Pour quelques jours, je cède ma place à Maïté, notre chère amie quilteuse. C’est sans doute la plus productive de nous toutes, ce n’est pas peu dire ! Nous admirons sa reconversion : elle qui préférait les appliqués minutieux à la main et les fines broderies, Maïté continue autrement, avec sa machine, détournant ses problèmes de dextérité… Même le quilting machine ne lui fait pas peur ! Un jour, un quilt…
Étiquette : Bee Chantal
Nine-patch de quilts bavards
Pendant les mois de confinement/déconfinement, pour nous amuser et nous changer les idées, j’ai proposé à mes amies de préparer chacune un quilt bavard. Les premiers finis étaient ceux de Maïté et Kristine, je vous en avais parlé ici (Quilts bavards/1). Mais le temps a passé et il est grand temps de vous les montrer tous !
Nous avions établi les règles ensemble : faire un quilt carré de 70 cm de côté, style au choix, lettres blanches (nous avons ensuite ôté cette consigne), improvisation souhaitée, pour mettre en valeur un mot ou une petite phrase qu’on aime bien.
Plusieurs ont choisi une expression sortie des lèvres de leurs petits-enfants, ou liée à eux :
C’est bon, je gère, laissez faire le pro !
(Clément, petit-fils de Danielle, 8 ans)C’est pas grave…
(la petite-fille d’Éliane, Léonie, 2 ans 1/2)Sourire d’enfant
(à l’occasion de la naissance de Ludivine, la petite-fille de Chantal)
Pour une autre Abeille, c’est la phrase fétiche de sa mère :
En deux temps trois mouvements
(Évelyne)
Ou bien c’est ce qu’on dit souvent, presque sans y penser :
Viva la Vida !
(Katell)Oui… mais non
(Vive)On va faire simple
(Katell)Ya pire dans la vie
(Maïté)
Ou encore un mot qui nous caractérise :
Sororité
(Kristine)
Ces quilts ont été exposés à Lacaze le 27 juin dernier et ont contribué à l’originalité de notre expo en soulignant notre sentiment de sororité. Est-ce facile de faire ces lettres piécées ? Oui… mais non. A vrai dire, certaines y arrivent facilement et font des lettres en deux temps trois mouvements. Si on n’y arrive pas tout de suite, c’est pas grave, ya pire dans la vie. Pour moi qui fais souvent parler mes quilts, c’est devenu très simple, et vous aussi deviendrez experte et vous direz ensuite c’est bon, je gère, laissez faire la pro ! Je suis impatiente de proposer cet exercice en stage, vous verrez, on va faire simple, vous aurez ensuite un sourire d’enfant en jubilant viva la vida !
Je cesse d’être bavarde, je vous montre nos 9 quilts bavards !

Dès 2018, nous étions dans l’agenda de Cécile Milhau pour exposer en juin 21 au Temple à Lacaze, en même temps que les Filles du Rouvray au Château. C’était sans compter sur l’intrus, Mr. Coronavirus… Alors l’exposition prévue au Temple en 2020 a glissé en 2021 et Cécile nous attribué l’Église comme nouveau lieu d’exposition. Cécile a montré beaucoup de calme et de résilience quand il a fallu improviser au dernier moment, suite à une défection. Ni vus ni connus les petits soucis, que la fête fut belle ! Souvenez-vous, fin juin c’était juste avant Delta et après l’annonce du masque devenu inutile à l’air libre, nous avions l’impression de sortir du cauchemar… La période fut bien courte.
Au Temple, nos quilts bavards devaient être exposés en nine-patch de 2,10 m de côté comme mon montage-photo ci-dessus ; impossible dans l’Eglise, et c’était très bien aussi :

Les voici, l’un après l’autre :
On va faire simple : mon petit bonus rien que pour vous
Ce quilt est fait selon la technique du disappearing 9-patch avec la couture de blocs de 9 carrés que je coupe ensuite sur les deux médianes. Ensuite, l’agencement des nouveaux blocs peut dessiner plusieurs motifs secondaires. J’en ai déjà largement parlé en mai 2015. Une fois encore, je me suis bien amusée !


Le top s’est fait en quelques heures, comme une évidence.
C’est ainsi que nous aimons le patchwork d’aujourd’hui : quelques règles, de la fantaisie et surtout de la joie !

J’ai installé un décompte des jours qui nous séparent de l’ouverture du Carrefour Européen en haut à droite de votre écran d’ordinateur (en bas sur un smartphone) : dans peu de jours, nous nous retrouverons en Alsace, très nombreuses j’espère, avec joie, malgré tous les tracas que nous devons surmonter.
¡Viva la vida!
Katell
Au Bonheur des Abeilles / Étoiles de la mémoire
Après le décès de sa chère maman à l’automne, Chantal a reçu de son père quelques tissus, souvenirs textiles d’une femme qui aimait coudre. Qu’en faire ? Des étoiles, c’était le symbole qui convenait. Ce vendredi, Chantal nous a apporté son quilt terminé qui lui tient fort à cœur, un quilt de mémoire.
⭐⭐⭐
Les Memory quilts sont très appréciés aux USA, certaines quilteuses s’en font une spécialité. Le but est de garder, sous forme de quilt, des souvenirs de ceux qui sont partis. J’ai déjà parlé des passage quilts faits par Sherri Lynn Wood, ici aussi. Récemment, mon amie LeeAnn en a fait deux, l’un en souvenir de deux amies récemment disparues, l’autre avec les tee-shirts de l’une d’elles, Laura, pour sa fille et ses petits-enfants.



Chez LeeAnn dans l’État de Washington, les rencontres entre quilteuses sont toujours interdites malgré les vaccinations avancées, tout reste virtuel via Zoom, les réunions de sa Modern Quilt Guild locale comme les stages. Tout est très bien organisé, mais l’impatience est grande de pouvoir se revoir « en vrai » ! Alors là-bas aussi, les quilteuses espèrent le retour des rencontres et des expositions en septembre ; en attendant, elles sont prolifiques pendant ces temps de repli sur soi. Les expositions des prochaines années seront denses !
⭐⭐⭐
Pour Chantal, la même pulsion de thérapie par le patchwork et de quilt-mémoire l’a conduite à choisir un bloc d’étoiles irrégulières. S’inspirant d’articles vus sur le Net (ici et là), elle a développé sa propre technique de superposition et de coupe, plus improvisée et « sauvage » qu’à l’origine, pour arriver à un résultat qui m’a plu au premier regard :

J’ai tellement aimé ce bloc que j’ai proposé à Chantal de nous faire un atelier vendredi dernier :


Le quilt de Chantal est splendide :


LA surprise : le dos !


Faire un quilt de mémoire est un concept glauque de premier abord, tant notre société veut gommer la mort. Mais l’expérience prouve que c’est une thérapie pour celle qui le fait, et un cadeau inestimable pour les destinataires.
Chantal a offert ce quilt à son père samedi, il l’a accueilli avec beaucoup d’émotion ; pour Chantal, faire ce quilt fut d’abord troublant, puis elle a perçu un apaisement intérieur : sa mère aurait aimé ce quilt.
Prenons soin de nous et de nos proches,
Katell
Fans de Diabolical Jane
A la suite de la présentation de ce très beau modèle issu d’un quilt des années 1820-30, je vous ai proposé de m’adresser vos photos. Il est grand temps de vous les présenter ! Jessie Aller, celle qui a décortiqué le quilt d’origine pour nous en faire des explications faciles à suivre, est très heureuse de cette inattendue gloire outre-Atlantique ! Thank you again Jessie!
Alors voici la galerie des fans de Diabolical Jane. Toutes m’ont précisé qu’elles ont pris beaucoup de plaisir à faire cet ouvrage, si flatteur pour les tissus, si amusant à agencer…














Je constate que, malgré les difficultés à nous rencontrer, il y a des émulations de groupe, comme dans l’association de Pattofils dans le Jura, grâce à Marie-Odile Fournier-Mottet :

Et voici son second, une splendeur en tissus africains :

Marie-Odile a fait un cours à son groupe Pattofils sur le Diabolical Jane par internet début janvier, 15 d’entre elles ont été intéressées par ce quilt diaboliquement tentant ! Certaines m’ont adressé la photo de leur quilt, avec toujours un très gentil petit mot, merci Mesdames :






Marmotte Rousse publie ce matin-même l’histoire complète de son DJ, en voici un résumé :
Dès que j’ai vu ce Diabolical Jane sur le blog de La Ruche des Quilteuses,
j’ai su que je le réaliserai.
J’ai choisi des tissus lumineux qui font entrer le soleil.
Une petite fleur ronde désigne le centre.
J’avais une contrainte car je tenais à utiliser les tissus de mon stock.
J’ai diminué la dimension du carré de base : 6 cm coupé et donc des briques de 6 x 15 cm pour une taille finale de
1,20 m. Grâce à la grille offerte par Jessie, j’ai pu placer mes tissus pour respecter la symétrie.
Le montage de cet ouvrage est très simple et conviendrait parfaitement à une débutante. À part
le centre, aucune couture ne se croise et on travaille toujours dans le droit fil. La seule difficulté
réside dans la pose de la bande de finition qui doit s’adapter au biais des triangles des côtés.
J’ai adoré réaliser ce top qu’il me reste à quilter.
Marmotte rousse
http://leterrierdemarmotte.over-blog.com/

Et voici la suite des DJ des Abeilles, vous aviez déjà admiré quelques-uns montrés lors de notre dernier atelier :







J’ai profité du beau temps de dimanche pour faire enfin des photos du mien, offert à ma fille aînée début janvier :


Une sélection de ces DJ de la Ruche des Quilteuses seront exposés à Lacaze fin juin 2021, avec les autres ouvrages de l’année (annonce ici) ! Oui, nous sommes optimistes, l’agenda se remplit de rendez-vous de patchwork, youpi !!
Et pourquoi pas une exposition de nos DJ tous ensemble, un jour ?…
En attendant ces jours heureux, faites du patchwork, et pourquoi pas un Diabolical Jane !
Katell
Simply Woven par Chantal
Simply Woven est un modèle qui m’a attirée dès sa parution en 2012 sur Moda Bake Shop (archives actuellement indisponibles, mais le PDF est ici) et je l’avais utilisé en illustration en 2017, en me disant toujours qu’un jour, je prendrais le temps de le faire…

Mon amie Chantal a été plus rapide, elle a fait le top en quelques jours dans un merveilleux camaïeu de rouge-rose-orange unis. Il avait fait notre admiration un jour de rencontre entre Abeilles… À présent, il est quilté, et lors d’une autre rencontre nous l’avons vu fini !


Le quilting est en spirale, technique expliquée ici, et nous trouvons toutes que c’est très réussi ! Pourquoi n’ai-je pas pris de photo de près pour vous le montrer ? Il est au fil rouge vif, c’est pourquoi on le devine quand même sur la photo.

Pour mes voisines de la région toulousaine, ce quilt est désormais accroché à Kréatiss, magasin situé dans une zone commerciale à cheval entre Colomiers et Plaisance-du-Touch.

Depuis la semaine dernière, de nombreux cours de loisirs créatifs ont commencé : patchwork, couture, crochet, tricot, perles etc. dans une ambiance jeune et dynamique. Les cours de patchwork, niveau débutants pour le moment, sont assurés par Chantal elle-même. Il y a une dizaine d’intervenantes parmi lesquelles, pour la broderie-tricot-crochet, notre amie Tata-Georgette. N’hésitez pas, si vous habitez dans les environs, à aller y faire un tour, vous renseigner sur les divers cours et stages.
Inspiration BeeBook : des quilts d’Annie et ses amies
Annie fait partie des nombreuses personnes qui ont fait confiance à mes amies Bee-quilteuses et moi-même, ainsi qu’à la caution de qualité avec France Patchwork : elle avait souscrit à la pré-vente de mon livre BeeBook édité par les Éditions France Patchwork. Nous nous étions rapidement rencontrées à la séance de dédicaces à Vichy et Annie avait admiré la nappe disposée sur ma table… Surprise en feuilletant BeeBook, c’est un des modèles, un quilt fait par Maïté Findeling ! Depuis, nous avons échangé plusieurs mails et Annie a entraîné plusieurs quilteuses de son club à découvrir cette méthode ; certaines pensaient ne jamais faire de patch machine, mais faire des fleurs en vichy les a séduites et plusieurs veulent faire leur propre nappe !
Voici la nappe collective quiltée, prévue en lot de leur exposition d’octobre dans le département de la Loire (42) :

En prévision d’un autre lot de tombola, en juin-juillet ces mêmes dames ont pris le modèle Ébène-Ivoire de Chantal Bommier pour en faire un superbe quilt sur le thème du café. Toutes veulent le gagner ! J’aime beaucoup l’association vert-brun, c’est très réussi !




Revenons à la nappe, celle d’Annie cette fois. Annie aime le jaune, elle avait acheté ce tissu pour compléter son parterre de fleurs Vichy :
Changement d’idée après une nuit créative (les nuits blanches qui donnent de bonnes idées 😊), elle avait un drap datant de son mariage, peu utilisé car elle le trouvait un peu ringard… mais pour la nappe, qu’il rend bien !!


Il ne lui manque plus que le quilting… Bravo Annie !
Fièvre acheteuse, joie et gratitude
Livres et tissus sont les deux choses auxquelles j’ai bien du mal à résister ! Vous commencez à me connaître… Aujourd’hui, parlons tissus !
Vous connaissez mon attachement à Alice (Blossom Quilt & Craft), qui a donné naissance à son deuxième bébé, James, début juin. En parcourant sa boutique en ligne, je n’ai pas résisté à quelques tissus… sans encore de projet pour eux. Mais je les regarde, je les caresse, je les aime et je crois bien que je les utiliserai après le grand quilt actuellement en cours ( que je vous montrerai quand il sera avancé).
Voici mes nouveaux trésors :

Somme toute assez raisonnable !

Autour de moi également, Chantal et Vive, deux amies Abeilles, sont devenues mamies en juin et juillet derniers, elles sont aux anges !
Bienvenue à ces trois merveilles, James, Élise et Maximilien !
Alice ne cesse de coudre pour ses deux enfants, on voit ses adorables ouvrages sur Instagram. Alice annoncera très prochainement une grande nouvelle, une naissance d’un autre ordre🎁, dont je me ferai le grand plaisir de faire écho !
Vive a fait avec sa sœur un superbe quilt qui va être utilisé des années durant : d’abord pour couvrir Bébé, puis à traîner partout et participer à tous les instants et tous les jeux… Un quilt très gai qui transportera autant de souvenirs qu’un doudou au fil des ans !

Quant à Chantal, elle a encore créé un chef d’oeuvre, ne sachant faire les choses à moitié ! Dans l’intérieur moderne-zen des jeunes parents, l’accord est parfait :




Bientôt des galipettes de Bébé sur cette lumineuse courtepointe !
Chantal prépare aussi une nouvelle activité pour la rentrée, je vous en parlerai très bientôt !
J’ai eu aussi pendant ces vacances des contacts avec vous mes chères lectrices et chers lecteurs, pour BeeBook ou d’autres bonnes raisons 😀

Huguette, fidèle lectrice, m’a fait un grand plaisir en m’offrant des pochettes au modèle de ce qu’elle fait habituellement pour plusieurs associations qui lui tiennent à cœur : la Ligue contre le Cancer, Poussières de Vie (soutien d’un orphelinat au vietnam), une association d’entraide alimentaire de son quartier… Un grand cœur ! Les couleurs sont gaies et vives, en batik africain (ou wax), à la suite de cet article. J’aime autant le cœur, forme classique, que la culotte, si rigolote !! Encore merci Huguette !
Les contacts et les rencontres sont de sérieux atouts de la pratique du patchwork, à consommer sans modération !
Rentrez-vous de vacances par avion ? J’ai une valise gris foncé et mon mari une noire, la prochaine fois, je ferai comme Mrs. Bobbins 😏 :
Bonne rentrée à tous !
Afrique : wax en patchwork

Comme tous les mardis, je vous invite à découvrir des souvenirs liés à BeeBook. Si vous avez feuilleté le livre, vous avez vu plusieurs quilts utilisant du wax, ce tissu si commun en Afrique. J’y ai écrit une esquisse des origines de ce tissu. Comme pour les quilteuses, l’intérêt pour le batik africain va croissant chez les stylistes et on trouve de plus en plus d’articles très complets, ici par exemple la chaîne de fabrication de ce tissu bien particulier.
En France, nombreuses sont les personnes ayant eu l’occasion de vivre sur ce continent, quelques mois ou bien plus, et les femmes en rapportent presque toujours des bouts de wax.

Elfie, fille d’Hélène, a vécu plusieurs années au Gabon, notre amie Hélène a donc eu l’occasion d’y aller… En amoureuse des textiles, les wax l’ont séduite et ont fait leur intrusion dans ses créations. Ils sont si colorés et graphiques qu’on n’y résiste pas !


On voit bien ici l’alternance de wax (batiks africains) et d’autres tissus. Ce quilt n’est pas dans BeeBook, merci à Hélène Vispé de me permettre de le publier ici ! Les techniques sont semi-traditionnelles : les continents sont d’abord dessinés sur un non-tissé, les tranches cousues à la machine, l’ensemble appliqué à la main. Le quilting est également fait à la main.
Vous pouvez admirer d’autres ouvrages d’Hélène par ici et la retrouver sur Instagram @helenevispe, où elle montre tous ses ouvrages au fil des jours : quelle créativité, toute aussi grande que son cœur !

Chantal Bommier a utilisé des wax pour le quilt présenté dans BeeBook, Harmonie en Ébène-Ivoire, vu ici et, de son séjour de 2 ans au milieu des années 80 au Cameroun, elle garde encore de nombreux tissus ! Vous pouvez voir d’autres réalisations par ici.
J’ai eu aussi la chance de vivre en Afrique, à Abidjan, mais c’était quelques années plus tôt, alors que je vivais encore avec mes parents. J’ai récolté moins de souvenirs textiles, mais je crois bien que, prochainement, je ferai moi aussi un quilt en wax…
Andrée Traversaz a créé Bulles africaines et les Moulins de Yaoundé pour BeeBook, vous avez les détails de son héritage de wax dans le livre ! J’ai eu l’idée de faire une séance de photos montrant ces deux quilts avec Noa, la petite-fille d’Andrée. Finalement, la maquette du livre ne se prêtait pas à leur publication, alors je vous montre ici quelques clichés, rien que pour vous ! Noa est si craquante…



Je dois vous dire que Noa semble bien calme ici, mais c’est une demoiselle virevoltante, très amusante, qui n’hésite pas, lors de nos repas entre amies, à nous faire un pas de danse ou nous chanter tout son répertoire ! Elle rêve d’ailleurs, comme tant de filles nées avec The Voice, Nouvelle Star et autres émissions, de devenir Star !



Jusqu’à l’avant-dernière version de BeeBook, il y avait ce petit chien dans le livre, et à chaque fois on me disait gentiment, mais avec une certaine insistance : oh mais tu crois vraiment qu’il a sa place dans ton livre ? On le connaît depuis les années 70, cela fait déjà-vu, même si en batik il a de l’allure…
Alors j’ai écouté mes amies bonnes conseillères et je ne le regrette pas, car cela aurait pris la place d’autre chose… Petit toutou en batik trouve donc sa place ici en fiche à votre disposition, Nos Toutous !


Enfin, ne manquez pas l’appel de Francine qui demande à toutes celles qui ont des chutes de wax de faire des carrés de 20 cm (+ marges) pour une oeuvre caritative, je peux vous donner son adresse par email à la demande en commentaire ci-dessous.

À mardi prochain pour d’autres petites histoires autour de BeeBook !
Le quilting en spirale
La Cause des Femmes – Merci Barbara était l’occasion de faire en grand ce que j’avais juste expérimenté naguère en essai :
le quilting en spirale !
Lors de la préparation de BeeBook, j’avais longuement parlé de ce quilting avec Chantal qui avait finalisé son quilt de cette manière. Chantal, très perfectionniste, a dessiné sa spirale avec une rigueur toute mathématique, marquant diagonales et médianes pour s’éloigner du centre de 0,5 cm à chaque cran (1/8e de tour). Oh la la, je croyais que c’était simple !

A vrai dire, Chantal avait d’abord fait une spirale à 8 cm d’écart d’un rang sur l’autre, puis en a créé une deuxième pour ne plus avoir qu’un écart de 4 cm, pour plus d’harmonie. J’ai bien compris le principe de sa construction, cela m’a bien aidée par la suite, même si j’ai suivi un autre chemin en spirale, expliqué en fin d’article.
Ensuite Nicole, qui a tant travaillé pour BeeBook, m’avait préparé plusieurs formes de spirales en prévision d’une fiche technique dans BeeBook… en cas de place.
Laquelle veux-tu, la spirale de Galilée, de Fermat, la logarithmique, celle d’Archimède ?…




EUH…. En abordant la construction de la spirale, j’ai compris la beauté de cette forme, au-delà des apparences. Encore une fois les mathématiques, ça peut être merveilleux ! Que de perspectives, que d’exemples dans la nature… J’ai envisagé un instant de faire le quilting en forme de triskell, mais pour une première fois c’était trop ambitieux !


La nature montre mille exemples de spirales. N’est-elle pas un mouvement fondamental de la vie, inscrit dans la structure de l’univers, à commencer par notre ADN ? La double hélice est en effet une double spirale en 3D… Et depuis toujours, les hommes s’en inspirent dans l’art :



Le labyrinthe est souvent en forme de spirale, mais on part en général de l’extérieur pour se diriger (se concentrer ?) vers le centre.

Butinage : Pour Chantal, Nicole et toutes les autres qui s’intéressent aux femmes scientifiques dans l’ombre des hommes, je vais encore signaler une femme, Rosalind Franklin, sans qui James Watson, Francis Crick et Maurice Wilkins n’auraient peut-être pas réussi à découvrir la fameuse structure en double hélice de l’ADN… et n’auraient pas eu le Prix Nobel de 1962. Le travail déterminant de la scientifique a cependant été allègrement escamoté par les hommes… Pour cette histoire, on peut lire la biographie de Brenda Maddox :

Revenons à la spirale, motif de quilting. C’est bien la spirale d’Archimède qui convient, avec un écart constant. Si on prépare bien son sandwich, ensuite on n’a pas de raison d’avoir de mauvaise surprise. D’abord, il faut choisir le centre de la spirale, son point de départ. Il n’est pas obligatoirement au centre du quilt. Pour moi, il est un peu décalé, j’ai profité du cercle appliqué au centre d’un des blocs.

Je vous conseille de dessiner le tout début de la spirale. D’abord il faut comprendre « comment ça marche », ensuite on y va avec le sourire !
La grande décision est de savoir si vous ferez une spirale très serrée ou plus lâche. Sur plusieurs blogs américains, j’ai lu que celles qui avaient pris un écartement d’1 cm environ (ou largeur d’un grand pied de biche) « ne voyaient pas » le quilting avancer, mais le résultat est superbe.



J’ai décidé de faire plus large, j’ai choisi l’écartement de la valeur d’une bobine de fil Aurifil, c’est ce que j’avais sous la main. Cela donne environ 3,2 cm, bien pour un travail confortable.
Comment faire un quilting en spirale ?

Après une minutieuse mise en sandwich, je prépare ma machine. Je procède d’abord au grand nettoyage intérieur, au changement d’aiguille aussi. Même s’il existe de super-aiguilles, je me contente des sharp 80. Et le truc simple pour garder l’écart souhaité, c’est cette petite tige qu’on peut placer à gauche ou à droite. Ici, c’est à gauche pour la spirale, écart environ 3,2 cm puisque je prépare le début de mon dessin avec ma bobine d’Aurifil 🙂
La Pfaff a un double entraînement intégré (certaines Janome aussi je crois), pour les autres marques il faut adapter un pied.

Ce verre mesure 2 fois le diamètre de la bobine, donc c’est idéal pour commencer à dessiner la spirale qui va naître en bas du rond central du bloc. Ici je vais dessiner le demi-cercle de bas en haut vers la gauche.

Je continue de marquer des repères au feutre effaçable à l’aide de la bobine, pour bien entamer la spirale.

En route pour le premier point en bas du rond ! Pour avoir la plus grande partie du quilt vers la gauche tout au long du quilting, je mets mon centre à gauche de l’aiguille. Je fais sortir manuellement le fil de canette pour qu’il n’y ait pas de bazar dessous, je tiens les 2 fils en arrière et je commence le piquage très lentement, aiguille enfoncée programmée, en corrigeant la trajectoire tous les deux, puis trois, puis quatre points. Plus la spirale s’agrandira, plus ce sera fluide.

Quand j’arrive à la fin du premier tour de spirale, je n’ai plus de marquage, j’abaisse la tige qui se positionne sur la couture précédente. Tournicoti-tournicoton, continuons jusqu’au bout du quilt !
Il est relativement fastidieux de tourner tout le quilt sans arrêt, mais on s’y fait. Je n’ai pas trouvé ce quilting difficile, même si mon sandwich trop peu densément préparé m’a causé quelques plis derrière… mais chut, ne le dites pas !!
Une fois qu’on arrive au bord sur le milieu des côtés, on quilte les quatre angles en courbes, de la même manière, en écho des lignes précédentes.
Et voilà !

Il n’y a jamais une seule bonne façon de faire, d’autres préféreront quilter une spirale en piqué libre, ou avec d’autres astuces. N’hésitez pas à expérimenter !
Pour plus de précisions sur le quilting machine, consultez les dossiers de Chantal Baquin, spécialiste de ce domaine, dans Les Nouvelles n° 140 & 141.

Une question d’habitude
Utiliser une Mijot’in, c’est une question d’habitude. Je vous ai longuement parlé en début d’année de cette méthode de cuisson passive et de mon expérience. Les premiers jours je me demandais, avant de préparer chaque repas, comment j’allais bien pouvoir l’essayer. Il fallait changer mes habitudes et rechercher les moyens de l’utiliser. Chaque essai étant concluant, j’ai gagné en confiance et depuis le début de l’année, j’ai pris de nouvelles habitudes et réflexes, il ne se passe pas deux jours sans qu’elle ne me soit utile.

L’été, évidemment, quand on préfère les salades, je la sollicite moins, quoique je continue à cuire des légumes, du riz ou autres céréales…

Comme il est finalement difficile de savoir si c’est un gadget inutile de plus qui finira par prendre la poussière ou une vraie aide culinaire, Chantal propose désormais, pour les personnes de la région toulousaine, un tout nouveau service : la location à la semaine d’une Mijot’in, afin de la « prendre en main » et vérifier ses qualités ! C’est dire la confiance qu’elle porte à sa création, mais aussi sa position claire : si vous n’êtes pas convaincue au bout d’une semaine, vous rendez la marmite norvégienne et ne lui devez plus rien.
Les conditions de location sont : 5 € la semaine (avec un chèque de caution), conseils, trucs et astuces offerts par Chantal inclus !





















