Chaque année c’est un rituel : j’aide à l’accueil des plus petits le jour de la rentrée dans l’école dirigée par mon amie. Je vois des parents de plus en plus jeunes – oups c’est moi qui vieillis – et des enfants toujours impressionnés par cette nouveauté. Entrer à l’école est un sacré événement dans la vie familiale ! Ce rendez-vous me tient à cœur, je suis attendrie par les bouts de chou qui vivent un tournant dans leur vie. J’apporte modestement un soutien très temporaire, une demi-journée, à une équipe enseignante si dévouée.
Pour mon amie Alice, la rentrée est particulière, sa fille entre justement en maternelle… Alors je connais bien les sentiments de joie, de fierté, d’inquiétude, tout un patchwork de sensations… Est-elle assez autonome ? Va-t-elle vite se faire des amis ? La plupart du temps, cela se passe très bien, même si de part et d’autre quelques larmes peuvent couler…
Alice a préparé cette rentrée à sa manière, confectionnant d’adorables robes :
Jolie comme un cœur ! La rentrée se passera bien pour la demoiselle !
Blossom Quilt & Craft est la boutique en ligne d’Alice qui vend de superbes tissus modernes d’Art Gallery et de la mercerie de qualité. Allez aussi faire un tour sur son blog riche en conseils ! Alice fait aussi partie d’Artesane, tout un univers d’apprentissage de loisirs créatifs en français.
Pourtant cette année je manquerai ce rendez-vous, je serai bien loin le jour de la rentrée…
Seattle, ville émeraude, verte et bleue, avec au loin le Mont Rainier omniprésent.
C’est à Seattle, chez ma chère LeeAnn, que commencera notre périple dans le grand Ouest américain, un long voyage dont nous rêvions, mon mari et moi, depuis des années. A notre retour je ne manquerai pas de vous raconter les épisodes ayant un lien avec le patchwork !
Pour qui connaît cet événement, le titre à lui seul évoque la chaleureuse ambiance régnant chaque année les 14 & 15 août à Labastide-Rouairoux, ville trait d’union entre le Tarn et l’Hérault, au cœur de l’Occitanie.
Une part de la France vue par Ian Berry : jamais Labastide-Rouairoux ne fut autant le centre du monde 🙂 … rappelant le centre du monde pour Dali, dans une extase cosmogonique : la gare de Perpignan !
Les organisateurs nous gâtent particulièrement cette année avec les incontournables puces des couturières et l’espace commercial, la boutique des Toiles de la Montagne Noire dans le village et aussi des ateliers, démonstrations… Mais ce qui déplace les foules, ce sont les artistes exceptionnels que nous dénichent chaque année Patricia et ses amis !
Ian Berry exposera son nouvel univers textile, en denim toujours, dans cette ville naguère industrielle au savoir-faire textile qui fit la réputation de la région… Attendons-nous à un spectacle époustouflant !
Attirée par la mention de Modigliani, j’ai ouvert pour la première fois un livre signé David Foenkinos.
De nombreux thèmes universels s’entrecroisent et enrichissent une histoire qu’on découvre peu à peu. La fragilité de l’adolescence et le sentiment de culpabilité de certaines victimes sonnent particulièrement juste avec un drame intime si difficile à maîtriser… mais c’est l’indescriptible puissance de la beauté sur l’âme qui irradie le roman :
Elle comprenait la puissance cicatrisante de la beauté.
Peut-on se soigner en se confiant à un tableau ? On parle bien d’art-thérapie, de créer pour exprimer son malaise, pour se comprendre à travers les intuitions de l’inspiration. Mais c’était différent. Pour Antoine, la contemplation de la beauté était un pansement sur la laideur. Il en avait toujours été ainsi.
Oui, la beauté apaise…
La beauté demeure le meilleur recours contre l’incertitude.
Quand il se sentait mal, il allait se promener dans un musée. Le merveilleux demeurait la meilleure arme contre la fragilité.
Seule la beauté pouvait le sauver…
Ces citations sorties de leur contexte sont risquées, masquant l’histoire singulière d’une poignée de personnes qui se croisent, s’aiment, se font du bien ou du mal, qui se comprennent en silence ou qui, faute de communication, sombrent dans la culpabilité.
David Foenkinos, photo de C. Elie/Gallimard
Les critiques professionnels sont parfois gênés par les nombreux aphorismes et une écriture simple qui desserviraient le beau sujet. Pour moi, simplicité rime souvent avec réussite, j’ai aimé ce roman fluide et bien construit ainsi que sa réflexion sur la possible guérison grâce à l’art, souvent synonyme de beauté dans le livre, mais aussi la bienveillance de certaines personnes, le mystère de l’amour…
Le mur des mots à Blois, création de Ben.
Et pourtant, l’art est-il toujours beau ? N’est-il pas parfois dérangeant ? C’est bien un thème récurrent dans l’art moderne et bien trop complexe pour aujourd’hui !
Pas de quilts dans cette histoire, mais d’intéressantes réflexions sur la création et l’intuition, communes à toute activité artistique. En compensation, voici un pêle-mêle de citations venant de Quiltville, le blog de Bonnie Hunter (scrap-quilteuse) :
Ose créer ta propre forme de beautéLa créativité n’est pas une compétition.Les choses sont belles quand on prend le temps de les rendre ainsi.Le pire ennemi de la créativité est le doute de soi. Sylvia Plath, poétesse.A chaque fois que tu crées de la beauté autour de toi, tu répares ton âme. Alice Walker, auteur de La Couleur Pourpre.Ose être différent – la conformité tue la créativité.
Avez-vous déjà lu ce livre ou d’autres de Foenkinos ? Plusieurs me tentent à présent : Charlotte, De la délicatesse, Lennon…
Elle avait une belle peau laiteuse avec des cheveux auburn, on l’appelait noix de coco ! Son étrange regard très clair fut maintes fois peint par Modigliani, donnant un air d’étrange vacuité ou d’insondable profondeur…
Jeanne Hébuterne est un personnage du livre Vers la Beauté, une artiste d’une beauté éblouissante. Entre elle et Amedeo ce fut l’amour fou. Elle fut la dernière amante de Modigliani, mort de tuberculose, qu’elle suivit dans la mort. Il avait 36 ans, elle 21. Giovanna, leur fille orpheline à 14 mois, fut adoptée par sa tante. Cette poignante histoire d’amour est relatée dans plusieurs livres et mise en scène dans des pièces de théâtre, des films…
Utiliser une Mijot’in, c’est une question d’habitude. Je vous ai longuement parlé en début d’année de cette méthode de cuisson passive et de mon expérience. Les premiers jours je me demandais, avant de préparer chaque repas, comment j’allais bien pouvoir l’essayer. Il fallait changer mes habitudes et rechercher les moyens de l’utiliser. Chaque essai étant concluant, j’ai gagné en confiance et depuis le début de l’année, j’ai pris de nouvelles habitudes et réflexes, il ne se passe pas deux jours sans qu’elle ne me soit utile.
L’été, évidemment, quand on préfère les salades, je la sollicite moins, quoique je continue à cuire des légumes, du riz ou autres céréales…
Comme il est finalement difficile de savoir si c’est un gadget inutile de plus qui finira par prendre la poussière ou une vraie aide culinaire, Chantal propose désormais, pour les personnes de la région toulousaine, un tout nouveau service : la location à la semaine d’une Mijot’in, afin de la « prendre en main » et vérifier ses qualités ! C’est dire la confiance qu’elle porte à sa création, mais aussi sa position claire : si vous n’êtes pas convaincue au bout d’une semaine, vous rendez la marmite norvégienne et ne lui devez plus rien.
Les conditions de location sont : 5 € la semaine (avec un chèque de caution), conseils, trucs et astuces offerts par Chantal inclus !
Grâce à Tata-Georgette qui tient pour nous un agenda rigoureux sur les arts textiles, je suis allée visiter une exposition sur les kimonos jeudi dernier.
Pour mieux apprécier ces œuvres uniques peintes à la main, riches de symboles de longévité, de protection, de sincérité des sentiments, lisez la fiche disponible à l’accueil écrite par la collectionneuse Anita Henry, elle vous fera mieux apprécier la visite. On peut regretter la pénombre un peu trop marquée, protectrice des fibres bien sûr, mais mes yeux ne s’habituaient pas à l’obscurité, dommage. Nous reconnaissons sur ces kimonos anciens les grands thèmes recopiés pour nos collections de tissus de patchwork, somme toute plutôt fidèles ! Cette vidéo en est une charmante présentation, avec une bien meilleure luminosité que celle qu’on avait, sans doute parce l’exposition a été rallongée de plusieurs mois :
Nous apprenons de nombreux détails sur les symboles japonais et les usages, comme la longueur des manches d’un kimono de cérémonie qui dit si une femme est mariée ou pas !
Les kimonos étaient le but de ma visite, évidemment, mais j’ai découvert dans cette abbaye bien plus par la même occasion…
S’ensuit une excellente exposition sur le japonisme, ou la mode de l’esthétique japonaise dans les arts de la table, de 1870 à nos jours.
Ces quelques pièces du service en faïence de Creil Montereau sont dans l’esprit japonais. Claude Monet choisira ce modèle pour Giverny.Couteaux aux manches identiques aux poignards japonais.Japonisme toujours en 2018 : on aime en ce moment les lignes minimalistes avec des irrégularités comme le service Myoko (d’après un volcan sur l’île Honshu) cherchant à imiter la glasure des grès nippons.
Au même niveau, de l’autre côté d’un large couloir qui m’a fascinée (voir plus bas) se trouve une exposition permanente sur le thé et les théières de Chine. Que de beaux objets d’exception et du quotidien, majoritairement en terre rouge, des grès de Yixing, là où on inventa tout simplement la théière pour laisser infuser les feuilles ! Auparavant, on préparait le thé en décoction, le thé mis à chauffer avec l’eau… C’est la plus grande collection de théières en grès d’Occident qui, à elle seule, vaut la visite. Et pour en savoir plus sur l’art du thé au Japon, il faut suivre Marie-Claude Tsuruya sur Facebook, elle y présente en ce moment des Histoires de thés. Son blog,la Chambre des Couleurs, est un enchantement pour qui aime le patchwork et le Japon !
Cette Abbaye cistercienne de Belleperche (82) est devenue un beau Musée des Arts de la Table, où l’on passe de l’écuelle à l’assiette, du Moyen-Âge au XXIe siècle… J’ai beaucoup aimé cette joyeuse présentation de l’évolution des us et coutumes, de la fourchette naguère jugée satanique, de l’utilisation des pains de sucre et tant d’autres détails savoureux !
Pain de sucre, marteau, sucriers, pinces à sucre… Objet oublié, un présentoir d’ananas, signe de bienvenue pour un centre de table mais aussi signe de richesse : un tel fruit coûtait horriblement cher, alors on pouvait le louer juste pour une soirée… Voir une histoire de l’ananas ici.
Le Musée est très complet et je préfère vous laisser découvrir l’ensemble du Musée. Les enfants ne s’ennuient pas un instant, on a pensé aussi à eux lors des présentations. Et pendant les vacances, certains jours des jeux de rôles sont proposés… A voir dans leur agenda !
L’Abbaye a connu bien des vicissitudes au gré des siècles, comme tout bâtiment ancien d’envergure qui parvient jusqu’à nous.
Les destructions et rénovations successives ont largement modifié le site, cependant la visite est un enchantement.
Les gypses toulousains sont précieusement conservés dans ce réfectoire.Rénovations très soignées…
J’ai vraiment aimé découvrir ce lieu que j’ai ressenti empreint de joie et légèreté !
L’Abbaye de Belleperche : son achat par le département du Tarn-et-Garonne lui évita de devenir une boîte de nuit en 1983…
La galerie des graffitis est très étonnante ! Voici quelques vues des murs qui racontent de nombreux épisodes du lieu, des histoires d’amour, des passages de militaires, des séjours de prostituées et tout simplement la visite de centaines de personnes au fil du temps :
Locution latine signifiant : le nom des imbéciles se trouve toujours sur les murs…
On a de superbes vues de la Garonne à partir des fenêtres :
J’aime à croire que la douceur de vivre de la région rendait la vie dans cette abbaye bien agréable !
A quelques centaines de mètres se trouve une fontaine mystérieuse, à l’architecture monumentale. On n’a pas d’explication définitive, le secret est peut-être dans de très lointaines vénérations pré-catholiques de cette source…
Tout ceci se trouve à une petite heure de route de Toulouse, à l’ouest de Montauban. L’Abbaye de Belleperche mérite votre visite !
Abbaye de Belleperche 82700 CORDES TOLOSANNES – http://www.musee-arts-de-la-table.fr/
Entrée abbaye : 2€
Groupe à partir de 5 personnes : 1€ / personne
Gratuit : 18 ans, groupes scolaires, personnes en situation de handicap, demandeurs d’emploi
De mai à septembre :
Du mardi au samedi : 10h-18h
Dimanche : 14h-18h
Fermé le lundi et le dimanche matin
A voir dans les environs, l’ouest du Tarn-et-Garonne : la belle ville de Montauban (et leurs liens avec les Amérindiens Osages d’Oklahoma), Moissac, ses extraordinaires sculptures romanes et un des plus beaux cloîtres, Lafrançaise et son panorama sur les Pyrénées (presque de la Méditerranée à l’océan par temps dégagé !) ainsi que des tombes pyramidales mystérieuses, et plus au nord la superbe ville de Lauzerte… N’hésitez pas à vous arrêter en chemin, les fruits vendus dans les fermes sont délicieux !
Les artistes expriment leur vision du Monde, leurs convictions, leurs obsessions. Les quilteuses contemporaines savent utiliser le tissu pour faire connaître ce qui leur importe. Gina Adams est l’une d’elles. C’est Betty qui m’a donné l’information sur ce bouquet de quilts hors du commun exposés en ce moment dans le New Hampshire.
Exposition exclusive de Gina Adams à Dartmouth College à Hanover, New Hampshire, tout l’été.
Ses quilts ont une forme inédite : du texte appliqué sur des quilts anciens, souvent abîmés par l’outrage des ans.
Mais les textes ne sont pas choisis au hasard, ce sont les nombreux traités signés entre les hommes blancs et les tribus natives, c’est-à-dire en langage courant les Indiens.
Ces textes sont parfois très antérieurs aux quilts, les premiers traités étant du 17e siècle, promettant aux Indiens de l’argent et du pouvoir contre les terres, mais la plupart ont l’âge des quilts, datant du 19e siècle. Appliquer ces textes qui engageaient les autorités coloniales puis gouvernementales des Etats-Unis sur des objets de confort que sont les quilts amplifie le sentiment de malaise sur ces promesses non tenues, d’autant plus qu’un véritable génocide suivra.
Gina Adams est descendante Native Americaine et Européenne (elle descendrait du 2e Président des Etats-Unis, John Adams), d’où probablement son engagement particulier pour rappeler cette part honteuse de l’Histoire des Etats-Unis.
Gina Adams
Les photos sont de la page Facebook de Gina Adams. Vous pouvez voir d’autres photos de ses quilts par ici.
Bien souvent les textes étaient rédigés de manière obscure, à dessein… C’est pourquoi parfois les textes ne sont pas bien lisibles sur les quilts…
Comme tous les derniers week-ends de juin, c’était la fête à Lacaze !
Les délégations FP 31 & 81 ont exposé une trentaine de Charm quilts dans le Temple et il y avait également le concours Circle Design, des cercles en jaune et noir (aux couleurs du blason du village), l’exercice Récup Zéro Déchet, l’expo du club de la Courtepointe, l’expo d’An’San… et clou de la journée, le défilé de mode concocté par Joëlle Vétillard, le tout organisé par l’infatigable Cécile Milhau.
En voici un petit aperçu, que nous devons àSuzy Bignau qui m’a fourni ces photos, un événement familial m’empêchant d’aller à Lacaze cette année. Merci à toi Suzy !
Charm Quilts
Chacun de ces quilts mériterait des photos de détails. C’est à chaque fois une éclatante réussite qui cache une belle histoire : les charm quilts sont des échanges de carrés entre amis, ce sont aussi beaucoup d’efforts de mise en scène, d’innombrables points alignés pendant des heures et des jours…
Il faudra que ces quilts continuent d’être exposés, ensemble ou séparément !
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Circle Design
Le challenge Circle Design a eu également beaucoup de succès avec des trésors d’inventivité en jaune et noir, rappelant les couleurs du blason de Lacaze. Bravo aux gagnantes mais aussi à chaque participante !
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La joie de vivre en patchwork
Dans le Château c’était la fête du patchwork, avec la revendication du recyclage, du faire-avec, de la débrouillardise, tout en produisant de magnifiques panneaux et courtepointes…
Un grand tas de tissus par terre symbolise la matière première. Bravo au club La Courtepointe de Réalmont (81) !
Ambiance décontractée et si sympathique !
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Zéro Déchet
Le long d’un vieux mur, une longue ribambelle de carrés d’art textile montrait que, sur une base de blue jean et des éléments de récup’ on peut faire de bien belles choses… Voici quelques photos prises au hasard :
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Le Défilé de Mode de Joëlle Vétillard
C’était le clou de la journée, le défilé de créations de Joëlle. Le public a admiré son inventivité, le recyclage de vêtements tout comme les créations de A à Z. Le défilé eut lieu sur le parvis du château et de nombreuses personnes répondirent à l’appel de Joëlle pour jouer les mannequins d’un jour. En voici un tout petit aperçu :
Et puis il y eut les robes en cercles, les princesses d’ombres et de lumières, de lune et de soleil, sorties de ce château enchanteur :
Saluons cet incroyable travail et, plus généralement, cette volonté de faire vivre notre région avec des animations formidables !
Vous pouvez aussi aller voir ces blogs :Fil de Garonne 33-47, ChristolChuk, bien sûr Patch d’Oc Tarn dont les photos seront triées prochainement (courage, Bernie !) etPatch 31! Merci de signaler d’autres reportages dans les commentaires, je compte sur vous !
Apprendre à quilter comme une Amish qui tend son sandwich entre deux tasseaux sur des tréteaux, savoir faire des petits points réguliers, pouvoir quilter dans tous les sens sur un métier fixe : c’est tout ce que Marie-Claude vous propose à Larroque-Toirac (dans le Lot, tout près du nord-ouest de l’Aveyron).
Alexia Rosfelder, ancienne élève de Esther Miller, vous enseignera cet art et savoir-faire. Ce stage est sur 2 jours, les 23 et 24 octobre 2018.
Pour avoir suivi cet enseignement avec Patricia Valentini, je peux dire que c’est un apprentissage « pour la vie », il y a un avant et un après, votre savoir-faire s’améliorera considérablement. Si vous aimez quilter, n’hésitez pas à vous renseigner ici : Inscription Quilting Main
Marie-Claude répondra à vos questions :
marie-claude.serresarobasewanadoo.fr
J’ai été très gâtée par Betty, j’ai même reçu un tee-shirt affichant notre passion commune !
La semaine passa très, très vite avec Betty & Smitty, incroyable ! C’est qu’on était si bien ensemble…
Lundi 18 juin c’était l’appel de Katell 😉 réunion chez moi, les intimes de La Ruche avec Betty & Smitty. La grosse surprise était le nombre de pine cone réunis, un aux couleurs à la fois de la France et des Etats-Unis en tissu vichy (gingham in English), cadeau de Kristine pour Betty, des pine cone quilts de Maïté, Kristine, Madeleine, Vive, Valerie, Andrée, y compris des miniatures made by Vive ! Chantal, conquise, en fit un la nuit suivante…
On avait presque l’impression d’avoir une Passacaglia sur la table !
Pour immortaliser la journée, Vive a fait un panneau à son image : adorable ! Il est désormais dans mon atelier.
Au dos de ce panneau se trouve la fleur que vous voyez plus haut, l’appel de Katell 🙂 Merci Vive !
Photo de famille, les deux absentes sont bien sûr toutes excusées et nous ont manqué :
Les plus belles Abeilles du potager ! Madeleine, Vive, Eliane, Danielle, Andrée, Chantal, Hélène, Kristine, Valerie, Caroline et Maïté, sans oublier bien sûr Betty & Smitty, merci pour cette journée !
Le reste nous appartient : des souvenirs de rires, d’émotions, de bon repas et une amitié indéfectible !
Petite annonce : Caroline vient tout juste d’ouvrir des chambres d’hôtes dans une ferme superbement rénovée, la Garoffe.
Il n’y a pas encore de quilts sur les lits 😉 mais ça viendra peut-être ! Décidément les quilteuses ont aussi l’accueil qui coule dans leurs veines et vous avez désormais deux adresses pour des vacances en Occitanie : chez Christineetchez Caro!
Notre dernière journée se passa dans le Tarn avec quelques arrêts dans des villages que j’adore (Giroussens, Lautrec) pour aller à notre rendez-vous avec un ultime groupe de quilteuses : les Can’canettes à Castres.
Après les présentations nous nous sommes vite mises au travail. Même si la technique est simple, le Pine Cone est différent de tout ce qu’on fait habituellement et il faut un petit apprentissage. Et là encore, Betty a admiré le travail à la française, la rapidité de compréhension et les beaux résultats !
Les explications sont détaillées avant de se lancer.Betty montre comment se commence le centre.Démonstration d’un tour entier : encore une fois je suis la seule gauchère ! La Rose prend forme.
Avant de nous quitter, photo de groupe avec une pépinière de Pine Cone Quilts :
Bravo à chacune pour votre enthousiasme et votre expertise, merci pour votre accueil ! La salle était décorée de quilts exquis : un atelier exemplaire bien éclairé et des stagiaires très sympathiques !
Le stage s’est terminé par un banquet très copieux. Smitty, qui souhaitait tester divers fromages français, était de nouveau aux anges avec les fromages d’Occitanie et Betty, tout comme moi, avons autant apprécié les salades que le jambon ou les rillettes de canard… et tout le reste ! Fraîcheur exemplaire, qualité artisanale de luxe, nous avons vraiment apprécié…
Beautiful Betty…
(photos de Smitty)
Les meilleures choses ont une fin, ainsi les vacances de Betty & Smitty se terminèrent dans l’émotion, forcément. Ils sont bien rentrés dans leur Floride ensoleillée mais leur tête est encore un peu en France ! Nous partageâmes mille et une choses Betty et moi et nos conversations ont déjà repris par internet…
Voici ce que cela donne en français avec Google (et de légères modifs) :
Pour Katell et toutes les quilteuses françaises que nous avons rencontrées dans le beau sud de la France.
Cela fait une semaine que nous sommes rentrés chez nous et nous n’avons pas cessé de penser à vous ou de parler de vous à chaque moment. Mon mari et moi parlons de votre gentillesse, de votre chaleur, de votre générosité, de votre bonne nourriture, de tous les cadeaux et de l’amour inconditionnel qui nous ont été offerts chaque jour dans le sud de la France.
Il est presque impossible de croire que deux femmes qui se sont rencontrées sur Internet à cause du patchwork ont développé une amitié sincère autour d’un Pine Cone Quilt et d’une femme de 92 ans (Miss Sue). La langue n’a jamais été un problème parce qu’à la maison je pouvais toujours appuyer sur le bouton traduire. La langue n’était pas un problème sur place non plus, parce que tout le monde a essayé de parler un peu anglais avec patience ou d’utiliser ses mains et ses yeux pour m’aider à comprendre. Je n’oublierai jamais les visages heureux, les larmes de joie et tous ces baisers et les beaux patchworks qui m’ont été montrés. Je n’arrive toujours pas à croire qu’aujourd’hui, 100 femmes dans le sud de la France connaissent le secret de la courtepointe Pine Cone que Miss Sue a partagé avec moi il y a 14 ans pour la première fois et qu’elles ont trouvé tant de façons inventives de le faire.
Katell je tiens à te remercier, ainsi que tout le monde, pour votre généreuse hospitalité, votre générosité, l’immense gentillesse, la chaleur et la véritable appréciation qui m’ont été témoignées au sujet de mon travail. Les jours bien planifiés avec notre fabuleuse guide, organisatrice et hôtesse étaient incroyables. Chaque minute était planifiée et tous les besoins étaient satisfaits. C’était magnifique de ne pas avoir à cuisiner, laver les plats, planifier des excursions quotidiennes, faire du shopping, conduire ou penser à autre chose qu’au patchwork. Ma tête est toujours dans le ciel parmi les nuages.
Merci à Patrick d’avoir accueilli chez lui des gens qu’il n’avait jamais rencontrés ou vus auparavant. Smitty et moi nous sentions comme à la maison chaque jour. Il nous a beaucoup appris sur le football et j’ai découvert une fleur orange, l’hémérocalle, que j’ai aimé manger dans le jardin. J’ai été tellement captivée par les pigeonniers dans le sud de la France qu’au retour à la maison, j’ai acheté le même livre que Katell en français par Amazon. J’ai aussi acheté une copie du livre Le Rouvray pour me souvenir des quilteuses que Katell nous a fait rencontrer à Penne.
Chaque fois que nous nous asseyions pour manger à la maison, dans un restaurant ou à un rassemblement de patchwork, c’était comme un festin pour un roi et une reine. Les plats fabuleux étaient délicieux et un délice visuel. Nous avons mangé, bu et apprécié tout ce qui était devant nous. Manger trois repas par jour et la grande variété de fromages à chaque repas est un plaisir dont mon mari parle encore et n’oubliera jamais. Nous avons également aimé toutes les différentes façons d’avoir du canard et d’autres viandes que nous avons essayés pour la première fois.
Merci n’est pas un mot suffisant pour exprimer le grand moment inoubliable que nous avons eu avec vous tous. Nous ne cesserons de parler de votre amour et votre hospitalité pour toujours.
En début d’année, Anne-Marie et sa belle équipe FP09 m’ont demandé de faire une conférence sur les quilts afro-américains au fil de l’Histoire et un atelier sur les Pine Cone quilts. Deux semaines plus tard, heureuse coïncidence, Betty répondait à mon invitation qui datait de plusieurs mois et me demandait quelle serait la meilleure période… Je n’ai pas hésité à lui dire que l’idéal serait autour du 15 juin, date prévue de cette JA. Bien sûr, j’avais contacté Anne-Marie pour éviter tout impair, mais je connais bien mes amies d’Ariège, tout alla perfecto !
Dans la très confortable salle du village de Bézac, voici la fine équipe de la délégation FP 09 entourant Betty et moi, à gauche Babeth et Anne-Marie, à droite Pierrette, Renée et Anne-Marie. Bien sûr, le pine cone quilt de Betty est en première place !
Le 15 juin donc, certaines étaient là pour Betty, mais la plupart des adhérentes ignoraient tout du programme. Je devais donc gagner la confiance du public en les faisant voyager dans le temps et l’espace avec l’histoire des quilts afro-américains pour arriver finalement de nos jours en Floride, où Betty remet à l’honneur une technique de récupération artistique des petits bouts de tissus, le Pine Cone (la pomme de pin).
Présentation de nos invités de marque venus de Floride, Betty et Smitty.Smitty est très fier de son artiste de femme. C’est lui qui a organisé ce voyage en France, pour lui faire plaisir. N’est-ce pas adorable ?
Certaines puristes disent qu’on ne peut appeler quilts les couvertures en pomme de pin car ces ouvrages n’ont pas de molleton, pourtant leurs multiples couches de tissus assurent aussi bien, sinon mieux, de la chaleur pour dormir, but primitif d’un quilt. C’est en revanche un vrai patch-work, travail de morceaux de tissus… Laissons donc là ces querelles de vocabulaire !
Bien sûr avec cette technique on peut faire de petites pièces comme des maniques, coussins ou autres tapis, mais l’utilisation principale est le couvre-lit de 2 mètres de côté ! Tous nos petits ouvrages sont des samplers, dans le sens d’échantillons, aux yeux de Betty, y compris celui qu’elle m’a offert qui est le plus grand.
Son travail est désormais reconnu : Betty est invitée à exposer ses quilts au prochain festival de Paducah en février 2019 !
Des quilts et des livres illustrent le thème de la conférence puis de l’atelier.70 quilteuses étaient venues pour la dernière JA avant l’été : de nombreuses Ariégeoises naturellement, mais aussi des adhérentes du Tarn-et-Garonne, de Haute-Garonne et même du Lot-et-Garonne ! Le club de Pexiora dans l’Aude avait aussi ses sympathiques représentantes. Nous n’avons pas fait de publicité pour cette JA car il ne fallait pas dépasser les 70 personnes pour conserver un confort pour chacune.Au cours de la conférence j’ai eu la joie de relire avec émotion un texte dévoilant le code caché dans ce beau sampler, une histoire faite par Denyse Saint-Arroman.
Après la conférence, Betty fut assaillie de questions mais surtout de compliments, de remerciements pour sa présence, d’admiration pour ce qu’elle fait… On ne voit pas tous les jours une quilteuse de Floride dans ce village d’Ariège et j’ai été rassurée de voir qu’il y avait beaucoup de curiosité envers cette personnalité extraordinaire, que la barrière de la langue était allègrement sautée en communiquant avec les mains, les regards, les rires… Magic Betty avait encore frappé !
Une dédicace, pour immortaliser de touchantes rencontres… Betty n’était pas une inconnue pour les lectrices assidues de ce blog et l’émotion était palpable.
Evidemment, les adhérentes n’ont pas eu qu’à écouter et regarder, il a fallu aussi apprendre la technique du pine cone quilt !
J’ai changé de visage pour la bonne cause : montrer le but de l’atelier !
Betty m’a dit plusieurs fois qu’elle a été très impressionnée par la vivacité des quilteuses présentes qui ont commencé leur patchwork avec ardeur et talent. Aides, démonstrations, explications, conseils se sont succédés pour que chacune soit finalement à l’aise avec la technique.
Smitty n’a pas hésité à mettre la main à la pâte pour montrer à Suzy, notre photographe, comment commencer ce patchwork !
Simone-la-chanceuse : comme je suis gauchère je couds « à l’envers » et donc je couds à chaque fois un tour complet lors de ma démonstration à une table !
Avec Betty des amitiés se sont nouées, des cadeaux se sont échangés, elle a un tel charisme !
A la fin de cette belle journée, on a réuni les personnes qui avaient pu rester encore un moment pour des photos finales :
A voir les mines réjouies nous savons que la journée fut belle ! Mille merci aux organisatrices et à Betty & Smitty qui ont apporté le soleil ardent de Floride dans nos cœurs !
Nous avons reçu la visite du correspondant de la Dépêche qui a signalé cet événement local :
Clin d’œil d’Andrée : une tarte en forme de Pine Cone !