-Arts et baroques,
de larges avenues et espaces verts publics.
Vers 1910, voitures à chevaux et voitures à moteur se partagent le travail de déplacement des personnes, ainsi que le tramway mû à l’électicité.
Detroit, Woodward Avenue, avant 1920
La ville de Detroit célébra en grande pompe les deux cents ans de sa création en 1901. Au même moment, au même endroit, Leland, Murphy et Bowen, constructeurs de « chariots à moteur », des automobiles, baptisèrent leur premier joyau en hommage au fondateur dont le nom était sur toutes les lèvres : en 1902, la mythique Cadillac est née ! Dès lors, les progrès et inventions se succèdent chez les multiples constructeurs d’automobiles américains, concentrés à Detroit.
La première Cadillac n’était pas une voiture de luxe, mais un prototype avec beaucoup d’innovations techniques. Photo de 1903 – Smithsonian Institution.
Le 1er logo des voitures Cadillac, c’est simplement le blason du Sieur de Cadillac.
Detroit continuera, au long du 20e siècle, d’être la Motor town, LA ville des constructions automobiles. Les chevaux de chair et de sang sont remplacés par ceux sous le capot.
Voiture de luxe extravagante des années 1950-60, la Cadillac Eldorado. Après avoir maîtrisé la crise des années 1930, Cadillac se positionne à la tête des voitures de prestige pendant plusieurs décennies.
Son logo a souvent changé, à présent il est stylisé à la Mondrian mais garde le souvenir du Frenchy !
Les grandes voitures américaines ont le chic pour avoir des noms qui parlent, j’avais déjà évoqué les Ford Mustangpar ici.
Et la Pontiac, autre gamme de voitures très chic ? Elle honore Obwandiyag (prononciation : bwon-diac, d’où Pontiac), un grand chef Amérindien du 18e siècle de cette région de Detroit qui, comme bien souvent, s’entendait très bien avec les Français mais pas du tout avec les Anglais !
Pontiac, 1720-1769, homme politique, chef de guerre
Une Pontiac. Le logo représente une flèche stylisée, en l’honneur du chef indien.
Toutes les voitures mythiques américaines qui peuplent notre imaginaire, les Cadillac, les Pontiac, les Buick, les Chevrolet, les Mustang, les Chrysler furent construites à Detroit. Éternel rival de Ford, General Motors fut fondé par un certain Durant, d’ascendance française lui aussi. Il lança même la marque Frigidaire en 1918 pour des compresseurs pour la climatisation de voitures… puis on sait ce que cela devint !
Detroit connut un essor fantastique, la construction automobile faisant appel à une nombreuse main d’oeuvre, la population consommant et boostant l’économie ! Elle fut la 4e ville américaine avec près de 2 millions d’habitants (1955-60). Mais les automobiles américaines perdirent leur monopole pour diverses raisons et peu à peu, avec la gestion exécrable de la ville et la catastrophe des subprimes, celle-ci a sombré, jusqu’à sa mise en faillite en 2013. Ses habitants, plus que 700 000, vivent majoritairement dans une grande pauvreté (les revenus les plus bas par habitant des USA, alors qu’en 1960 Detroit détenait la 1ère place) et l’insécurité. Detroit renaîtra-t-elle de ses cendres ?
C’est l’usine de carrosserie historique de General Motors, laissée à l’abandon comme des milliers de bâtiments et maisons à Detroit.
Detroit n’est pas sur la Route 66, mais je souhaitais faire un clin d’œil à ce Sieur de Cadillac pour qu’on se souvienne que les pionniers ont beaucoup travaillé et innové, ils ont été imparfaits sans doute, mais aussi vaillants et novateurs ; les massacres ou mauvaises orientations sont bien souvent dus aux ordres et décisions des gouvernements européens puis des USA…
J’ai photographié cette merveille tout juste rénovée à Williams, petite ville d’Arizona traversée par la Route 66 (nous y sommes, sur le trottoir !). En 2018, nous avions suivi la Route 66 sur plusieurs centaines de km, j’y reviendrai !
Buick choisie pour sa couleur turquoise,
et aussi pour son chauffeur,
l’Unique, the King :
Elvis en personne !
Je ne sais pas vous, mais moi je suis fin prête pour l’aventure sur la Route 66 !
Surtout, ne me réveillez pas encore… Katell
Pendant ma pause estivale, je risque fort de rêver encore à la Route 66… Je vous retrouverai sur le blog dans quelques semaines. En attendant, je resterai active sur Facebook, en particulier sur le groupe Quilt Météo 2020 !
Pour cet été, vous avez déjà reçu les magazines de patchwork de juin, et en particulier pour les adhérents-abonnés de France Patchwork, Les Nouvelles, Patchwork et Création textile n°145… Il est fait pour et par les adhérentes, plus que jamais, avec les rédactionnels sur nos vécus pendant le confinement, des modèles très sympas, et une myriade de blocs de toutes les couleurs d’Ensemble malgré tout ! Le magazine reflète la période que nous venons de vivre, tellement extra-ordinaire, parfois dramatique, le plus souvent juste inquiétante ou même agréable, pour les plus chanceux à la recherche d’une pause dans leur vie trop speed. Je suis heureuse d’avoir contribué à cette revue, relatant mes états d’âme qui sont étrangement similaires à ceux de beaucoup d’entre vous.
Une grande diversité de livres sortent en librairie pour les vacances et je souhaite mettre la lumière sur celui-ci, qui n’a pas encore bénéficié de beaucoup de publicité et qui mérite d’être lu, avec pour thèmes la condition féminine en pleine évolution et la découverte de la créativité en brodant… Ah, cela vous intéresse, n’est-ce pas ?!
C’est l’histoire de Violet, dans l’Angleterre de l’entre-deux-guerres, que j’ai beaucoup apprécié découvrir en anglais l’année dernière. Il arrive à point en français pour le farniente estival, ne vous en privez pas, pour moi c’est une valeur sûre !
J’ai été surprise cependant par certaines critiques anglophones, traitant ce livre de littérature « facile », pour jeunes adultes ou même adolescents. Des personnes aigries ?… En anglais, cela n’était certainement pas pour moi une lecture trop facile !!! Je le lirai aussi en français un jour, pour voir si j’ai le même enthousiasme.
J’ai été étonnée par la traduction du titre en français, mais je le trouve bien et la femme symbolise parfaitement la période. Et que les couleurs sont belles !
Vous pouvez dès à présent le trouver dans vos librairies !
A samedi pour mon dernier article avant la pause estivale, Katell