Si vous souhaitez acheter un kit de tissus Art Gallery Fabrics, choisis par la styliste Alexandra Bordallo ou moi-même, allez sur le site de vente d’Alice par ici : https://www.blossomquiltetcraft.fr/categorie-produit/kits-patchwork/ puis vous recevrez d’Alice le code qui vous permettra de télécharger gratuitement le PDF sur le site d’Alexandra https://www.alexandrabordallo.com/about (cliquer sur Morning Sunrise QAL, puis entrer le code donné par Alice). Ensuite, le texte sera en français !
Si vous souhaitez simplement acheter le PDF (à -20% pendant le QAL), rendez-vous par ici : https://www.etsy.com/listing/882271982/quilt-pattern-morning-sunrise-quilt-pdf Ensuite, vous cliquez sur AJOUTER AU PANIER, vous aurez alors une étiquette au centre : appliquer un code promo de la boutique, cliquez dessus et écrivez : WELCOME20, la réduction s’appliquera. Ensuite, il vous restera à remplir le formulaire et vous recevrez le PDF dans votre boite mail.
Voilà, à lundi prochain pour Morning Sunrise, la suite, et à demain pour un autre article !
Choisir des couleurs pour un nouveau projet, j’aime ça ! On me dit parfois que j’ai le sens des couleurs, et pourtant je suis loin d’être sûre de moi, je tâtonne souvent, je change d’avis. Cela fait partie du processus et il ne faut surtout pas se juger négativement, c’est juste comme ça, je laisse circuler le fameux flow, l’énergie créatrice. Avoir le sens des couleurs, c’est sans doute avoir engrangé suffisamment de souvenirs visuels, picturaux, pour avoir des automatismes. Cela fait partie de notre culture, c’est pourquoi, d’un pays à l’autre, parfois d’une région à l’autre, nous ne favorisons pas les mêmes harmonies.
Cela s’acquiert aussi en passant par la théorie des couleurs. Dans le domaine du patchwork, Cosabeth Parriaud propose un stage formidable à ce sujet : vous comprendrez mieux pourquoi certaines harmonies fonctionnent, vous décèlerez ce qui est perfectible. Entre le noir et le blanc, que de possibilités ! J’avais consacré un article à ce sujet, NOIR, dans Les Nouvelles n°130, le magazine de France Patchwork.
Pour autant, choisir des couleurs reste un stress pour beaucoup d’entre vous ! En répondant à la proposition d’Alice de Blossom Quilt de participer à un QAL (Quilt ALong, ou « Quiltons ensemble »), j’ai fait ce que j’aime : j’ai choisi des gammes de couleurs pour colorer différemment le très beau modèle d’Alexandra Bordallo, Morning Sunrise, dans la riche gamme de couleurs des tissus AGF. J’ai acheté le nuancier, plein de petits tissus, pour ne pas être trompée par mon écran :
J’ai saturé les couleurs pour avoir les couleurs très proches de la réalité sur mon écran, mais j’ignore ce que cela donnera sur le vôtre. Les couleurs sont extrêmement vives ! A Sainte-Marie-aux-Mines, j’ai trouvé les cotons perlés n°8 aux couleurs correspondantes de la marque Wonderfil, pour mon quilting.
Ainsi, pour faire Morning Sunrise ensemble, vous pouvez choisir les couleurs de la créatrice du modèle, ou bien varier les plaisirs avec 4 propositions supplémentaires.
Morning Sunrise, un quilt d’Alexandra Bordallo, une harmonie très réussie, à la fois douce et pétillante ! Le fond est d’un splendide rose clair, qui lui donne un style raffiné.
Quand j’ai préparé ces projets, nous étions en plein été et pourtant il pleuvait… Le soleil en pays lointain m’a donc largement inspirée !
Un des tissus unis du nuancier AGF s’appelle Cozumel ; qu’est-ce ? Cozumel, c’est ça, une eau turquoise, un ciel cobalt… Une île au large de la péninsule du Yucatán (Mexique).
Je me laisse toujours porter par mes idées vagabondes ; le jour où j’ai reçu le nuancier avec le tissu Cozumel qui m’attirait, j’avais vu dans l’excellente émission L’Invitation au Voyage (Arte) un reportage sur les abeilles qui ne piquent pas, dans le Yucatán. Et donc Cozumel, cette petite île toute proche de la péninsule, serait mon point de départ.
Voici donc les quatre harmonies que je vous propose, deux par deux :
Plage à Cozumel et Plongée sous-marine
Yucatan est la presqu’île mexicaine où se trouvent les vestiges de l’ancienne civilisation maya, à l’histoire pleine de soubresauts. Il en reste quelques impressionnantes pyramides, érigées d’après l’observation du ciel et des étoiles. Comme les autres Peuples Premiers, les Mayas savaient qu’ils faisaient partie de la Nature. Difficile de refaire l’Histoire d’une civilisation disparue ! Actuellement, on estime son existence entre 2 600 avant J.C. jusqu’à 1520 après J.C.. A leur apogée, leurs connaissances mathématiques, architecturales, artistiques, agricoles, astronomiques étaient très avancées… Même si on la dit disparue, cette civilisation survit avec 28 dialectes mayas toujours parlés par leurs descendants qui vivent toujours dans le Yucatán. Ce sont eux qui protègent les abeilles maya…
Tout le monde a entendu parler de Maya l’Abeille ! Les vraies abeilles mayas (Melipona beecheii) sont des trésors : sans dard, elles ne piquent pas, elles font leur « maisons » dans des troncs d’arbres creux, elles font des constructions arrondies au lieu des alvéoles hexagonales produites par nos abeilles (Apis Mellifera)… et leur miel, rare, a un goût floral unique, avec des propriétés médicinales reconnues pour soigner la peau et la rétine.
Cozumel (Terre des Hirondelles, en langue maya yucatèque), à 19 km de la péninsule du Yucatán, était pour les Mayas l’Île de la Lune, et donc l’île où allaient les femmes qui souhaitaient avoir des enfants. C’est à présent un lieu touristique grâce à son climat chaud et ensoleillé, ses belles plages et sa biodiversité sous-marine.
Voici mon top Playa de Cozumel, avec en son centre une broderie afghane dont le thème et les couleurs vont si bien ensemble… Ce sera un souvenir de l’été 2021, contrasté et intense.
Le kit Plage de Cozumel est le seul à être composé de 6 couleurs, des couleurs crues qui claquent au soleil ! Plongée sous-marine lui ressemble, mais le tissu Tile Blue est sans doute plus consensuel que le cobalt plus agressif, il s’harmonise parfaitement avec le tissu Cozumel : la mer filtre les rayons du soleil et on apprécie pleinement le jardin sous-marin extraordinaire.
Les couleurs de Plongée sous-marine à Cozumel sont dans un visuel plus bas.
Grand-Bassam et Comoé
On change de continent ! J’ai passé quelques années en Côte d’Ivoire, à Abidjan, au tournant des années 70-80, et nous passions presque tous les dimanches à Grand-Bassam, au bord de la mer.
Située entre mer et lagune, la ville fut un centre économique des échanges entre Européens et Africains pendant plusieurs siècles (ici, le commerce des esclaves était minoritaire, il se faisait surtout au Nigeria, au Bénin, au Sénégal) d’abord les Portugais pendant un siècle, déjà avant la découverte de l’Amérique, puis les autres Européens. Cette ville fut longtemps le cœur économique du Golfe de Guinée, puis l’éphémère capitale de la Côte d’Ivoire (1893-1900), éphémère car une épidémie de fièvre jaune fit déguerpir les Français survivants et la capitale changea de lieu.
Quel travail pour sauver ces bâtiments qui s’abiment encore plus vite sous le climat tropical… Photo d’ici
Splendeur déchue du quartier français… La ville est à présent protégée par la distinction du Patrimoine Mondial de l’UNESCO et on essaie de rénover ce qu’on peut. Le coin reste très touristique, avec sa proximité avec Abidjan, sa longue plage aux paillottes qu’on loue à la journée ou à l’année, son immense centre artisanal…
Tout près de l’océan turquoise, les couleurs claquent au marché artisanal !
En remontant le fleuve de la Comoé qui se jette dans la lagune de Grand-Bassam, on est dans la savane, avec une forêt-galerie presque tout au long, riche réservoir de biodiversité. Je me souviens de ma visite du Parc National de la Comoé, l’émotion de voir en liberté de majestueux animaux. Hélas, il n’y aurait plus que 250 éléphants, victimes du braconnage (toujours pour les défenses d’ivoire, malgré l’interdiction de vente), et surtout en raison du défrichage intense pour exploiter le bois et récolter du cacao, du café, des ananas, des bananes, des noix de cajou… tout ce dont nous sommes friands ici aussi.
Mes souvenirs sont multicolores, avec tant de contrastes ! Grand-Bassam, comme Comoé, sont des kits qui vous transporteront vers ces contrées où, je l’atteste, les sourires de la population, leur gentillesse, valent tout l’or du monde ! Grand-Bassam, au bord de l’océan, a les deux tissus de fond communs avec Plongée sous-marine ; Comoé reprend l’harmonie de Grand-Bassam, mais l’ambiance marine est remplacée par les couleurs des pierres et de la terre noire des régions boisées tropicales. Il fait sans doute plus masculin.
Voulez-vous prolonger le voyage ? Ces kits vous y invitent ! Les tissus sont coupés par Alice et vous recevrez le patron d’Alexandra gratuitement. Quand vous le recevrez, pas de panique ! Alice et moi vous aiderons à le suivre, car des explications « à l’américaine » n’ont rien de commun avec ceux dont vous avez l’habitude dans nos magazines français.
La semaine prochaine, nous couperons ensemble les pièces d’une manière simple et logique, avec peut-être déjà quelques coutures, si vous êtes impatientes…
A défaut d’avoir pleinement le droit de voyager, rêvons encore… Avez-vous choisi votre kit préféré ? Récapitulons, il y en a 5 : le kit d’Alexandra, pour faire votre quilt à l’identique du modèle d’origine, ou les kits Plage à Cozumel, Plongée sous-marine, Grand-Bassam et Comoé.
Pour une commande chez Alice, il faut votre écran favori (ordinateur, tablette, téléphone), votre téléphone pour recevoir un code de vérification (variable selon votre banque) et votre carte bleue. Je sais que beaucoup d’entre vous avez peur de payer en ligne, car vous ne savez pas ce qui est normal et ce qui ne l’est pas.
Allez sur le site du magasin Blossom Quilt et Craft, cliquez sur la rubrique Les kits pour patrons. Vous avez les 5 harmonies. Choisissez la vôtre et suivez les indications. Quand vous faites votre fiche d’identité, veillez à ne pas perdre votre mot de passe ! En cas de problème technique, vous pouvez écrire un petit mot à Alice ici, elle règlera votre petit problème dans les meilleurs délais.
Les Conditions Générales de Vente sont ici. Peu de personnes les lisent vraiment, mais elles peuvent répondre à vos questions. Par exemple, si vous préférez payer par chèque.
Le paiement s’effectue généralement à l’aide de votre carte habituelle de paiement. Le magasin d’Alice est sûr, n’ayez crainte d’écrire votre numéro de carte, ainsi que les renseignements complémentaires habituels (date de validité de la carte, nom du titulaire, et le code au verso de la carte). Il est possible que vous ayez une vérification de votre banque avec un code envoyé par SMS. En règle générale, n’achetez QUE sur un site que vous connaissez qui a, comme on dit, « pignon sur rue » !
Vous recevrez votre commande très vite, ainsi que le patron en PDF gratuitement sur votre boîte mail. Il est en anglais et en inch, mais je suis là pour vous aider, nous continuerons lundi prochain.
Vive chaque lundi d’octobre, nous avons rendez-vous avec Morning Sunrise ! Katell
Le centre de mon top Morning Sunrise : toujours, gardez votre liberté de modifier un modèle, même modestement !
Virevoltantes avec leurs robes qui tournent, so british avec leurs imprimés fleuris, les pimpantes Girls de Quiltmania vous accueillent jusqu’à ce soir au bord de l’Erdre, la plus jolie rivière de France, sur laquelle je faisais de la voile à mon adolescence…
Nantes que j’aime, pour maintes raisons…
J’y ai passé deux journées formidables. Tant d’amies rencontrées et de nouvelles connaissances ont rendu ce séjour inoubliable ! Le lieu convivial par excellence est le Coin des Blogueuses, encore plus agréable qu’avant, avec des fauteuils recouverts de quilts bien douillets, des tables pour tirer l’aiguille ou s’installer pour papoter… Je ne m’en suis pas privée, et merci à toutes celles qui sont venues me faire un petit coucou ! Nous renouvellerons ce rendez-vous.
C’est l’autre Lieu Unique (clin d’oeil à l’usine nantaise des biscuits LU, devenu Lieu Unique). Muriel, Cécile attirent beaucoup de monde et partagent leurs connaissances avec générosité. Les quilteuses et les blogueuses défilent, prennent du temps pour échanger les nouvelles, commenter les découvertes du Salon… Malgré les masques, on voit des sourires partout !
Eva @orangeverte33_quilt_therapy en tenue en blue jean, Fanny @fanny_maje en veste faite à partir d’un vieux quilt asiatique : les tenues originales aux textiles recyclés sont dans l’air ! Les belles vestes en quilts essaiment en France aussi ! (voir cet article).
En ces temps difficiles, bien des commerçants n’ont pas pu venir, souhaitons-leur de se refaire une santé bien vite. Je crois qu’en revanche, ceux qui sont présents ne regrettent pas leur venue, les quilteuses ont besoin de renouveler leur réserve, n’est-ce pas ? Quel plaisir de revoir l’ébullition d’un Salon !
Les associations qui comptent sont présentes. J’aime toujours le stand de France Patchwork 44 :
J’aime la créativité et la gentillesse de cette délégation. Coucou Brigitte et Els !
Guldusi nous booste toujours, avec ses utilisations créatives des célèbres petites broderies afghanes. Pascale et Martine sont fidèles au poste et elles ont eu la gentillesse de faire un stand complètement différent de celui de Sainte-Croix-aux-Mines : encore et toujours de la variété !
Dans une exposition, on trouvait aussi 12 cœurs de Guldusi, mis élégamment en scène par Michèle Beugnon que j’admire toujours, avec son raffinement intemporel :
Je n’ai pas commencé par le commencement, l’accueil est royalement British :
Dès l’entrée, le ton so british est donné : on tourne et retourne autour de l’incroyable performance d’une tricoteuse du nord de l’Angleterre, Margaret Seaman, 92 ans. Elle a mis à profit son temps durant le confinement pour créer cette extraordinaire interprétation de Sandringham, une résidence de la Reine ! De très belles photos par ici. Plus qu’une œuvre juste pour le plaisir, elle est conçue pour lever des fonds pour les hôpitaux.
L’ensemble est époustouflant. Que dire des détails ? Quelle bonne idée d’avoir fait, par exemple, les saules pleureurs en laine détricotée, pour garder les frisottis ! Photo BBC News
Côté expositions, défi relevé malgré le Covid et le Brexit : les Anglais et Anglaises ont pu venir malgré tout 😀. J’ai bien aimé voir les œuvres textiles d’Anne Perry, car aucune photo ne peut rendre ses textures. Mais c’est surtout la fabuleuse collection de Christopher Wilson-Tate que je retiendrai, comme tout le monde je pense.
Christopher Wilson-Tate, né au Nord-Est de l’Angleterre, est antiquaire et l’un des plus grands collectionneurs de quilts anciens. Sa collection personnelle s’élève à environ 800 quilts, dont 600 sont de Grande-Bretagne et d’Irlande. Il a vendu environ 15 000 quilts dans sa vie…
Les Anglaises, les Galloises, malgré la fraicheur de leur climat, ne mettaient pas toujours du molleton ou de la laine sous leurs tops, loin de là ! L’habitude de faire du patchwork précisément à l’anglaise, avec des papiers comme gabarit qu’on enveloppe, encourageait à doubler les tops sans travail de quilting. J’avais déjà évoqué ceci avec Jane Austen et son coverlet. A vrai dire, les quilts exposés viennent surtout de femmes aisées qui avaient le temps de faire ces extraordinaires jetés de lit ! Ils sont immenses. On imagine bien des femmes de plusieurs générations, réunies l’après-midi, tirant l’aiguille et s’interrompant pour leur five o’ clock cup of tea, avec peut-être des sandwichs au concombre !
Plusieurs ouvrages montrent l’engouement de la technique des tiles (=tuiles, que je traduis plutôt ici par pavés) : c’est de l’appliqué de formes libres ou bien formelles comme les triangles de la photo de droite, qui complète parfaitement le patchwork à l’anglaise (les hexagones, mais ici aussi les bandes, sont assemblées au point de surjet !). Les deux techniques sont cohérentes ensemble, se complétant sur un drap blanc. Mon premier article dans Les Nouvelles de France Patchwork (n° 122) détaillait cette technique de tiles, presque oubliée. Ah que de beaux souvenirs, cette nouvelle rubrique « De la tradition à la modernité » à partir de l’automne 2014, sous l’égide de Monique Lopez-Velasco ❤ !
Ce log cabin est hypnotique, quelle beauté ! Le passepoil en est l’ultime raffinement. Il vient du comté de Durham, nord de l’Angleterre, et date de 1890. Surprenante modernité !
Un des quilts les plus captivants de la collection…
Je le dis avec ces cœurs : ne soyons jamais trop péremptoires sur ce qu’il faut faire ou pas : l’appliqué à cru (sans marge de couture rentrée) est considéré comme moderne, parfois comme scandaleusement incorrect : cet appliqué prouve le contraire, ce n’est pas nouveau et ça tient au fil des ans !
J’ai tout aimé. Le sens extraordinaire des couleurs de Pamela Goecke Dinndorf, les impeccables quilts de Petra Prins, les trois Japonaises (oh my God, que de merveilles…) mais vous verrez ailleurs les photos et vous pouvez acheter les très beaux livres de Quiltmania où les couleurs sont bien mieux rendues que mes photos-souvenirs…
J’avais déjà acheté ce livre par correspondance, mais voir ses quilts « en vrai » m’ont éblouie. Etsuko Ishitobi est l’évidente héritière de Shizuko Kuroha, ma quilteuse japonaise préférée depuis 25 ans !
Mes grandes amies Annie (Des Tulipes et desCœurs) et Kristine avec sa veste en chutes de liberty, so British elle aussi, admirent un des chefs d’œuvre de Etsuko Ishitobi.
Cerise sur le gâteau, Alison Glass, que j’admire beaucoup, représente la mouvance des quilts modernes. C’est beau ! Ses nouvelles gammes de tissus sont à l’honneur.
Le monde du patchwork apporte tant de joies… Un peu de repos après ces folles journées, puis rendez-vous avec Alice lundi ! Katell
Il a fait beau et doux partout en France plusieurs jours, que Septembre est agréable ! Ces derniers matins, l’aube était féerique…
C’est une broderie afghane de l’association Guldusi, choisie lors de ma visite dans l’Aveyron cet été. Lever ou coucher de soleil ? J’opte pour une aube ensoleillée !
Très vite après mon retour de Nantes, je proposerai un challenge accessible à tous, destiné principalement aux jeunes qui ont envie de s’initier au patchwork utile et ludique. Les quatre rendez-vous seront en collaboration avec mon amie Alice, qui a créé Blossom Quilt et Craft, magasin français en ligne de tissus de la marque Art Gallery Fabrics (AGF). Ces tissus sont beaux, modernes, au tissage fin et dense (popeline 100% coton), garantis Oeko-tex (sans résidu chimique) et les imprimés sont créés par de jeunes stylistes qui connaissent les goûts de leur génération.
Cependant, le modèle choisi par Alice pour créer l’évènement est en tissus unis (choisis dans la belle gamme AGF toujours) et le modèle est créé par Alexandra Bordallo, une créatrice de Barcelone.
Alors quiltons ensemble ! Le projet est un quilt très rapide à faire, que vous pouvez modifier à votre guise, comme toujours. Je serai présente pour vous accompagner.
Dès le 4 octobre, nous parlerons des gammes de tissus que je vous propose, différentes de celle de la créatrice espagnole, pour plus de choix. Vous pourrez choisir vos couleurs, vous aurez le temps de faire vos commandes. Si vous n’avez encore jamais commandé sur internet, nous vous expliquerons TOUT ! Vous vous sentirez ainsi en sécurité. Le patron sera à – 20 % avec un mot de passe que nous vous fournirons, et GRATUIT si vous achetez un kit de tissus chez Alice.
En attendant le 4 octobre, alertez les jeunes autour de vous, ceux et celles qui aimeraient bien commencer le patchwork sans oser le faire. Le DIY (do-it-yourself, fais-le toi-même) est une tendance forte chez les jeunes, à nous de les accrocher pour qu’ils s’intéressent au patchwork aussi ! Je prendrai le temps d’expliquer le B.A. BA au fil de l’avancement de ce projet, puis ils pourront se faire offrir l’excellent livre d’Alice pour Noël par exemple, pour tout apprendre vite et bien (utilisation de la machine à coudre, matériel indispensable et facultatif, modèles sympas) :
Ce projet Morning Sunrise me tient fort à cœur, j’ai pris beaucoup de plaisir à faire le top (je commence tout juste le quilting), et au premier rendez-vous le 4 octobre, je vous ferai voyager en vous présentant mes quatre options de gammes de couleurs :
En route pour une petite île au large du Yucatan, au Mexique (Cozumel, Plongée sous-marine) ou en côte d’Ivoire (Grand Bassam, Comoé)
Et si vous êtes quilteuse confirmée, ce sera l’occasion de faire très rapidement des quilts ensoleillés… Pensez aux cadeaux de Noël !
Alice dit toujours qu’elle est une quilteuse fonctionnelle, en contraste avec une quilteuse artistique. C’est parce qu’elle propose toujours des modèles « qui servent à quelque chose ». Alors ces quilts seront proposés en version nappe de pique-nique (ou jeté de canapé !) de 140 x 140 cm, qu’on peut agrandir à 160 x 160 cm avec une belle bordure simple de 10 cm (tissu à ajouter au kit), et je ferai au fur et à mesure avec vous une version couverture de bébé de 105 cm de côté, car ma sœur Isabelle m’en a commandé une pour une naissance début novembre. Lions l’utile à l’agréable… Mais toujours, quand vient le sujet de l’utilité de faire du patchwork, je pense au Petit Prince :
Ce mois-ci s’achèvera pour moi dans la ville où j’ai vécu mon adolescence, Nantes. Devinez pourquoi ?…
Le programme est en ligne sur le site Pourl’Amour du Fil. Ce sera très chouette, comme toujours ! Quelle joie de voir de nouvelles expositions, et de déambuler le long des allées pour refaire notre stock de tissus… et pourquoi pas faire ses premiers pas en long arm (machine à quilter), ou essayer de nouveaux gabarits, de nouveaux outils… Le monde du patchwork nous appartient !
Et surtout, quelle joie de nous revoir ! Comme plusieurs lectrices regrettaient de ne pas m’avoir rencontrée en Alsace, j’ai demandé de pouvoir nous donner rendez-vous au Salon de Nantes. Laurence Hesry m’a très gentiment accordé les deux créneaux que je souhaitais au Coin des Blogueuses du Salon Pour l’Amour du Fil. C’est parfaitement informel, mais nous sommes tellement heureuses de nous retrouver enfin, après les longs mois si éprouvants…
Retrouvons-nous au Coin des Blogueuses de Pour l’Amour du Fil Mercredi 29 septembre à 15h30 Jeudi 30 septembre à 14h
Ce sera « trop bien » 😊
Je ne serai pas la seule blogueuse, évidemment ! Ce sera une grande joie d’y rencontrer Cécile de Patchwork Inspirations… et sans doute bien d’autres ! Surtout n’hésitez pas à venir nous faire un petit coucou. Ne vous vexez pas si je ne vous reconnais pas (nous porterons toutes un masque 😷 !), parfois c’est déroutant !
Demain, je vous parlerai d’un projet pour les jeunes, un premier quilt peut-être… Mais il sera aussi à votre disposition, moi j’en fais deux !!
Le Val d’Argent, c’est le joli nom de la vallée où se succèdent Sainte-Marie-aux-Mines, Sainte-Croix-aux-Mines, Lièpvre, Rombach-le-Franc et quelques autres villages : après un passé dédié aux mines, les terres fertiles et les forêts continuent de fournir du travail, dans une certaine mesure.
La vallée de Ste-Marie-aux-Mines – Photo J. Antenat
L’édition 2021 du Carrefour Européen du Patchwork vient de fermer ses portes, avec une organisation particulière pour éviter à tout prix que cela ne devienne un cluster (foyer de contagion). Bien des groupes (clubs, délégations…) n’ont pas pu organiser leur venue, par manque de visibilité. Beaucoup de personnes vivant dans d’autres pays n’ont pas pu passer la frontière sans confinement ou autre contrainte.
MAIS que la fête fut belle pour toutes les personnes présentes !
Personne n’oubliera les sourires derrière les masques, la facilité des déplacements, l’accès aux œuvres d’art (et aux restos, aux navettes, aux WC…) sans trop de foule, la possibilité de parler plus longuement avec chaque personne rencontrée… Un vrai bonheur, une pleine réussite !
En ce qui concerne les expositions par elles-mêmes, c’est la première fois que j’ai entendu l’unanimité : chaque lieu méritait pleinement la visite, les artistes et collectionneurs étaient très disponibles… Quant au centre commercial, bravo à ceux qui ont osé venir, j’espère que leur courage a pleinement été récompensé.
L’entrée de Ste-Rosalie, à Rombach-le-Franc : Le Temps (temps qui passe et temps qu’il fait) sous toutes ses Couleurs était l’exposition de l’année 2021 !
J’ai eu l’honneur d’exposer 29 quilts dans l’Église Ste Rosalie de Rombach-le-Franc, toute fraîchement repeinte et au nouveau dispositif d’éclairage.
Mercredi 15 septembre, avant-après l’installation
L’exposition, Le Temps sous toutes ses Couleurs, montrait des quilts du Collectif Quilts-Météo représentant chacun l’année 2020 sous le point de vue principal des températures journalières. Comme l’ont découvert les milliers de visiteurs, ce n’était ni répétitif, ni ennuyeux : chaque quilt avait sa propre identité avec une maquette personnelle, et comme dans un agenda, il y avait parfois des indications générales ou personnelles. Ce fut un vrai bonheur d’aider les visiteurs à découvrir ces détails, donner quelques clés de compréhension… Covid oblige, le document contenant les textes d’explications était disponible par QR code, mais rien ne vaut une bonne explication à l’accueil ! C’est pourquoi je remercie très sincèrement les nombreuses exposantes venues plusieurs fois donner de leur temps pour nous seconder, Kristine, Léna et moi !
Les couleurs des quilts correspondaient avec celles des vitraux ! Les jeux de couleurs tout au long des journées ensoleillées nous enchantaient. Photo Elsa Boissier
Que d’émotions ces jours-là ! Ils font déjà partie de nos souvenirs, des souvenirs parmi les plus chers de ma vie de quilteuse. Nous avons reçu quelques visiteurs « spéciaux », des artistes qui s’échappaient momentanément de leur propre expo, et aussi des journalistes. Tous ont manifesté de l’intérêt pour cette exposition inédite et si belle ! Cette vidéo a déjà été souvent vue ces derniers jours, mais tout le monde ne va pas sur Facebook, alors voici l’interview menée par un charmant jeune journaliste de la télévision locale du Val d’Argent :
Rendons-leur hommage, ils avaient bien préparé le sujet ! A vrai dire, j’étais partie faire un petit tour et c’est Kristine qui leur a tout expliqué… Je n’avais plus qu’à revenir en vitesse, une seule prise d’une traite, et voilà !
Ces deux journalistes de la télévision locale ont choisi sur le programme de venir poser leur caméra dans notre exposition, car elle était inédite et attisait leur curiosité ! Photo Muriel FiguièreInterview en cours – A gauche, on aperçoit un bout du quilt de Muriel Figuière, derrière moi, celui de Teri Totne (Hongroise) et à droite celui de Lili Brescia – Une artiste internationale multi-primée côtoie une quilteuse locale pour qui c’est la toute première exposition d’un de ses quilts ! Photo Kristine Toufflet
Quant à Sophie Socaso, si présente, toujours pleine d’idées, elle a notamment produit cette vidéo un jour à midi pile ! A télécharger vous-même, je n’ai pas réussi à l’ajouter dans mon blog. Pourtant, elle fait tout le tour de l’expo, c’est superbe, merci Sophie !
Nous le savons, une église en lieu d’exposition, c’est bien particulier, ce n’est pas sa vocation première ! Mais tout comme à Lacaze (Tarn), j’ai été très émue d’exposer des quilts dans ce lieu chargé des souvenirs des grands évènements des vies locales (naissances, mariages, morts). Dans chacun de nos villages, ce sont les monuments choyés depuis des siècles, les endroits uniques où les gens simples pouvaient voir de l’art avec l’architecture, la statuaire, les tentures, les vitraux… Une énergie s’en dégage, toujours. C’est donc un privilège de pouvoir accorder l’art textile, où nous mettons tout notre cœur, avec l’art religieux.
Devant d’importants mobiliers remarquablement sculptés, nous avons exposé le quilt de Fabienne Soler. Admirez le sac en QR code de la visiteuse !
J’ai passé un moment unique avec bien des personnes, mais permettez-moi de privilégier ici deux visiteuses, Emma et Margot. Le samedi après-midi, je voyais leurs jeunes visages pourtant masqués montrant un large sourire, avec une admiration évidente pour ces quilts-météo. Nous avons alors fait une partie de la visite ensemble, discutant pour mieux nous connaître mutuellement. Emma me dit : j’ai déjà fait beaucoup de patchwork quand j’étais jeune. J’ai alors osé lui demander son âge : 16 ans ! Imaginez le potentiel de ces jeunes filles ! Emma va donc reprendre cette activité qui lui plaît tant, inspirée par l’expo, et montrera tout son savoir-faire à Margot qui va débuter. Je les ai bien sûr très fortement encouragées à tracer leur chemin dans l’art textile, et à présent, nous sommes en contact par internet. Bientôt, nous reparlerons de ces jeunes pleines d’avenir !
Embouteillage devant les quilts de Brigitte Didier à gauche et Brigitte Bafoin à droite !
De très nombreuses photos de l’exposition circulent sur les réseaux sociaux, avec des commentaires toujours très chaleureux, merci à… tout le monde ! J’ai divers projets précis pour ces prochaines semaines, mais je préparerai un dossier avec de bonnes photos des 29 quilts et des textes explicatifs (les mêmes textes que ceux disponibles par QR code), il sera publié sur ce blog en novembre. Je sais que le rendu de la plupart des photos des visiteurs est décevant car les spots, en particulier pour les très grands quilts, ne rendent pas justice aux œuvres.
On ne peut pas grand chose contre les éclairages crus, à moins d’être spécialiste de la retouche photo. Mais parfois, il y a des effets inattendus : un cœur de lumière se dessine sur le quilt de Léna Meszaros ! Cela lui va si bien 💙 – Photo Muriel Figuière
Que celles qui n’ont pu voir cette expo retiennent les deux suivantes : à Lacaze les 25 & 26 juin 2022 et à Paris dans le 12e, au CPA Reuilly Bessie Smith. Nous aurons le temps d’en reparler !
Avec toute ma gratitude pour ce monde du patchwork et des arts textiles qui illumine tellement ma vie, Katell
Oh qu’ils nous faisaient rire, Daumier et Bedos, en 1973 ! Vous ne connaissez pas ? Voici le sketch, où le dragueur, un vrai mufle, croit « emballer » la jeune femme…
D’autres emballent aussi, en plein centre de Paris. Une œuvre d’art dont on parle beaucoup, en bien et moins bien. Cela reste un évènement.
Workers install a shimmering wrapper to envelop Paris landmark, the Arc de Triomphe, in a posthumous installation by artist Christo on the Champs Elysee avenue, in Paris, France, September 12, 2021. REUTERS/Christian Hartmann
Et moi ? J’emballe aussi ce matin ! J’emballe en remuant les étoffes, pliant, dépliant et repliant pour éviter tout mauvais pli, enlevant quelques fils et poils dévoilant que certaines habitent chez leur chat 😺. Quelle joie de manipuler ces quilts et de très bientôt les accrocher, pour qu’ils soient admirés par le public du Carrefour Européen du Patchwork… Vous l’avez deviné, le grand départ vers l’Alsace est imminent !
Sur la table, devant « Au Pays de Sujata », quilt présenté dans BeeBook, vous voyez un véritable trésor qui sera divulgué dès jeudi 16 à Rombach-le-Franc… Deux grands sacs et un « boudin » pour les quilts qui ne peuvent se plier trouveront place sur la banquette arrière de la voiture de Kristine.
Pour tout vous dire, j’ai 21 quilts, Léna apportera les 4 de Paris et région parisienne, les derniers seront apportés par les exposantes qui seront sur place. L’organisation mise en place fonctionne parfaitement jusqu’à présent, continuons ! Merci infiniment aux quilteuses et au quilteur qui permettent cette exposition de prestige… et merci à l’équipe du Carrefour Européen du Patchwork de nous faire confiance !
Beaucoup de quilteuses du Collectif se déplacent, les jours qui viennent seront émotionnellement intenses ! Il me tarde… En attendant, bonne route et à très vite ! Katell
2020, avec son élégante parure de chiffres joliment agencés, fut une année que personne n’oubliera, pour une raison que nous n’aurions jamais imaginée : une pandémie mondiale, digne des plus fous scénarios hollywoodiens ou des écrivains les plus originaux – ce dont nous nous serions bien passé.
2020 en patchwork appliqué, vu par Kristine
Dans ce contexte, mon idée de prendre date du dérèglement climatique en faisant un quilt-météo 2020 est passée au second plan. Et pourtant, en France, nous avons effectivement souffert de la chaleur et de la sécheresse l’année dernière : cela se voit bien avec des records enregistrés en couleurs sur nos quilts ! A vrai dire, celles qui le font à leur tour, jour après jour, cette année, n’ont pas du tout le même résultat estival : pas de température exceptionnelle à l’horizon 2021. Ce sont les aléas de la météo justement, le temps qu’il fait peut s’éloigner ponctuellement des rails de la moyenne, dans un sens ou un autre. Quand on observe le climat, il faut plus qu’un exemple, plus qu’une année.
Le climat est ce à quoi on peut s’attendre, le temps est ce que nous avons. Mark Twain.
La météo est une science qui permet de connaître le temps qu’il aurait dû faire.🙃 Philippe Bouvard
Je reviendrai un jour sur ce sujet qui me préoccupe tellement.
Rencontre poétique entre Paul Éluard et Antonio Machado.
Ce que je n’avais pas dit, c’est que Bee Évelyne avait aussi brodé ce vers de Paul Éluard sur son projet de quilt-météo ! Il accompagne une strophe d’Antonio Machado. Ces deux poètes illustrent la double culture de mon amie. Je me permets d’ajouter ici ma traduction de ce magnifique poème espagnol, qui évoque les longues marches qu’Évelyne affectionne tant mais aussi le chemin de la vie que chacun se crée :
Toi qui marches, ce sont tes traces qui forment le chemin, et rien d’autre. Toi qui marches, il n’y a pas de chemin, le chemin, on le trace en marchant. En marchant on trace des chemins, et lorsqu’on regarde en arrière, on aperçoit un sentier sur lequel jamais plus on ne marchera de nouveau. Toi qui marches, il n’y a pas de chemin, Juste des sillages sur la mer.
Antonio Machado, extrait de Proverbios y cantares, Campos de Castilla, 1917
Il existe probablement de meilleures traductions que la mienne… On peut traduire Caminante par Voyageur, Marcheur ou bien Cheminant… J’ai opté pour Toi qui marches.
Sous la sphère poétique, des expressions françaises multicolores…
Évelyne est une personne souriante, piquante, ne se prenant pas au sérieux et pourtant toujours si juste, si sensitive, si pertinente. Son quilt est comme elle, original, personnel, unique ! Elle a suivi les tendances des températures mais a privilégié la météo de sa vie au fil des jours, en parallèle avec les phases de la Lune, comme un hommage à la féminité. Sa carrière au service de la santé des femmes et leurs bébés – en maternité en milieu hospitalier – n’est pas un hasard non plus…
Si vous voyez des jours en tissus imprimés d’abeilles, c’est que c’est une journée de Ruche des Quilteuses, mais certaines broderies sont des jalons du chemin de sa vie, et nous n’en saurons guère plus…
Ce quilt a été sélectionné pour sa beauté et son originalité, comme les 29 autres quilts-météo 2020 que vous découvrirez dans une dizaine de jours au Val d’Argent !
L’étiquette au dos résume tout !
Val d’Argent…
Ce si joli nom désigne une des plus longues vallées des Vosges côté alsacien ; l’exploitation des mines depuis le Xe siècle (argent, cuivre, arsenic, cobalt, plomb…) a profondément marqué la vie locale. La vallée est aussi une des régions les plus boisées de France, atout majeur pour le tourisme. Et, au hasard des balades, on peut approcher des sites naguère consacrés à des pratiques druidiques…
Mais ce qui fait que le Carrefour Européen du Patchwork existe au Val d’Argent, c’est la célébration des 300 ans du mouvement religieux Amish à Sainte-Marie-aux-Mines en 1993, avec l’exposition de la collection de quilts amish du collectionneur Jacques Légeret. Les Amish, communauté chrétienne issue d’Anabaptistes suisses et alsaciens, vivaient dans des fermes de cette vallée, avant de décider d’émigrer vers le Nouveau Monde, pour y jouir d’une plus grande liberté d’exercer leur religion. C’est en Amérique que les femmes commenceront à créer des quilts au cours du XIXe siècle à partir des tissus de laines teints, les mêmes que pour leurs vêtements. Ce sujet passionnant est longuement traité dans les livres de Jacques Légeret, que je vous recommande chaleureusement. Un dossier sur les Amish se trouve également sur le site du CEP.
Cette année, l’exposition de Jacques Légeret s’intitule Zig-Zag en pays Amish
Après le succès planétaire de cette exposition en 1993, le Carrefour Européen du Patchwork s’est développé et accueille chaque année une sélection de ce qui se fait de mieux dans le monde des Arts Textiles. Vous pouvez trouver le programme complet 2021 sur le site du CEP : expositions, conférences, cours, espace commercial bien sûr aussi…
C’est pourquoi je suis tellement honorée de présenter la première exposition mondiale de Temperature quilts, rebaptisés quilts-météo en français ! Elle vous séduira par sa créativité et la qualité de ses réalisations.
Les quilts-météo de 29 quilteuses et un quilteur seront exposés lors du Carrefour Européen du Patchwork à Rombach-le-Franc, du 16 au 19 septembre – 9h30-18h.
J’assurerai une visite guidée tous les matins à 10 heures en français, avec la possibilité d’un dialogue questions-réponses en anglais et en allemand. Solidarité du groupe : les visiteurs feront connaissance avec plusieurs exposantes qui offriront de leur temps pour me permettre d’aller aussi visiter les autres expositions… Merci à chacune 🥰
J – 10 !
Inévitablement se pose la question des conditions sanitaires. Vous pourrez entrer dans les salles d’expositions avec votre ticket d’entrée ainsi que votre pass sanitaire (tous les détails sur internet). Nous veillerons à ce que, malgré ces contraintes, la bonne humeur soit au rendez-vous ! Nous avons tant besoin de nous rencontrer de nouveau et d’admirer des choses qui nous font vibrer ! Et franchement il me tarde de retrouver l’Alsace avec mes amies qui y vivent… et toutes celles qui se déplaceront 🌞
Bien sûr, nous passerons en revue d’autres quilts-météo dans les prochaines semaines ! Mais vous le savez, rien ne vaut de LES VOIR EN VRAI !! A bientôt, Katell
Dans ma vie d’adolescente, l’album Harvest de Neil Young fit partie de ceux qui tournaient en boucle, rappelant pendant l’année scolaire les vacances en Bretagne, les feux de camps dans les dunes et les copains qui jouaient de la guitare…
Neil Young a une voix haut perchée, fragile et plaintive. Comme Bob Dylan, sa force est l’émotion. Tel un roseau, pliant sans se rompre, Neil Young a traversé les époques malgré maintes souffrances. Le piqué singulier de Neil Young à la guitare, tellement précis et envoûtant, est une compensation invisible d’un handicap, séquelle d’une poliomyélite contractée dans l’enfance. Aujourd’hui à 75 ans, Neil Young est Forever Young, devenu gentleman farmer écolo dans le Colorado, vivant avec son épouse comédienne Daryl Hannah ; ensemble ils militent activement pour le respect de Mother Earth, la Terre Mère, ainsi que les droits des Amérindiens, renforçant ainsi son surnom de naguère dans le monde musical, « l’Indien« , le Singulier, l’Unique…
Si cet album de 1972 est un bijou de folk-rock, la chanson Alabama me bouleversait par ses sons de guitares et des impressions de souffrances venues de je ne sais où. Je sais à présent qu’elle est une critique de l’intolérance et du racisme encore ancrés dans les États du Sud des USA, plus de cent ans après la Guerre Civile (ou Guerre de Sécession 1861-1865). Ce Vieux-Sud est pays de violences et celle de certains hommes blancs est inimaginable : encore en 1972 le Ku-Klux-Klan sévissait sporadiquement, même après les progrès de reconnaissance de l’égalité des droits civiques grâce à Martin Luther King et bien d’autres. De nos jours, le mouvement Black lives matter est signe qu’il reste encore et encore un long chemin à faire, dans l’ensemble des USA.
En Alabama, même la météo est violente, puisque c’est l’État des États-Unis où surviennent le plus grand nombre d’orages, avec son climat subtropical humide, et il est bien souvent au cœur des couloirs de tornades meurtrières, d’ouragans dévastateurs… C’est sa nature, et cela ne pourra malheureusement pas s’atténuer dans le futur.
Alexis Arend – cet auteur bien français évoque une certaine Amérique avec une redoutable justesse.
Que Dieu me pardonne, je détestais l’Alabama. Je le haïssais !
L’Alabama était le pays où toute la misère du monde avait choisi d’élire domicile. C’était le pays où se donnaient rendez-vous toutes les haines, toutes les iniquités, toutes les bassesses humaines. Aucune région du globe ne mettait un tel point d’honneur à annihiler la vie d’un homme, à le rabaisser, à lui faire courber l’échine jusqu’à le contraindre à ramper à terre, éreinté, vaincu.
Et, pour tous ceux dont le malheur était de ne pas avoir la peau claire, l’Alabama était tout cela aussi, en pire. Pour eux, il déployait tout son ignoble talent, il déchaînait toute sa noirceur contenue, toute sa dureté réfrénée. Oh oui ! Pour eux, l’Alabama se surpassait.
« Il n’y a rien de pire au monde, ni de plus éprouvant pour un homme, que d’être pauvre. Excepté le fait d’être un nègre, naturellement » , disait mon père.
Ô combien il avait raison !
Trent Peterson Chestwood, dans Alabama, Alexis Arend
Alabama, Alexis Arend : un peu attirée par la musicalité du titre, un peu par les critiques élogieuses, un peu par l’inexplicable lien que je ressens avec ce coin déshérité, un peu grâce aux liens liés par les arts singuliers inventés dans ce coin des USA (Alabama Chanin, les Gee’s Bend), j’ai téléchargé ce livre… et cela m’a valu une nuit blanche débordant d’émotions.
Mon amie Betty Ford-Smith à Gee’s Bend, Alabama, au centre de la création des quilts improvisés, qui ont largement influencé les quilts modernes des 20 dernières années.
Inutile de me le demander, non je ne vous raconterai pas l’histoire. Ce roman se lit très facilement, même si vous vous sentez submergé, parfois, d’émotions multiples et violentes.
La misère est un bien insidieux fléau. Elle est un mal sournois.
Les nègres et les chiens fonctionnent pour ainsi dire sur le même mode, ils ont les mêmes instincts, souviens-toi toujours de ça.
Mais on savoure quelques pages sublimes sur l’attachement à la famille, au pays, à l’amitié et, non moins important, sur le bonheur de la lecture.
Je veux que l’Alabama soit le pays que l’on mérite tous, Blancs comme Noirs. Une terre d’abondance ! Il a assez à offrir pour chacun de nous. Regarde autour de toi, regarde comme c’est beau, regarde comme c’est riche !
Tu vois, quand je me plonge dans un roman, c’est un autre monde qui s’ouvre devant moi, je suis ailleurs, je vis d’autres vies, je découvre d’autres endroits, je rencontre d’autres personnes. Je les côtoie dans ma tête, guidé par tous ces mots et toutes ces phrases qui s’alignent et me racontent quelque chose.
Littérature enfantine qui se lit à plusieurs niveaux, vous ne vous ennuierez pas en lisant les aventures de Tom Sawyer puis celles de son ami Huckleberry Finn de Mark Twain… Et comme un des protagonistes d’Alabama, ne vous laissez pas arrêter par ces noms difficiles à lire 😊
L’esprit de Mark Twain est pleinement dans Alabama, à la fois par l’amitié de deux garçons proches mais différents, et, j’ose l’avancer, par la qualité d’écriture ! L’immense talent de Twain est trop peu reconnu en France, je vous propose de le redécouvrir et de lire cet article où je lui rends modestement hommage. Il fut d’ailleurs un protecteur et ami d’Helen Keller, dont l’histoire m’avait tellement touchée enfant… Tiens, elle est née en Alabama et elle aussi est alignée avec ce qui se dégage du roman d’Alexis Arend.
Le meilleur aboutissement de l’éducation est la tolérance. Helen Keller
Un film touchant de 1962 retrace l’histoire d’Helen Keller, sortie de l’enfermement de la non-communication par sa maîtresse spécialisée Ann Sullivan.
Pièce (un quart de dollar) commémorant Helen Keller et l’État de l’Alabama, devenu le 22e État des USA en 1819. Helen Keller (1880-1968), devenue sourde et aveugle dans l’enfance, fit preuve d’un grand courage dans sa vie et montra qu’on peut surmonter ses handicaps.
Alabama d’Alexis Arend : ce roman se trouve sous format papier ou numérique (FNAC, Amazon…). J’imagine qu’un éditeur va se précipiter sur cette pépite auto-éditée… Profitez-en, avant que son prix ne monte !
Vintage Rose Garden, pine cone quilt créé par Betty Ford-Smith en 2005, acquis par le National Quilt Museum en 2019. Ce bloc, appelé également Pine Burr, représente officiellement… l’Alabama !
Depuis déjà 7 ans, je vous montre des pine cone quilts sur ce blog ; pas de hasard, c’est le bloc de patchwork officiel de l’Alabama, en raison des quilteuses de Gee’s Bend et leur héritage afro-américain, dont fait partie cette technique particulière !
On perd un temps précieux pour traiter l’urgence du dérèglement climatique. Cet été, les catastrophes se multiplient dans le monde (trop de feux trop d’eaux), le plus récent étant dans le Var. On ne peut même pas parler de crise climatique, car une crise a un début, un pic et une fin, qui parfois sert de tremplin, d’opportunité pour avancer (j’espère qu’on peut dire la crise du Covid…), alors que pour ce changement de climat, c’est, semble-t-il, un phénomène qui ne fait que s’aggraver.
Dans un de mes quilts, j’ai brodé le mot « crise » en chinois. La première partie de l’idéogramme désigne le temps du danger, la seconde, le temps de l’opportunité. Vivre une crise, c’est voir et évaluer le danger, sans doute accepter le changement qui est dans la nature de la vie, puis saisir l’occasion pour évoluer positivement.
Nous sommes très intelligents et nous apprenons bien les leçons, nous les humains. Sauf, apparemment, pour la mutation climatique. Où est le fameux principe de précaution dont on nous rebat les oreilles pour d’autres sujets ?
Pourquoi est-ce si difficile ? Pourquoi n’essaie-t-on même pas de sauver sa peau ni celle de ses enfants ? Un scientifique apporte une réponse originale qui met en lumière le fonctionnement du striatum, dans notre cerveau – Extrait du résumé de l’éditeur :
Au cœur de notre cerveau, un petit organe appelé striatum régit depuis l’apparition de l’espèce nos comportements. Il a habitué le cerveau humain à poursuivre 5 objectifs qui ont pour but la survie de l’espèce : manger, se reproduire, acquérir du pouvoir, étendre son territoire, s’imposer face à autrui. Le problème est que le striatum est aux commandes d’un cerveau toujours plus performant (l’homme s‘est bien imposé comme le mammifère dominant de la planète) et réclame toujours plus de récompenses pour son action. Tel un drogué, il ne peut discipliner sa tendance à l’excès. À aucun moment, il ne cherche à se limiter. Hier notre cerveau était notre allié, il nous a fait triompher de la nature. Aujourd’hui il est en passe de devenir notre pire ennemi.
Si l’analyse dans Le Bug Humain de Sébastien Bohler est convaincante et documentée, je reste sur une certaine réserve : tout mettre sur le dos de la biologie et du consommateur occidental conditionné par la publicité, c’est laisser tranquilles politiques et grands décideurs qui, eux, ont un pouvoir décisionnel bien plus déterminant. Et ne les excusons pas de se laisser mener, eux aussi, par leur striatum !… Il faudra bien oser, très vite, mettre en œuvre des principes déjà connus,moins, moins loin mais mieux, pour certains aspects de notre vie comme la production et la consommation, faire une place majeure aux esprits créatifs qui pensent hors cadre, ceux qui sont capables d’innovations, ceux qui vont trouver des solutions aux problèmes laissés par l’économie de surconsommation. Et avant chaque décision, il faudra avoir la clairvoyance et la sagesse de peser les multiples conséquences.
Changer les mécanismes de l’économie est un sacré défi ; or les hommes aiment ça : plus vite, plus haut, plus fort – ensemble*est à promouvoir, mais avec d’autres buts prioritaires que les gains financiers. La promotion de domaines épanouissants (entraide, transmission des savoirs, activités physiques, intellectuelles, culturelles, artistiques) doit aussi devenir une mission. Vivre heureux sans poursuivre la destruction de la nature, c’est possible si tout le monde s’y met avec conviction… Maintenant !! *devise olympique : elle incite à donner le meilleur de soi-même et vivre ce dépassement comme une victoire, même si on n’est pas premier (d’où la phrase « l’important, c’est de participer »). Le mot ensemble a été ajouté le 20 juillet 2021 pour renforcer le principe de solidarité, la nouvelle devise latine est donc désormais Citius, Altius, Fortius – Communiter.
🌍
La grande erreur de notre temps a été de pencher, je dis même de courber, l’esprit des hommes vers la recherche du bien matériel. Victor Hugo
Je suis admirative de la lucidité de Victor Hugo. Dans le début de la grande période de foi dans le progrès, il avait la clairvoyance de deviner déjà que la course à la consommation dévoierait notre qualité de vie. En effet, ce n’est pas parce qu’on est capable, techniquement, de faire quelque chose que c’est humainement souhaitable. Cela doit passer par les filtres de la pertinence et de la conscience des conséquences.
Nous aspirons à un monde meilleur, le suivant sera nécessairement plus sobre, ce qui ne veut pas dire plus triste – cela rappelle la sobriété heureuse, expression de Pierre Rabhi. A nous de le construire en utilisant différemment nos capacités, de tenir compte des qualités humaines valorisées depuis toujours chez les peuples premiers – il reste environ 500 millionsd’individus – ils sont la mémoire de ce que furent nos ancêtres.
Chez les peuples premiers, on économise pour préserver et pour partager. Dans notre société occidentale, on économise pour dépenser et accumuler. N. Hulot & F. Lenoir, D’un Monde à l’Autre
Faut-il rétrogresser ? Personne n’envisage sérieusement de revenir à l’âge des cavernes ni de la bougie. Quand on y pense, ce fut prodigieux d’avoir pu imaginer les diverses utilisations du pétrole, symbole des innovations du XXe siècle, quelle effervescence ! Il faut cependant à l’évidence revenir sur l’exploitation brutale des ressources de la Terre, pourvoyeuse d’énergies non renouvelables qui polluent ; le chemin pris par l’Occident n’était pas le bon et c’est un problème vertigineux, d’autant plus que notre style de vie continue d’être malgré tout un modèle dans le monde. Une immense réinitialisation de nos façons de vivre et de penser est à faire, et vite. Nous humains, occidentaux, avons oublié que nos vies sont inséparables d’un équilibre fragile de la Terre, qui continuera de tourner avec ou sans nous. Et au-delà de l’équilibre, si tout entre en résonnance, nous atteindrons une belle harmonie. Harmonie, Hozho, c’est le mot-clé chez les Navajos, c’est le parfait équilibre à rechercher et entretenir entre l’individu et le monde.
Mettre tout en équilibre, c‘est bien ; mettre tout en harmonie, c‘est mieux. Victor Hugo, Quatre-vingt-treize, 1874
Je fais un rêve qui revient souvent. On est dans une maison, il y a une fête, on mange. Et puis, tout à coup, je sens la fumée. Je dis : « Il y a le feu ! » Je regarde autour de moi et je vois que personne ne réagit. Je m’alarme : « C’est grave, la maison flambe et personne ne réagit. » Comme disait Jacques Chirac, il ne faut pas cesser de dire aux gens que la maison brûle, même si pour le moment ils continuent de regarder ailleurs. Hubert Reeves, entretiens avec Sophie Lhuillier
Et si on s’habituait à remplacer le mot humain par terrien, pour ne pas oublier ce lien indéfectible ? La Terre est notre Mère et notre Maison ! Ktl
Irrésistiblement je pense à Starmania, l’opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon, un sujet de science-fiction de 1979, avec la chanson SOS d’un terrien en détresse… Si vous souhaitez comprendre son histoire ou vous rafraîchir la mémoire au-delà des tubes, vous pouvez lire cet article des Cultivores.
🌍
Les Unes anglophones titrent toutes sur l’image du « Code Rouge » après le rapport du GIEC-ONU du 9 août dernier
Chez des artistes textiles américaines, je vois émerger des œuvres exprimant le Code Red for Humanity, un Code Rouge pour l’Humanité, depuis le rapport alarmant aux Nations Unies sur les effets des activités humaines sur le climat le 9 août dernier. Car hélas on ne peut plus dire que les épisodes dramatiques successifs font partie des aléas de la météo, mais ils sont bien des manifestations d’un climat plus extrême.
Barbara se demande : ma fille a 16 ans, que va-t-il lui arriver dans 16 ans ? Et que la vie a déjà changé en 16 ans… L’inquiétude monte @yr_resting_stitchface
Un mouchoir partiellement brûlé sur fond rouge, la citation d’une infirmière qui protestait contre les incinérations produisant des dioxines dans l’Ohio en 1997 – Beth Eltinge @betheltinge
Ce Code Rouge sera-t-il plus efficace que les avertissements précédents ? Je l’espère, je le crois, car l’appel à une Révolution Verte est trop zen, trop cool et semble optionnelle, le vert symbolise le droit de passer, que tout va bien…
🌍
Personne n’a oublié les feux d’Australie en janvier 2020, qui donna lieu à l’envoi de plus de 15 000 blocs d’arbres pour faire des quilts aux sinistrés ! Un évènement qui comptera dans l’Histoire des quilts. Les quelque 750 quilts sont en cours de réalisation et leur but est de les distribuer aux sinistrés pour Noël. Les quilteuses australiennes font parfois face à de la lassitude et aux difficultés multiples exacerbées par les conditions sanitaires, mais elles continuent vaillamment à assembler les blocs, les quilter… Un appel aux donations leur permet de faire face aux achats des molletons et diverses fournitures, l’excédent éventuel sera reversé à la Croix Rouge. Quel engagement de leur part ! En France nous avions envoyé un bon nombre d’arbres, et nous avions également participé en grand nombre aux quilts pour le Japon, aux blocs de maisons pour Paradise (Californie)…
Le confinement strict en Australie rend l’avancement encore plus difficile.
🌍
En France, à l’automne dernier, c’est dans les vallées de la Roya et de la Vésubie (06) que le désarroi des habitants nous a émus. Malgré les difficultés dues au covid, plusieurs groupes ont fait un ou plusieurs quilts à offrir aux familles qui ont tout perdu. Annie la Tulipe a été moteur dans ce projet et vous pouvez aussi lire l’émotion de la Marmotte Rousse et ses amies ; ici dans la Ruche, nous avons fait un quilt avec une harmonie rouge, pour envoyer un peu de gaieté. J’en avait fait une petite série de photos à Cologne dans le Gers, fin mars, quand Kristine venait tout juste de terminer le matelassage (un beau matelassage en forme de dahlias) :
Au dos du quilt, j’avais mis les blocs un peu trop grands et divers coupons restants. Le top est d’après un modèle gratuit de Bonnie Hunter, Voyages scrappy autour du Monde, avec des chemins blancs qui sont les diagonales des blocs. Nous l’avons intitulé Chemins de l’Amitié. Je l’enverrai à Danielle début septembre, la délégation FP06 se chargera de faire parvenir ces dons à qui en a le plus besoin. Merci à elles.
Étiquette créée et brodée par Bee Kristine
La voici mise en place, bien intégrée dans le patchwork du dos.
🌍
Tant de drames sont survenus dernièrement qu’on ne pourra pas fournir des quilts pour chaque catastrophe climatique, sans compter les drames naturels (séisme à Haïti), ceux causés par la folie des hommes (Afghanistan)… Mais chaque organisation sérieuse pour une cause aura notre écoute.
🌍
En ce qui concerne les graves inondations tout près de chez nous à la mi-juillet (Belgique et Allemagne), Cécile Milhau s’est mise à assembler des blocs faits par les quilteuses de la Courtepointe (Réalmont, Tarn) lors du premier confinement : des blocs 9-patch de 15 x 15 cm en scraps. Faits pour garder le moral et un lien, faits pour servir un jour… Quand tous les blocs seront assemblés et les quilts terminés, ils partiront en Belgique, où leurs amies correspondantes de Verviers se chargeront de la distribution sur place.Bravo les Courtepointières !
Une étoile de l’amitié dans un champ de blé…
Certains blocs sont volontairement irréguliers, amusants…
… romantiques, et scrappy, toujours !
Voilà donc comment nous espérons à chaque fois adoucir la peine de ceux qui ont tout perdu dans des drames. Les tissus ont, dans leurs fibres, l’expression de notre solidarité, notre émoi, notre compassion, et par leurs mises en formes, j’y vois une transmission de joie à partager, un espoir pour recommencer une vie.
Le premier jour du confinement, une courtepointière fit ce bloc… Résilience, malgré tout !
A bientôt, chers Terriennes et Terriens, prenez soin de vous et de vos proches, Katell